‹ Clarisse HarlowChapitre 19 sur 62 · LOfBUCB, A ■; BBLTOID · texte numérisé non relu

LOfBUCB, A ■; BBLTOID

■trdi, tSmti.

n était temps, et j'ai fort bien fait de renoncer à madame Freichfill et à sa maison. Mennell m'est venu déclarer qu*en conscience et en honnenr, il ne peut aller plus loin. Il ne voudrait pas, dit-il, pour le monde entier, servir à tromper une personne de ce mérite. Je suis un fou, messieurs, de vous avoir accordé l'honneur de la voir. Depuis ce moment, je vous trouve à tous deux des scrupules dont vous n'auriez pas été capables Ton et Tautre, si vous aviez cru simplement qu*ii fût question d'one femme.

Eh bien I je ne puis qu'y faire. Mennell a consenti néanmoins, quoiqu'avec un peu de résistance, à m'écrire une lettre, pourvu que cette démarche soit la dernière que j'exige de lui dans mon entreprise.

Je m'imaginais, lui ai-je dit, que si je pouvais introduire la femme de chambre de madame Fretchvill à sa place, il n'aurait pas d'objeciion à faire contre ce nouveau système. Non, m*a-t-il répondu ; mais n'est-ce pas une pitié... la pitoyable âme ! Ces pitiés ridicules ressemblent à celles de certaines gens, qui ne voudraient pas pour tout au monde avoir tué un innocent poulet, mais qui sont les plus avides à le dévorer lorsqu'il est tué.

Celte lettre enfin donne la petite vérole à la femme de chambre, qui Ta malheureusement communiquée à sa vaporeuse maîtresse. Les vaporeux, comme lu sais, sont la proie continuelle des maladies. Qu'on en nomme une en leur préiooce, c*est aussitôt la leur. Mais il n'est pas b^ soin de plus d'explicaiions, après ce que je t*ai fait entendre dans ma lettre précédente. La dame, par conséquent, ne peut quitter sa maison, et le rôle de Mennell est fini. Il faut abandonner ce piioyaJbU homme aux r^roches de sa conscience, mais fiour ses péchés propres, et non pour ceux d*autrui.

Sa leure est adressée à Mimeieur^ ou, dam son absence, à Maàeme latelaee. Madame m'avait refusé l'honneur de me voir et de dîner avec moi. J*éiais absent de la maison lorsque b lettre est arrivée. Elle Ta ouverio. Ainsi, toute fière ei toui impertinente qu*elle est, la voilà madame Lovelace de son consentement, jo suis ravi que la lettre soit venue avant que nous soyons entièrement réconcilié:». Peut-être aurait-elle jugé, dans un autre lenip«, que c'était quelque invention pour amener on délai. D-'ailkiiffs, nous pouvons raccommoder à présent tout à la fois 'nos

GUinSB BAILOTI. IM

fiMfdles aocfeones et noiiTeUes. Veiià ce qui s'appelle une iorentioii. Mais quelle différence, d'elle aujourd'hui, à ce qu'elle était lorsque je l'ai me pour la première fois I Que son cœur hautain duii être humilié, pour craindre de moi des délais ei pour n'avoir plus d'autre sujet de chagrin!

Je suis rentré à l'heure du dîner. Elle m'a envoyé la lettre, avec des excuses pour l'avoir ouverte. Elle l'avait fait sans réflexion. Orgueil de flemme, Belford 1 Penser à ce qu'on Cail, et retourner sur ses pas!

Je lui ai fait demander la permis^ioa delà voir sur-le-champ; mais elle souhaite que noire entrevue soit remise à demain au matin. Compte qu'avant que j'aie fini avec elle, je l'amènerai à confesser qu'elle ne peut me voir trop souvent.

Mon impatience était si vive, dans une occasion Hp^uatUndue, que je B*ai pu me défendre de lui écrire, « pour lui exprimer combien j'étais affligé de cet accident, et pour lui dire aussi que ce n'était pas une raison de difiérer le jour heureux, puisqu'il ne dépendait pas d'une maison. » (BUe le savait fort bien, dira-t-eile; et je le savais aussi.) J'ajoute que madame Fretchvill ayant la politesse de témoigner, par If. Mennell, le chagrin qu'elle a de ce aontre-temps, et le désir qu'elle aurait qu6 nous posaions un peu nous y prêter, il me semblait aussitôt que je serais le plus heureux de tous les hommes, nous pourrions aller passer deux oo troia mois de l'été au château de Médian, pour attendre qu'elle fût ré* taUie.

