‹ Cinq cents contes et apologuesChapitre 152 sur 178 · XIV · texte numérisé non relu

XIV

Dans le Hien yu king ( Tnp. , XIV, 9 , p. 3o r 。; I.-J. Schmidt, Der Weise und der Thor, p. 1/12-1 厶 3), on trouve un récit analogue : un riche notable est mort en laissant cinq filles; sa fortune doit donc revenir au roi , à moins que sa femme , qui est enceinte, ne donne le jour à un fils. Cette femme met au monde un être difforme qui n a ni oreilles, ni yeux, ni langue, ni pieds, ni mains; mais il a un membre viril et cela suffit pour qu'il soit reconnu comme l'héritier légitime de tous les biens de son père. La fille aînée s'indigne d'être réduite à la pauvreté alors qu'un pareil monstre vit dans l'opulence.

Cf. n°» 367 et 895.

Taine, La Fontaine et ses fables, p. 263-q64. Panlchatanlra , Dubois, 110-112.

Iconographie : Balustrade de Bodh Gayâ [Mémoires concernant l'Asie orientale, t. III , pl. 1,7).

Bas-relief de iMathurâ, Vogel, B.É.F.E.-O., IX, ôaS-ôag.

XXXVI, 3, 7 /('■*', citant le Jch'ou yao king, chap. xvi.

KIEOU TSA P'l YU KING (N" 139-145).

Cf. le n° Qt.

Tch'ou yao king {Trip., XXIV, 6 , p. 99 r*V*) : le roi pieux est le roi JSgo-chao 惡 少 du royaume des Yue-tche 月支: il va attaquer la ville de Chouen-si 純西; ii est mis en déroute, mais, au moment où il s'enfuit sur son éléphant, il aperçoit un stupa et se met à en faire le tour pour obéir aux prescriptions de sa mère défunte ; les ennemis prennent aussitôt la fuite.

Cf. n。Zi".

Ce récit est une réplique écourtée et affaiblie du fameux conte intitulé Açoka et Yaças : Divyâvadâna (éd. Cowell et Neil, p. 3 5 7; traduit par Burnouf, Introduction à l'histoire du hudclhisme indien, 2® édit. , p. 333-335); Sûtrdiamkâra (trad. Huber, p. 90-96), Le roi Açoka et son ministre Yaças. Cf. les remarques contenues dans les notes de Huber sur ce même texte [BM.F.E.-O., 190/1 , p. 7 1 9-7 2 Q ). — Fou fa tsang king cité dans XXXVl, 1, col. 17; 36, 3, — XIV, 7, 8a-b.

No U5.

Tien tsouen chouo a yu Wang p'i yu king [Trip., XXIV, 8 , p. 66 r"v°; aussi XXXVI , h , 35", ■y 3" : un homme voit sur ia route un démon qui frappe à coups de bâton un mort; le mort n'est autre que l'ancien corps du démon et celui-ci le punit de sa mauvaise conduite qui a valu au démon sa fâcheuse destinée. Plus loin, le même homme voit un deva qui répand des fleurs sur un cadavre; le deva remercie ainsi son ancien corps de la bonne conduite qu'il a tenue.

Fi yu king (cité dans XXXVl, 1, p. 69*) : L'âine d'un mort revient fouetter son corps pour le punir des crimes qu'il a commis

pendant sa vie et qui sont cause que l'âme endure des souffrances infinies dans les voies mauvaises où elle a été précipitée.

Le thème des syllabes initiales se retrouve dans un conte du Kathâprakâça de Miçra Jagannâtha, publié par J. Eggeling en 1 896 (cf. Zeitschrift des le reins fur Volkskunde , IX, 1899, p. 336- 337); ce conte donne rexplicalion de la quinzième des histoires du Siddhi Kûr. Le thème des syllabes initiales apparaît aussi dans une recension jaina de la Simhâsanadvâlrimçikâ , analysée par Weber {Ind. Stud. , XV, p. 3o 1 et suiv. ; cf. Zeitschrift des Vereins fiir Volkskunde, X, 1900, p. 101-102 ).

Réplique dans Trip., XIX, 7, p. 1 0 \"- 1 1 r。 (signalée après le n" 907).

XXXVI , 2 , p. 7 •?, citant le Tche fou lo-lian king 折伏羅 漢經, et p. 78', citant YEkottara Agama 增 一 阿含, chap. m.

TSA P,I YU KING.

XXXVI, 2 , p. 1 o5', citant le Ta tche tou louen, chap, lxxviii.

