‹ Cinquante-deux prones sur le décalogueChapitre 100 sur 223 · XXIX. — LES DEVOIR? MUTUELS DU TOUVOIR ET DES SUJETS · texte numérisé non relu

XXIX. — LES DEVOIR? MUTUELS DU TOUVOIR ET DES SUJETS

ne vous avait été donné d'En-Haut: Nonhaberes potesLatem adversion me ullam, nisi tibi datum esset desuper (1), Mais quoi! Nous le dirions avec la simple raison elle-même, s'exprimant en. -cette matière comme en tant d'autres, par la bouche de notre grand Pape, Léon XIII : Qu'étant aonné que la société vient originairement de Dieu, semblablement vient de Dieu, et au même titre que la société, ce sans quoi la société ne pourrait exister, ni même être conçue, c'est-à-dire le pouvoir : Quœ (auctoritas) non. sectes ac societas, a nattera proptereaque aDeooritur auclore (2), Du mode selon lequel le pouvoir est transmis, nous dirions : qu'encore que le pouvoir vienne de Dieu, la Communauté, au profit de laquelle on l'exerce, y est pour quelque chose . Comment ? Comment participe-t-elle à sa collation ? En l'une ou en l'autre des deux manières suivantes. Ou bien ce pouvoir qui réside en elle, non pas qu'elle ne le tienne que d'elle-même, et que d'elle seule, mais comme un bien qui lui a été départi par Dieu pour en faire le meilleur usage possible, la Communauté le transmet elle-même à un ou à plusieurs sujets déterminés. Ou bien Dieu donne seulement à la Communauté le droit de choisir et de présenter ce ou ces sujets, à qui ensuite il confère l'autorité ; et alors les parts s'établissent ainsi : la Communauté fournit la matière, et Dieu ajoute la forme. Mais que ce soit de cette manière ou de cette autre, le texte de saint Paul, qtce toute atUoritè vient de JDieit, est sauf, parce que, dans le premier cas, si le pouvoir est conféré i^n'inédiatement par la Communauté, il l'est médiatement par Dieu, de qui elle le tient; et dans le second cas, médiatement parla Communauté, puisqu'elle présente un sujet apte à le recevoir, et immédiatement par Dieu qui l'investit. Ajouterons-nous que dans l'un et dans l'autre cas, le pouvoir reçoit une garantie, non médiocre, certes, de stabilité, qu'il tire permièrement, de son origine, laquelle est divine, comme nous venons de le dire ; secondement, des engagements pris de part et d'autre, et en raison même de cette origine ; lui, le pouvoir, s'engageant à gouverner au mieux des intérêts de la Communauté ; ellCj la Commu-

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