AIRES
moindre trace de syphilis n'a pu être relevée en est une preuve.
Au point de vue microscopique, la localisalion périartérielle du processus cirrhotique du début, caractéristique de la syphilis, lendartérite oblilérante suivie de périarlérile s'élendent progressivement dans le tissu voisin ; plus {ard quand les lésions sont plus avancées, la sclérose envahit les espaces portes etles veines sus-hépatiques.
Souvent remplies de graisse, quelquefois atrophiées au voisinage des cloisons, les cellules hépatiques peuvent aussi rester normales ou êlre augmentées de volume.
Capsule de Glisson épaissieet adhérences fréquentes du foie aux organes voisins où au diaphragme, attestent
une irrilalion périphérique.
5° Diagnostic.— Les symplômes des formes de cirrhoses syphilitiques que nous envisageons, sont à peu près identiques à ceux des cirrhoses alcooliques. Troubles digestifs el gastro-inteslinaux, syndrome d’hypertension porlale avec reproduclion de lascile après la ponction» foie atrophié ou hypertrophié, amaigrissement, affaiblissement progressif, absence d'ictère, signes d’insuffisance hépalique conduisant à la cachexie finale ou mort par complicalion inlercurrente, tel est le tableau clinique qui peul se rencontrer dans l’une ou l'autre de ces
formes.
Mais n'y a-t-il point parfois quelques signes qui soient
affirmés plus particulièrement dans la cirrhose syphilitique ?
Tout d’abord, en présence d’un malade atteint de cirrhose du foie dont l’origine reste douteuse, il faut faire un interrogaloire minutieux sur les antécédents hérédilaires, rechercher les signes d’hérédo-syphilis, voûte palatine ogivale, exostose, bosses frontales, ganglions ou pigmentalions ; sur les antécédents personnels, eicatrices alopécies. Leuper rapporte le cas d'une femme de 40 ans qui présentait des accidents intestinaux, anasarque, albumine avec ascite et gros foie ; on pense à une cirrhose hypertrophique : on apprend entre temps que la malade a été soignée pour syphilis plusieurs années auparavant ; un lraitement approprié amène la guérison.
Les prodromes peuvent y êlre discrels, puisque l’affection évolue en général plus lentement ; les troubles digestifs par exemple peuvent ne faire qu'une vague apparilion, surtout si les malades n'ont pas d’antécédents alcooliques.
La recherche des troubles nerveux importe dans l'espèce ; les fourmillements, les ‘crampes, les révasseries élant dus surtout à l’intoxicalion alcoolique.
L'amaigrissement, l’apparilion de l’ascile sont en général moins rapides dans la cirrhose syphilitique, et l'effet d'un traitement se fait heureusement ressentir sur la reproduction du liquide après la ponction.
Les douleurs liées à la périhépalite seraient plus fré-
quentes.