q. 122. art. 4, ad 3. /' ' ' .* .' • •• I
(3) Gen. c. 4, v. 4.
<4) Gkn. c. 4, V. 26. Voir Cornel. à Lap. . linh.
d20 LE DÉCALOGUE
consacré au culte de la Divinité. D'où il est permis de conclure que primordialement il avait été ordonné à cette fin (1 .
Mais le sujet n'est pao épuisé par cette première Institution. Depuis l'œuvre des six jours, et l'indication du septième comme jour de saint repos, beaucoup de siècles se sont écoulés. Les peuples inclinant vers l'idolâtrie, ou même y étant engagés, la loi de nature, écrite seulement dans les cœurs, allait ne plus suffire . Dieu pourtant n'abandonnera pas ce qu'il a commencé. Dieu s'est choisi une famille, pour en faire la gardienne des traditions du passé, non moins que des promesses de l'avenir. C'est la famille d'Abraham, père des Croyants. Cette famille est devenue un peuple. Courbé pendant près de quatre cents ans sous le joug des Pharaons d'Egypte, ce peuple vient de sortir de son lieu de servitude, de domo servitutis (2), ou plutôt c'est son Seigneur Dieu lui" même qui l'en tire par un déploiement de force, jusque là sans égal, in brachio extenlo (3). Ilcampe présentement dans le désert, au pied du Sinaï. Dieu lui parle. Vous savez au milieu de quel appareil de choses terrifiantes il lui parle. Vous savez aussi par qui il lui parle. Les miracles presque innombrables, et tous de premier ordre, qu'il a opérés par Moïse^ ont fait de cet homme son organe autorisé. Moïse se présente donc au peuple, et lui dit, au nom du grand Dieu qui l'envoie : Souviens-toi de sanctifier le jour du Sabbat : tr. travailleras pendant six jours, et tu vaqueras, ces jours-là, à tous tes ouvrages. Mais le septième jour est le jour du Seigneur ton Dieu. En ce jour, tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni tafille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ta bête de somme, ni l'étranger qui est chez toi ; car le Seigneur a fait en six jours le ciel, la terre, la mer, et tout ce qu'ils
(1) De beaux travau:: ont été faits sur ce sujet ; ils tendent à établir, et l'établissent en effet : que tous les peuples, même les plus anciens, ont eu le cycle hebdomadaire, c'est-à-dire la division du temps par périodes de sept jours ; et la plupart, d'entre eux, im jour sur ces sept jours, consacré à la Divinité en général, ou à quelque Divinité particulière. Notre rôle de prôniste étant plus modeste, nous renvoyons le lecteur à ces Ouvrages : La Bible sans la Bible, 1. 1 — De V Institution du dimanche} )ar François Pérenxés, livre II — Lettres de Mgr Gaunie sur la profanation du
Jiimanche, IIP Lettre — Le Dimanche, par l'abbé Le Courtier, p. 33.
(2) Deut. c. 20, V. 2.
(3) ExOD. c. 9, V. 29.