XXIV. Le Commerce des messes
Ma courte absence avait été pour vicaires une heure d'anxiété ; retour les remplit de rent-ils.
— De bonnes nouvelles! répondis-je, La bataille à été rude; mais nous l'avons gagnée! Et si nous tenons ferme, une nouvelle et plus grande victoire nous attend! L’évêque parait si assuré que nous sommes les seuls qui voulions celte réforme, qu’il ne lemuera pas le doigt pour empêcher les autres prétres de nous suivre, Cette indifférence rendra notre succès infaillible, Ne perdons pas un instant : commençons immédiatement Par envoyer notre circulaire
à chaque prêtre du Canada.
Une heure après, nous vains à l’œuvre; et avant de trois cents lettres avaien bres du clergé, leur donn quelles nous voulions essayer, par tous les moyens honnêtes, de mettre fin à ce honteux trafic de messes
qui se pratiquait entre le Canada et la France. L semaine s'était à peine écoulée, que de nombreuses lettres de curés et de vicaires arrivaient à l’évêque, le priant respectueusement de rayer leurs noms de la société des trois messes. Cinquante prêtres seulement refusèrent de se joindre à nous.
Depuis cette époque, jusqu'à ces dernières années, les journaux soutenus par le clergé, ne manquaient
jamais, à la mort d'un prêtre, de mentionner si ie
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aussi mon prompt joie. Quoi de nouveau? s’écrié-
étions plus de vingt écrivingt-quatre heures, plus t été expédiées aux memant les raisons pour les-
Ce Ü
défunt appartenuit à la société des trois messes ou d'une seule.
Nous avions diminué cet infime commerce des messes; mais, malheureusement, nous n’avions pu le détruire. Dans ces dernières années, les évêques du l'anada ont retiré la sociéte des trois messes du tombeau où nous l’avions fait descendre. Personne n’osera nier que le commerce des messes ne se fasse en France sur une très grande échelle. À Paris, et dans plusieurs autres grandes villes de ce pays, il y a des bureaux d'agence exclusivement consacrés à l’exploitation de ce trafic. Ce honteux commerce est généralement dans les mains de libraires ou de marchands d'ornements d'église. Chaque année, ces maisons expédient en France, en Belgique et autres pays catholiques, une grande quantité de prospectus, dans lesquels elles disent qu’afin de venir en aide aux prêtres pauvres, qui n’ont pas de messes, elles offrent une prime de 25 ou 30 pour cent aux prêtres qui voudront bien leur envoyer le surplus de l'argent qu'ils ont reçu pour offrir des messes en faveur des ämes du purgatoire. Les prêtres qui ont ces surplus, tentés par la prime, qui est ordinairement une montre, un calice ou un beau livre, versent en tout ou en partie les sommes d’argent qu'ils avaient de surplus, dans les mains de ces pieux marchands de messes ; et ceux-ci en disposent comme il leur plait. Mais ils ne paient jamais les messes en argent : ils ne donnent que de la marchandise. Par exemple, tel prêtre recevra une montre, s’il promet de dire 100 ou 200 messes; ou bien, il recevra un calice, s’il s’oblige à en célébrer 300 ou 400.
J'ai entre les mains plusieurs factures ou notes envoyées aux prêtres par ces marchands de messes. Nul doute que le public ne lise avec intérêt les deux
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étranges documents suiva
nts. Je les tiens d’un prêtre récemment converti,
< Paris, 3 novembre 1874. «Ant, Lévesques, rue de Rennes, Paris, éditeur des œuvres de M. Difriche-Desgennettes, curé de Notre-Dame-des-Victoires, délivré à M. Camerle, curé à Auribeau (Basses-Alpes) :
10 mètres de drap, à 22 francs
6 + « Et 90 8 } de mérinos tout LIN CRE n 122,.— Mois de Marie Ce ‘ ‘
Histoire de Mari:-Christine. le 1.40 Vie de St-Stanislas Koska
Méditations de l'âme . 4. -— Jésus-Christ, lumière du MORT F 2,— Emballage et l'US : : 9.30
Fr. 363.70
«Monsieur le curé, nous
avons l'honneur de vous informer qu’un colis contena
nt les articles que vous nous avez Commandés le 4 octobre, a été expédié le 45 oc-
tobre, aû bureau restant, à Digne, où nous vous prions respectueusement d’ailer le réclamer.
