‹ Cinq cents contes et apologuesChapitre 156 sur 178 · EXTRAITS DES TRAITÉS DE DISCIPLINE · texte numérisé non relu

EXTRAITS DES TRAITÉS DE DISCIPLINE

Nandîvisâla jâtaka yJâtaha, n。 Q 8).

TcKou yao king ( Trip. , XXIV, 5, p. 85 v°; rédaction très abrégée); — Mi cha sai pou ho hi ivou fen lu [Trip., XVI, i, p. 33 v°).

Ken pen chouo yi t'sie yeou pou pi tch'ou ni pi nat ye (Trip. , XVI, 10, p. 6 1 v°), où il y a deux bœufs attelés ensemble, l'un qu'on appelle « Longues cornes », l'autre qu'on appelle «Tête chauve » parce qu'il n'a pas de cornes du tout; le maître de ces deux bœufs perd une première fois le pari , parce que « Tête chauve", irrité du surnom injurieux qu'on lui donne, refuse d'aider son compagnon ; dans une seconde épreuve , le maître traite les deux bœufs avec une égale déférence et son attelage est aussitôt vainqueur. ― Sseu /en lu ( Tnp. , XV, 3 , p. 56 r^-v", où les deux bœufs rivaux sont attelés ensemble à une file de cent chars).

Wieger, Bouddhisme chinois, I, p. ko,.

Iconographie : Brique émaillée de Pagan ( Grûnwedel , Buddhistische Studien, fig. 46 ).

Sur ce jâtaka, cf. Henry, J. As., nov.-déc. 1 896 , p. 5 1 6- 548. Cf. Otto Franke, Der drughana des Mugdaîa-Liedes und dos

Nandmsâla-jâuàa ( W.Z.K.M., VIII, 189/1, p. 337-343); mais ia version chinoise n'a conserve aucun souvenir du moyen par lequel le conducteur du char réussit à assujettir le joug de telle manière qu'un seul bœuf pût tirer un véhicule auquel deux bœufs devaient normalement être attelés.

Cf. le n° 3gà qui est la contrepartie.

Mi cha soi pou ho hi won [en h (Trip" XVI, 1 , p. 34 r°), où le lion est dit «aux belles dents" et le tigre «aux belles griffes". — Sseu j'en lu (Trip. , XV, 3 , p. 5- r°-v" : le lion aux belles dents et le tigre aux belles omoplates. — Ken pen chouo yi ts'ie yeou p'ou p't nai ye XVI, 9, p. 82-/12. ― XXXVI, h , 76'.

Cf. Hertel , dans Z.D.M.G., 191/1, p. 67; ― Tibetan Taies, p. 828.

L'histoire de kotikarna pourrait fort bien se terminer ici et c'est là en effet que l'interrompt le Kmg lu yt siang ( Trip., XXA VI , k , p. 32.-33", mais, dans notre texte , elle se poursuit en changeant complètement d'allure et en devenant une simple explication de certaines règles de discipline : en effet, Kotikarna se rend de ia part de Mahâkàtyâyana auprès du Buddha afin de lui demander que, dans le pays d'Açmaka- Avantî , les religieux soient autorisés à pratiquer, sur des points déterminés, d'autres observances que celles qui sont en vigueur dans le Madhyadeça.

Le Divyâvaflâm (I) contient le Kotikarna avadânn auquel M. Sylvain Lévi a promis de consacrer une étude détaillée [J. as., juill.août 1908, p. 5 2-53 ). Le Sûtràlamkàm (trad. Huber, p. 1 o3 ) ne parle que de l'épisode concernant l'arrivée de Kotikarna dans la ville des Prêtas. —— A vadâna kalpalatâ , n° 1 9. —— Le Vinaya pâli (Mahàvagga, V, 1 3 , S 1 ; S.B.E., vol. XVII, p. So-Sy) raconte rordination de kotikarna et sa visile au Buddha.

Dans le Jripitaka chinois, l'histoire de Kotikarna se retrouve dans tous les Vinayas; mais le Vinaya des Mùia Sarvâstivâdins

[Trip., XVII , à , p, 106 v"- 1 0 8 v°) est seul, avec le Vinaya (les Sarvâstivâdins (à savoir le texte même que nous avons traduit), à avoir conservé l'épisode auquel s'est arrêté le Sûtrâlamkâra. — Ml cha sai pou ho lu ivou fm lu ( Trip., XVI , 2, p. ? >o l'o-v", où l'histoire ne commence qu au moment où kolikarna se rend auprès de Kàtyâyana pour recevoir l'ordination.

