‹ Cinq conférences sur l'encyclique de Léon XIII de la condition des ouvriers [microforme]Chapitre 3 sur 80 · EXODE. XX · texte numérisé non relu

EXODE. XX

MESSIEURS

Nous avons, dans notre première conférence, exposé l’état de crise économique et sociale dont souffre tant la classe ouvrière. Il nous a été facile de constater qu'en effet, le Saint Père a raison lorsqu'il déclare que c'est là la grande question du jour, et que, de sa solution dépend la paix du monde.

Nous allons, aujourd'hui, chercher cette solution. Ce ne sont pas, d'ailleurs, les solutions qui manquent. Comme tous les maux, le mal social a été traité par divers médecins qui tous proposent un remède infaillible. Nous allons donc analyser

avec soin ces divers remèdes; et, grâce aux lumières que donne sur la question l'enseignement du vrai Docteur infaillible, nous découvrirons la vérité.

Ces remèdes, si on les presse bien, peuvent se réduire à trois principaux : le remède des Economistes ; le remède des Socialistes ; enfin le remède de l'Eglise.

Pour aujourd'hui nous n'étudierons que les deux premiers.

Nous verrons, tout d'abord, que la s0lution des économistes consiste dans le maintien du statu quo pur et simple, ce qui est une dérision plutôt qu'une solution; nous verrons ensuite combien la prétention des socialistes d'abolir la propriété individuelle et de lui substituer je collectivisme est injuste et absurde. Enfin nous terminerons par une distinction nécessaire entre la propriété bien ou mal acquise. C'est ainsi que, sans flatter les passions populaires, nous nous garderons

de toute complicité avec les oppresseurs du pauvre.

Le remède des Economistes ; son inanité.

La théorie des économistes a paru à Léon XIII trop fausse et trop surannée pour qu'il s’y arrêtât .Nous l'exposerons donc le plus brièvement possible.

Les économistes, savants abstraits connaissant parfaitement les statistiques et la productivité du globe, se livrent à des dissertations scientifiques et froides sur le jeu de de ces forces animales qu'on appelle vulgairement des hommes. Ils posent des principes, qu'ils qualifient du nom de lois économiques, par lesquels, selon eux, tout l'univers doit se régir.

Ces lois sont si parfaites qu'assurément si le monde ne formait qu'un seul peuple, si tous les hommes étaient égaux en force, en intelligence et en toutes circonstances, elles amèneraient des résultats merveilleux. Prenez, par exemple, le fameux principe du libre échange. N'est-ce pas

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admirable de penser à cette harmonie entre les hommes achetant ce qui leur manque et vendant ce qu'ils ont de trop, de façon à ce que, à la fin de l’année, tout se trouve équilibré ?

Mais si l'on objecte à ces savants abstraits, fort riches d'ailleurs et contents de leur sort, qu'il est des peuples pauvres qu'il faut protéger, des hommes mal doués de la nature qu'il faut aider, des paresseux même dont il faut “voir pitié, qu’enfin Dieu a fait une loi de charité laquelle oblige au même titre que la justice ; ils s'étonnent d'un tel langage et de telles lois si contraires aux lois des forces de la nature. La charité, l’aumône, disent-ils, qu'est-ce que cela sinon une prime à la paresse; la protection, quest-ce autre chose qu'une récompense pour la routine et l'ignorance ?

Que si l'on insiste en disant qu'en vérité le monde est plein de malheureux incapables d'améliorer leur sort, ils vous

répondront volontiers avec Malthus, un de leurs grands hommes, que c’est tart pis pour eux, et que, puisqu'ils ont commis la faute de naître, il ne leur reste plus qu'à mourir.

En réalité cette science, qui fait la joie et la gloire de la bourgeoisie, est la pure expression de l'égoïsme.

