XLIV. — LE DEVOIR CORRÉLATIF AU DROIT DE PROPRIÉTÉ
champs, vous ne ramasserez pas les épis qui échappent ; dans la vigne vous ne recueillerez pas les grappes et les grains qui tombent, vous les laisserez pour le glanage des pauvres. C'est moi le Seigneur votre Dieu qui vous le commande (1).
Dans le Livre de Tobie :
Soyez miséricordieux autant que vous le pourrez ; si vous avez beaucoup, donnez beaucoup : si vous avez peu, donnez ce peu (2).
Dans les Livres sapientiaux :
Donnez au pauvre son aumône : faire autrement, ce serait frauder... Bienplutôt, écoutez-le, sans chagrin ; acquittez-vous de ce que vous lui devez, répondez-lui favorablement et avec douceur (3).
Dans les Livres prophétiques :
Partagez votre pain avec celui qui a faim, donnez un asile à qui n'en a pas , Si vous voyez un homme sans vêtements, ayez soin de le couvrir (4).
Dans l'Évangile :
Donnez l'aumône selon ce que vous pouvez, et selon co qui vous reste de superflu. Faites-vous des amis auprès de Dieu, avec votre argent qui autrement serait un argent d'iniquité, et amassez ainsi des trésors dans le ciel (5).
Dans les Écrits des Apôtres ;
Ordonnez aux riches du siècle qu'ils fassent une part de leurs biens, et donnent volontiers ce qu'ils ont à donner (6)... Si quelqu'un aies biens de ce munde entre les mains, et que, voyant son frère dans le besoin, il ferme ses entrailles, comment la charité ae Dieu pourra-t-elle rester en lui (7) ?
Ici, non plus, n'insistons pas davantage : de ce second chef, du chef de la loi écrite, l'aumône est obligatoire.
Enfin, l'Eglise l'enseigne. Par qui ? et dans quels termes ? Certes,
(1) Le VIT. c. xi.x, V. 9,
(2) TOB. c. IV, V. 7.
(3) EccLi. c. IV, V. 1 et 8.
(4) Isa. c. LViii, V. 7.
(5) Luc. c. XI, V. 41.
(6) I TixM. c. XI, V. 17. 18.