Je sois trompé, ai la chère personne ne prend cet accident fort à coeur. Malgré mes instanoss répétées , elle ne se relâche point sur la résolution de oe me voir que demain. « Ce sera dès six heures du matin, s*il vous platt. » Assurément , U me pknra. Comment soutenir, Belfonl, de ne la voir qu'une foiâ le jour T

Tai-je dit que j'ai écrit à miss Charlotte Montaîgu » pour lui marquer ■la surprise de n'avoir point encore reçu la réponse de milord sur un anjet ai intéressant? Je lui ai parlé , dans ma lettre , de la maison que j'allais prendre, et des délais de la vaporeuse madame Fretchwill.

C'est è contre-coeur que j'engage dans celte aflaire quelqu'un de ma famille, homme ou femme ; mais je ne puis mettre trop de sûreté dans oses mesures. Je Vois qu'ils pensent déjà aussi mal de moi qu'ils le peuvent. Tu m'avertis toi-même que l'honnête pair appréhende que je ne joue k cette admirable fille çwlqu*un de mea tn/àimeê Umr$.

Je reçois à l'inàtant une réponse de miss Cbarlotle. Cette pauvre cousine ti*esi pas bien. Elle se plaint d'un mal d'estomac. Je ne suis pas étonné que l'estomac d'une fille la tourmente ; c'est le mal de cet état. Qu'on leur donne un homme è faire enrager, elles seront soulagées de moitié, parce que leur estomac se trouve à s'exercer hors d'elles-mêmes. Pauvre Chariotte I Mais je savais qu'dle était assez mal : c'est oe qui m'a excité à lui écrire et à lui témoigner nn peu de chagrin de ce qu'elle D*est pas encore venue à la ville pour rendre viaito à ma charmante.

Voici la copie de sa lettre. Tu riras de voir que la moindre de ces pelilea guenons me catéchise. Ils se reposent tous sur la bonté de mon eaïadère.

» Cher coosin,

» Depuis long-temps nous sommes de jour en jour dans raspérance d'apprendre que vous êtes heureusement lié. Milord a été fort mal ; cependant on n'a pu lui éter le désir de vous répondre lui-même. Cest

eQaih£(m l9< 9Oul0.Qcca^(m qu'il anjci^ jamais 4q tou», «tonoer Wfk|m

Boqs avi3 y aux^el^ il espèce. q,ud. voua atli^^bctres;; uni |msu (te. podit

. Qha^yje jour il u'a gas cesMÔ do iî'y Qaiplojf9i?t ^^ ^ mi^cm^ 44 ?

j^ icdâcbe ^UQ sa, i^uim, liUa l«JU$és« S^ leiue ûq damaDiiiQ {|las,^ua.4f4Ut ^

nnuQ^Uei^j^ qfiMie (eca plo^ d'itfiçres^OQj^m: YOlf^ ei^m tpr«^*^e

«va écpU) emiàceaftbSDl (te â^i yro^rt) 'iBaîa»

9libaU«caiÀ qu« vou» QUâ»i^z» pour viUâ^^uiëtQe,^ la moitié s«Hte«itQ|^d6 yalfÎjCii^Q ^u'il y*)m jjM^* M^t^ia $ui» peiisuajâe au^ quQ ^i^Mui^.bi lÎMDJilQ VON» aimais oumq^ voiujà vou^ «a iUmuâ^i (ki^YaiUag^.

» Lesmomeos où miiord ne pouvait écrire ont éié aw^ïi^^é^l^ om^ ia rûiGbiK4« «0ia l^f^mam d*a£Ûra^t sua iesi I)ie93 dpQ^ il veut 9ft.(téfti|ffe M vo^ie foveur » ^ cet^ b^ureuse oc(k»aioii, (^oi^ ia. vuci 4e v9iia>%ni iHM^ i^pooa^ a^téabie, et ù» vou9^ pcouvar, par 4i;s effi^ts, (x^mbiai^UiUM 9q«Jiib)^4 iiau^JM.v.iiaU4)A^4a vous assure qu'il s'en glunUi ^eam^iy*.