Dans le Him yu king {Trip. , XIV, 9 , p. 56 r 。- 5了 r°; I.-J. Schmidt , Der Weise und der Thar, p. 2 5 2-2 5 力, l'histoire du roi Mo-ho-lingnou (xMahârenu) nous offre une rédaction beaucoup plus développée de ce même thème; mais il n'y a que cinq cents fils.

Trip., XX, 1 , p. 50', col. 1 5.

Irip., XI!I, 3 , 1 1*.

Même texte dans le Kandjour (trad. Schiefner, Der Mechnniker und der Maler dans Mélanges asiatiques de Saint-Pétersbourg , vol. VII , p. 52 1-593 = Ralston, Tibetan Tales, p. 36 1). Schiefner y a joint deux autres textes analogues, en donnant à son article le titre : Indisclie Kûnstleranekdoten. Dans le même ordre d'idées , voyez notes n° 厶 3 了, t. III.

E. Sieg dans Festschrift Hirth = Ostasiatische Zeitschrtft, VIII p. 362 et suiv.

TSA P,l YO KING (N。 164).

Le thème du dieu de l'arbre menacé d'être mis à mal s'il ne donne pas des enfants à ceux qui l'implorent, se retrouve dans le Hatthipâla jâtaha (Jâtaka , n° Sog). Sur ce jâtaka , cf. Charpentier, Z.D.M.G., LXII, 1908, ,vio-,k, : Les quatre fils obtenus par le roi Esukdri entrent en religion. —— XXXVI, 3 , 8^.

Le début du sixième conte du Bien yu king ( Trip. , XIV, q , p. 8 v°-9 r°) est une transposition du début de notre récit : le conseiller du roi qui règne à Râjagrha est sans enfant; il se rend dans un sanctuaire qui était au bord du Gange et qui était consacré à un deva dépendant du dieu Manibbadra ; il demande à ce deva un fils en lui promettant de grandes récompenses s'il le lui accorde, en le menaçant de détruire son temple s'il le lui refuse. Le deva en réfère au dieu Manibhadra qui s'adresse à Vaiçravana et celui-ci à son tour porte l'affaire devant Çakra , souverain des devas. Çakra obtient qu'un deva qui était près de mourir aille renaître dans la condition de fils du conseiller; mais ce deva n'accepte cette nouvelle existence que sous la condition qu'il pourra alors entrer en religion. L'enfant naît, et, parce qu'il a été donné par le deva du fleuve Gange, on l'appelle Gangâdatta. Quand cet enfant est devenu grand , il veut entrer en religion, mais ses parents s'y opposent : il tâche alors, mais vainement, de se tuer en se jetant du haul d'une montagne, puis en se précipitant dans l'eau , puis en absorbant du poison; pour être sûr d'être enfin mis à mort, il dérobe les vêlements des femmes du roi Ajâtaçatru pendant que celles-ci sont nu bain; le roi essaie à trois reprises de le percer de flèches sans y parvenir. Gangâdatta lui révèle alors qui il est et lui demande d'être autorisé à entrer en religion : le roi ramène auprès du Buddha; Gangâdatta devient bhiksu, puis Arhat (cf. I.-J. Schmidt, Dcr Wcise nnd der Thor, p. 3 Çj-ti 0 ; — Feer, Avadàna Çalaha , p. /ii 5-/i 1 8 , et Siuan tsi po yuan king, Trip. , XIV, 1 0 , p. 85 i,°v°). — Km pen chouo yi (s'ie yeou pou pi tch'ou ni pi mi ye [Trip., XVI, i 0 , p. 8 v° sq.) : Après

