‹ Civilisation et barbarieChapitre 21 sur 38 · SOCIABILITÉ · texte numérisé non relu

SOCIABILITÉ

La société du moyen âge ètail composée des débris de mille autres sociétés. Toutes les formes de liberté et de servitude se rencontraient; la liberté monarchique du roi , la liberté individuelle du prêtre , la liberté privilégiée des rois , la liberté représentative de la nation , l'esclavage romain , le servage barbare , la servitude de l'aubaine.

(Chàtbaubhiatsd.)

Facundo possède la Rioja comme arbitre et maître absolu : il n'y a pas d'antre voix que la sienne , pas d'autre intérêt que le sien. Gomme il n'y a pas de lettres , il n'y a pas d'opinions diverses ; la Rioja est une machine de guerre qui ira où on la mènera. Jusqu'ici Facundo n'a rien fait de nouveau , sans doute ; c'était là ce qu'avaient fait le docteur Francia, Ibarra, Lopez, Bustos , ce qu'avaient tâché de faire dans le nord Araos et Guëmes : détruire tous droits pour faire valoir le sien propre. Mais un monde d'idées, d'inté-

FACU3D0 QUIROGA.

rêts contradictoires s'agitait en dehors de la Rioja, et la rameur lontaine des discussions de la presse et des partis arrivait jusqu'à sa résidence dans les Uanos. D'un autre côté , il n'avait pu s'élever sans que le bruit produit par l'édifice de la civilisation qu'il détruisait s'entendit au loiti et que les peuples voisins portassent leurs regards sur lui. Son nom avait franchi les limites de la Rioja; Rivadavia (1) l'invitait à contribuer à l'organisation de la république , Bustos et Lopez à s'y opposer ; le gouvernement de S an -Juan se vantait de le compter parmi ses amis, et des hommes inconnus venaient aux Uanos le saluer et lui demander son appui pour tel ou tel parti Là république argentine présentait, à cette époque un tableau animé et intéressant, Tous les Intérêts, toutes les idées , toutes les passions s'étaient donné rendei-vous pour s'agiter et faite dti brùlt. Ici un partisan qui ne voulait avoir rien de commun avec la république ; là un peuple qui ne demandait qu'à sortir de son isolement; ailleurs un gouvernement qui transportait l'Europe en Amérique ; plus loin un autre qui haïssait jusqu'au nom de Civilisation ; dans quelques parties on réhabilitait le saint tribunal de l'inquisition , dans d'autres op déclarait la liberté de conscience , le premier des droits de l'homme ; les uns criaient fédération , les autres gouvernement central ; chacune de ces diverses phases avait des passions et des intérêts très-forts, invincibles dans leur appui. Il me faut éclairer un peu ce chaos, pour montrer le rôle qui échut à Quiroga et la grande

(\) V. UftotëdO, à la fin de fôuvhigc.

FACIWDO giTIROGA. 123

œuvre qu'il devait réaliser. Pour peindre le commandant de la campagne qui à'emparé de la ville et Unit par l'annuler, j'ai dû décrire le sbl argentin , les habitudes qu'il ehgendre , les carictères qu'il développe. Maintenant * pour montrer Quiroga sortant de sa province et proclamant un principe , une idée , puis la portant partout à la pointe de la lance » je dois tracer la carte géographique des idées et des intérêts qui s'agitent dans les villes* A cette fin 4 il me faut examiner deux villes * daûs chacune desquelles prédominaient les idées opposées , G6rdova et Buenos* Ay res , telles qu'elles existaient en 4825.

GÔRDOVA*

Gôrdpva était, je ne dirai pas la ville la plus coquette de l'Amérique, parce qu'elle s'en offenserait dans sa gravité espagnole , mais une des villes les plus gentilles du continent Située dans un creux que forme on terrain élevé que Ton nomme los Altos , elle s'est vue forcée de se replier sur elle-même, de se rassem- I hier et de réunir tous ses édifices réguliers. Le ciel est très-pur, l'hiver sec et tonifiant, l'été chaud et orageux. Yers l'orient, elle a une superbe promenade de formes capricieuses, d'un coup d'œil magique. Elle consiste en un étang carré, dans un chemin spacieux qu'ombragent de vieux saules d'une dimension colossale. Chaque côté a une cuadra (1) de long, enfermée dans une grille de fer forgé , avec d'énormes portes au

(1) V. la note Q, à la fin de l'ou virage.

