‹ Circulation Artérielle du TesticuleChapitre 14 sur 18 · DR VER · texte numérisé non relu

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contrées par la coupe au momeut où elles s'appuient sur le corps d'Highmore. |

Il est possible encore qu'on ait pris pour des artérioles, à un examen trop rapide, les grosses veines, qui, elles, traversent constamment la cloison médiane et qu'il est facile d’injecter. Quoi qu'il en soit, malgré le nombre de mes préparations et la variété des injections employées, je n'ai pu voir une seule fois la moindre branche centrale se distribuant d’abord au septum médian et rayonnant ensuite. Déjà, à propos du bélier, je suis arrivé à la même conclusion négative; plus tard, chez l’homme, la dissection nous montrera qu'il y a là un détail à réformer dans les descrip-

tions ordinaires.

Résumé. — L'artère spermatique du cheval, un peu plus grosse que la radiale de l'homme, décrit dans le cordon des spirales d'autant plus multipliées qu’elle se rapproche davantage du testicule.

De cette partie de son trajet naissent quelques rameaux ténus, destinés aux enveloppes du cordon.

Elle s'engage ensuite dans l’albuginée, et enserre en fronde le testicule, parcourant successivement l'extrémité reculée de son bord supérieur, son pôle postérieur, tout son bord inférieur et venant se terminer dans l’épididyme (moitié antérieure).

Ses branches naissent sur elles perpendiculairement, mais s'épuisent avant d’avoir atteint la partie moyenne des faces.

Ilen part des rameaux plongeants (intra-glandulaires) qui suivent les cloisons, et donnent en abordant le corps d’Highmore un bouquet d'artérioles récurrentes, qui s’épuisent dans la pulpe glan-

dulaire.

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une fois les branches données, s'épuise

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de cet organe.

moins) n'existent pas.

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Artère spermatique du taureau.

Ce qui a été déjà dit du bélier et du cheval permettra de passer beaucoup plus vite sur la description des mêmes parties chez les autres animaux. Ceux-ci se rapprochent toujours soit de l’un, soit de l’autre, suivant que leur testicule est extérieurement conformé comme celui du bélier, ou comme celui du cheval. Il ne sera donc question que de détails spéciaux à tel ou tel animal.

Le testicule du taureau est à peine un peu plus volumineux que celui du bélier. D'ailleurs, même type, même suspension par un pôle, même disposition toute spéciale de la tête de l'épididyme, en organe déjeté en arrière et aplati. Par un seul point l'organe diffère de celui du bélier : il est plus allongé, c'est tout.

Quant à la disposition de l'artère spermatique, rien non plus n'est changé,à part quelques détails sans grande importance.

Les enroulements du vaisseau dans le trajet funiculaire, aboutissant à la formation d’un cône de spirale, sont presque aussi riches que ceux du bélier. Sur les faces la marche si contournée, les méandres si élégants de l'artère sont à peu près reproduits ici.

Le point le plus sérieux était pour moi la recherche des branches dites « profondes » et la facon dont l’épididyme reçoit ses

vaisseaux. Les branches profondes n'existent pas plus ici que chez

le bélier, que chez le cheval; elles seraient pourtant faciles à trou-

ver ici, Car l'organe se laisse disséquer sans trop de peine. Mais

pas une fois jen'ai pu en découvrir un seul. S'il arrive, par ano

soque

malie, que la spermatique abandonne une branche au testicule en arrivant sur lui, cette branche s’écarte immédiatement de la ver= ticale, pour, non pas pénétrer le corps d'Highmore,mais se perdre dans l'épaisseur de l’albuginée, au sein de laquelle il est possible de la suivre sans dissection , quand l'injection à été riche en térébenthine et fortement colorée. j :

Pour ce qui regarde la distribution vasculaire de l'épididyme, on met facilement en évidence deux ou trois branches nées directement de la spermatique assez haut dans son trajet funiculaire. De ces branchés une ou deux vont sur la face externe rejoindre l’espèce de médaillon aplati qui représenle la tête de l'épididyme.

La dernière s’épuise dans la partie moyenne du corps de l'épididyme.

Il n’est pas besoin d'ajouter que la distribution intra-glandulaire des rameaux terminaux est exactement ce que nous avons trouvé chez le bélier et chez le cheval : c’est un détail constantque

cette récurrence des branches dernières destinées, elles, à la par.

tie noble de l’organe.

Artère spermatique du chien.

Dispositions générales. — Le chien n’a pas de tunique vaginale, ou plutôt, ce qui s'enfonce dans ses bourses et forme enveloppe séreuse du testicule, c’est un canal vagino-péritonéal qui ne s’oblitère jamais. À sa partie postérieure, lorsqu'on l’a incisé, on trouve les éléments du cordon, bien difficile à isoler en ce point, ni plus, ni moins volumineux que les mêmes parties chez l'homme. D'ailleurs, le testicule du chien ne diffère pas du nôtre en volume.

