‹ Cinq cents contes et apologues (volume 4)Chapitre 87 sur 93 · TS PRO RE POSER CT PUS · texte numérisé non relu

TS PRO RE POSER CT PUS

uns aux autres. Ils sont comparables au nâga qui revenait faire tomber la pluie dans la mer.

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Autrefois 1l y avait un brahmane âgé de cent vingt ans, qui, au temps de sa jeunesse, ne s'était pas marié et qui n'avait jamais eu de sentiments débauchés ; il s'établit au plus profond des montagnes, dans un endroit solitaire; il se fit une hutte d'herbes mao et une natte avec des herbes pong et hao; de l’eau, des fruits et des graines lui servirent de nourriture ; il n’amassa aucune richesse ; le roi du pays l'invita à venir, mais il n’alla point; sa pensée demeurait calme et parfaitement simple; il resta dans cette montagne pendant plusieurs milliers d'années ; chaque jour il se divertissait avec les animaux.

Il y avait (auprès de lui) quatre animaux; le premier était nommé Renard; le second Singe ; le troisième, Loutre; le quatrième, Lièvre ; ces animaux, chaque jour auprès du religieux, écoutaient les livres saints, les explications et les défenses; quand il en ct été ainsi pendant fort longtemps, les fruits et les graines à manger furent entièrement épuisés et alors le religieux songea à partir de là. Ces quatre animaux en furent fort attristés et chagrinés ; ils délibérèrent entre eux, disant : « Nous auires, cherchons chacun de notre côté de quoi nourrir le religieux. »

Singe s’en alla dans une autre montagne; il y prit des fruits doux qu’il offrit au religieux en lui exprimant le désir qu'il restât et ne s’en allât pas. Renard, de son côté,

se transforma en un homme: il alla chercher de la nourriture et revint en rapportant un sac de grains grillés; il

l’offrit au religieux (en lui disant que) cela pourrait faire

des vivres pour un mois. Loutre, à son tour, entra dans l'eau et revint après avoir pris un gros poisson qu'elle offrit au religieux (en lui disant) que cela fournirait des vivres pour un mois et qu'elle désirait qu'il ne s’en allât point.

Lièvre pensa à part lui: « Que pourrai-je offrir pour nourrir le religieux ? » Il songea : « Il faut que je prenne mon propre corps pour l’offrir à manger. » Alors il alla chercher du bois mort et en allumant du feu prépara des charbons ardents ; il vint ensuite dire au religieux : « Maintenant je suis un lièvre très petit et très mince; je vous demande la permission d’entrer dans le feu pour y

devenir un rôti; je vous offre, à religieux, mon propre

corps qui pourra bien vous fournir des vivres pour un jour. » Lièvre alors se précipita dans le feu ; mais le feu, à cause de cela, cessa de brüler.

Le religieux, voyant ce qu'avait fait le lièvre, fut touché de sa bonté et de son dévouement; ileut pitié de lui, et de lui-même resta.

Le Buddha dit : celui qui en ce temps était le brahmane.

c'est le Buddha T’i-ho-kie (Dipamkara); celui qui en ce temps était le lièvre c’est moi-même; le singe, c'est Câriputra; le renard, c’est Ânanda; la loutre, c'est Maudgalyâyana.

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Autrefois, cinq voyageurs, qui marchaient ensemble sur la route, furent surpris par la pluie et la neige et s'arrêtè-

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