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niels, tout le culte converge vers le Christ rédempteur venu, et régnant désormais aux siècles des siècles. Et par conséquent, pour ne pas nous éloigner trop de notre sujet, il n'est personne, pas même un enfant, qui ne comprenne, qu'à l'heure présente, en plein christianisme, sous la loi Évangélique qui nous régit, vouloir judaïser, c'est-à-dire vouloir honorer Dieu et le servir, à la juive, par la circoncision, par la manducation de l'Agneau pascal, par l'immolation de telle ou telle victime rituelle, ce serait un contre-sens, la substitution de la figure à la chose figurée, de l'ombre à la réalité, du mensonge à la vérité; ce serait dire équivalemment, qu'alors que le Rédempteur est venu, il y a bientôt dix neuf cents ans, il faut l'attendre, comme s'il était encore à venir, et soupirer après lui, à la manière des anciens prophètes. Et par conséquent, cette seconde conclusion est la suite de la première, il n'est personne, pas même un enfant, qui ne comprenne combien avaient tort, parmi les premiers juifs convertis au christianisme, ceux appelés Jiidaïsdnts , c'est-à-dire ceux qui se disent chrétiens, l'étant en effet, et en remplissant les devoirs, voulaient pourtant que l'on gardât les rites cérémoniels de l'ancienne loi, la circoncision surtout, et des deux cultes, quoique se rapportant à deux âges différents, à deux ordres de choses également différents, n'en faire qu'an. Ce fut la première des grandes hérésies. Si le christianisme n'était divin, elle l'eût étouffé dans son germe même. Pour la rompre, il fallut que les Apôtres usassent de toute leur autorité ; il fallut qu'un concile s'assemblât, le Concile de Jérusalem, la première des Assemblées conciliaires ; il fallut que saint Pierre intervint de sa personne, en qualité de Pape ; il fallut enfin, l'erreur bien que condamnée persistant toujours, que saint Paul écrivît son incomparable Épître aux Romains, laquelle, alors même que le Saint Esprit ne l'aurait pas inspirée, serait encore, par son argumentation serrée, un des plus beaux monuments de l'esprit humain (1). Mais passons ; il nous reste à dire.
Nous appelons, en second lieu, du nom de faux culte du vrai Dieic, tout culte dans lequel, encore qu'il aille vrai Dieu pourob-
(1) Avons-nous eu tort de nous étendre sur ces choses ? Nous ne le croVons pas ; sans ces notions, il y a dans le cours de l'année liturgique, nombre d'Epîtres tirées d S. Paul, qui sont à peu près incompréhensibles pour les fidèles.