FACINDO QUÏBOGA

centre des quatre côtés, de manière que la promenade est une prison enchantée dans laquelle on tourne toujours autour d'un berceau d'architecture grecque. Sur la place principale est la magnifique cathédrale d'ordre gothique, avec son énorme coupole découpée en arabesques, unique modèle de l'architecture du moyen âge que je sache exister dans l'Amérique du sud. A une cuadra , se trouvent l'église et le couvent de la compagnie de Jésus, dans la sacristie de laquelle il y a une trappe qui donne entrée dans des souterrains qui s'étendent sous la ville et vont finir on ne sait où ; on a aussi trouvé les puits où la société enterrait vivants ses coupables. Si vous voulez connaître les monuments du moyen âge et examiner la puissance et les formes de cet ordre célèbre, allez à Côrdova, où il eut un de ses plus grands établissements centraux de l'Amérique. Dans chaque cuadra de cette ville , il y a un superbe couvent, un monastère ou une maison de religieuses ou d'exercices. Chaque famille avait alors un clerc, un prêtre , nne religieuse ou un religieux ; les pauvres se contentaient de pouvoir compter parmi eux un ermite , un frère lai , un sacristain ou un clerc servant la messe. Chaque couvent ou monastère avait une cabane contiguë, où se reproduisaient huit cents esclaves de l'ordre , nègres , mulâtres et mulâtresses aux yeux bleus, rouges, rosés, à la jambe brunie comme le marbre, vraies Circassiennes ornées de toutes les grâces, ayant en outre des dents africaines, et qui servaient de pâture aux passions humaines : le tout pour la plus grande gloire et utilité du couvent auquel appartenaient ces houris.

PACITNDO QllROf.À.

En avançant un peu dans notre visite , nous trouverons la fameuse université de Cordova, fondée rien moins qu'en 1613, et dans les sombres cloîtres de laquelle ont passé leur jeunesse huit générations de docteurs tu utroque jure, discuteurs remarquables, commentateurs et casuistes. Écoutons le célèbre doyen Fanes décrire l'enseignement et l'esprit de cette fameuse université , qui a fourni pendant deux siècles des théologiens et des docteurs à une grande partie de l'Amérique. « Le cours de théologie durait cinq ans et » demi. La théologie participait de la corruption des » études philosophiques. La philosophie d'Aristote ap- » pliquée à la théologie , formait un mélange de profane et de spirituel. Des raisonnements purement » humains, des subtilités et des sophismes trompeurs, * des questions frivoles et impertinentes , voilà ce qui » vint former le goût dominant de ces écoles. » Si vous voulez pénétrer un peu plus dans l'esprit de liberté que donnait cette instruction, écoutez encore le doyen Funes : « Cette université naquit et se créa exclusive- » ment dans les mains des jésuites , qui l'établirent »dans leur collège de la ville de Gôrdova, appelé » Mâximo. » Il en est sorti des avocats très-distingués, mais aucun lettré qui n'ait été refaire son éducation à Buenos- Ayres avec les livres modernes (1).

(1) En parcourant de nouveau les pages de ce premier essai historique , l'auteur regrette que la matière renferme des défauts qu'on ne pourrait faire disparaître sans refaire le livre entier; parce qu'il deviendrait impossible de suivre la filiation des idées, La chaleur des premières années, l'impossibilité de vérifier les faits dans l'exil et les préjugés de partis ont laissé plusieurs fois des traces indélébiles. La description de Côrdova est entachée de

126 FACUNDO QL'IROGA.

Cette docte cité n'a pas encore eu jusqu'ici de théâtre public , elle n'a pas encore connu l'opéra ; elle n'a pas même de journaux ; et 1 imprimerie fcst une

ce vice capital , et l'auteur l'abandonnerait volontiers , si-elle^ne contenait certaine exagération malicieuse, sur laquelle Vappuie

le contraste de l'esprit moderne accumulé par lui sur Buenos- Ayrcs en !8?5.

