‹ Circulation Artérielle du TesticuleChapitre 8 sur 18 · NT: ER · texte numérisé non relu

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Sur une préparation ainsi disposée, on voit descendre du pôle supérieur, occupé par les spirales artérielles, une cloison verticale, médiane, blanchâtre, manifestement fibreuse, qui s'arrête après avoir ‘parcouru verticalement les deux tiers du diamètre vertical du testicule. C’est le corps d'Highmore. En dehors, on voit la coupe de l’albuginée érignée comme nous l'avons dit. Enfin, de l’un à l’autre l'instrument heurte des travées résistantes, très fixes, excessivement nombreuses, ce sont les cloisons fibreuses limitant les loges. Ces détails connus, il va devenir facile de suivre la marche si curieuse des branches artérielles profondes.

Celles-ci partent naturellement des branches de terminaison de la spermatique, situées, nous l'avons vu, sur les faces latérales de la glande, assez loin de l’épididyme, et parallèle au grand axe. Elles sont au nombre de 12 à 15 environ de chaque côté, disposées comme leurs branches d’origine sur des plans différents. Quelquesuns cependant montent du bord de l'organe (non plus de la face) et serviront de trait d'union anastomotique entre les branchioles de droite et celles de gauche. Leur calibre est celui d’une fine aiguille. Dans leur trajet plongeant, elles se conservent absolument rectilignes et dépourvues de sinuosités; c'est la première fois que ce détail a lieu d’être signalé dans la région qui nous occupe. De la sorte l’ensemble formé par la coupe du corps d'Highmore et le rendez-vous sur lui de ces nombreuses branches artérielles à des niveaux différents, donne assez bien la figure de barbes de plume convergeant vers une tige commune.

Telle est la disposition qu'un peu de patience suffit à mettre en parfaite évidence. Elle est constante, non seulement chez le bélier, mais chez le chien, le chat, le cheval, et se retrouve chez l'homme

sur les pièces bien préparées et injectées à la cire à cacheter. On

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la voit sans peine chez le bélier, avec les injections les plus ordinaires; blanc de baleine, suif. Mais les injections très fines sont seules capables de nous montrer l'épanouissement ultime qui nous conduit, on s’en souvient, jusqu'au confact du corps d'Highmore.

C’est en ce dernier point qu'il va nous falloir suivre l'artère.

Ramuscules terminaux de la pulpe glandulaire. — Arrivée à la cloison médiane, l’artériole paraît se heurter à un obstacle infranchissable. Si on veut bien me passer le terme, elle s'écrase là en un pinceau de 5 à 6 rameaux, ceux-ci bien derniers et terminaux, disposés de la façon la plus originale. En voici le détail : deux d’entre eux restent ordinairement accolés à la face correspondante du septum, l’un montant, l’autre descendant, l'un et l’autre s'épuisant après un centimètre environ, mais sans jamais avoir abandonné le contact interne de la cloison médiane. Les trois ou quatre autres, à peine nés, s’écartent radicalement de la direction du tronc primitif. En effet, ils rebroussent chemin, franchement, marchent du septum vers l’albuginée, parallèles à l’artériole-mère et parallèles entre eux, pour finalement se terminer dans les couches les plus périphériques du parenchyme. Il s’agit donc là d’un trajet récurrent, et la figure est tout à fait celle d’un saule pleureur. Cette disposition est typique. Je ne sache pas qu'elle existe semblable dans un quelconque des autres organes de l’économie.

Or, ce n’est point ici affaire de surprise, ni d’anomalie rencon-

trée et décrite comme règle; c’est un arrangement constant, tou-

jours le même, parfaitement régulier comme ensemble et détails.

J’ai pu préparer une vingtaine de testicules de bélier pris à l’abattoir de l’Assistance publique. Sur tous, il y avait l’ensemble du

tableau ici donné. Mes amis Faure et Sébileau l’ont contrôlé, des-

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