« Pour le paiement de ces articles, nous vous prions de dire les messes suivantes :
À l'intention du bailleur, à la décharge de M. Montel .
= des bailleurs, à Ja décharge de M. Haas . . . 58 Pour les morts, à la décharge de M. Wael . RE a es D
« Monsieur le curé, veuillez être assez aimable pour dire ou faire dire toutes ces messes dans le plus bref délai, et de répondre à ces messieurs, s'ils vous écrivent pour savoir si elles ont été acquittées. < Votre respectueux serviteur,
« Ant. Lévesques »,
Paris, 11 novembre 1874,
« Monsieur le Curé,
«Nous avons eu l'honneur de vous adresser la facture de ce que nous vous avons expédié le 45 octobre.
€ En à-compte, nous avons mis à votre charge 188 messes. Nous vous prions respectueusement de dire ou de faire dire ces messes aux intentions suivantes :
74 pour les morts, à la décharge de M. Waters. 50 pro defuncto,
20 ad intentionem donatis . nn décharge de M, C..
« Monsieur le curé, soyez assez aimable pour dire ces messes, ou les faire dire aussitôt que possible, et pour répondre à ces messieurs, s'ils vous écrivent pour savoir si elles ont été acquittées. Les 188 messes mentionnées dans notre lettre du 3 courant, ajoutées aux 176 ci-mentionnées, font 364 francs, valeur des marchandises qui vous ont été expédiées. Nous avons pensé vous être agréables en y joignant les livres de propagande que vous avez reçus.
« Votre respectueux serviteur,
« Ant. Lévesques. »
C'est ainsi que beaucoup de prêtres, en France et ailleurs, possèdent de belles montres d’or, de riches ameublements et de magnifiques bibliothèques, obtenus avec l'argent que nos pauvres catholiques-romains canadiens donnent à leurs prêtres pour des messes qui, en France et dans le monde entier, sont converties en un fonds de marchandises.
ou des marchands de messes auxquels elles sont
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vendues, ou de ceux à qui elles sont achetées à une
prime de 25 ou 30 Pour cent. Ce qu'il y a de cer-
tin, c’est le honteux trafic pratiqué sur la crédulité et l'ignorance des catholiques-romains par leurs prêtres et leurs évêques,
Aujourd'hui, les maisons Dartois et d’Ant. Lé. ‘esques sont les mieux achalandées de Paris, En 1874, la maison Mâme faisait d'immenses affaires avec son magasin de messes. Mais, dans un mauvais jour, la police secrète SOUpÇonna que le nombre des messes qui lui étaient payées dépassait le nombre de celles qu’elle faisait dire par ses prêtres attitrés. Lorsque les livres furent examinés, le soupçon se Changea bientôt en certitude. On découvrit qu'un nombre incroyable de messes, capable de vider Les antres du purgatoire, n'arrivaient jamais à destina tion, mais servaient seulement à remplir la bo: se des pieux marchands parisiens; et le malheur ux Mäme fut envoyé sans cérémonie au pénitenci r méditer à loisir sur les mérites infinis des messes qui avaient été engouffrées dans ses trésors.
Mais ces faits sont ignorés des pauvres catholiquesromains du Canada, qui sont de plus en plus exploités par leurs prêtres, sous le prétexte de sauver les ämes du purgatoire par les mérites de la messe.
On à dernièrement découvert un nouvel élément de bénéfices dans l'opération financière des prêtres canadiens.