Le trait ( p. 2 5 i ) de la femme qui se jette dans une marmite (l'eau bouillante, et qui , revenue à ia vie, dévore sa chair cuite, se retrouve dans un récit du Hien yu king (XIV, 9, 07 、。) cilé dans

mvi,

p. 337-938 : les quatre connaissances spéciales à la femme. — Dans un récit du Ken pm cfiouo y 'i ts'ic yeou pou p'i nai ye tsa che ( Trip., XVII , 2 , p. 5", ces connaissances sont au nombre de cinq et sont énuint^rées romme suit : 1 。 ia femme sait si un homme a conçu du désir pour elle ou non; 2° elle connaît l'époque de ses règles ; 3° eiie connaît le moment où elle est devenue enceinte et des œuvres de quel homme elle est enceinte; k。 elle sait si son enfant sera un garçon; 5° elle sait si son entant sera une fille.

P. 269. La traduction des stances doit être modifiée de la manière suivante, comme l'a indiqué M. Sylvain Levi (/. as., maijuin 1916, p. àoj) :

« Quand il a vu le péché dans le monde , — quand il a vu la Loi, il ne se plaît pas dans les entraînements \^âsrava). — Le noble ne se plaît pas dans le mal; —— le méchant ne se plaît pas dans le bien.

«Quand il a vu définitivement le suc de la Loi, — le suc de la Loi met fin aux passions. —— Dégagé des brûlures (des passions), sorti de tous les maux , — il obéit à la Loi , il se réjouit du suc de la Loi. »

Ces stances se retrouvent avec des variantes dans le Tripitaka de Tôkyô, vol. XV, 5, p. 53^ vol. XV, (),p. 61', 1. 1 3 et vol. XVI, 2, p. 3o^, i. 3. Voir les textes correspondants en pati qui ont été signalés par M. Sylvain Levi dans l'article précité.

lU CHE SONG LU (N" 337 6i«-338).

Iconographie : Légende sacrée du Népal (pièce de la collection B. H. Hodgson appartenant à la Bibliothèque de Hnstitut); M. Sylvain Levi a reproduit ce document à la fin de son premier volume sur le Népal: il en a traduit les notices explicatives dans les pages 161 à 1 78 du tome III : la légende de Kotikarna se trouve comprise dans les paragraphes 76-80 et elle est représentée dans les images correspondant à ces paragraphes.

N° 337 bis.

On retrouve cette fable dans un autre endroit du Che song lu { Trip., XVI, 7, p. i3 r°) où elle se présente avec quelques variantes. —— Cf. Tibetan Tales , p. 33 3-33^.

Dabbhapuppha jâtaka {^Jâtaka, 11° koo).

La Fontaine , L'huître et les plaideurs.

Iconographie : Bharhut ( Cunningham . pl. XLVI, n° 2).

Cette histoire est racontée à propos d'un incident où Anantla n'abandonne pas le Buddha qui était en péril. Elle est précédée de deux autres histoires : dans la première, un roi des cerfs , empêtré dans les rets d'un chasseur, est abandonné par toutes les biches sauf une seule qui refuse (k' s'éloigner de lui; le dévouement de celte biche touche le chasseur qui relâche le cerf ; —— dans le second récit, ie roi des oies a été pris dans un fiiet d'oiseleur ; seul son ministre Sou-mu (Sumuklia) reste auprès de lui; l'oiseleur veut les laisser aller l'un et l'autre, mais les deux oies, remises en liberté, se perchent sur ses deux épaules pour qu'il les apporte en présent au vertueux roi Çuddliodana; ce conte est ici plus détaillé que dans le Tsa pao tsang king (cl", notre tome III , p. 1 0 1-1 oq) et se rapproche davantage du récit de la Jâtakamàlà sanscrite ( Speyer,

Ken pen chouu iji ts'ie y cou pou p'i nm ye jj'u seng che ( Trip., XVII, 3, p. 85 v。) : Un lion est suivi de cinq cents chacals qui

se nourrissent des restes de sa chasse. Le lion tombe de nuit dans un puils tari : tous les chacals s'enfuient, à l'exception d'un seul c|ui vide un amas «le terre et s'en sert pour combler le puits: le lion alors peut s'échapper. ― Tibclan Taies , p. 335. La Fontaine , Marot, Le lion et le rat.

La morale est, comme dans la fable de L'ours et l'amateur des jardins ( La Fontaine , VIII , i oj :

lUeii n'est si dangereux qu'un ignorant ami ; Mieux vaudrait un sage ennemi.

Makasa jâtdka , Rohinî jâtaka, p. h Ix-k 5 .

