VISITES ACADÉMIQUES
lière. Ce ne pouvait être Tœuvre de Dubouloir. Hier, à deux heures, à la terrasse d'un café, ai aperçu mon ami qui buvait une petite fine. D'est toujours merveille de voir avec quelles iélicatesses infinies les doigts épais d'un gros tiomme manient les petits verres de liqueur.
— Eh bien ! me cria Dubouloir, je suis ravi ! l'en suis à ma vingtième visite I Tu sais que ces messieurs sont tout à fait aimables. Jules Lemaître est un causeur! Je ne te dis que ça. [)e Vogiié est un charmant garçon.
— Et combien auras-tu de voix?
— Aucune, dit Dubouloir. Ah I ça, tu plaijantes, ou tu me prends pour une poire? L'esentiel, pour moi, est d'être bien reçu par ces messieurs, comme je suis reçu d'ordinaire, 3omme je sais me faire recevoir. Je leur parle ie mon petit bouquin : Les Raisins noirs; puis, ,out doucement, de la question des vignobles. 2t je ne m'en vais pas sans leur placer une petite barrique de Saint-Emilion, ou un panier le tisane de Champagne.