Tout le monde sait que dans la plus grande partie des États-Unis, les pauvres Irlandais paient un dollar, au lieu de vingt-cinq sous, Pour une messe Les prêtres dont Ja Conscience est suffisamment élastique, comme c’est souvent le cas, pour garder ces dollars, sans même penser à dire les messes pour lesquelles on les paie si grassemcut, sont bientôt
devenus riches. Mais il y en a plusieurs dont l'honnèleté se révolte à l'idée de voler. Ces derniers, incapables de dire toutes les messes qui leur sont payées, en envoient le surplus à leurs confrères du Canada, qui naturellement préfèrent ces messes d'un dollar aux messes de vingt-cinq sous du peuple canadien.
Mais ils en gardent soigneusement entre eux le secret, et continuent à se remplir les mains des sommes de vingt-cinq sous qui leur sont apportées tous les jours, par leurs pauvres dupes.
De cette manière, le nombre des pièces de vingtcinq sous sur lesquelles l’évêque prélève vingt sous avant de les envoyer en France, va toujours croissant. Mais il y a beaucoup de prêtres au Canada qui pe“:ent que c'est moins grave de garder ces som: mes ‘l'argent que de les envoyer aux évêques, pour ts en trafiquent avec les pieux marchands de Paris,
Pour comprendre ce que sont les prêtres du Pape, lisons, dans la Bible catholique-romaine, ce que l'Église de Rome elle-même nous dit des prêtres de Babylone (dernier chapitre de Daniel) :
« Et le roi Astiagus avait rejoint son père, et Cyrus de Perse lui avait succédé.
« Et Daniel conversait avec le roi, et il était honoré plus que tous ses amis.
« Maintenant les Babyloniens avaient une idole, du nom de Bel, et elle consommait chaque jour douze mesures de farine, quarante brebis et six tonneaux de vin.
« Et le roi l’adorait, et il allait l’adorer tous les jours. Mais Daniel adorait le vrai Dieu. Et le roi lui dit : Pourquoi n’adores-tu pas Bel?
{ Daniel répondit et dit: Parce que je ne puis
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pas adorer les idoles faites de la main des hommes, mais seulement le Dieu vivant qui « créé le ciel et la terre et qui domine sur toute chair.
« Alors le roi lui dit : Ne penses-tu pas que el est un dieu vivant? Ne vois-tu pas combien il mange et combien il boit chaque jour ?
« Alors Daniel sourit et dit : O : e te laisse pas tromper; car ce dieu n'est au «edans que de l'argile et au dehors que de l'airain, et il ne mange ni ne boit jamais rie
« Le roi se mit alors en colère, et, faisant appeler ses prêtres, il leur dit : Si vous ne me dites pas qui dévore tous ces vivres, vous mourrez. Mais si vous pouvez me prouver que Bel les dévore, alors Da. niel devra mourir : car il a blasphémé contre Bel
« Et Daniel dit au roi : Qu'il soit fait suivant ta parole,
« Or, les prêtres de Bel étaient au nombre de soixante-dix, outre leurs femmes et leurs enfants. Et le roi se dirigea avec Daniel vers le temple «de Bel.
« Les prêtres de Bel dirent alors : Voici que nous sortons; mais toi, Ôroi, prépare la nourriture et tiens le vin prêt; ferme soigneusement la porte et raets-y ton sceau.
« Et demain, lorsque tu viendras, si tu trouves que Bel n'a pas tout mangé, nous mourrons, ou bien Daniel qui parle faussement contre Bel sera mis à mort.
« Et ils s'en inquiétèrent peu; car ils avaient pratiqué sous le temple une galerie secrète par laquelle ils entraient continuellement et consommaient toutes ces choses.
