BARRANCA- Y ACO
(22 février 1835.)
Le feu qui a si longtemps embrasé l'Albanie vient de s'éteindre. Tout le sang rouge a été lavé et les larmes dè nos descendants se sont 9échées. Nous sommes unis maintenant par le lien de la fédération et de l'amitié.
{Colden'n hittory of tix nation$.)
s Le vainqueur de la Ciudadela a repoussé les derniers soutiens du système unitaire hors des bornes de la république. Les mèches des canons sont éteintes et les chevaux ont cessé de troubler de leurs pas le sifence de la pampa. Facundo est retourné à San-Juau, et son armée s'est débandée, non sans convertir en effets de Tucuman les sommes arrachées par la vioknce à ses concitoyens. Que reste-t-il à faire ? La paix est maintenant la condition normale de la république comme l'avait été avant un état perpétuel de guerre et d'oscillation.
L es conquêtes de Quiroga avaient fini par détruire
FACINDO QtIROGA.
tout sentiment d'indépendance dans les provinces, toute régularité dans l'administration. Le nom de Facundo remplissait le vide des lois; la liberté et l'esprit de ville avaient cessé d'exister, et les caudillos de provinces s'étaient résumés en un général pour une partie de la république. Jujui, Salta, Tucuman, Catamarca, la Rioja , San-Juan* Mendoza et San-Luis reposaient plutôt qu'elles ne se remuaient sous l'influence de Quiroga.
Je le dirai tout d'une fois : le fédéralisme avait disparu avec les unitaires, et la fusion unitaire la plus complète venait de s'effectuer à l'intérieur de la république dans la présence du vainqueur. Ainsi donc l'organisation unitaire que Rivadavia avait voulu donner à la république et qui avait occasionné la lutte venait se réaliser dans l'intérieur, à moins que, pour mettre ce fait en doute, nous ne concevions qu'il puisse exister une fédération de villes qui ont perdu toute spontanéité et sont à la merci d'un caudillo. Cependant la déception des paroles usuelles, les faits sont si évidents , qu'ils ne laissent aucun doute. Facundo parle avec mépris à Tucuman de cette fédération si vantée; il propose à ses amis de nommer un individu des provinces président de la république, indique pour candidat le docteur D. José Santos Ortiz, ex-gouverneur de San-Luis, son ami et secrétaire. « Ce » n'est pas un gaucho brutal comme moi : c'est un » docteur et un homme de bien, — dit-il, — surtout, » V ho m me qui sait rendre justice à ses amis mérite » confiance. » Comme on le voit, Facundo, après avoir dispersé les unitaires et les docteurs, reprend sa pre-
FACCNDO QUIROGA
mlère idée qu'il avait avant d'entrer dans la lutte , sa décision pour la présidence et sa conviction de la nécessité de mettre de Tordre dans les affaires de la république. Il est vrai qu'il est assailli par quelques doutes : « Maintenant , général , » lui dit quelqu'un , • la nation va se constituer sous le régime fédéral. — » Hum, » répondit-il en remuant la tête, « il y a encore » des chiffons à battre (1),» et il ajoute d'un*air significatif : « Les amis d'en bas (2) ne veulent pas de » constitution. » Il répondait ainsi depuis Tucuman. Quand il lui arriva des communications de Buenos- Ayres et des journaux qui annonçaient les avancements en grades donnés aux officiers généraux qui avaient fait la stérile campagne de.Côrdova , Quiroga dit au général Huidobro : « Voyez s'ils m'ont seule- » ment envoyé deux titres en blanc après que nous > avons, nous autres, fait tout par nous-mêmes. Il » aurait fallu pour cela que mes officiers fussent por- » tenos. »
Il apprend que Lopez a en son pouvoir son cheval arabe sans le lui envoyer, et il se met en fureur à cette nouvelle. « Gaucho voleur de bœufs , » s'écriet-il , « le plaisir d'être bien monté va te coûter cher ! n Et comme les menaces et les injures continuaient , Huidobro et les autres chefs s'alarmaient de l'indis-
(1) Todavia haitrapitos que machucar, phrase vulgaire prise de la manière de laver du peuple en frappant le linge , et qui veut dire qu'il y a encore des difficultés à vaincre.
(2) Désignation tirée de la position géographique. Pueblos de tàajo , peuples d'en bas: c'est Buenos-Ayres ; pueblos de arriba , peuples d'en haut: c'est Tucuman, Saîta, Jujuy, etc..
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crétion avec laquelle il se répandait d'une manière aussi publique.