TSA P,I YD KING (N。 164). 151

avoir raconté la naissance du Buddha et ies faits extraordinaires qui l'accompagnent, ce traité de la discipline des Mûlasarvâstivâdins concernant les nonnes raconte l'histoire de Kâçyapa. Dans la ville de Ni-kiu-lu (Nyagrodha) du royaume de Magadha vivait un riche brahmane nommé aussi Ni-kiu-lu; comme il se désole de n'avoir pas de fils, il va, sur les conseils de sa mère , adresser une prière au dieu d'un arbre pippala , en menaçant de couper l'arbre s'il n'est pas exaucé; le dieu a recours à Vaiçramana qui se rend à son tour auprès de Çakra ; ce dernier envoie un devaputra [t'ien tseu 天 子) naître en qualité de fils du brahmane; quand ce fils naît , on l'appelle Pippala Kâçyapa. Instruction du jeune garçon qui s'initie aux quatre Vedas (Rg, Yajur, Sâma, Atharva). Quand Kâçyapa est devenu grand, il fait fondre une statue en or et déclare à ses parents qu'il ne se mariera qu'avec une fille semblable à la statue. Les parents font faire trois autres statues et chacune des statues est promenée dans une des quatre directions de l'espace pour que les filles viennent l'adorer. Quand la jeune Miao-hien (Subhadrâ) arrive , elle est si belle que l'éclat de la statue en est éclipsé. Le père de Kâçyapa se met en relations avec le père de Miao-hien et le mariage des deux jeunes gens est conclu. Ceux-ci forment le vœu de ne jamais se toucher et font lit à part; cependant, un jour que la femme de Kâçyapa dormait avec la main étendue hors de sa couche , un serpent venimeux, qui n'est autre que Çakra transformé , menace de la piquer; Kâçyapa prend un éventail pour remettre rapidement la main de sa jeune femme sur le lit. A partir de ce moment, les deux jeunes époux conviennent de coucher dans deux pavillons distincts. Kâçyapa renonce aux biens que la mort de son père lui a dévolus et il se décide à entrer en religion. Il mène la vie d'ermite au pied du caitya des enfants nombreux (Bahuputraka stupa ) de la ville de Kouang-yen (Vaiçâlî). Cependant le Buddha , qui a terminé ses six années d'ascétisme et qui a commencé sa prédication, se rend auprès de lui pour le convertir ; Kâçyapa lui rend hommage et le Buddha accepte le titre de maître qu'il lui décerne ; si le Buddha n'était pas effectivement le grand maître, l'Arhat, le

152 TSA P'l YU KING (N°' 165-171).

Bliagavat, le Sambuddha, sa tête se serait brisée en sept d'avoir reçu un titre auquel il n'aurait pas eu droit (cf. Sûtrâlamkâra , tr. Huber, p. 161; Mahâvastu , éd. Sénart, HT, p. 5 i-Bq ; Tsa a-han king, Trip" XIII, k , p. 60 r°). Kàçyapa reçoit les enseignements du Buddha et devient Arhat. Cependant sa femme , Mlaohien, ne sachant plus que devenir, entre en religion dans ia secte des hérétiques nus (Nirgranthas); mais, comme elle est fort belle , elle excite les désirs de ces hérétiques et cinq cents d'entre eux la violent ; elle va se plaindre à Pou-la-na ( Pùrana ) , grand maître de la secte : celui-ci commence par se déclarer incapable de réprimer les écarts de ses adhérents, il finit cependant par lui donner un sceau en terre qui doit lui servir de sauvegarde et charge deux cent cinquante hommes de se tenir à ses côtés. Miao-hien, s'étant rendue à Ràjagrha avec les hérétiques, rencontre Kâçyapa qui la convertit au bouddhisme. Cependant le roi Wei-cheng-ijuan (Ajâtaçatru), qui avait tué son père, cherchait à oublier ses remords en se livrant au plaisir; comme Miao-hien était encore fort belle , on la prend et on ramène au roi qui s'éprend aussitôt d'elle et lui fait partager sa couche. Mais au bout de quinze jours, Miao-hien est rappelée par le Buddha; elle s'envole dans les airs et revient parmi les nonnes; elle retourne encore auprès du roi qui, dûment endoctriné par elle, lui rend son vêtement et son bol de religieuse : après quoi , elle rentre dans la communauté des nonnes.

Beal, Romantic Legend, p. 3 1 6.

Sùlràlaijikâra , trad. Huber, p. 71-79.

Sûlrâlatnkâra , trad. Huber, n° 87, p. hh'j-li^S.

TSA P'l YU KING (176-181).

No 176.

Cf. notes des Contes 厶 6 et 5o.

Ken pen chouo yi tsie yeou pou pi mi ye tsa che ( Trip. , XVII , i , p. /iQo-8 V" : l'enfant miraculeusement retiré du bûcher reçoit le nom de Ho cheng t'ong tseu «l'enfant né du feu», Jyotiska (éclatant, flamboyant); le vihâra qu'on élève à l'endroit où sa mère a subi les manœuvres abortives de l'hérétique est appelé «le bois du ventre foulé aux pieds" 蹂 腹林. Après le récit de la naissance (le l'enfant , ce texte diffère complètement du nôtre.

