SCENE VI
EOurFLOT, riant.
Ah! ah! ah! qtie je vous conte... Tiens , qa'esl- ce que vous fesiez donc là ?.. .
ALFRED
Madame m'avait prie',;. .
SOUFFLOT
De lire?. . . Oui, je comprends. . . Dam ' si vos pense'es étaient ailleurs. . . peut-être que vous Lsissiez languir la conversation. .. en revanche, je viens d'en entendre une diablement animée. Devinez , Mndamr.
CLAIRE , se levant.
Oh î je ne suis pas curieuse.
SOUFFLOT
Alors, je vais vous la dire. Figurez-vous... Je descendais l'escalier. . . au bout d'un grand corridor sombre. . . j'aime assez les corridors, parce qu^nu besoin on peut dire : je passais... Tout-à-coup, j'entends dans une chambre les voix de Monsieur et madame Lajaunay. . . j'écoute.
ALFRED
Comment?. . . aux portes?
SOUFFLOT
Bah! à la campagnel... D'ailieiirs , tout n'arrivait pas à mon oreille j quelques phrases tout au plus. ( Changeant de voix.^ a Non , Madame, vous ne chanterez pas. — Mriis, Monsieur, rien qu'un duo. — Du tout, pas une note. — C'est une indignité'!. . . » Alors ifs ont fîleve' le ton , et je n'ai plus distingué les paroles.
CLAIRE
Comment?
SOUFFLOT
Il paraît que Monsieur ne veut pas que Madame citante... Il a peut-être raison... les duos, vous concevez , c'est traître... et puis une jolie femme, un jeune homme.., un aimable jeune homme.,, ;, . ».. -, ,.
CLAIPE, a\>ec inqui élude. .n^lnuri .
Et qui devait donc chanter avec elle?
Claire. 5
souPFtOT , se tournant vers Alfred, Qui ! . . . parbleu . . . Ah l les voici. ALPRED , à part.
Le bavard !