‹ Cirrhoses syphilitiques Simulant les Cirrhoses AlcooliquesChapitre 17 sur 25 · OBSERVATION XVIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVIII

[M. le Professeur Agrégé CASTAIGNE. Bullelin médical oct. 1912}

Homme âgé de 31 ans, médecin, est pris brusquement en février 1909 d’un spasme de la glotte, Pendant les mois qui suivirent le malade eut des élourdissements, des éblouissements, de la fièvre 38°5, des poussées ganglionnaires et de: nouveaux spasmes glolliques.

Amaigrissement nolable ; perte de 17 kilos en vingt mois environ. Le pouls devient irrégulier ; l’élat fiévreux persiste avec quelques intermillences. Deux ans après le début de celte affection en mars 1911, l’état morbide chronique se rélablil dans toute sa pureté avec poussées ganglionnaires, température de 3839, élourdissements quotidiens, deux ictus laryngés. En juin on note de plus une hyperlrophie du foie et

de la rate.

Re

La réaction de Wassermann demeurée négalive, dissuada -de l'épreuve d'un traitement spécifique. Le malade dont l'état de santé général devenait plus mauvais fut examiné par M. -Castaigne en novembre 1911. Il constala un foie énorme, dur, bosselé, hérissé de saillies séparées par des dépressions marquées répondant à la descripiion du « foie ficelé » et pense qu'il se lrouvail en présence d’une cirrhose d'origine syphilitique.

L'ensemble des symplômes antérieurs à ces accidents, poussées ganglionnaires du cou et du médiaslin, fièvre persistante, apportait d'autre part un nouvel élément en faveur de la nature supposée des lésions. La réaction de Wassermann praliquée une seconde fois fut nettement positive. En présence de ces fails qui se complélaient les uns les autres, après l'examen d'une radiographie qui montra l'existence d’une médiastinite chronique et de ganglions trochéo-bronchiques, on instilua un traitement immédiat.

La fièvre baissa rapidement, le foie dur el volumineux subit de nolables modifications et l'état de santé du malade s’amé-

liora d’une façon remarquable.

« Le succès oblenu, remarque M. Caslaigne, joint aux signes cliniques el à la réaclion de Wassermann ne ne constilue-t-1l pas une preuve irréfulable de la nature

syphililique de la cirrhose de notre malade ? »

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