» 9ew mpi^». je ne u»e port# pas-trop bko » ei, 4apuû <iu#faj|i|(|% airt «pin^j'al be4i|(M)iif de muts anciens naaiix d'^st^oiac* ^us uacica^sMiib ^ tetoi itt»'a««aii» pas Mtendu si long-iemps à me procurer i'jUowQUj; <|g«^ 1WU» m» irqpio^«A 4*avo r différé. Ma tame Uwiaoc^» qjd éva^i WftiMl Âfc iB'«3Bouftpai|ner, 9'a pas éié libre un moi»eai« Vou^ «avez s(ssi alkir^ LMvi^rsd parlie » quÀe^ actueiji^iimi^suî J^s ^v^t lui, a^ fait 4^ prqB»r siiions d'accomiuodement. Mais vous pouvez compter qu'aussiiô)» ffgf^

nelm€Wy»cMMiA9y «im t'e#( 4^^ 4». aiMias pwr agi» désirs et u«MA<|f* fùtéMt y fl^M éiaLUe 4^iia )i i^ouveau toc^w^iiKvit dpni vou» rm puMin^zit nMi»oiuoi» Vb^ott^uré» tut fuMK Dc^tie «ùiAe. Qtai te (HHMraâ^ b4 «#Qi^ 4«iià pour araw^ i'^eimua jfmf i.9o, «ma dm» pa^*^ pas Iwpo^hlq^ am^

mettez-moi de le diro, quand on considère à qm^L bupmw A e^i qu^llM<MI da ifei^t^ K «f "3 liftiMM^ d|» faii 9a wpir^ir , eK nQua |cp«o4^ Iiiivr v«uft. Alt ^é >. ci^siii , ii cMis qud vohs. awi^ Imsom^ 4»*6tt% fé9^xé9é' pir «• oçuntaii kapitai^,. PMàr iterenk digM 4'w». 4 smi bonheur* Q<a*cA pe«sea*viMi9[ t \

m MMont viem.me dfM acHiettMienÉ quHl vai^ diptehera (leaaa*ir.|ui euprèaavee sa i^re. Aiasi $*mtfm pu ne disfAoïet de. voua étlHMi. liiitp«ififucilav«i«MnftCBtiÛMe, fUepatûn» iTea^ch^ l^tpran» tUt 11: nsçolar b ctanicaA |»uT BcfoiinMff à Lomlrea»

» Mes compttnens la» ptustenéres, «l owx de na aewt , à la ft^ d^ne fenoaneéur nende. Ja suie , »oa eker aeusin « votre, eH^

»€0âftfx»mMoifnaoab »

T» voia q^e deMa latim ii« p«M>V4i4 ajrri ver phis i propos* l^^pèrf^wr nàkmi. m la'éQrtaa nw fue ja «a f uiasa «yinli^ à m^ ^immm ia Vian» 4a lui aaiMpet l^teitaada CharlMa^^ e!lj i'vA e^cm 4fb«wiWlk

Mias Cîarîase % di^ns uoe leUra que TédÀteur aupprlme , rend caaaplQ: à son anoie de fse qut s'èçt passé entrç die et M* Loretace. Ittiaifa ressent 4e sa conduite «vee sa dignhé<4rdiiitt}re. Mais lei9qii%Va 99mêt h la lettre de M. Mennetl,elle presse miss Howe d'achever sonajallaMt pour sa délivrance , dans la résolution de rexécvtar*i)QpaBd9Da| aoua vm aaèrto éMa. aftiallci Mm^mimk^hi^im^ datAiaalîÀpiawim ^ ^imm <<« I^séa» 4t ritela fÉ» (te ««i«m4r«.«ii9 e^wea^lBWMii»

CUBIS8B HARLOVB. 143

« rsnàs comipencé, dit-elle, à trouver Ibrt suspecl loat co qa*il mV dîl ée madame FretchrHt et de fa maison; et m*^ soopfoiîsr kmèaienl ^ jusque SUT M. ttnmell,^ quoique je lut irouve fai ph^Fïiionontfe lioBnêle. Hais 2l présent que tt. LoiPelace a communiqué à 9h famille le dcaaefti qu'il a dû prendre cette maison, et* qu'IT a même engagé qtte)qnf»uflea de ses danses à m'y rendre une ih te, j\ii peine à ne pas nie faire* «d rqproche de Taroir ero capable d'une si vite tmpostttte. Cependant nn dQU-â pas se prendre à lui-même de rembarras qtt^if me cause par une €ûDduile inexplicable, et de celd qit*tl met danssts profires i«leniioB9> comme ifi t^ dis souvent, si cites sont aussi bomM que je^mix eucie ma te persuadent »

