DE PENSÉE FRANÇAISE HH
que par le côte intellectuel; qu'il suit en garde contre rinfluenit» de ce qui, chez eux» tient au cœur, au caractère, à la sensibilité; À rot égard, les plus éminents par la cou naissance gardent un résidu d'inélégance morale dont l'épaisseur étonne quand on les scrute attentivement, et aussi irc second trait, il est Trai, ne s'applique pas à Goethe^ un manque de modération murale d(mt la contagion, quand elle est favorisée par l'ascendant du génie, est très propre à détraquer nos jeunes gens. Je n*ai pas la prétention d*avoir nommé tous ceux cliei qui nous pouvons, sous cette réserve, trouver un profit substantiel. Et je n'avancerais point que mon énuméralion soit complète, ne fût-ce que pour ne pas encombrer la controverse ; je la donne Mulement pour typique. Mon dessein, ce n'est, encore une fois, que de tracer sur la carte des lettres germaniques les linéaniiiits de deux catégories : la catégorie «Ifs œuvres dont l'étude enrichit, complète notre culture, parce qu'elles sont de nature .1 I ntrer dans le commerce universel de la
pensée humaine; la catégorie des œuvres où la Germanie peut reconnaître l'épanouissement de la forme de penser qu'elle revendique, avec Fichte, comme lui étant propre. Il est clair que la mesure de l'influence prise par les œuvres de ce second genre sur la pensée des Français donnera la mesure de ce qu'il faut bien appeler sa germanisation. J'essaierai de les caractériser.