‹ Cinq conférences sur l'encyclique de Léon XIII de la condition des ouvriers [microforme]Chapitre 45 sur 80 · DE LA CONDITION DES OUVRIERS XLV · texte numérisé non relu

DE LA CONDITION DES OUVRIERS XLV

tienne; mais cette charité, qui se voue tout entière et sans arrière-pensée à l'utilité du prochain, ne peut être suppléée par aucune industrie humaine. L'Eglise seule possède cette vertu, parce qu'on ne la puise que dans le Cœur sacré de Jésus- Christ et que c'est errer loin de Jésus- Christ que d'être éloigné de son Eglise,

Toutefois, il n'est pas douteux que, pour obtenir le résultat voulu, il ne faille de plus recourir aux moyens humains.

Ainsi tous ceux que la cause. regarde doivent viser au même but et travailler de concert chacun dans sa sphère. Il y a là comme une image de la providence gouvernant le monde; car nous voyons d'ordinaire que les faits et les évènements qui dépendent de causes diverses sont le résultat de leur action commune.

Or, quelle part d'action et de remède sommes-nous en droit d'attendre de l'Etat? Disons d'abord que par Etat nous entendons ici non point tel gouvernement établi chez tel peuple en particulier, mais tout gouvernement qui répond aux préceptes de la raison naturelle et des enseignements divins, enseignements que Nous avons exposés Nous-mêmes spécialement dans Nos Lettres Encycli:

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