‹ Cite? futureChapitre 8 sur 47 · LE DROIT AU SYNDICAT · texte numérisé non relu

LE DROIT AU SYNDICAT

Tout travailleur a le droit essentiellement naturel de s'associer à ses collègues, camarades ou confrères pour arriver collectivement à la défense des droits individuels, et pour s'entraider mutuellement. Aucune raison valable ne peut être opposée à ce principe. Les instituteurs, les employés des Postes et Télégraphes, les employés de ministère, les employés de chemin de fer ont le droit de se syndiquer, aussi bien que les mineurs, les tisserands et les fumistes. Ce qu'ils n'ont pas le droit de faire, c'est de manquer à leur fonction, quand elle représente un service public, au lieu de soumettre leurs réclamations à un tribunal arbitral.

Tant que ce tribunal n'existera pas pour les services publics, tant que patrons et ouvriers, dans les entreprises particulières, n'accepteront pas d'avoir recours à des arbitres indépendants pour trancher leurs différents, la grève, sorte de guerre civile, sera nécessairement Vultima ratio des faibles, leur suprême ressource.

Les conseils de prud'hommes ne remplissent pas entièrement ce but et ne donnent pas le même résultat-

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