Quelle est la pensée secrète de Quiroga? Quelles ! idées le préoccupent dès ce moment? Il n'est gouverneur d'aucune province , ne conserve pas d'armée sous les armes ; il ne lui restait que des armes et un nom reconnu et craint dans huit provinces. A son pas- j sage par la Rioja, il a laissé cachés dans les bois tous les fusils , les sabres et carabines qu'il a pu recueillir dans les huit provinces qu'il vient de parcourir; il y a plus de douze mille armes : il reste en dépôt dans la ville un parc de vingt-six pièces d'artillerie avec d'abondantes provisions de munitions et bagages ; seize cents chevaux de choix vont paître dans la quebrada de Uaco , immense vallée fermée par une gorge étroite. Outre que la Rioja est le berceau de son pouvoir, c'est encore le point central des provinces qui sont sous son influence. Au moindre signal; cet arsenal peut approvisionner douze cents hommes. Et que l'on ne croie pas que l'action de cacher les fusils dans les bois soit une fiction poétique. Jusqu'en 1841 , on a déterré des dépôts de fusils, et l'on croit encore, quoique sans fondement, que l'on n'a pas encore déterré toutes les armes alors cachées sous terre. En 1830, le général Madrid s'empara d'un trésor de trente mille piastres appartenant à Quiroga , et on en annonça bientôt un autre de quinze. Quiroga lui écrivait plus tard lui portant à sa charge trente-neuf mille piastres que, selon ce qu'il disait, contenaient ces deux cachettes qu'il avait sans doute laissées, entre autres, à la Rioja dès avant la bataille d'Oncativo, en
même temps qu'il mettait à mort et tourmentait tant de citoyens, afin de leur arracher de l'argent pour la guerre. Quant aux vraies quantités cachées , le général Madrid a soupçonné depuis que l'assertion de Quiroga fût exacte ; car celui qui les avait découvertes étant devenu prisonnier, offrit dix mille piastres pour sa liberté, et ne l'ayant pas obtenue, se suicida en s'égorgeant. Ces faits éclaircissent trop la question pour se dispenser de les rapporter.
L'intérieur avait donc un chef; et le vaincu d'Oncativo, auquel à Buenos-Ayres on n'avait pas confié d'autres troupes que quelques centaines de malfaiteurs , pouvait se regarder maintenant comme le second au pouvoir, sinon le premier. Pour rendre plus • sensible la scission de la république en deux parties, tes provinces de la Plata avaient conclu un arrangement ou fédération, par lequel elles se garantissaient mutuellement leur indépendance et leur liberté; il est vrai que le fédéralisme féodal y existait fortement constitué en Lopez de Santa-Fé, Ferré, Rosas, chefs-nés des peuples qu'ils dominaient, parce que Rosas commençait déjà à avoir de l'influence comme arbitre dans les affaires Publiques. Par la victoire sur Lavalle, il avait été appelé au gouvernement de Buenos- Ayres , dont il s'acquitta jusqu'en 1832 avec la régularité qu'aurait pu y apporter n'importe quel autre. Je ne dois pas omettre un fait que je considère comme un antécédent nécessaire. Rosas sollicita dès le principe l'investissement de facultés extraordinaires , et il est impossible de détailler la résistance faite par ses partisans de la ville. H lçs obtint cependant à force de prières et de séduc-
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tions , pour tout le temps que durerait la guerre de Côrdova, après laquelle revinrent les exigences pour le faire se dépouiller de ce pouvoir illimité. La ville de Buenos -Ayres ne concevait pas alors, quelles que fussent les idées qui divisaient ses politiques , comment il pouvait exister un gouvernement absolu, Rosas cependant résistait en douceur, habilement. « Ce n'est » pas pour en faire usage,» disait-il, «mais parce » que, comme dit mon secrétaire Garcia Zuriiga, il » faut que le maître d'école ait le chicote (fouet) à la » main pour que son autorité soit respectée. » Cette comparaison lui avait paru irréprochable, et il la répétait sans cesse. Le citoyen, c'étaient les enfants; le gouverneur, l'homme, était le maître. L'ex-gouverneur ne descendait pas (1) jusqu'à se confondre avec les ci-