Permettez-moi d'appuyer mon assertion de quelques exemples contemporains. Voulez-vous savoir à quoi aboutit, en pratique, le dogme économique du libre échange? Voyez l'Espagne. Elle a des mines de fer de première qualité ; mais, comme elle manque de capitaux, ses hauts fourneaux n'ont pu soutenir la concurrence des fonderies d'Angleterre.

Les Anglais achètent donc, à vil prix, le minerai espagnol, pour revendre ensuite, à beaux bénéñces, le fer en barres aux industriels de la Péninsule ; de sorte que ce n'est pas à l'Espagne que ses mnes profitent, mais à l'industrieuse Angleterre.

Si, au lieu de s'abandonner à la folie du libre échange, l'Espagne établissait des droits protecteurs, son fer lui resterait et tout le bénéfice serait pour elle. C’est ce que les Etats-Unis ne se font pas scrupule de faire.

Voilà pour le dogme de la liberté du commerce. Passons maintenant à la li- Eerté du travail tel que l'a faite l'abolition des Corporations. Prenons la Californie

pour exemple. Voici un ouvrier européen qui dépense pour vivre une piastre par jour. On lui substitue le coolie chinois qui vit aisément avec vingt cents. Que faire ? Chassera-t-on les chinois, ou respectera-t-on la liberté du travail en mou- :

rant de faim? Vous savez comment les Américains ont répondu à la question; ils ont mis les Célestes à la porte.

Poursuivons : vous vous plaionez des charges de la famille; on vous répond par le conseil d'un célibat criminel; vous vous phrignez de la dureté des patrons,

des conséquences d’une concurrence désastreuse ;on vous répond qu'on n'y peut rien, que ce sont là des fatalités, les suites de la lutte pour la vie, communes à tous les animaux, selon la théorie chère à Darwin.

Tel est le dernier mot d'une science sans entrailles qui a pourtant la prétention d'améliorer le sort des masses, mais qui, en visant exclusivement au progrès matériel, se trompe à chaque instant dans ses calculs et aboutit, en dernière analyse, à une prospérité de surface où le peuple n'a point de part. C'est la répétition, sous une forme moderne et raffinée, du vieux cri de l'antiquité païenne : malheur aux vaincus | Les protectionistes d’ailieurs ne sont pas plus sages que leurs confrères. | On comprend maintenant pourquoi l'économie politique s'oppose à toute i..

tervention, d'où qu'elle vienne, dans le domaine des faits sociaux, et attende tout

du progrès et de l'équilibre des forces :

mais on comprend aussi pourquoi le Pape, qui ne veut pas payer le peuple de mots sonores et vides, passe outre et s'en va tout droit étudier des solutions plus graves et plus dignes d'attention.

Le socialisme; son histoire.

Le remède proposé par le socialisme est autrement dangereux que celui que nous venons d'étudier à cause même du caractère de générosité et de réparation sociale qu'il revêt. C'est pourquoi, suivant l'exemple du Pape, nous allons l'examiner et le réfuter avec soin, pour nous convaincre, une fois pour toutes, de son inanité.

Mais, avant d'entrer dans le détail des théories socialistes, il convient de faire en quelques mots, l'historique du socialisme.

C'est le seul moyen d'avoir des idées c'aires.

On a voulu donner ce nom à bien des choses qui ne le méritaient pas. C'est ainsi qu'on a traité de socialistes les peuples pasteurs dont parle l'Ecriture, parce qu'ils ne possédaient point de terres en propre. On a aussi traité de socialiste la constitution lévitique parce que les prêtres n'avaient pas de biens-fonds. La république de Lacédémone, à cause de ses lois très étroites au sujet de la propriété et de l'instruction publique, a aussi mérité d'être comptée au nombre des sociétés socialistes. -

Ce sont là, Messieurs, des notions erronées. Sans doute la vie pastorale ne comporte pas la possession du sol puisqu'elle est essentiellement nomade et qu'elle requiert de vastes parcours ; mais elle comporte la propriété de troupeaux et de meubles d'une valeur parfois considérable. Sans doute, non plus, la tribu de Lévi ne possédait pas la terre; mais elle possédait des villes réservées, elle