LEHHECa.

wUitttXu^ M Bel'*

nonnleà SMrai i'aHrafiia qu'il a eaa le matin awt} miss Glanaaa, # riieureux enet qu'il produit sur elle la lettre de sa cousine Mai»laigo. Cqwndant il se piaini qu'elle n'a point encore banni tout ft fiul laxéserve; ce qul( attribue à de pures fornialitéa"* n continue :

Ifiaiine fifiL o^eal pas an |M>ttvoir 4*ttne leouao d'être absdwnaqi fliMàfliéna oea occMiOBSr M^ p^rquoiY Cou^eiU^'eUft» donc tant de lîaqne à se laisser voir telles qu'elles sont?

fflgreilé lai iNaladia de asadasie Fretchvill, ai-je dit è ma chère

arce que rintenlKai fue i*ai eue de la ûier dans cette auiison^

rheereox lie» £&t fonné^ l'ouraii ruiise^ léelloment comme an

y dans eette ind^udauce parfaite qtû était nécessaire pour

à loui le moede que son cboix était libce,. et que les dames de

ma famille auraient ambitionné de lui faire la cour dans son nou¥el

fltoWîarffmrnf, laedie que je me serais occupé è préparer les anidâs et

Per tout autre motif « ai-je ajouté^ la chose me touchait

peu* puiaq«>apr€» la céLébratLouif il nous était aussi coaxmode de

lêadre an àbâieau de UeiUaBi ou près de miiord au château de H.^,

aeiteac l'iMe oe Tautre de m^ deux tantes ; ce qui nous aurait donné

loot le tempa oéoesaaice pour pona iournir de domestiques et d'autres

Xa ne aaerais i'imegioer #vec qpelle cbarmaele douceur elle me pd*

taiiaee attemion-

ie kii ai deemjé si elle avait eu la petite vérole.

Cea(. de quoi «a mère et madame Norton, m'a-t-elle répondu, n*on4 iepaeia été hiea sûres. Mai§ quoiqu'elle ne la crai|B|;nU point» eUe ne se enciail pas d'^entrer sans néçes^té dans les lieux ou elle était. Fort bien» «lii^evieié «m eioî-ie^me. Sans cela« lui oi-je dit, il n'aurait pas été mat è propos qu'elle eût pr^ la peip^ da voir cette maison avaut que de partir pour la campagne, parce que, si elle n'était pas de son goût, rien ne m'obligeait de la prendre.

Elle m'a demandé si elle pouvait prendlre copie de la lettre de ma cou-' aine. Je lui ai dit qu'ait peuirait gpirder. la JeUre même et l'envoyer à miss Howe, parce que je supposais que c'était son iqtention. Elle a baissé la tdte TerS moi pour me remercier. Qu*en dis- tu, Beliord? Ja no doute

KeeiH ie »MMeMee uns ■éaéfeeee.jQtf ai pia. ie J^asein A'etttyr

l4i CUVS8B BàMUOlfM.

cette doace créature par mes rodomoniades? Cependant Je ne crois pas amr mal fait de me rendre un peu terrible. Elle me rq>roche d*étre un - homme impoli : chaque trait de civilitét de la part d'un homme de cette espèce, est regardé comme une faveur.

En raisonnant sur les ariicles, je lui ai dit que» de tous les gens d*affaîres, j'aurais souhaité que Phichacd, dont miss Charlotte parle dans sa lettre, eût été le seul que milord n'eût pas consulté. Prilchard,à la vérité, était un fort honnête homme; il était attaché depuis long-temps è la famille ; il en connaissait les biens et leur situation» mieux que milord ou que moi-même : mais Pritchard avait le défaut de la vieillesse, qui est la lenteur et la défiance. Il faisait gloire d'être aussi habile qu*un procureur;' et pour soutenir cette misérable réputation, il ne négligerait pas la moin* dre formalité, quand la couronne impériale dépendrait de sa diligence.

