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s reins, vous ler ces larmes laissez mieux qu'il ne les armes? Poure à cause de
e.. Non, ce nt ces pleurs.
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n'étaient pas mes péchés qui me désolaient.. Mais je pensais à ma mère qui avait pris tant de soin de son pauvre enfant, et qui avait si bien réussi à éloigner de lui les images impures dont on venait de souiller sa pensée et son cœur! Je me disais : <Ah! si ma mère avait entendu cet interrogatoire ! Si elle voyait les sales pensées qui m'accablent en ce moment! Si elle savait à quelle école elle m'a envoyé, quand elle m'a conseillé dans sa dernière lettre d'aller à confesse! Comme elle pleurerait avec moi!»
Il me semblait qu’elle ne pouvait plus m’aimer; qu'elle allait voir écrites sur mon front les souillures dont ce prêtre venait de profaner mon âme.
J'étais honteux, triste et désolé comme un enfant que sa bonne mère vient de revêtir d'un habit neuf, auquel elle a longtemps travaillé de ses propres mains. Puis, après lui avoir donné un baiser dont le ciel seul égale la sainteté et la douceur, elle laisse un instant sortir son enfant à quelque distance du seuil de la
porte; là, il fait un faux pas, tombe par terre et
Couvre de poussière et de boue cet habit précieux, sous lequel il s’était trouvé si heureux ! Que de larmes il verse sur son malheur, lorsqu'il rentre au logis ! Que de regrets, lorsqu'il vient se montrer dans un état si humiliant|
Il me semblait de même que mes amis, mes
| parents, et surtout ma mère, allaient voir sur mon visage la trace des ordures dont on venait au con-
fessionnal de salir mon imagination et mon cœur! Etait-ce l'orgueil qui me faisait ainsi pleurer ? Alors, 6 mon Dieu! je vous prie de me pardonner ces larmes!
Mais n’était-ce pas plutôt un reste de ce sentiment de dignité dont vous avez laissé des traces dans les
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Otre image, qui me faisait verser ces pleurs....? Je me sentais profondément humilié à Ja
pensée que cette confession, qui devait me rapprocher de Dieu, m’en avait éloigné...
Je ne quittai l'église que lorsque les ténèbres de la nuit m'y forcérent. J’arrivai chez mon oncle tout
honteux, comme un enfant qui vient de commettre une mauvaise action et qui
Cet oncle, quoique catholique-romain de nom, ainsi que la plupart des principaux du village de St.-Thomas,
ne croyait aucunement à l'église de Rome. 1] se
sses, de leur purgan. Îl ne cachait pas il avait été scandalisé par les d’un prêtre au confessionnal, confesse tout triste et confus, il me lança quelques plaisanteries qui ne firent qu’ Menter mon trouble et ma peine. «Si tu n’es pas meilleur à l'avenir, me dit-il, tu seras toujours plus Savant, si lon confesseur t'a fait les belles questions
que le mien me fit Ja première fois que j'allai à confesse. »
Mais ma tante, qui était très dévote romaine, me dit: «Tu dois te sentir le cœur plus léger, depuis que tu as dit tous tes péchés ? »
Je lui fis une réponse évasive, mais je ne pus lui cacher la conf
usion et la tristesse dont j'étais accablé...
Je croyais être le seul à qui le prêtre eût fait ces dégoüûtantes questions. Mais, quelle ne fut pas ma Surprise lorsque le lendemain j'appris par les dis- Cours de mes Compagnons d'école, qu'ils n'aient pas
été plus édifiés que moi au «saint tribunal de la pénitence. »
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Seulement, au lieu de s’en affliger, la plupart en riaient entre eux.
«Le prêtre t’a-t-il fait telle et telle question? me demandaient-ils, en riant aux éclats. Je refusais de leur répondre, et je leur disais: <N'’avez-vous pas honte de parler de ces choses?» «Ah! ah! te voilà bien scrupuleux, me répondaient-ils; si ce n’est pas péché pour M. le curé de nous parler sur ces matières, comment serait-ce donc péché pour nous?»
Je restais confondu et ne savais que répondre.
Je m’aperçus bientôt que les jeunes filles de l'école n'avaient pas été moins souillées et moins scandalisées que les jeunes garçons par les questions du prêtre. Quoiqu’elles s’éloignassent assez de nous pour nous empêcher d'entendre tout ce qu’elles disaient à ce sujet, j'en compris suffisamment pour me convaincre qu’elles avaient entendu à peu près les mêmes questions.
Les unes en paraissaient indignées, les autres en riaient à cœur joie.
Je serais bien coupable si j'induisais à penser que ce prêtre de Rome était plus pervers que les autres, ou qu'il ne remplit pas les devoirs de son ministère en faisant ces questions. C'était bien alors mon idée, et je détestai cet homme de tout mon cœur jusqu’à ce que je fusse mieux instruit. J'avais été injuste à son sujet. Car ce prêtre ne faisait que remplir son devoir, il ne faisait qu’obéir au pape et à ses théologiens. Je ne dirai donc pas que son crime, mais que son malheur était d’être prêtre de Rome: c'était d’être, comme je l'ai été moi-même, enchäiné aux pieds du plus grand ennemi que la sainteté, la vérité de Dieu ait jamais eu sur la terre... le pape.
Le malheur de M. Beaubien, comme celui de tous
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les prêtres de Rome, était de s'être obligé par d’affreux serments à croi sl Penser par lui-même mières de sa propre voix de sa Conscience Beaucoup de testants refusen rité : le prêtre
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Catholiques, sou t de le croire ; de Rome n'est
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ait pas fait de pareilles quesu Ligory, Dens, Debreyne, tous pes ; et il était ainsi obligé de $ Pour la lumière, Je vice pour la
O Jésus ! Sauveur des yeux de tant de Pauvres Ouverts les miens! Mont que Rome trompe $ jamais dit aux péc à mes prêtres, leur avez dit :
hommes, ouvrez donc les aveugles, comme vous avez rez donc à ces multitudes il indignement, que vous n'avez heurs : « Allez à mes apôtres et et vous serez Sauvés »; mais que vous l, Vous tous qui êtes fade vos péchés, et vous
» invoquez mon nom, et vous serez sauvés. »
Vangile est immuable,
dites aux pécheurs :
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