‘avait la dîme des récoltes des onze autres tribus, ce qui ressemble fort à nos rentes et à nos pensions modernes. Sans doute, enfin, à Lacédémone, l'Etat jouissait de pouvoirs tellement étendus qu'ils peuvent donner une idée de ce qu'on est convenu d'appeler le socialisme d'Etat; mais il ne faut point oublier que son pouvoir s'exerçait sur un tout petit nombre de citoyens, quelques centaines, et que ces citoyens avaient, de par eux des esclaves, les ilotes, chargés des travaux manuels et serviles.

La constitution de Sparte, loin de pouvoir servir de modèle à nos sociétés contemporaines, me paraîtrait ressembler plutôt à un ordre religieux militaire et aristocratique, avec le mariage en plus, à quelque chose comme nos Templiers et nos chevaliers de Malte.

La véritable théorie du socialisme nous la trouvons dans la République de Platon; avec toutes ses conséquences :

communauté de femmes et d'enfants.

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Est-ce à dire pour cela que la société socialiste ou communiste n'ait jamais existé ? Non, assurément, car elle existe encore de nos jours dans les Ordres religieux. Mais c’est une socié'é toute artificielle, toute surnaturelle, pourrais-je dire, puisqu'elle s'appuie nécessairement sur les trois vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. Alors, il est vrai, l'individualité et la famille disparaissent, l'Etat est tout, et distribue ses revenus entre ses membres selon leurs besoins.

Mais, je le répète, ces trois vœux sont indispensables. L'homme qui a une fentme, des enfants, une fortune, qui garde sa liberté d'action, ne saurait être socialiste, c nme nous le démontrerons plus tard. Or, je suppose que les socialistes n'ont jamais eu la prétention d'imposer à la société les vœux de relizion. Ce serait, sans doute, le plus sûr moyen de conjurer la crise actuelle par l'extinction du genre humain : mais il est de ces renrèdes hé-

roïques que l’on trouve pires que le mal.

On pourrait également, si l’on voulait, trouver, dans l'esclavage, une espèce de socialisme de bas étage, puisque l’esclave, réduit à la condition d’un animal, vivant dans la promiscuité, travaillait pour son maître sans salaire, à condition que celuici pourvût à ses nécessités et se chargeât de ses enfants. C'est bien là l'égalité dans le néant.

Ce n'est qu'au Moyen Âge que nous trouvons, dans l'ordre des faits, les premières manifestations populaires en fa- Veur du socialisme, à moins qu'on veuille appeler de ce nom la société germanique si poétiquement idéalisée par Tacite. Ces manifestations socialistes du Moyen Age furent l4 résultante d'une réaction évangélique contre l'abus du pouvoir et de la æichesse. Mais tandis que d'une part, sous l'inspiration du génie de St François d'Assise, cette réaction aboutissait à la fondation d'un Ordre qui rapprochait

les classes sociales en réhabilitant la pauvreté, d'une autre, au contraire, sous la direction d’audacieux novateurs, elle se :

jetait dans les voies téméraires d'une révolution violente.

Tous les hérétiques de l'époque, Vaudois, Patarins, Pauvres de Lyon, Bévguardss . Fraticelles faisaient profession de haïr la propriété et de pratiquer le communisme.

En Angleterre, sous Richard II, les Wicléfistes de Wat Tyler, si je ne me trompe, entraient dans la ville de Londres par bandes nombreuses en chantant à tue-tête ce refrain: Quand Adam bêchait la terre et aue sa femme Eve filait, où étaient les gentilshommes ?

Plus tard, au temps de la Réforme, les.

Anabaptistes professèrent des doctrines socialistes et parcoururent les campagnes.

en prêchant l'insurrection, ce qui leur valut d'être exterminés par les seigneurs .

protestants et sur l'ordre de Luther.