(1) Il n'y eut pas d'exigence, de circonstance qui le forçât à rendre compte de l'usage qu'il avait fait de son pouvoir illimité , et il ne le rendit jamais; et , par conséquent, ce compte rendu n'aurait pu satisfaire tout le monde. On se sera trompé de sujet. H demanda des facultés extraordinaires en 1830 , et la salle de ses amis les lui donna avec beaucoup de plaisir ; la campagne se termina, mais personne ne se souvint de lui en demander compte, et encore moins de lui demander de cesser. Ainsi, à la fin de 1832, au bout de ses trois années , il fit passer à la sala une note exposant que, pour faire les réformes et règlements que demandait le pays, il fallait fortifier l'action du gouvernement, lui donner plus de durée et de fixité, etc.. On passa cette note à une commission, qui présenta un projet hardi, qui proposait, il est vrai, la dictature pour cinq ans, qui s'établit ensuite en 1835. Alors s'ouvrit la mémorable discussion dans laquelle la sala eut pour la première fois le mérite et le courage de parler à demi-mot et de repousser le projet in totum. Rosas s'enfuit , mais il fallut dévorer l'affront. On le réélut , et il ne voulut pas , s'en fut à l'expédition du sud, afin d'avoir toujours une armée et de voir venir : on élit alors Balcarce j et il arriva ce que vous savez (V, la note g , à la
FACUNDO QUIROGÀ. 257
loyens, l'œuvre de tant d'années de patience et d'action était sur le point de se terminer ; la période légale pendant laquelle il avait exercé le commandement lui avait permis d'apprendre tous les secrets de la citadelle, il connaissait ses avenues , ses points mal fortifiés , et s'il sortait du gouvernement , ce n'était que pour pouvoir le prendre d'assaut du dehors, sans restrictions constitutionnelles, sans entraves, sans responsabilité. Il laissait le bâton, mais il s'armait de Tépée , et laissait ensuite l'un et l'autre pour la hache et les verges, ancien insigne des rois romains. Une puissante expédition, dont il s'était nommé chef, s'était organisée pendant la dernière période de son gouvernement, pour assurer et agrandir les limites de la province vers le sud, théâtre des fréquentes incursions des sauvages. On devait faire une battue générale sur un plan grandiose; une armée composée de trois divisions agirait sur un front de quatre cents lieues , depuis Buenos-Ayres jusqu'à Mendoza. Quiroga devait commander les forces de l'intérieur, pendant que
fin de l'ouvrage). Il y a encore une grande erreur à dire qu'il fut prudent et modéré dans l'usage qu'il Ht de la dictature. Je supprimerai divers faits et incidents ; mais le fusillement barbare de tant d'officiers et de citoyens à San-Nicolas et au Salto? et le fusillement arbitraire, sans ombre de jugement, de Cos à San-José de Flores , et le grand nombre d'exilés , d'emprisonnés et de détenus sur les pontons en 1831 ? Et les dix-neuf hommes dont la justice ordinaire suivait la cause, arrachés aux juges , conduits à Flores e t fusillés tous ensemble par son ordre? Et le fusillement atroce *t félon de Mdntero? Et remarquez la circonstance aggravante de ^ que, quand il commit de sang-froid ce grand crime, son gouvernement commençait à peine; car ce fut en 1830, quand il avait pas encore de facultés extraordinaires. Alsina.
FACL'NDO QUIROGA,
Rosas' suivrait la côte de l'Atlantique avec sa division. Le colossal et l'utile de l'entreprise cachaient aux yeux du vulgaire la pensée purement politique qui se cachait sous un voile si spécieux. Effectivement, quelle chose plus belle qu'assurer la frontière de la république vers le sud, en choisissant une grande rivière pour limite avec les Indiens et la gardant par une chaîne de fortifications, dessein nullement impraticable et qui avait été lumineusement déroulé dans le voyage de Cruz depuis la Conception?
Mais Rosas était bien loin de s'occuper d'entreprises qui ne tendissent qu'au bien de la république. Son armée fit une promenade militaire jusqu'au Rio-Golorado; marchant lentement et faisant des observations sur le terrain, le climat et les autres circonstances du pays qu'elle parcourait. On détruisit quelques cabanes d'Indiens, on fit quelques pauvres prisonniers ; à cela se bornèrent les résultats de cette pompeuse expédition, qui laissa la frontière sans défense comme elle était jusqu'alors et comme elle est encore aujourd'hui. Les divisions de Mendoza et de San-Luis eurent des résultats encore moins heureux et retournèrent, après une excursion stérile, dans les déserts du sud. Rosas arbora alors pour la première fois son pavillon rouge en tout semblable à celui d'Alger ou du Japon, et se fit donner le titre de héros du désert, qui venait corroborer celui qu'il avait déjà obtenu d'illustre restaurateur des lois, de ces mêmes lois qu'il se proposait de saper parla base (1).
fl) Des estancieros du sud de Buenos-Ayres m'ont affirmé de-
FÀCUÎfDO qlirooa.
