Une vache grande et forte tette un veau faible et chétif
10. Dans une large plaine est une source; la plaine entière est couverte d'eau , mais les bords de la source sont désolés par la sécheresse.
M. Gaster, The twelve dreams of Sehachi [J.R.A.S., 1 900, p. 6 aS- G35), a montré que ce thème des contes était connu, non seulement en Russie où Vesselofsky les a étudiés [Les douze songes de Shahatsh , Saint-Pétersbourg, 1 Syg), mais encore en Roumanie.
Ken pen chnuo yi ts'ie ijeou pou p'I nai ye tsa che ( Trip. , XVII , 2 , p. 3 v°-5 fO; Schiefner, Epidémie zu Udshdshajini, Mém. Acad.
Saint-Pétersbourg, t. XXII, n° 7, p. 1/1-17) : Dans la vilie d'Ujjayinî sévit une épidémie : le Buddha juge le moment propice pour convertir le roi Pradyota et il lui envoie MahâkâlvAvana; celuici, pour se rendre à Ujjayini, passe par KanyâkuLja ; dans cette ville , il reçoit avec tous ses disciples les offrandes d'une jeune fiHe (|ui, pour subvenir à ces dépenses, a vendu sa merveilleuse chevelure au prix de cinq cents pièces d'or; cette jeune fdle se nommait Miao-fa ( « Belle chevelure v , Keçinî). Mahâkâtyâyana étant arrivé dans la ville d'Ujjayinî, l'intensité de répidémie diminue aussitôt de moitié. Apprenant l'histoire de la jeune fille aux beaux cheveux , le roi l'envoie chercher et l'épouse : l'épidémie prend alors fin complètement, et c'est pourquoi on donne à la jeune femme le surnom de Ngan lo fou jm (Çântâ).
Ibid.. Trip., XVII , 2 , p. 1 5 r" (Schiefner, Pnidjota's Tràume und deren Deutung durch Mahàkâljàjana, Mém. Ac ad. Sciences Saint- Pétersbourg, t. XXII , n" 7, p. à'j-^h): Ici, les huit rêves du roi et ies explications qu'en donne Kâtyâyana sont exposés comme suit : 1° Le corps du roi est frotté avec de la pâte de bois de santal blanc, n'est la preuve que le roi du pays de Cheng-fang (Videba) enverra une pièce de tissu blanc. 2° Un liquide parfumé avec du bois de santal rouge est répandu sur le corps du roi. C'est la preuve que le roi du pays de Kien-t'o-lo (Gandbâra) enverra un tissu de laine rouge. 3° Un feu brûle sur ie sommet de la tête du roi. C'est la preuve que le roi du royaume de P'an-na (Yavana) enverra un diadème d'or, à" De dessous les aisselles du roi descendent deux grands serpents. C'est la preuve que le roi de Tche-na (Cina, Chine) enverra deux épées. 5° Deux carpes lèchent les deux pieds du roi. C'est la preuve que le roi de Che tseu tcheou (Simhaladvîpa, Ceylan) enverra une paire de souliers précieux. 6° Deux oies blanches viennent en volant dans le ciel. C'est la preuve que le roi du royaume de T'ou-ho-lo (Tokharestan) enverra deux bons chevaux. ,。 Une grande montagne noire s'avance au-devant du roi. C'est la preuve que le roi du royaume de Kie-ling-k'ie (Kalinga) enverra deux grands éléphants. 8° Une mouette (?) blanche dépose
sa fiente sur la tête du roi. Cela concerne un fait qui se passera entre le roi et l'épouse Çântâ.
Schiefner a montré le rapport étroit qui existe entre ce récit bouddhique et l'« histoire dlladh, Béladh, Irakht et le sage Kibarioun" dans le Kalilah et Dimnah, ëd. de Sacy, chap, xiv; Knatchbull, p. 3i/i-338; ancienne version syriaque , Bickell, p. 95-1 1 3 ; nouvelle version syriaque, Keith-Falconer, p. 9 1 9- 9^7- ― Pour la comparaison critique des textes , voir Benfey, introduction au Kalilag und Damnag, p. l-lxi ; Nôldeke , Z.D.M.G., XXX, 1876, p. 767 ; Keith-Falconer, Kalilah and Dimnah, p. 3o2-3o5. ― Pour la bibliographie, voir Chauvin , II, p. 1 o3ioU.
Le thème du roi qui obtient d'un saint homme une explication favorable de rêves , en apparence funestes, se présente à nous sous trois formes principales. La première est celle que nous avons ici (n° /il 1) et qui met en scène Mahâkâtyâyana et le roi Pradyota. Le seconde est celle qui a pour héros le roi Krkin et le Buddha Kâçyapa ; le texte sanscrit de ce récit se trouve dans le Sumâgadhâvadânn et dans le commentaire de Yaçomitra sur \A bhidharma koça; cf. S. d'Oldenburg, The Buddhist sources of the [old slav.) legend oj the twelve dreams of Shahdish [J.R.A.S., 1898, p. 5i i-5i2), et Tokiwai [Stiidien zum Sumàgadhâvadâna (Darmstadt, 1898); on n'a pas retrouvé jusqu'ici en chinois une liste de rêves semblable à celle qui est fournie par le Sumàgadhâvadâna. En troisième lieu, le sûtra des dix songes du roi Prasenajit qui sont expliqués par le Buddha :
1 . Un éléphant, sortant par une petite fenêtre , y reste accroché par sa queue.