Dans cette conversation» je n'ai pas baisé sa main moins de cinq fois, sans qu'elle m'ait repoussé. Bon Dieu I cher ami, combien de mouvemens se sont élevés dans mon généreux cœur! Elle était tout à fait obligeante en me quittant. Elle m'a demandé, en quelque sorte, la permission de se retirer pour relire la lettre de miss Charlotte, le crois qu'elle a plié les genoux vers moi ; mais je n'ose l'assurer. Que nous serions heureux depuis long-temps l'un et l'autre, si cette chère personne avait toujours eu pour moi la même complaisance ! J'aime le respect; et soit que je le mérite ou non, je m'en suis toujours fait rendre, jusqu'à ce que j'ai commencé à connatire cette ûère beauté.

Cesi à présent, Belford, que nous sommes en fort bon train, ou le diable s'en mêle. Une ville fortifiée a ses endroits forts st ses endroits Daibles. J'ai poussé mes attaques sur les parties imprenables. Je ne doute poîni. que je n'emporte le resie en contrebande, puisqu'elle n'a pas fait dif*. flculté d'employer des contrebandière contre moi. Ce que nous attendons, à présent, c'est la réponse de milord.

Mais j'ai presque oublié de t'apprendre que nous n'avons pas été pea* alarmés par quelques informations qu'on a prises ici sur ma charmante et sur moi. C'est un homme de fort bonne apparence, qui engagea hier un artisan du voisinage à faire appeler Dorcas. Il lui fit diverses questMOS sur mon compte, et comme nous sommes logés et nourris dans la mêmemaison, il lui demanda particulièrement si nous sommes manés.

Cette aventure a jeté ma charmante dans une vive inquiétude. En réfléchissant sur les droonstances, je lui ai fait observer combien nous avions eu raison de déclarer que nous sommes mariés. Les recherches, lui ai-je dit, viennent probablement de la part de son frère; et notre mariage étant avoué, peut-être n'en tendrons-nous plus parler de ses complots. L'homme, à ce qu'il paraît, était fort curieux de savoir quel jour la cérémonie avait été célébrée. Mais Dorcas a refusé de lui donner d'autm lumières que sur notre mariage : avec d'autant plus do réserve, qo'ii niapas voulu ^'expliquer sur les motifs de sa curiosité*

LETTRE Cai.

m. LOVBUCI» A ■• nUOR.

Si mai.

Que le diable emporte ce cher ooelel Tai isgv edfai sa lettre; mais je

CLA1188B BARLOVB. . f 45

ne pais la montrer,. sans exp:)ser le chef de notre famille k passer pour ;,^ un fou. Il a l&ché sur moi un détestable amas de proverbes. Je m'ëtab ^ imaginé qu'il avait épuisé son magasin dans la lettre qu*il t*a éciiie. Gar- ^ der son écrit, différer à le faire partir, pour se donner te temps de ramasser ce tas d'impertinences ! Au diable la sagesse des nations, s*il est besom^àsa propre honte, d*en joindre tant ensemble pour rinstruction d'an seul homme. Cependant je suis bien aise de voir mon entreprise fortifiée de cette folle pièce, puisque dans toutes les affaires humaines le commode et rincommode, le bon et le mauvais sont tellement môles, qu'on ne peut obtenir Fun sans Tautre.

J'ai déjà offert à ma belle le billet de banque qui accompagne la lettre, et je lui ai lu quelques endroits de la lettre même. Mais elle a refusé le billet ; et moi qui suis en argent, je suis résolu de le renvoyer. Elle paraît aouiiaiier beaucoup de lire la lettre entière; et lorsque je lui ai dit que j'y eonsentirais volontiers , &i je ne craignais d'exposer l'écrivain, elle m'a répondu que je ne courais pas ce risque avec elle , et qu'elle avait toujours préféré le cœur H la tète : j'ai compris ce qu'elle voulait dire, je ne l'en ai pas remerciée.

Je lui transcrirai tout ce qui m'est favorable. Cependant , en dépit de moi-môme, elle aura la lettre , et mon flme avec la lettre, pour un baiser volontaire.