Facufido, trop pénétrant pou? se laisser batluciner sur l'objet de la grande expédition, resta à San-Juan jusqu'au retour des divisions de l'intérieur. Celle de
puis que l'expédition assura les frontières en éloignant les Barbares non soumis , et soumettant beaucoup de tribus , qui ont formé une barrière qui met les estancias à l'abri de leurs incursions, et que , grâce à ces avantages, la population a pu s'étendre au sud. La géographie a fait aussi d'importantes conquêtes par la découverte de territoires Jusqu'alors inconnus et l'éclaircissement de beaucoup de peints douteux. Le général Pacheco fit une reconnaissance du Rio-Negro, où Rosas se fit adjuger l'île de Choelechel , et la division de Mendoza découvrit tout le cours du Rio- Salado, jusqu'au point où il se jette dans la lagune de Jauquenes (urre-lauquen ( lac amer ) ). Mais un gouvernement intelligent aurait assuré cette fois pour toujours les frontières du sud de Buenos-Ayres. Le Rio-Colorado , navigable depuis un peu audessous de Cobu-Sebu , à quarante lieues de Concepcion , où le traversa le général Cruz , offre dans tout son cours , depuis la cordillère des Andes jusqu'à l'Atlantique, une frontière à peu de frais infranchissable pour les Indiens. Quant au résultat pour la province de Buenos-Ayres , un fort établi sur la laguna del Monte , dans laquelle se jette l'arrayo Guamini , soutenu par un autre dans les environs de la laguna de las Salinas , vers le sud ; un autre à la sierra de la Ventana, jusqu'à s'appuyer sur le fort Argentin , à Bahia Blanca , auraient permis de peupler l'immense espace de territoire qu'il y a entre ce dernier point et le fort de l'Independencia dans la sierra de Jandil , limite de la population de Buenos-Ayres, au sud. Pour compléter ce système d'occupation , il fallait en outre établir des colonies agricoles à Bahia- Blanca et à l'embouchure du Rio-Colorado , de manière qu'elles servissent de marché pour l'exportation des produits des pays circonvoisins; car toute la côte intermédiaire jusqu'à Buenos-Ayres manquant de ports , les produits des estancias plus avancées au sud, se perdent par l'impossibilité de transporter les laines, suifs, cuirs y cornes , etc., sans en perdre la valeur en fret. La navigation et la population du Rio-Colorado à l'intérieur donneraient, outre les produits qu'il peut faire naître , l'avantage de chasser les sauvages peu nombreux , qui resteraient coupés vers le nord, en leur faisant chercher le territoire au sud du Colorado. Bien loin que les frontières soient assurées d'une manière per-
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.Huidobro, qui était entrée dans le désert en face de San-Luis, marcha en direction de Côrdova, et à son approche, fut suffoquée une révolution à la tête de laquelle étaient les Castillos, et qui avait pour but d'enlever le gouvernement aux Reinafés qui obéissaient à l'influence de Lopez. Cette révolution se faisait dans les intérêts et sous l'inspiration de Facundo; les premiers chefs commencèrent à San-Juan, résidence de Quiroga ; et tousses fauteurs, Arredondo,Camârgo, etc., étaient ses partisans décidés. Les journaux de l'époque ne dirent rien cependant sur les relations de Facundo avec ce mouvement ; et quand Huidobro se retira à ses cantonnements et qu'Arredondo et autres partisans furent fusillés, il ne resta rien à faire ou à dire de ces mouvements, parce que la guerre que devaient se faire les deux fractions de la république, les deux caudillos qui se disputaient sourdement le commandement, de-
manente, les Barbares, depuis l'époque de l'expédition au sud, ont envahi et dépeuplé toute la campagne de Côrdova , jusqu'au bord même du Rio-Tercero , et celle de San-Luis jusqu'à San- Jose del Morro, qui est en latitude avec la ville. Les deux provinces vivent depuis lors dans une alarme continuelle , avec des troupes constamment sous les armes, ce qui, avec le système de déprédation des gouvernements , fait une plaie plus ruineuse que les incursions des sauvages. L'élève des bestiaux est un commerce presque éteint , et les estancieros hâtent son extinction pour se délivrer enfin des exactions des gouvernements d'un côté et des déprédations des Indiens de l'autre.
Par un inexplicable mélange de politique « Rosas défend aux gouvernements de la frontière d'entreprendre aucune expédition contre les Indiens, les laissant envahir le pays périodiquement et ravager plus de deux cents lieues de frontières. Voilà ce que Rosas n'a pas fait comme il eût dû le faire dans l'expédition si vantée au sud, dont les résultats ont été éphémères, laissant subsister le mal , qui a pris depuis plus de gravité qu'avant.
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vait être une guerre d'embuscades, de pièges et de trahisons. C'est un combat muet, dans lequel ce ne sont pas des forces qui se mesurent mais de l'audace d on côté, de l'astuce et de l'adresse de l'autre. Cette lutte entre Quiroga et Rosas est peu connue , bien qu'elle embrasse une période de cinq années. Tous deux se détestent, se méprisent, ne se perdent pas de vue un moment, parce que chacun d'eux sent que sa vie et son avenir dépendent du résultat de ce jeu terrible.
Je crois opportun de mettre sous les yeux un tableau de la géographie politique de la république depuis 1822, pour que le lecteur comprenne mieux les mouvements qui commencent à s'opérer.