NE L S IE
Je n'ai jamais rien fait de si vilain !
Mme DE SAINTE-lirCïE.
Non, ma bonne; parce que tu ne m'as pas quittée une minute, et que ma surveillante tendresse fa dicté presque mot à mot , depuis que tu sais parler, la meilleure manière de te conduire ; mais il n'en est pas de même de ta sœur , que de malheureuses circonstances m'ont forcée d'éloigner de moi.
Rends grâce à la fortune , qui fa favorisée ; mais sois indulgente pour les défauts des autres.
Je continue; écoute, et ne m'interromps pas.
La malpropreté sur soi , très nuisible en elle - même pour la santé et la beauté, donne encore une idée désavantageuse d'un enfant : on le croit saie, paresseux, mal élevé; le plus joli cesse de
plaire ; on l'évite même , lorsqu'il a les mains et le visage terreux ; que ses vêtemeiis sont remplis de taches; qu'il oublie de se moucher ; qu'il est barbouillé jusqu'aux oreilles, et qu'il est enfin semblable aux petits pauvres qui courent dans les rues.
Ce n'est pas encore assez de ne point choquer la vue* il faut avoir le plus grand soin de ne jamais parler d'objets malpropres, ni se servir de termes dégoûtans et grossiers qui répugnent aux personnes polies.
ïl faut éviter aussi de se nettoyer les dents devant le monde ; de se faire les ongles , de se laver les pieds ou les mains; on ne doit pas même s'habiller sans en avoir auparavant demandé la permission.
Quand on a pourvu à tout ce que
F. là et
la décence et la propreté exigent , on doitfairesa prière à genoux, les mains jointes, les yeux baissés, avec attention et recueillement , afin de demander à Dieu les grâces dont on a besoin pour l'âme et pour le corps, tant pour ses parens que pour soi-même.
Quand on est en prière, soit â l'église, soit à la maison, il faut éviter de tourner la tête à droite et à gauche ; mais avoir un maintien qui annonce que Ton est en présence d'un Dieu souverainement grand, souverainement puissant , devant lequel on ne sauroit être avec assez de respect et d'humilité.
Lorsqu'on a satisfait â ses devoirs envers Dieu, on va saluer son papa et sa maman, leur souhaiter le bonjour et s'informer de leur
santé ; ensuite on exécute avec douceur et diligence ce qu'ils ordonnent, soit que la chose paroisse agréable ou non.
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