Pour la seconde partie de ce récit, voyez l'histoire de Jyotiska dans le Sùtrâhimhira, trad. Huber, n° 6 了, p. 36 1-386. Là aussi on trouvera tout au long i'iiistoire de ia fosse de feu et de la nourriture empoisonnée à laquelle il est fait allusion à la fin de notre récit.

Fo chouo kouang ming t'ong tseu yin yuan king ( Trip. , XIV, 6 , p. 2 1^-3 0*). — Trip. , XVII, 5 , 27 b. Cf. Ta nie p'an king, XI, 6 , p. 46^7'; 8, 18.

XXXVI, II, 66b.

Thème connu dont le Buddha aurait, le premier, donné rexemple en domptant le nâga des trois frères Kâçyapa.

Pour les dragons issus de pierres , cf. De Visser, The Dragon in China and Japan, p. 2 1 6 et suiv.

Cf. XXXVI , à , p. 86', où le récit est exactement le même, et notre n° 290.

Esope, f. 260 (Coray, p. 1 72 ).

m TSA P'I YU KING (N" 182-188 乂

Plutarque (trad. Amyot, fol. 55o et 55 1 de l'édition de i565).

La Fontaine, livre VII, f. 17.

Sammodamâna jâtaha (Jàfaka, n° 33); —— Mahâbhârala , Udyogaparva, 2/1 5 5-2 4 6 3 ; trad. Fauche, t. VI, p. -yB-yG). — Benfey, Pantchatanlra , I, p. 3o/i; Dubois, p. 189.

Ce récit figure, sous une forme abrégée, dans le Hien yu king [Trip., XIV, 9, p. 28 r。).

Iconographie : [cf.] Bbarhut (Cunningham, pl. XXXIV, 3 et P. 1")'

Cf. XXXVI, 2, p. 69 ^

Kathâ sarît sâgara (tr. Tawney, I, aAy), où c'est un moine qui arrache un de ses yeux parce que la femme d'un marchand a loué le charme de son regard.

Les peintres européens ont souvent représenté sainte Lucie tenant ses deux yeux sur un plat ou dans sa main. Mais les textes ne con liraient pas cette tradition en ce qui concerne sainte Lucie, martyre de Syracuse; peut-être, comme le remarque ie P. Cahier ( Caractéristiques des Saints , t. I, p. 1 o5 ), a-l-on attribué à sainte Lucie un fait qui appartient à la vie d'une autre Lucie, soit de Bologne, soit d'Alexandrie. On raconte (jue celte autre vierge , se voyant fréquemment suivie par un jeune homme qui alleclait de raccompagner partout dès qu'elle quittait sa maison, lui demanda enfin ce qui l'attachait si fort à ses pas. Celui-ci ayant répondu que

TSA P'l YU KING (N°' 191-194). 155

c'était ia beauté de ses yeux, la jeune fille se servit de son fuseau pour faire sortir ses yeux de leur orbite et dit à son poursuivant qu'il pouvait les prendre et la laisser désormais en repos.

La légende des yeux arrachés a été très répandue au moyen âge; voir les renseignements bibliographiques contenus dans deux notes de H. Gaidoz 〈Mélusine , t. III, 1886-1887, p. 3oo- 3o9 et p. Û79). Cf. Jacques de Vitry (ms. latin 17.609 , f° 5 1) et Etienne de Bourbon, décédé vers 1 q6 1 [Anecdotes historiques, légendes et apologues publiées par Lecoy de la Marche , 1877, p. 21 1-2 13).

Ken pen chouo yi ts'ie y cou pou pi tch'ou ni p'i nai ye ( Trip. , XVI , 1 0 , p. 2 7 r°) : La courtisane Lien houa sô (Utpalavarnâ) est à la disposition de qui lui donne 5 00 pièces d'or; un jeune brahmane veut avoir des relations avec elle , mais comme elle lui demande cette somme et qu'il ne la possède pas, il quitte la courtisane pour aller se procurer l'argent nécessaire; cependant Lien houa sô est convertie par Maudgalyâyana et se fait nonne; quand le jeune homme revient , elle lui demande ce qu'il aime en elle, et, sur sa réponse qu'il aime ses yeux, elle se les arrache et les lui présente sur la paume de sa main; le jeune homme, furieux, la frappe sur la tête en l'injuriant.

Même récit dans le Ken pen chouo yi ts'ie yeou pou p'i nai ye tsa che[Tnp.,Xn\,f2,^. 5"o).

Sûtràlamkâra , trad. Huber, n° 7 1 , p. h 1 6-/1 2 1 . XXXVI, 3, 7 5^-7 6*. ― XX, 1, yS', col. 9. ― Cf. aussi Hiuantsang (Beal, Records, I, 1 g/i) pour le roi qui se fait livrer.

