LETTRE CLXXIV
IQSS CUUSSB BARLOVB» ▲ HISS HOWB.
Saiai,9ml.
Si TOUS approuvez, ma chère, le projet de s'adresser à mon oncle Harle?e, fe souhaiterais que ce fût le plus promptement qu*il sera possible. le suis plus mal que jamais arec M. Lovelace. Je me tiens renfermée pour ne pas le voir. L'offense à la Tériké n'est pas des plus graves. Cependant elle Test assez. 11 s'en est fallu peu qu'il ne m'ait pris .une lettre» et même une des vôtres. Mais il ne m'arriTera plus d'écrire ou de relire aucun de mes papiers dans une salle où il s'attribue le droit d'entrer. Heureusement qu'il n'en a pu lire une ligne : pas une ligne, je toos en reponds. Ainsi, soyez sans inquiétude, et comptez à l'avenir sur ma précaution.
Voici l'aventure. Le soleil donnant sur mon cabinet^ et V. Lovelace étant sorti...
Elle raconte à miss Howe comment il l'avait surprise, relisant sa latlea dans la salle à manger ; avec quelle adresse et quelle audace il en aiait pris une, et de quels efforts elle avait eu besoin pour la lui ôter, etc.
A présent, continue t-^lle, je suis plus convaincue que jamais qu*avec le pouvoir qu'il a sur moi la prudence ne me permet pas de demeurer plus long-temps avec lui. Si oies amis m'accordaient la moindre espérance \ps* Mais jusqu'à Téclaircissement que j'attends de vous, je crois devoir jouer un rôle dont je n'ai pas encore été capable : c'est d'en^ tretenir cette querelle ouverte. Une affectation de cette nature me rendra petite à mes propres yeux, car c'est marqijer plus de ressentiment que je n'en puis avouer : mais il .faut la compter entre les conséquences d'une fatale démarche que je ne cesserai jamais 4o déplorer.
Cmjossk SUmov»*