‹ Circulation Artérielle du TesticuleChapitre 7 sur 18 · RAMEAUX INTRA-GLANDULAIRES · texte numérisé non relu

RAMEAUX INTRA-GLANDULAIRES

Jusqu'ici nous n'avons fait que suivre le vaisseau artériel à la surface de l'organe, chose d’ailleurs facile à faire, et pour laquelle la dissection la plus élémentaire suflit. Autre chose est de mettre en évidence les branches profondes destinées aux canalicules glandulaïres. Leur point d’origine se trouve tout de suite : 1l est sur les multiples rameaux qui parcourent les faces, et qu'on voit plonger en pleine pulpe. Leur trajet et leurs terminaisons ontété appréciés d’une façon toute différente par les auteurs, suivant qu'ils ont employé les procédés histologiques (coupes étagées) ou qu'ils s'en sont tenus à la dissection.

Le premier procédé, procédé des coupes, est radicalement mau- vais dans l’espèce. C'est lui qui a causé l'erreur dela grande majorité des anatomistes en ce qui concerne les artères dites « centrales » du testicule. Il est mauvais en cé qu'il montre un vaisseau

coupé à la circonférence, et un vaisseau coupé au centre:

PNR PU

d'où la conclusion naturelle qu'il existe un double pédicule artériel, l’un périphérique, l’autre central (ce dernier pénétrant par le corps d'Highmore). Cette conclusion consacre une erreur. Il eût fallu, pour n'y point tomber, que la coupe eût été orientée assez heureusement pour rencontrer dans toute sa lonqueur la branche perforante, ce qui ne peut être, vu l'obliquité ordinaire de celle-ci. Mon intention n’est d’ailleurs pas de mon trer dès maintenant toutes les conséquences fâcheuses de cette méthode ; il sera plus aisé et plus profitable d'y revenir en traitant

- des artérioles du testicule de l'homme, question fort controversée dans ces quatre dernières années (Bimar, 1886 et 1888 ; Charpy, 1891). *

Le second procédé, procédé de la dissection pure et simple, est évidemment le meilleur toutes lesfois qu'il peut être mis en usage. La chose est possible ici, mais elle n’est pas facile. Pour tourner la difficulté, un excellent moyen consiste soit à laisser pourrir le testicule dans l'eau ordinaire, pendant quelques jours, soit à l'oublier un mois dans une solution légère de chloral (2 0/0) soit en core à l'attaquer par l'acide tartrique.

Il est incontestable qu'un organe à demi décomposé se prête merveilleusement à la dissection, à tel point qu'un filet d’eau fait déjà la moitié de la besogne. Néanmoins, l'immersion chloralée, longtemps prolongée, permet d'y voir à peu près aussi bien, et de plus conserve intacte toute la charpente fibreuse, albuginée, cloisons et corps d'Highmore. L'organe ainsi préparé est fixé sur une planche de liège, et incisé suivant toute la longueur de son bord non épididymaire (privé de vaisseaux). Les lèvres de l’incision sont érignées en dehors. [ne reste plus qu'à attaquer la pulpe avec

les pinces ; les ciseaux et le scalpel font ici de mauvaise besogne.

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