En passant, qu’il me soit permis de signaler un détail qui s'éloigne sans doute de mon sujet, mais qui m’a paru mériter d'être signalé. On voit descendre, sur la face externe de la tunique fibreuse du chien, un gros faisceau musculaire, aplati, rouge, large ‘de deux à trois centimètres, éventaillé à sa partie terminale. C’est évidemment son crémaster externe. Quand on le poursuit vers l'abdomen, on le voit se continuer manifestement avec le muscle transverse, très charnu, très épais chez le chien. Ce muscle est formé d’une série de bandelettes musculaires (faisceaux) disposées côte à côte d'avant en arrière. La plus postérieure de ces bandelettes, après avoir suivi quelque temps la direction de ses voisines, les abandonne quand elle arrive au droit de l’orifice profond du canal inguinal. Elle s’y engage, et c’est elle que nous venons de

voir formant le crémaster externe du chien.

Technique. — Ici on n'injecte pas la spermatique au sein du

cordon, par la simple raison qu’on ne l’y trouve pas facilement et que, y fût-elle aisée à découvrir, son volume est tellement minime qu'on n’y peut placer de canule.

Il faut aller chercher son embouchure aortique, partie relativement évasée, très solide, et par laquelle l'instrument s'engage sans trop de difficulté. On peut ainsi injecter l’artère dans toute son étendue.

J'ai employé deux procédés pour cela. D'abord, l'injection à la gélatine colorée au violet d’aniline, solution toujours filtrée. Pour la bien réussir, il est bon, je crois, de fendre les bourses, de mettre à découvert le cordon et de l’arroser, durant tout le cours de l’injection, avec de l’eau très chaude. La gélatine passe facilement, il n'est pas besoin de se presser, car elle reste longtemps liquide. En second lieu, j'ai employé l'injection de cire noire dissoute dans l'alcool. Elle convient mieux pour les branches superficielles qui se détachent vivement sur le fond gris de l'albuginée, mais elle est trop cassante pour la préparation des branches profondes.

Celles données directement à la glande sont évidemment plus intéressantes.

Avant d'aborder le testicule, l'artère décrit quelques enroulements irréguliers, qui commencent dès son passage dans le canal inguinal. Mais il y a loin de ces quelques spirales au trajet si riche-

ment contourné de la spermatique du taureau, par exemple. En

arrivant sur la glande, elle s'engage au sein d'une albug'inée qui : ? e] O

ne se sépare plus en feuillets, contourne en fronde les quatre cin-

quièmes de l’organe, et s'épuise finalement au niveau du pôle anté-

rieur. Dans les injections de cire poussées avec grande lenteur

(1/4 d'heure) il est possible de voir mieux.

- La partie tout antérieure de. l'épididyme offre des stries noires, A. 6

Mon

c'est-à-dire des vaisseaux, dont le calibre est certainement une fraction de millimètre, mais dont l'existence est indiscutable. Pour les disséquer il faudrait la dissociation aux aiguilles. On peut faire plus vite et presque aussi bien de la façon suivante: L’organe est épinglé sur un liège ; pendant qu'une pince fine étire l’épididyme en divers sens, et met à découvert les branchioles injectées, on épingle ainsi qu'il convient pour maintenir celles-ci visibles. C'est un travail sans doute un peu menu, et pour lequel la loupe est utile, mais il a l'avantage de démontrer une fois de plus que le trajet de la spermatique est un cercle péritesticulaire complet, ou qui du moins cherche à se compléter par les branches données en

dernier lieu à la partie antérieure de l’épididyme.

Branches intra-glandulaires. — Pour les préparer, on a le choix entre deux procédés. Soit l'injection gélatine-violet de méthyle, mais alors il faut disséquer immédiatement, car la couleur diffuse d’une façon fâcheuse ; soit l’injection à la cire. Cette dernière est cassante, c'est vrai mais elle a le très grand avantage de pouvoir attendre et de n'être pas attaquable. On peut alors pratiquer au scalpel de fines éraillures sur l’albuginée, puis abandonner le testicule 8 à 15 jours dans la glycérine. On le fixe alors sur une plaque de liège, et on l'attaque par une véritable dissociation (aiguilles, pince à iridectomie).

Les rameaux intra-glandulaires naissent des artérioles intraalbuginiques et s’enfoncent dans le testicule, suivant probablement les cloisons, celles-ci peu visibles. Arrivées vers le centre, elles s’épanouissent en un bouquet dontil est bien rare d’injecter convenablement toutes les branches. Lorsqu'une de celles-ci paraît suf-

fisamment préparée, on peut voir à la fois sa naissance et sa ter-

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minaison. On constate alors ce même trajet récurrent, cette marche en retour de toutes les ramifications profondes des artères intraparenchymateuses. Après 4 ou 5 millim. on ne peut plus rien dis-

séquer ; la branchiole s’est épuisée dans le parenchyme.