L'auteur doit à là franchise amicale du docteur Alsina des rectifications sur ce point et plusieurs autres, qu'en son honneur et comme excuse, il soumet à l'examen du lecteur, donnant ainsi toute réparation possible , saris détruire l'esprit du texte original.

« Il me semble entrevoir, dit-il dans ses notes , Un défaut capital » dans ce livre, celui de l'exagération, indépendamment d'une »• certaine vitesse , sinon dans les idées , du moins dans le tour

* des locutions. Si vous ne vous proposez pas d'écrire un roman » ni une épopée, mais une véritable histoire à la fois politique, » sociale et militaire, il est de rigueur de ne pas se séparer de » l'exactitude et de la rigidité historiques , et les exagérations s'y » opposent. Vous montrez du penchant pour les systèmes , et dans » les sciences sociales, ils ne constituent pas le meilleur moyen » d'arriver à la vérité. Quand l'esprit est occupé d'une idée anté- » fleure et se propose de la faire triompher en la démontrant , il » s'expose à des erreurs notables sans s'en apercevoir. Alors , au » lieu de procéder analytiquement , au lieu d'examiner chaque » (ait on lui-même pour voir ce qu'il en pourrait déduire, et de » cet assemblage de déductions et d'observations, tirer en dernier » lieu une déduction générale ou résultat, au lieu de ce procédé, » l'écrivain emploie la synthèse, c'est-à-dire, il pose une idée

* principale, repasse autant de faits flu'U s'en présenté , non pour

* les examiner philosophiquement et en eux-mêhies , mais pour » les faire venir à la preuve de son idée favorite; pour former par » leur moyen l'édifice de son système. De là résulte naturelle- » ment que , quand il rencontre un fait qui appuie ses idées , il » l'exagère et l'ampliûe; et quand il en trouve un autre qui ne » cadre pas bien avec son système ou qui le contredit, il n'en » présente qu'un côté, le défigure ou l'interprète : de là naissent «les analogies et les applications forcées, de là les jugements » inexacts ou partiaux sur les hommes ou les événements, de » là la généralisation avec lequelle l'écrivain déduit une règle ou

* une doctrine d'un fait individuel et quelquefois accidentel , in-

ï'Af.t'NDO Qt'lROGA.

industrie qui ira pu y prendre racine. L'esprit de Cérdova, jusqu'en 1829, est monacal et scôlafctîque: la conversation des salons roule toujours sur les proces-

» signifiant en lui-même. Tout cela est une nécessité des systèmes : Ml fout leur faire beaucoup de sacrifices. Vous vous proposez de

• montrer la lutte ôictitft entre la civilisation et la barbarie, lutte doftt » les germes poussaient depuis longues années et qui* depuis longues » années, excitaient sourdement la lutte entre les campagnes et les » villes , dans laquelle , par une loi nécessaire et presque par une •fatalité, celles-là triomphèrent et devaient triompher* Je crois » qu'il peut y avoir beaucoup d'exactitude dans le fond de cette

• idée, bien qu'elle n'en ait pas dans mon humble opinion.

