L'OUVRIÈRE, FILLE, FEMME OU VEUVE
Le sort de la femme est encore plus intéressant que celui de l'homme, parce qu'elle est faible et sujette
à des interruptions de travail, en vertu des lois de la nature. Elle a droit à plus de solidarité et à plus d'humanité.
Enfant, elle ne doit être employée qu'à des travaux légers, de douze à seize ans, et seulement en famille.
De seize à dix-huit ans, elle peut commencer un travail régulier, selon ses forces, sans excéder six heures par jour.
A partir de dix-huit ans elle entre dans le cadre de tous les travailleurs. Elle a droit au syndicat spécial ou commun avec les hommes ; elle a droit, comme eux, aux versements patronaux pour la retraite, et elle doit être soumise aux mêmes obligations.
Mariée à un ouvrier, elle ne pourra pas toujours continuer son labeur, ou sera obligée de le suspendre un certain temps. Peut-être aussi n'aura -t-elle jamais été ouvrière.
Si elle n'a pas été ouvrière, et ne le devient pas, c'est au mari seul à verser pour la retraite de sa femme.
Sicile l'a été ou si elle le devient, elle est dans le cadre de tous les travailleurs ; mais il peut se faire qu'à de certains moments, et pour une période assez longue, elle doive abandonner le travail, absorbée par les soins du ménage, de la maternité et do la première éducation.
Si l'interruption est de courte durée, le mari ou la caisse de mutualité pourraient verser pour elle selon le cas.
L'Etat pourrait intervenir aussi, pour favoriser l'augmentation de la population. Il encourage l'élevage des chevaux ; celui des enfants est cependant plus intéressant. Il pourrait donc faire tout ou partie
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