XLIV ENCYCLIQUE DE LÉON XII
par les fidèles dans chacüne de leus assemblées ; ce que Tertullien appelle /es dépôts de la piété parce qu ‘on les employait à entretenir el à inhuimer les personnes indigentes, les orphelins pauvres des deux sexes, les domestiques âgés, les victies du raufrage (24), — Voilà comment peu à peu s’est formé ce patrimoine, que l'Eglise a toujours gardé avec un soin religieux comme le bien propre de la famille des pauvres. Elle est allée jusqu’à assurer des secours aux malheureux, en leur épargnant l’humiliation de tendre la main.
Car cet commune mère des riches et des pauvres, profitant des merveilleux élans de charité qu'elle avait partout provoqués, fonda des sociétés religieuses et une foule d'autres institutions utiles, qui ne devaient laisser sans soulagement à peu près aucun genre de misère. Ilest, sans doute, un certain nombre d'hommes aujourd'hui qui, fidèles échos des païens d'autrefois, en viennent jusqu'à se faire même d'une charité aussi merveilleuse une arme pour attaquer l'Eglise ; et l'on a vu une bienfaisance établie par les lois civiles se substituer à la charité chré-
(24) Apol. IT, xxxIx.