» Vous traitez avec dureté, sans Qu'elle le mérite, cette pauvre » ville de Cérdova. Vous ne citez pas ée faits qui justifient votre •assertion générale si forte et si sévère. Rappeler le crime •postérieur de Bustos* en 1830, serait inopportun : ce crime •prouve autre chose» mais pas celà^ Qu'en 1810» Liniers et autres

• hommes distingués , presque tous Espagnols , agissent comme •tels, ce n'est pas étonnant, et leur rencontre à Cérdova ne doit •pas s'imputer au royalisme du peuple, pas plus que l'apparition »de l'espèce d'acrostiche que vous codiez et qui put être l'œuvre "d'un individu seul. Ces preuves sortent des limites de la cir- ■ conspection de l'histoire pour justifier une accusation si positive " et si générale. Il y avait des familles du parti espagnol , comme

• il y en eut dans toutes les provinces sans en exclure Buenog-

• Ayres , et c*était naturel. Après qu'elle eut été délivrée de Li-

• Mers et compagnie , quel fait a révélé l'opposition ou la dissi- » deace de Cérdova , relativement à la révolution P Qu'a fait Cérdova

• de moins qu'aucune autre des provinces où ne sont pas arrivées *les armées espagnoles? Qu'ont fait celles-ci de plus que Cor- •dova? Elle a reçu avec décision la première armée patriote et »a prêté autant qu'elle a pq» Dès 1810 elle a fourni beaucoup de » soldats , dès 1810 elle a donné beaucoup d'hommes et de jeunes •gens qui sont devenus d'excellents officiers : Mie a donné Vêlez ■qui est mort glorieusement au Desaguadero, Leiva, Bustos, Ju- » Han et Josp Maria Paz, J. G. Echavarria , morts pour la liberté en » 1831, comme vous le dites plus loin, monclientle colonelRojas, •toi à débuté à Dèhésa èt d'attirés que je ne thé rappèilè pas à

* V. plus loin a la ûn de l'article Cordova.

FACCNDO QllROC.À.

sions , les fêtes des saints , les examens universitaires, la profession de nonnes, la réception du bonnet de docteur.

On ne peut pas dire jusqu'où cela peut influer sur l'esprit d'un peuple occupé de ces idées pendant deux siècles ; mais cette influence s'est fait sentir, on en voit quelque chose: l'habitant de Côrdova promène ses regards autour de lui et ne voit pas l'espace ; l'horizon est à quelques mètres de la place ; il sort le soir pour se promener dans la rue , et au lieu d'aller et venir dans une allée de peupliers spacieuse et longue comme Ja gorge de Santiago (1), qui élargit l'esprit et le vivifie, il tourne autour d'un lac artificiel sans mouvement et sans vie, au centre duquel est un berceau de formes majestueuses mais immobiles, stationnaire : la ville est un cloître enfermé dans des fondrières, la promenade est un cloître avec des barres de fer ; chaque île de maisons a un cloître de nonnes ou de prêtres ; les collèges sont des cloîtres ; la législation qu'on enseigne , la théologie, toute la science scolastique du moyen âge est un réduit où se renferme et s'abrite l'intelligence contre tout ce qui sort du texte et du commentaire. Côrdova ne sait pas qu'il existe sur la terre autre chose que Côrdova ; il est vrai qu'elle a entendu

» présent. Côrdova a envoyé ses députés à la première junte, et les » a envoyés depuis à tous les corps nationaux. De quelle autre manière voulez-vous qu'une province prenne part à la révolution? » De quelle manière les autres y ont-elles pris part? »

Alsina.

Le lecteur trouvera plus loin les hommes et les événements auxquels il est fait allusion dans cette note.

(1) Santiago du Chili»

FACUNDO QllROGA. 129

dire que Buenos- Ayres est par-là ; mais si elle le croit, ce qui n'arrive pas toujours , elle demande: A-t-elle une université? C'est probablement d'hier: voyons, combien a-t-elle de couvents ? A-t-elle une promenade comme celle-ci? Alors, ce n'est rien.

! ' Dans quel auteur étudiez-vous la législation là-bas ? demandait le grave docteur Gijena à un jeune homme Buenos- Ayres? — Dans Bentham (1). — Dans qui, tes-vous? dans Benthancito (2) ? Et il montrait du t la dimension du volume in-12 de l'édition de am.

