‹ Cinq nôChapitre 31 sur 49 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

Introduction instrumentale. Entrée du waki-çure et du waki. Ils portent le costume de moines bouddhiques déjà décrit à propos du nô d'Atsumori. Ils entrent en scène et se placent comme il a été dit pour le nô ÛOimatsu.

WAKI et WAKI-ZURE.

De ces montagnes l'épaisseur est faible, mais le désir de

[retraite (bis) Est profond en nos cœurs.

Le chœur répète ces vers en sourdine.

WAKI (tourné vers le public).

Nous sommes des moines habitant le mont Kôya ('). En ce moment nous montons à la capitale pour y porter notre hommage aux vénérables sanctuaires bouddhiques et shintoïques.

Le Buddha du passé depuis longtemps nous a quittés : Le Buddha à venir n'a pas encore paru dans le monde.

waki et waki-zure (se faisant face).

Nés en cette durée (*) d'un songe.

Que pouvons-nous croire réel ?

Par une rare fortune, nous avons reçu la forme humaine

[difficile à recevoir, Nous avons rencontré la doctrine du Tathâgata difficile

a rencontrer (s) ; C'est là le germe de l'illumination, Et cette pensée occupe uniquement notre cœur. Pour celui qui, revêtu de cette simple robe noire,

SOTOBA-KOMACH1

Sait ce que fut son être avant sa naissance {bis*. II n'est point de parents à aimer ; Et s'il n'est point de parents, il n'est point D'enfants auxquels le cœur doive s'attacher : Franchir mille lieues n'est pas faire une longue route; Coucher dans la lande, passer les nuits dans la montagne, En vérité c'est chose commune pour qui a quitté [le

"monde" (*) (bis).

WAKI.

J'ai fait diligence, et voici l'endroit qu'on appelle le bois de pins d'Abeno du pays de Settsu. Je vais me reposer un moment en ce lieu.

Ils vont s'asseoir au pied de la colonne du waki.

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