‹ Clarisse Arbois; comédie en trois actesChapitre 18 sur 72 · I CLARISSE · texte numérisé non relu

I CLARISSE

On doit l'être toujours !

Mot de femme !

Clarisse, fyaussant les épaules.

Pourquoi n'as-tu pas parlé, voyons? Ce que tu les emballes, toi, quand tu veux!

Tu trouves ?

CIIEKON

Ah! Écoute! Ce n'est pas parce que c'est toi! Mais même avant de te connaître, j'y allais quelquefois, à la Chambre! Chaque fois que je t'y ai vu!...

Ion, ne pouvant s'empêcher '/<' sourire, flatté tout de même.

'u m'as vu dans les affaires d'Arménie .'

•">li CLARISSE ARBOIS

Mais voyons! El tu as eu une <1<' cefl press

CHÉRON, avec une intimer ilr inr/d nenlie .

Bah! Une presse de début! Après ça, ils vous érëintent !

CLARISSE Quel mollasson, mon Dieu! Mais lu n'as pas de pluck, sacristi! 11 me semble, moi, avec lanl d'acquit, tant de talent, que j'aurais plus d'énergie que ça, el surtoul plus d'ambition !

CHERON

L'ambition ne vaut pas l'amour, chérie.)

Je mène bien l»'s deux de front, moi !

CflÉBON

Parce que tu es jeune!... Quand on voit le fond de l'existence !...

Ne joue donc pas les Hamlet ! Ça ne va pas à ton genre de beauté !

ciiÉRON, riant.

Tu es bote !

Et puis, c'est vieux jeu!... Moi, à ta place, je n'aurais pas de cesse, tant que je fusse ministre !

chéron, la regardant d'un air gouailleur .

Tu les as, cependant!

Quoi?

Les palmes!

Bête!

( '.HÉRON

Enfin, voyons, qu'est-ce que çà te fait?

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