‹ Circulation Artérielle du TesticuleChapitre 9 sur 18 · ADD EE · texte numérisé non relu

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siné, et si j'insiste autant ici, c'est parce que cette disposition si particulière, trouvée chez le bélier, a été l'origine de recherches semblables sur d’autres animaux et sur l’homme. Notons que pas une artériole de la face interne, par exemple, ne traverse le septum pour s'unir à une artériole de la face externe. Le corps d'Highmore n'est jamais troué. Cependant, la circulation des deux faces est une, en ce sens que des rameaux secondaires d'un côté gagnent le côté opposé, en passant au-dessous du corps d'Highmore dans

le point où celui-ci cesse d'exister.

Les branches dites profondes existent-elles ? — On a pu remarquer au cours de cette description, que jamais. il n’a été question de branches de l’artère spermatique descendant directement dans l'épaisseur du corps d'Highmore, pour de là rayonner dans toutes les directions, se distribuer à la pulpe, et là s’unir facilement ou non avec les branches venues de la périphérie. Cependant, c'est la description classique partout reproduite sans variantes, dans les mêmes termes et sans même mention d’anomalie inverse. C'est elle qu'on trouve dans Chauveau, dans Milne-Edwards, dans Cuvier. (Il est vrai que Cuvier étudie beaucoup les cloisons fibreuses et le septum d'Highmore, et fort peu l’arrangement vasculaire.) Où est l'erreur? Ce que je puis certifier de mon côté, c’est que jamais je n’ai trouvé trace de branches profondes, à quelque niveau que jeusse fait l'injection, et quelque matière fine que j'eusse employée. Pas une fois il ne m'a été donné de saisir la moindre branchiole abordant franchement le testicule par son axe fibreux. Toujours l'artère s’enroulait préalablement suivant ses bords, et ne donnait que tardivement des rameaux, Ceux-ci Cer-

tainement périphériques au début.

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