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qu’if les connaîtra, m’oblige dé suspendre ma résolution ; que j’ai quelque espérance de voir tourner heureusement les affaires, sans le secours d’une démarche qui ne peut être justifiée que par la dernière nécessité, mais qu’il doit compter que je s<iuffrirai plutôt la mort que de consentir à me voir la femme de M. Solmes. »
Ainsi je me prépare à soutenir le choc de scs exclamations. Mai» à quelque réponse que je doive m'attendre, je la redout" bien moins que les événemens dont josois menacée mardi ou mercredi. Do lb, do là les craintes qui m'occupent uniquement et qui me font déjà trembler jusqu’au fond du coeur.
Dimanche , à quatre heure* aprf* midi.
Ma lettre n'est pas encore partie! Si malheureusement il ne pensait point à la prendre, et que De me voyant pas demain à l’heure où je dois paraître, il eût l'audace de venir ici, dans le doute de ce qui peut m’être arrivé, que deviendrais-je, grand Dieu I Ah I chère amie, pourquoi ai— jo eu quelque chose à démêler avec ce sexe ! moi qui menais une viesi heureuse avant que de l’avoir connu...
Dimanche , à sept heures îtn soir.
Je retrouve encore ma lettre ! Il est peut-être occupé do scs préparants pour demain ; mais il y a des gens qu’il pourrait employer. So croit-il si sûr de moi, qu’après un1 projet formé, il n’ait plus à s’embarrasser de rien jusqu’au moment do l’exécution? Il sait comment je suis assiégée. J’ignore ce qui peut survenir. Je puis tomber malade, être veillée, renfermée plus soigneusement. Notre correspondance- peut avoir été découverte. Il peut devenir necessaire de changer quoique chose au plan. La violence peut avoir fait manquer entièrement mes vues. De nouveaux doutes peuvent m’arrêter. Enfin, je puis avoir trouvé quelque expédient plus commode. Sa négligenco me cause un extrême étonnement. Cependant je ne reprendrai point ma lettre. S’il la reçoit avant l’heure marquée , olle m’épargnera la peine de lui déclarer personnellement que j’ai changé d’idée, et toutes les disputes qu’il faudrait avoir avec lui sur cet article. Dans quelque temps qu’il la prenne ou qu’il fa reçoive, fa dble fera foi qu’il aurait pu l’avoir assez tôt ; et si’ le peu de temps qui reste l'expose à quelque inconvénient,- j’ën suis fiiclléo pour lui.
Dimanche; A neuf heure*.
On est résolu, comme je l'apprends, de faire avertir madame Norton d’êlre ici mardi, pour y demeurer une semaine avec moi.
Elle sera- chargée d’employor tous ses soins pour me persuader ; ot lorsque la- violence aura terminé les embarras, son rôle sera de me consoler et de m’inspirer de la patience pour mon sort* « On s’attend, me dit insolemment- Betty, à des évenouissemene. à dbs convulsions, à des plaintes, à des cris sans nombre mais tout le monde y sera préparé, et lorsque 1k scene sera finie, elle sera Unie : je reviendrai de moi-même, quand j’aurai reconnu qu'il n’y a plus do remède.»
Lundi, i tii heures d(i matin.
O ma chère! la lettre y est encore, dons le même étal où- je l'ai laissée 1