No 194.

mvi, 3, p. &à。

TCHONG KING SIUAN TSA P'ï YU KING.

Gf. le n" 2.

Gf. l'argument des sophistes grecs : le navire des Argonautes refait planche à planche, est-ce le même navire , ne l'est-ce pas ? Et le conte du Couteau de Jeannot.

ISO m.

Cf. no Ù6H.

Sur la jarre inépuisable (bhadraghala), voyez Kathâ snnt sâgarn Tawney, II, 2 'l.

Perrette et le pot au lait.

Sûtrâlamkâra, trad. Huber, n" 86, p. 456-^57.

Gf. le 11° 238.

No 203.

Cf. Sûtrâlamkâra , trad. Huber, n° , p. 1 70-1 78.

Sur le danger que présente un trésor homicide, cf. le n" 1 1 5.

XXXVI, k, 63*.

158 TCHONG KING SIUAN TSA P'l YU KING (N。' 204-206).

Sûtrâlamkâra , trad. Huber, p. 68-70.

XXXVI, 1, 78^-79', extr. du 7a tchouang yen hum.

Cf. no/169.

Pin t'eou lou t'ou lo chô wei yeou t,o yen wang chouo fa king ( Trip. , XIV, 8, 78 v°) traduit par Gunabhadra entre ^i35-/i/i3 , Nanjio, n。 18/17, analogue à Tsa p'i yu king, mais campagne et désert = vie et mort, homme = commun des hommes, éléphant = impermanence, puits = corps de l'homme , racine d'arbre = destinée, rats blancs et noirs = jour et nuit, ronger -extinction des pensées successives, quatre serpents venimeux = quatre éléments, miel = cinq désirs, abeille = mauvaises opinions, incendie = vieillesse , dragon venimeux du fond = mort.

Jacques de Voragine, Legenda aurea ( de Sancto Barlaam). Barlaam et Josaphat (trad. Reliatsek, Book of the King's son and the ascetic (Journ. R. As. Soc. , 1 8 (j 0 , p. 1 35-i 36).

Diet de rUnicorne et du Serpent ( Jubinal, Nouveau recueil de contes, dits fabliaux, et autres pièces médites des un', iiv' et iv* siècles, t. II, p. 1 1 3 et suiv.).

Iconographie : Bas-relief de la porte Sud au baptistère de Parme (fin du xii' siècle), reproduit dans les Annales archéologiques (XV, 1 8 5 5 , p. 4 1 3), en tête de l'article de Didron aîné intitulé : La vie humaine.

Sûtrâlamkâra (irad. Huber, p. 2 3o-236 ; histoire de i'avare Çura ) ; cf. les remarques de Huber au sujet de rallusion qui est faite à ce récit dans le conle du Divijâradâna (p. 36o et suiv.), intitulé Mâra et Upagupta [B.E.F.E.-O. , 1906, p. 7 1 1).

Cf. Sylvain Levi , Sources du Sûtrâlamkâra (/. as., juillet-août 1908, p. i3o-i3i).

TCHONG KING SIUAN TSA P'l YU KING (N" 207-209). 159

Dans un commentaire en pâli, Manorathapûrani , écrit au v' siècle de notre ère par Buddliagliosa , E. Hardy a retrouvé et traduit le récit relatif à Sûra Ambattha; l'entrevue du néophyte avec M ara qui a pris la forme du Buddha y est plus développée i^Journ. Roy. As. Soc. , 1903, p. 951-955).

Cf. len" 9Z1.

XXXVI, 1, p. 91'', le cite comme exemple du danger des parfums.

A propos de ce trait : « De l'eau apparut sous ses pieds » , nous observons que dans le Cachemire, le folklore actuel reconnaît un nâga à ce qu'il a les cheveux mouillés. Pour le détail des « pieds humides» , cf. Dhyâvndâna , Nâgakumârâvadàna . n" 2/1 , p. 346 , où c'est à ses mains qui suintent que le çrâmanera s'aperçoit qu'il est en train de devenir nâga.

Sujâtajâtaka {^Jâtaka, 11。 352).

XIX, 7, 35b.