Ce fut, je crois, une des dernières tentatives populaires de socialisme jusqu'à la Révolution française; mais un livre célèbre, le Télémaque, prouve bien que ces chimères ne cessèrent jamais de hanter l'esprit des utopistes.

La Révolution française, comme je l'ai expliqué dans ma dernières conférence se garda bien de tomber dans le socialisme. La bourgeoisie consentait, sans doute, à flatter le peuple par les mots de liberté et d'égalité, mais quant à l'admettre au partage des dépouilles de l'Ancien Régime, c'était autre chose.

Babœuf en fit la dure expérience, avec tous ses adeptes qu'on traîna à l'échafaud.

Cette injustice par laquelle s'ouvrit le règne du Tiers-Etat, donna dans notre siècle, un grand essor aux idées socialistes.

Tout le monde se souvient des utopies sociales et religieuses des Saint Simo-

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niens et de tant d'autres cerveaux malades qui égayèrent si fort nos pères, il y a soixante ans.

Mais le rire dura peu, les théories de Proudhon ne sont pas de celles dont on se moque, surtout lorsqu'elles sont ap:

puyées par de sanglantes insurrections.

On connaît la tentative avortée des ateliers nationaux, en quarante-huit, sous le ministère de Louis Blanc. On connait mieux eacore l’histoire de la Commune de Paris.

Depuis cette dernière époque, le socialisme a fait d'immenses progrès, surtout en Allemagne où il est organisé scientifquement ; mais son effort constant est de former une fédération internationale de tous les ouvriers, dans le but avoué de renverser de fond en comble l'édifice social qu'ils jugent réfractaire à toute réforme.

Maintenant que nous avons résumé, aussi succinctement que possible, l’his-

toire du socialisme, examinons sa doctrine.

La thèse soctaliste.

Toute la thèse socialiste repose sur ledouble principe de l'égalité des droits parmi les hommes et de leur commune destinée, qui est le bonheur. Ces principes sont vrais, à la condition qu'on donne à la pensée divine tout son développement et qu'on ne prenne pas la voie pour le terme. L'erreur des socialistes est d'en exiger dès ici-bas la réalisation, ce qui est impossible.

Ecoutez leur raisonnement qui est spécieux mais qui ne résiste pas à la critique.

“Si tous les hommes sont égaux, disent-ils, si tous sont destinés par Dieu au bonheur, d'où vient donc que certains d'entre eux s'érigent en supérieurs des autres et les exploitent, de façon à pren-

dre pour eux-mêmes la totalité des jouissances, pour ne laisser à la masse du peuple que la peine? N'’en peut-on pas conclure qu'une organisation sociale qui consacre un tel abus est injuste et doit être changé ?

Or, la société actuelle est toute entière dans cette consécration: et la formule qui lincarne le plus parfaitement est le droit de propriété. C'est la propriété, en effet, qui engendre toutes les inégalités ; qui donne trop aux uns en enlevant aux autres leur part légitime ; comme il est facile de le démontrer.

Prenez, par exemple, deux enfants. Ils sont doués par Dieu d'une égale intelligence, mais l’un par sa position est voué à la misère et à l'ignorance, tandis que l'autre parviendra sans efforts à la fortune et à la gloire. Pourquoi cela? A cause du droit de propriété qui a fourni à l'un des moyens d'éducation qui manquaient à l'autre. Prenez maintenant deux hommes.

L'un travaillera toute sa vie sans pouvoir assurer à sa famille le pain du lendemain, tandis que l’autre jouira en sécurité de toutes les douceurs de l'existence. Pourquoi cela? parce qu'il a reçu en héritage le droit à une propriété.

