SCENE I
ALFRED , LAJAUNAY , CLAIRE D'ALBE , M™* L V- JAUNAY, SOUFFLOT, la Société.
( Tout If monde , après l'entrée de Claire, redescend le théâtre , de manière à empêcher Alfred d*étre vu. )
M™'^ LAJAUNAY.
Cette bonne Clnire ! que c'est aimable d'être renne... nous commencions à désespérer.. .
CLAIRE, jetant un coup-tî'œil sur toute la société. Est-ce que toutes les personnes que vous attendez sont arrivées?
LAJATJNAr.
Mais oui. . . tontes.
CLAIRE , d'une voix altérée.
Ah ! c'est différent Je vons en demande pardon. , .
mais c'est que. . . moi. . . je ne sois venue qu'en visite. ( Elle se retourne , voit Alfred qui la salue. ) ALFRED , à part.
Elle m'a vu!
CLAIRE
Mais c'est e'gal, avec des amis. . . on est si bien!
De'cide'ment , je ue vous quitterai pas,
M™® LAJATTNAY.
A la bonne heure, donc. . . Allons, Messieurs, la main à ces dames, une promenade clans Is jardin. • . Quant aux chanteurs, qu'ils se me'nagenl ; on fera de la musique ce soir.
SOrFFLOT.
C'est ça , concert danaatenrs; une véritable exécution . . . ( Bas.^ pour nos oreilles.
ALFRED , à part.
Allons , Lajaunay va s'emparer d'elle, à présent.
LAJAUNAT, achevant de parler, bas à Clare. Oui, Madame, je vous en prie encore; parlez - lui. . . pour mon repos. . . je vais le faire rester avec vous.
CLAIRE, 7)05
Mais, Monsieur...
LAJAUNAY, bas.
Ah! vous me l'avez promis. {Haut.) Madame d'Albe est fatiguée, elle reste ici... quelqu'un lui tiendra compagnie.
SOUFFLOT
Oui. . . moi. . . avec plaisir.
LAJAUNAY.
Non, Soofflot, j'ai besoin devons pour faire les honneurs ; vous êtes Pâme des fêtes . . . mais ( Montrant Alfred. Monsieur , par exemple ... ( Surprise d'Alfred. )
De grâce !
LAJAUNAY, ^«5.
Laissez donc. . . c'est spirituel, ce moyen là , ça n'a pas air . . .
ALFRED
Je suis à vos ordres, Monsienr, et si Madame veut me permettre.. , .
CLAIRE
Pardon. . je ne voudrais pas. . . c'est peut - être indiscret.
ALFRED, hésitant.
Madame . . .
LAJATTNAY.
Eh! non, au contraire. {Bas.) N'insistez donc pas. ( Haut. ) Il doit me remercier , même. ALFRED, à part.
A la bonne heure, je reste.
SOUFFLOT, offrant la main à madame Lajaunay. Madame, si à défaut d'une autre plus agréahle. . , {Elle lui lance un coup-cF œil dédaigneux , et prend la main d'une autre personne , qui s'est approchée. — A part. ) Oh ! oh ! quel regard! elle aussi, elle est furieuse!... Bravo! de la jalousie , du dëpit , des contrariétésjdélicieux, divin ! comme c'est champêtre!
lieprise du Cfiœur.
Plus de tristesse , etc.
( Toul le monde sort , Lajaunay fait un sigae d'intelligence à Claire. )