On peut rapprocher de cejàtaka le Ghata jdtaka i^Jâtaka, n" k^k): un homme étant inconsolable de la mort de son fils, le frère de cet homme feint d'être fou et de vouloir qu'on lui donne le lièvre qui est dans la lune; aux remontrances que lui adresse son frère , il répond que la conduite de ce dernier est tout aussi insensée que la sienne puisqu'on ne peut pas plus ramener un mort à la vie que prendre le lièvre de la lune. ― Dans le MattaktindaJiha jâtaka [Jâtaka, n° àk^), le fils mort est né en qualité de deva ; ii apparaît à son père inconsolable sous les traits d'un homme qui se lamente parce qu'il ne peut obtenir pour son char deux roues qui ne sont autres que le soleil et la lune (cf. XIV, 10, p. 65 v°-66 r。 et Avadâna çataka, trad. Feer, p. 3o3-3o6 ; Trip., XVII, 1, p. 7 3 r°) ;

160 TGHONG KING SIUAN TSA P'l YU KING (N" 210-220).

ia conclusion est la même que dans les deux autres récits précités.

Iconographie : Bharhut (Cunningham, XLVIl , 3).

No 210.

Hien yu king ( Trip. , XIV, 9 , p. 5 7 v 。; manque en tibétain) : un çrâmanera a un maître qui ie punit sévèrement quand il n'a pas suffisamment étudié; or, le temps qu il peut consacrer au travail est en raison inverse de celui qu'il a dû employer à quêter; un bienfaiteur, qui le voit s'affliger, l'engage à venir chez lui, en lui promettant de lui donner les aliments dont il a besoin ; le çrâmanera peut alors donner tout son temps à l'étude et son maître est satisfait de lui. Le maître , c'était Dîpamkarabuddha ; le çrâmanera , c'était le Buddha lui-même ; le bienfaiteur, c'était Ananda.

Tien tsouen chouo a yu wang p'i yu king ( Trip. , XXIV, 8 , p. 66 v。). . 、

No 211.

Kotisimbali jâtaka [Jdlaka, n" /lia], où le grand arbre a peur que les excréments de l'oiseau ne contiennent une semence de l'arbre Nyagrodha. Cet arbre pousse comme parasite.

XX, 2, 39b.

Iconographie : Brique émaillée de Pagan (Grûnwedel, Buddhtstische Studien, fig. 34).

No 21 5.

Chacal rév(^lant le trou (lu puits : cf. Sûtrnlamkâra . p. 5 1 , et Mille et une nuits, voyage de Sindbad le Marin au pays où l'on enterre les maris avec leurs femmes.

Hien yu king ( Trip. , XIV , 9 , p. 38 r°); 00 r^cit fait défaut dans la version tibétaine traduite par I.-J. Schmidt, Der Weise und der Thor.

TCHONG KING SlUAN TSA P'l YU KING (N" 222-225 ). 161

C'est le thème de l'épreuve des amis, dont la bibliographie a été faite par Chauvin [ Bih. ries ouv. arabes, t. IX, p. i 5-i 6) et par R. Basset i^Revue des Inul it ions populaires, t. XXII , i goy, p. i o-i i). Mais, dans la plupart des formes de ce thème , il n'y a pas eu de crime réellement commis; celui qui veut mettre à l'épreuve ses amis a recours à un stratagème pour leur faire croire qu'il est coupable.

Dans ie Baiiaam et Josaphat , 1 homme qui a trois amis est poursuivi pour dettes ; c'est l'ami le moins intime qui iui fournit la somme d'argent grâce à laquelle il pourra apaiser le roi (cf. trad. Rehatsek dans Journ. Roy. As. Soc, 1 8c)0, p. 1 36-i 87 ; Kuhn . B. und p. 77-79; Jacobs, B. and /., p. cxiii-cxivV

Gesta Rominorum (éd. Oesterley, p. /i 83-484).

On retrouve le même trait au moins deux fois dans la vie du Buddha : en premier lieu , au témoignage de Hiuan-tsang (^Mémoires, trad. Julien, t. II, p. 16), c'est de la même manière que le Tathâgata repoussa l'éléphant ivre qu'avaient lâché sur iui Ajâtaçalru et Devadatta ; en second lieu, c'est encore ainsi que, d'après le Siuan tsipo yuan king ( Trip. , XIV, 1 0 , p. 68 v°), le Buddha rendit docile et convertit un buffle furieux ; dans YAvadâna çataka (trad. Feer, p. 32/1 ), il n'est pas dit expressément que les cinq lions soient sortis des cinq doigts du Buddha.

No 224.

Tcliou yao king ( Trip. , XXIV, 5 , p. " r°) cité dans XXXVI, /.,37'. ~XIX,7, 33V

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