Prenez enfin deux criminels et trainezles devant le juge. C'est bien devant la justice, cette image de la divinité, que toute inégalité doit disparaître. Or, le pauvre, incapable de faire les frais d'une défense, encourra toute la rigueur des lois; tandis que le riche, défendu par quelque prince de la parole, sera acquitté ou du moins condamné au minimum de la peine.

Il y a longtemps que le poëte l'a dit :

& Quiconque est riche est tout. Fans sagesse il est sage ; Il a. sans rien savoir, la science en partage.”

Sur quoi donc est fondé, continue le socialiste, ce droit de propriété qui se transmet de père en fils et consacre ainsi

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l'inégalité parmi les hommes ? Il n’a pas d'autre fondement que ces mêmies lois humaines détestables qui consacrèrent pendant si longtemps l'esclavage.

Non, la terre n'est à personne: elle est à l'humanité. Qu'un homme prenne une terre, l'exploite pour lui faire produire ce dont il a besoin, c'est son droit.

Mais, lorsqu'il dispose de cette terre pour d'autre chose que sa nécessité, il usurpe, Tout homme a droit de vivre: tout homme a donc droit au sol qui fait vivre.

Ce qui le prive de ce droit est une usurpation ; la propriété c'est le vol.”

Telestle langage de Proudhon, l'apôtre du socialisme. Il est allé même plus loin ; car ne pouvant effacer de devant ses yeux le commandement de Dieu qui défend de prendre le bien d'autrui, il a tourné sa colère contre l'auteur de Îa loi et s'est écrié : ‘“ Dieu, c’est le mal!”

Vous voyez, Messieurs, avec quelle candeur je vous ai exposé la doctrine so-

cialiste qui s'appuie sur un sentiment profond de l'injustice humaine pour aboutir à une monstrueuse erreur.

égarés se trompent ainsi? c'est qu'ils ne pensent qu'à la vie présente et ne comptent pour rien l'éternité Ah! si tout finissait à la mort, ils auraient raison : mais c'est au contraire à la mort que tout commence, car le temps n'est rien en comparaison de l'éternité. Attendez donc le jugement définitif. Lorsque les chevaux entrent dans la carrière pour lutter de vitesse, est-ce aux premiers pas qu'on les juge? N'attend-on pas qu'ils aient fourni la course entière? Oh! alors le jugement sera équitable et sans appel.

Insensés! qui vous a Jamais dit que ce bonheur auquel vous aspirez ce sera les riches qui l'auront; qui vous a dit que Dieu faisait acception de personne ; qu'il était partial pour les riches et traitait les pauvres en parias? Qui vous a permis de

parler ainsi, quand Jésus-Christ a toujours dit le contraire. Ecoutez-le donc encore une fois :

“Bienheureux, dit-il, vous qui êtes pauvres, parce que le royaume de Dieu est à vous. Bienheureux vous qui avez faim parce que vous serez rassasiés.

Bienheureux vous qui pleurez, parce que vous serez dans la joie. Réjouissez-vous et tressaillez d'allégresse car votre récompense est grande dans le ciel.”

“Mais malheur à vous riches, parce que vous avez votre consolation. Malheur à vous qui êtes rassasiés, parce que vous aurez faim. Malheur à vous qui riez maintenant parce que vous gémirez et pleurerez.”

Voilà des paroles qui expliquent le mystère du monde. Il ne vous est plus permis de tirer de ce fait si douloureux et si vrai de l'injustice humaine sur la terre, d'autre conséquence que celle d'une

justice supérieure qui remettra tout dans l'ordre à jamais.

Je sais bien que le socialiste m'objectera qu'il peut rétablir l'ordre tout seul sur la terre. Nous verrons dans quelques instants comme il se trompe. Mais, auparavant, vengeons la propriété qu'il attaque. Nous n'aurons pour en venir à bout qu'à suivre le raisonnement même de l'Encyclique.

Défense du droit de propriété.

“ Dans le monde, tel qu'il est depuis la chute d'Adam, la propriété, dit le Pape, est de droit naturel:

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