‹ Cinquante-deux prones sur le décalogueChapitre 42 sur 223 · XII. — LE SEPTIÈME JOUR SODS LA LOI DK NATURE · texte numérisé non relu

XII. — LE SEPTIÈME JOUR SODS LA LOI DK NATURE

même ne l'avait-il pas distingué, ce septième jour ? Ne l'avAil il pas tiré de la masse commune? Ne lui avait-il pas imprimé un caractère sacré ? Est-il rien qui incline plus à croire à une Institution primordiale du Sabbat, que ce que nous lisons au premier chapitre de la Genèse : Qu'après que Dieu eut fait tout l'ouvrage qu'il avait résolu de faire, son œuvre ayant été achevée en six jours, il était entré dans son repos, le septième, et l'avait béni et sanctifié, et benedixit diei septimo, et illum sanctifica. vit (1) , c'est-à-dire, selon le sens exact de ces mots, du second surtout, qu'il en avait fait, non un jour ouvrable comme les autres jours^ mais un jour réservé, un jour saint, un jour qu'il faudrait garder désormais, en le séparant de l'usage ordinaire, pour l'appliquer à un usage religieux (2) . Gonséquemment, encore que ce septième jour n'ait pas été désigné alors par le nom qu'il portera ' plus tard, il nous plaît de penser qu'il fut sanctifié, dès l'origine, par Adam et Eve, et leurs fils. Il nous plaît de penser que c'était le jour où Abel offrait au Seigneur les plus belles pièces de son troupeau (Z). Il nous plaît de penser que c'était le jour où, du temps d'Enos (4), de domestique qu'il avait été jusque-là le culte étant devenu public, les familles se réunissaient pour prier en commun. Enfin, il nous plaît dépenser que l'observation de ce jour fut, non pas toute la religion, mais une partie notable de la religion pendant la période patriarcale, et que, quand, trop nombreux dans les plaines de Sennaar, les hommes se séparèrent, pour se diriger, les uns vers une région, les autres vers une autre, «t peupler la terre, chaque tribu emporta avec soi cette fraction de la religion primitive. C'est ce qui explique cette chose très remarquable, et en effet très remarquée: qu'à toutes les époques et dans tous les lieux, on retrouve la distribution septénaire des jours, autrement dit, la semaine, et en même temps que la distribution septénaire des jours, ou semaine, presque partout, et chez la plupart des peuples, chaque septième jour mis à part, chaque septième jour tenu pour jour de repos, jour de religion, jour

(1) Gen. c. 2, V. 3.

(2) Ea enira dicuntur sanclificari in Lege, (ji^ae diviao cultuî applicântur. S. Thom. %

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