« Ainsi, lorsqu'ils furent partis, le roi servit les mets devant Bel. Pendant ce temps, Daniel avait
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commandé à ses serviteurs d'apporter de la cendre: et ils la répandirent Sur le pavé du temple, en présence du roi seulement. Ensuite ils partirent et ils fermèrent la porte, et ils la scellèrent avec les sceaux du roi et ils s’éloignérent,
« Voici qu’au milieu de la nuit, les prêtres vinrent avec leurs femmes et leurs enfants, suivant leur habitude, et ils mangèrent et ils burent tout.
«Le lendemain matin, le roi se leva, ainsi que Daniel. Et le roi dit: Daniel, les sceaux sont-ils intacts ? Et il répondit : Oui, 6 roi, ils sont intacts.
« Et aussitôt qu’ils eurent ouvert la porte, le roi regarda sur la table, et il s’écria à haute voix : Que tu es grand, 6 Bel! avec toi il n'y a aucun artifice,
« Alors Daniel se mit à rire; et, empêchant le roi d'avancer, il dit : Regarde maintenant le pavé et remarque de qui sont ces traces. Et le roi dit : Je vois des pas d'hommes, de femmes et d'enfants. Et alors le roi s’irrita.
€ Et il p'it les prêtres avec leurs femmes et leurs enfants, qui étaient montés par la porte par laquelle ils venaient consommer tout ce qui se trouvait sur les tables,
« C’est pourquoi le roi les fit tous mourir; et il livra Bel au pouvoir de Daniel, qui le détruisit, lui et son temple ».
Qui ne se sent pris de pilié à la vue du roi de Babylone contemplant son dieu d'argile et d’airain, et s’écriant : Tu es grand, 6 Bel, il n’y a avec toi nul artifice?
Mais est-ce que les pratiques des prêtres du pape sont moins cruelles et moins impies ? Quelle différence y a-t-il entre ce dieu de Babylone, fait avec de l’airain fondu et de l'argile cuite, et le dieu des catholiquesromains, fait avec une poignée de farine cuite entre deux fers chauds?
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Comme les prêtres gardaient habilement le secret sur l’usage qu'ils faisaient des riches offrandes qui étaient tous les jours apportées à leur dieu affamé! Qui pouvait soupçonner qu'il y avait une trappe secrète par laquelle ils venaient, avec leurs femmes et leurs enfants, manger les copieuses offrandes”?
Ainsi de nos jours, parmi les pauvres aveugles catholiques-romains, qui soupçonne que ces énormes sommes d'argent données journellement aux prêtres pour glorifier Dieu, purifier les âmes et faire des cendre toutes sortes de bénédictions sur les dona leurs, sont employées au trafic le plus sacrilége que le monde ait jamais vu?
Bien que le dieu d’airain de Babylone fût une idole mébprisable, le dieu galette de Rome est plus méprisable encore! Les prêtres de Bel étaient, sans doute, d’habiles voleurs; mais ne sont-ils pas sur passés, dans l’art de voler, par les prêtres de Rome ? Ces derniers n’opèrent-ils pas sur une échelle beaucoup plus grande que les premiers? Mais, comme il y à toujours un lemps de rétribution pour les grandes iniquités de ce monde, et que les actes les plus habilement cachés finissent toujours par être dévoilés, ainsi l’habileté des prêtres de Babylone ne put les sauver. Dieu envoya son prophète pour leur arracher le masque sous lequel ils trompaient le peuple. Ainsi, que les prêtres de Rome sachent que Dieu enverra, tôt ou tard, un prophète qui leur arrachera le masque à la faveur duquel ils trompent le monde!
Déjà nous voyons leurs pas imprimés sur la poussière de la terre; et ceux qu'ils tiennent prosternés aux pieds de leurs idoles, crient : « O dieu, avec toi il ne peut y avoir d'artifice », deviendront eux-mêmes les instruments de la justice de Dieu, lorsque sonnera l’heure de la rétribution.