Ken -peu chouo y/ Is'ie yeou pou p'i mi >/c y Trip., XVI , 8, p. k 1 V" : Au temps jadis, il y avait dans un village un blanchisseur qui n'avait qu'un fils, déjà assez grand. Or il y eut dans ce village une grande fête et un grand nombre de gens lavèrent simultanément des vêtements ; en cette occasion, le père et le fils reçurent beaucoup de vêtements sales. Le père dit à son fils : « Après avoir lavé tant de vêtements ; je ne puis revenir à la maison pour manger; apporte-moi le repas au bord de cet étang." Le fils vint ensuite apporter de quoi manger. Après que le père eut mangé, il dit à son fils : «Il te faut laver des vêtements ; pour moi , je suis fatigué et je vais dormir un instant. ?) Il s'endormit donc. Cependant, comme la tête du père était dépourvue de cheveux, un grand Douibre de moustiques vinrent piquer le dessus (le son crâne. Après avoir lavé les vêtements , le fiis revint , et, apercevant les moustiques , il se mit en devoir de les écarter ; mais les moustiques, attirés par le sang, accouraient aussitôt après avoir été chassés. Le fils s'irrita et dit : «Tant que je serai en vie, comment permettrais-je que des moustiques viennent boire le sang de mon père? » Prenant alors le bâton qui leur servait à battre ies vêtements pour les laver, il en frappa les moustiques; mais ceux-ci

s'envolèrent et son père eut la téte brisée et mourut. Un deva prononça alors cette gâthâ :

« Mieux vaut être l'ennemi d'un sage — que d'avoir contracté amitié avec un sot. — C'est ainsi que le fils stupide, en voulant chasser des moustiques, — frappa de son bâton la tête de son père et le fît périr. »

Cette seconde rédaction prouve que, dans la première rédaction (t. II, p. 269, 1. 1), il faut lire «un blanchisseur chauve", et non «un teinturier chauve". H faut donc substituer dans le texte chinois, le mot i 完 au mot 染.

Dans le Hien iju king ( Trip. . XIV, 9 , p. 58 r 。- v 。; ce texte ne ligure pas dans la rédaction tibétaine), le père , qui est malade, a demandé à son fils d'ëcarter les mouches pour qu il puisse dormir en paix; le fils, ne parvenant pas à les chasser, veut les frapper avec un bâton et fracasse la tête de son père. Ce texte a été traduit intégralement dans le tome I des Actes du XIV' Congrès international des orientti listes à Alger, 1 g 0 5 , p. ^q-^S. Cf. XXXV, 3, p. 55b.

Cf. Les seize A r luit, ./. us. , juill.-aoïit 1 9 i G , Il , 1 /i- 1 5 , note.

No 341.

Ruru jàtaka dans Jâtaka, n° 厶 8:2. Ct. la note sur le n" 58, sup.

Voir les notes relatives au n° /i 53.

Dans le Cheng king ( Trip., \IV, 5 , p. un roi a auprès

de lui un ascète ijui est doué des cinq facultés surnaturelles et qui

se rend dans le palais par la voie des airs; le roi, ayant dû s'absenter pour quelque temps, charge sa jeune fille de servir l'ascète à sa place; ie saint homme, en sentant les attouchements de la fille du roi , conçoit des sentiments de concupiscence, il perd aussitôt ses facultés surnaturelles et devient incapable de quitter le palais par la voie des airs.

Cette idée que les désirs sensuels détruisent la puissance que vaut à un homme sa supériorité moraie se retrouve dans la littérature babylonienne.

N° Vxk.

^aàdanta jâtaka. Voir les notes relatives au n" 98. Fou fa tsang king cité dans XXXVI ,1,9', col. 1 3 .

Cammasâtaha jâtaka (^Jâtaka, if 3^/1), où il n'y a qu'un seul bélier qui charge le brahmane parce que celui-ci porte un vêtement de peau et ressemble à un bélier.

Iconographie : Bharhut ( Cunningham , XLI, 1 et 3).

No M7.

Le trait du roi qui, pour ne pas appliquer une peine, déclare qu'il lui faut, non pas un, mais miile coupables, rappelle le trait du roi qui, invité par des brahmanes à immoler cent victimes humaines , annonce d'une part qu'il en immolera mille, et, d'autre part, que ceux-là seuls seront envoyés au sacrifice qui auront commis quelque crime : le résultat est que personne ne se conduit mal et que le sacrifice est impossible (^Jâtakamâlâ , trad. Speyer, 11。 10).

Cité dans XXXVÏ, 3, 85\ 86',

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