Branches profondes. -— On ne peut nommer celles-ci que pour nier leur existence. En raison du faible volume du testicule du chien, de la difficulté relative d’injecter bien son artère spermatique, il peut venir à l'esprit cette objection, qu'on n’a pas réussi à injecter les branches profondes, lesquelles n'en existeraient pas moins. Cependart, quand la cire pénètre dans les très fins rameaux récurrents de la pulpe, on ne voit pas quel vaisseau pourrait échapper à une injection aussi pénétrante. D'ailleurs, et par analogie, il eût été) étonnant d'en rencontrer trace, attendu qu'elles manquent chez de grands animaux à injection facile, tels que le cheval, le bélier, le tauréau. C’est d’ailleurs — je le répète après l'avoir dit plusieurs fois déjà, — c'est d'ailleurs le type de conformation normal des glandes séminifères dans toute la série animale : « richesse en aspect contourné de branches superficielles, absence de toute branche profonde donnée directement au centre

de l’axe fibreux {corps d'Highmore). ?

Artère spérmatique du chat.

Je n’ai qu'un mot à en dire. Tout ce qui a été dit du chien s’applique au même organe du chat. Une seule différence. L'artère du chat est presque complètement rectiligne. Il y a bien sans doute quelques inflexions dans le trajet, mais elles n'existent qu'à la partie tout à fait terminale, au moment où le vaisseau arrive au voisinage du testicule. De plus, ce ne sont que des inflexions, et nullement des spirales, des déroulements.

Les animaux que j'ai préparés sont en petit nombre (quatre), et ont tous été tués par le chloroforme, et non par hémorrhagie. C'est à cela que je dois sans doute de n'avoir jamais pu réaliser une injection bien complète de leurs vaisseaux spermatiques. Cependant, leur arrangement superficiel se rapproche si bien de celui du chien, l’enroulement en fronde de l’artère se dessine si nettement, qu'il ne paraït pas trop osé de conclure d’un animal à l’autre en ce qui regarde les branches intra-glandulaires et de regarder la disposition comme identique.

Néanmoins, c'est une pure déduction par analogie que je me permets ici, il ne m'est pas possible d’être plus précis pour l’ins-

tant.

Artère spermatique de l’homme.

1 x 0 A + EUR x L’artère spermatique naît, comme on sait, dans la région rénale. Elle descend ensuite en arrière du péritoine et pénètre dans le

canal inguinal, où elle se mêle aux éléments du cordon.

Technique. — On aurait intérêt à injecter l'artère près de sa terminaison, et à l’isoler par conséquent immédiatement au-dessus du testicule. Mais en ce point, — comme d’ailleurs dans toute l’étendue du cordon, — son volume est trop petit pour permettre l'introduction des canules ordinaires. Il faut la préparer par sa partie supérieure, et on peut alors user de trois procédés :

a) Injection par la crosse de l’aorte. Procédé trop infidèle. Les branches dernières ne peuvent pas être injectées.

b) Injection par le segment aortique correspondant à sa naissance, segment isolé par deux ligatures, ou plus simplement par deux pinces de Péan en travers. On peut être gêné par les lombaires, qui naissent déjà.

c) Injection au moyen d’une canule fine, introduite par l'aorte incisée dans l’'infundibulum d'ouverture de la petite spermatique. C'est la meilleure méthode, assurément.

La matière à injection chaude sera le blanc de baleine térében-

thiné ; le contrôle se fera avec la cire en solution alcoolique (très

utile ici).

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Branches collatérales données dans l’abdomen. — On les prépare plus facilement si on a soin, avant de commencer l'injection, de placer une longue pince sur les éléments du cordon pris en bloc, à leur entrée dans l’orifice inguinal profond.

Rien ne passe dans les bourses, seule la partie abdominale de l'artère s’injecte sous pression. On dissèque ensuite sur place, sans chercher à rien enlever : l'oubli de cette précaution fait qu'on supprime la branche capsulo-rénale, sinon les autres.

Les branches données sont les suivantes :

1° Branches fines aux ganglions lymphatiques de la chaîne lombaire. — Ceux-ci apparaissent arborisés, un peu comme le sont les ganglions nerveux du sympathique cervical, après une injection des carotides ; E

2% Branches de la partie supérieure de l’uretère. — Il ne pouvait guère en être autrement. Il y a en effet dans l'abdomen, au moins à gauche, un véritable paquet formé par la petite mésaraïque; les veines pampiniformes, l'uretère, et l'artère spermatique. Ces rameaux sont facilement visibles. Ils paraissent s'étendre du collet du bassinet jusqu’au détroit supérieur. Si on veut les mieux voir on injecte ensuite l'uretère avec du suif coloré au curcuma. La préparation est très jolie.

3° Branche capsulo-rénale. — Née sur le bord externe de la spermatique, elle monte en dessinant une courbe concave en haut et en dedans; cette courbe est encadrée par une autre, beaucoup plus apparente mais plus externe, formée par le rameau capsulaire de la veine spermatique (Tuflier, Lejars). Cette branche se perd vers le pôle inférieur du rein où elle est très difficile x suivre. ”

‘Si j'ai cherché à suivre ce rameau, c’est d'abord parce qu'il n'est

pas décrit dans nos classiques français; ensuite, parce qu'il est une’

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