‹ Cinq lettres intimes de Roland de Lassus, commentéesChapitre 2 sur 14 · MAROTTE ET MAROTTE · texte numérisé non relu

MAROTTE ET MAROTTE

Un familier de la maison ducale de Bavière nous a dépeint Lassus agitant les grelots de la folie sur les planches d'un théâtre de cour.

Se fût-on douté que ce même Lassus ait été recruteur de comédiens et de baladins ? Simple coin du voile à lever.

Si la vue d'une batte, maniée par l'immortel compositeur vous offense, qu'allezvous dire en le sachant négociateur secret d'acteurs forains ?

Lui-même pourtant, rien que lui-même.

Il y a, d'ailleurs, marotte et marotte. Celle-ci n'offre absolument rien d'avilissant.

Il y a aussi forains et forains. Ceux de l'espèce que la cour bavaroise faisait lever, me semblent, du moins en apparence, ne prêter le flanc à aucune équivoque significative.

En fait de mœurs galantes, Munich venait bien certainement à la remorque des cours méridionales, Rome en tête. Mais, ce que nous prendrions aujourd'hui pour de la licence, passait alors comme une monnaie courante, partout.

Habitude faisait loi.

Percer entièrement le huis clos du cénacle, est difficile. Les révélations concernant notre Lassus, suffisent. Que nous importe, au fond, le reste ?

in.

Page 1