‹ Cinquante ans dans l'Eglise romaine [microforme]Chapitre 10 sur 52 · UE OT DEMI · texte numérisé non relu

UE OT DEMI

du cœur de nos e pas le prêtre ublic? N'est-ce mmes vont, tous le plus intime et nos vies d’époux

nné à la femme difficiles et téné-

, les conseillers 8 à nous qu’elles is ; ce n’est pas aux misères de ntraire, que se ir; c’est le préartage ; c’est le le époux de nos

ange, un séraet d'os comme nis aux mêmes pas une organinous pourrions nts à ce qui se

es, qui sont à plus, dans son

ice de médecin as appris sur ce ment n'est pas ien plus faible prélendus vœux e plus invulné-

rable aux flèches de Cupidon, ne font que le rendre plus vite la victime de ce dieu, si petit par la forme, mais si redoutable par la force irrésistible de ses armes et par la grandeur de ses conquêtes,

« N'est-ce pas un fait public que sur les quatre derniers prêtres que St-Thomas a possédés, trois ont séduit plusieurs des femmes et des filles de nos plus respectables familles ? Et quelle garantie avons-nous que celui que nous avons aujourd'hui ne marchera pas dans la même voie ? Est-ce qu'il n’y a pas qu’un cri d'indignation d’un bout de la paroisse à l’autre, à la vue des longues veillées de ce prêtre auprès de

deux filles dont les mœurs dissolues ne sont un secret pour personne ?

« Et lorsque le prêtre ne se respecte pas, ne serions-nous pas des imbéciles de continuer à l’en-

vironner d’un respect qu’il sait mieux que personne ne pas mériter ?

€ Dans notre dernière séance, au commencement de la discussion, les voix étaient partagées. Plusieurs opinaient de faire des représentalions à l'évêque contre le scandale de ces visites nocturnes. Mais la majorité a été d'avis que ces représentations seraient inutiles, attendu que l’évêque ferait de deux choses l’une : ou il dédaignerait nos justes plaintes, comme c'est souvent le Cas, ou il nous ôterait ce prêtre, Pour nous en donner un qui ne vaudrait pas mieux,

« Cette majorité, qui a fini par être l'unanimité, s'est ralliée à ma pensée de nous faire justice nousmèmes. Le curé est notre serviteur : nous lui payons une belle dîme. Nous avons donc quelques droits sur lui. Il nous a outragés, il nous outrage impudemment tous les jours, par cet oubli des premières lois

de la morale. En allant tout les soirs dans cette maison dont le monde connaît la dépravation, il donne à la jeunesse un exemple de perversité dont on ne peut calculer les suites.

« Nous avions donc décidé, à l’unanimité, qu'il serait fouetté. Et sans vous dire par qui la chose a été faite, je puis vous assurer sur mon honneur que M. le curé Beaubien a été fustigé, la nuit dernière de manière à ne jamais l'oublier !

« Fasse le ciel que cette petite correction fraternelle rapelle à tous les prêtres du Canada que leur âge d’or est passé; que le peuple a les yeux ouverts, et que le commencement de la fin de leur empire est arrivé ».

Ce discours avait été écouté avec le plus profond silence et les applaudissements unanimes de l’auditoire témoignèrent au docteur Taché que ses saroles n'étaient que la pensée de l'expression de tous.

Lorsqu'il eut fini, un nommé Dubord se leva et parla à peu près en ces termes :

« M. le président, je n’étais pas parmi ceux qui ont donné au curé la trop juste expression de l’opinion publique avec la langue énergique du fouet... mais j'aurais voulu en être. Je me serais associé de bon cœur à la leçon qu'ils ont ainsi donnée à tous les prêtres du Canada. Je vais vous dire pourquoi.

« Ma petite fille de douze ans a été à confesse comme les autres, il y a quelques semaines, bien que malgré moi.

« Je sais par ma propre expérience que la confession est la plus dégradante de toutes les actions de la vie. Je ne conçois rien au monde de plus propre à

clave, servitt « C’ dire e les year -< Po except tantes?

laisolut sont-ell qu'elles prêtres ces nati fesse, p

Biptellig

ns cette maison il donne à la nt on ne peut

animité, qu'il * qui la chose mon honneur é, la nuit derr'!

rection fraternada que leur ; yeux ouverls, le leur empire

> plus profond nes de l’audiue ses paroles a de tous.

rd se leva et

rmi ceux qui ssion de l’opi- 1e du fouet.

serais associé insi donnée à is vous dire

é à confesse maines, bien

que la confeses actions de plus propre à

di

faire perdre pour toujours le respect que l’on se doit à soi-même, que cette abominable institution, toute moderne. Et qu'est-ce qu'une personne qui a perdu le respect qu’elle se doit à elle-même, surtout si cœtle personne est une fille ou une femme? Tout est à jamais perdu pour elle.

< Ai-je besoin de vous le dire? vous le savez aussi bien que moi, dans le confessionnal la langue, la pensée, le cœur de la fille se souillent pour toujours. Quoique vous ayez trop d'intelligence, aujourd’hui, pour vous dégrader aux pieds d’un prétre, quoiqu'il y ait longtemps que vous ne vous soyez pas rendus coupables de cette bassesse : pas un seul parmi vous n’a oublié les leçons de corruption qu'il a reçu dans son enfance au confessionnal, Ces leçons se sont attachées à votre mémoir Votre pensée, à votre cœur, à votre âme, comme la plaie du fer rouge, appliqué sur le front de l’es-

clave, reste à jamais le témoin de sa honte et de sa servitude.

s’accoutume à ui feraient baisser

« C'est au confessionnal que l'on dire et à entendre des choses q les yeux à une prostituée.

< Pourquoi les nations romaines sont-elles, sans exception. descendues au-dessous des nations protestäntes? C’est dans le confessionnal qu’il faut chercher läisolution de ce problème.

“Et pourquoi les SOht-elles toutes plus qu'elles sont plus ou piètres ? C’est parce ces nations, hommes et

nations catholiques - romaines ou moins dégradées, suivant moins soumises au joug des que plus les individus dans

femmes, vont souvent à confesse, plus ils descende

nt rapidement les degrés de ni htelligence et de la morale.

Page 1