Dans Benthancito \ Dans un de mes écrits, il y plus de doctrine que dans ces agenda. Quelle université et quels pauvres docteurs ! — Et vous , dans qui étudiez vous, aujourd'hui? Eh! le cardinal de Lucques? — Que dites vous? — Dix-sept volumes in-folio.

Il est vrai que le voyageur qui s'approche de Côrdova cherche à l'horizon, sans la trouver, la ville sainte, la ville mystique, la ville avec le chapeau et le bonnet de docteur. Le muletier l'avertit enfln en fixant les yeux sur le sol, et il voit se dresser à peu de distance une, deux, trois,... dix croix suivies des coupoles et des tours des nombreux temples qui décorent cette Pompeia de l'Espagne du moyen âge.

Pour le reste , le peuple de la ville composé d'artisans, participait de l'esprit des classes élevées; le maître cordonnier se donnait les airs de docteur en chaussure et vous adressait un texte latin en vous pre-

(1) V. la note NN, a la lin de l'ouvrage.

2) Diminutif de Denlham, par dérision.

nant gravement la mesure ; le ergo courait les cuisines et se trouvait dans la bouche dç tous les mendiants et les fous de la ville , et toute dispute entre les crocheteurs prenait le ton et la forme de conclusions. Ajoutez à cela que pendant toute la révolution , Côrdova a été l'asile de tous les Espagnols maltraités dans toutes les autres parties. Quelle brèche pouvait faire la révolution de 1810 chez un peuple élevé par les jésuites et cloîtré, par la nature , l'éducation et l'art? Quelle application pouvaient rencontrer les idées révolutionnaires , filles de Rousseau, Mably et Voltaire, si par hasard elles traversaient la pampa pour descendre la catacombe espagnole dans ces têtes disciplinées par le péripatétique pour faire face à toute idée nouvelle , dans ces intelligences qui, comme leur promenade, avalent une idée immobile au centre, entourée d'un lac d'eau morte qui l'empêchait de pénétrer jusqu'à elles?

Vers l'année 1816, l'illustre et libéral doyen Fuuesil) chercha à introduire dans cette vieille université les études jusqu'alors délaissées : les mathématiques , les langues vivantes, le droit public, la physique, le dessin et la musique. La jeunesse de Côrdova commença dès lors à faire entrer ses idées dans des voies nouvelles, et les effets ne tardèrent pas à s'en faire sentir; nous en parlerons dans une autre partie, parce que nous ne faisons maintenant que caractériser l'es* prit mûr, traditionnel qui prédominait alors.

La révolution de 1810 trouva dans Côrdova les

(1) V. la note PP, à la ûn de L'ouvrage.

FÀCIÎNDO QUlflOGA. 151

oreilles fermées à son appel , au moment où toutes les provinces répondaient en même temps au cri : aux armes ! à la liberté ! C'est à Côrdova que Liniers se mit à lever des armées pour aller à Buepos-Ayres faire justice de la révolution ; c'est à Côrdova que la junte envoya un de ses membres, et ses troupes décapiter l'Espagne. Côrdova enfin , offensée de l'outrage et espérant vengeance et réparation, écrivit de la docte main de l'université et dans la langue du bréviaire et des commentateurs cet anagramme célèbre, qui signalait en passaqt la tombe des premiers royalistes sacrifiés sur les autels de la patrie :

«odriguez, o rellana , S oreno', < Rende, miniers, ooncba(i).

En 1820 , une armée se soulève à Arequito et son chef (de Côrdoba) abandonne le drapeau de la patrie et s'établit paisiblement à Côrdova qui se flatte d'a*voir enlevé une armée au pays. Bustos crée un gouvernement colonial sans responsabilité, introduit l'étiquette de la cour, le quiétisme séculier d'Espagne, et ainsi préparée , Côrdova arrive à Tannée 1825 % oii l'on parle d'organiser la république et de constituer la révolution et ses conséquences.

(1) Concha, Liniers, Allende, Moreno, Orellana, Rodrigucz, voir pour ees noms la note QQ, à la lin de l'ouvrage.

152 FACUNDO QU1ROGA.

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