XXV. Leçons de tempérance et d'anatomie; conscquences fatales de l'intempérance.
C'est Dieu qui règle les plus petits comme les plus grands événements de ce monde. Notre principale affaire, pendant les quelques jours de notre rapide passage sur cette terre d'épreuves et de soufrances, est donc de connaitre la volonté de Dieu et de l'accomplir.
Îl n'y a de bonheur possible pour l’homme dans cette vie, comme dans la vie future, qu’à cette condition. Il n’y a pas un seul jour, j'oserais dire pas une Seule heure, de ma longue carrière qui n'ait été pour moi la preuve de cette vérité. Mais c'est dans le sort qui décida que je serais le premier chapelain de l'Hôpital de Marine, que j'ai surtout compris que le Seigneur dirige tous les événements de notre courte existence, pour sa gloire et pour notre plus grand bien.
Après que les autres vicaires se furent “élicités d’avoir échappé au pesant fardeau que le : venait de mettre sur mes épaules, ils me dirent combien ils sympathisaient à mon malheur!
Tout en les remerciant de leur bon vouloir à mon égard, je leur dis franchement que je ne voyais pas cet événement tout à fait comme eux; que j'étais bien persadé que Dieu avait conduit tout cela pour sa gloire et pour mon salut. Je ne me trompais pas
Au commencement de novembre 1834, une indisposition me fit garder la chambre pendant quelques jours, à la fin desquels M. Glackmayer, surintendant de l'hôpital, vint me dire que la flotte d’automne avait laissé un grand nombre de malades qui réclamaient jour et nuit le secours de mon minis. têre. Il ajouta, mais en confidence, que beaucoup
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pauv Ce du c et d’ la dé Le dire que picot rigue beau Ce de | | ritée Quoi depu puis confi peu le do Je donn duqu donn
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anatomie; consépérance.
Jetits comme les onde. Notre prinus jours de notre euves et de soufolonté de Dieu et
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furent “licités ue le : venait dirent combien
n vouloir à mon je ne voyais pas eux; que j'étais t tout cela pour 1e trompais pas 1834, une indis-
pendant quelckmayer, surin- 1e la flotte d’aude malades qui de mon minisque beaucoup
de ces malades étaient des picotés, et que le choléramorbus faisait encore d’affreux ravages parmi les pauvres matelots.
Cette triste nouvelle fut pour moi comme un ordre du ciel de laisser ma chambre, d'oublier mon mal, et d'aller au secours de mes braves marins, malgré la défense de mon médecin.
Le docteur Douglas m'attendait à l’hôpital, pour me dire la gravité de ma position, en me confirmant ce que M. Glackmayer m'avait déjà annoncé, que picote et le choléra sévissaient avec la plus terrilile rigueur : que plusieurs étaient déjà morts, et que beaucoup d’autres étaient à la dernière extrémité.
Ce docteur Douglas, qui était un des fondateurs de l'Hôpital de Marine, avait la réputation bien mé
| ritée d'être un des plus habiles chirurgiens du pays.
Quoique protestant, il m'avait honoré de son amitié depuis le premier jour qu’il m'avait connu; et je puis dire qu'il avait aussi gagné mon estime et ma confiance au plus haut degré. Le Canada a possédé peu d'hommes au cœur plus noble et plus droit que le docteur Douglas.
Je le remerciai des renseignements qu’il m'avait donnés; et je priai M. Glackmayer, dans la chambre duquel nous nous trouvions, de vouloir bien me donner un verre de brandy, que je bus à l'instant.
— Que faites-vous là! me dit le docteur Douglas.
— Vous le voyez, lui répondis-je, je bois un verre de bon brandy.
— Permettez-moi de vous demander, reprit le docteur, pourquoi vous le buvez?
— C'est comme préservatif contre les miasmes que je vais respirer dans les salles de l'hôpital, répliquai-je. Il me faut passer la journée à entendre ies confes-
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RETRAITE que
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