Elle a trouvé le moyen d'obtenir la lettre sans la récompense. Le diable m'emporte si j'ai eu le courage de lui proposer ma condition. Admire dans ton ami ce nouveau caractère de timidité : j'éprouve que la véritiUe honnêteté dans une femme tient en respect les présomptueux môme. Sar mon âme ! Belford , je crois que de dix femmes qui tombent , neuf iloivent s'en prendre à leur propre vanité, à leur légèreté, à leur défaut de circonspection et de réserve.

Je m'attendais à prendre ma récompense , lorsqu'elle me rendait une lettre qui nous est si favorable è tous deux. Mais elle me la renvoie cadwlée, par Dorcas ; j'aurai dû juger qu'avec sa délicatesse il y n deux ou tnto endroits qui l'empocheraient de paraître immédiatement après les avoir lus : je te l'envoie, et je m'arrôte ici pour te laisser le temps de la hrew Tu me la renverras aussitôt que tu l'auras lue.

LETTRE CCm.

ULOID ■•••••, A ■. LOVBLIGB.

Mardi, S3 mai.

Une ruê est langue^ lor^qu'sUê ne tourne potnl. Ne vous moquez pas ne mes proverbes, vous savez que je les ai toujours aimés. Si vous aviez tait de môme, vous vous en trouveriez mieux, soit dit sans vous offenser. J'oserais jurer que la belle personne qui se destine , suivant toute apparence , à faire bientôt votre bonheur est fort éloignée de les méprifler; car on m'a dit. qu'elle écrit fort bien, et que toutes ses lettres sont remplies de sentences. Que Dieu vous convertisse 1 II n'y a qu'elle et lui dont ou puisse attendre ce miracle.

Je ne doute plus qu'enfin vous soyez disposé à vous marier , comme voire père et tous vos ancêtres l'ont fait avant vous. Sans cela vous dovez sentir que vous n'aohez aucun droit à mon héritage» et que vous n'en T. u ' 10

1tl6 CUBISSI HKlbOWk

*^ilrnék^mmtmiqaer h vos desoendans i*ât 4ittoiMii»li5gitimeB : 49 '^ol niôrite voire aiiention^ monsienr. ifn ^hammêmhSii'^paattmimÊÊi |5ti, quoique Unti homnule soU ^uJquf/Aàfihm^ùaimiijaài^i^^ lièbl vos tolies loucliem àieur lio^

Je sais que voiis «^«s juré ?eDgeaiMe ONÉke la «intiitte nde votte «belle àftine. 11 n'y faut plus penser ril iaut*rqgB«der*t<nis «as fareiKContlM 'fai'vdires, ei prendre le.par(i de roubliieUitt2^rdeii..^Lor8Qulfl9'4Mli8«^ ooRnatironi pour ua Imib mari et pour 4inlH>nt^ei(«eiqueijefd0iiUHide llDicu, pour le lien de tout le monde j 1 4b«?élODdonNii eittvmènaaâ ide leur'fulle aniipaihia, «t nemonquereiilfMSfde veHS-en iatte^deeiaiellseB. Ho» Umdis qu'ils vous TC^ardent comme -«Il «mépnsable libertin^ idoai- «lent pourraieni-ils vous ainier ou tfomer leur-filld excusable ?

Il fne isrmble qee (jo dirais 'voloDriers tqitielqoife «inotB de .aenaaMOR 4l

^etredaifip, q«ii<luit^»re^ans doBté fort'eaibirraaaéecè'tnmfapleriiaifMU

de^tenir-en bride on e^rii aussi indocile que «iiMi8ilNiTezféié9a9fQnà)fré-

seRC. 4e lui ferais f^ntendre qu*»rec des raisotan&aDenB'wolittes '0t «dea.^-

roles douces , elle peut faite tout ce qu'elle voudcanie ^oob. 'f^ooiqu^ea

ifénéral vouseyezlo t^ie faei4e à s^lmiiflèr,>ldii pareles'éeocesiseiitca-

ffiAUs do ifotis refroidir et de tous tamentr lamtciiipérafMent'néwaeaÉro

pour voire guérison. Piût au cid que la pauvre milady, votce toiit9v<IQi

est merle depuis» long-iemps, cûiètédusceplibtediifniéiiietraniëddriîae

^Diea (asso pa^ « sondntel je ^« veuK pas daine ide Di^preelierèvaifll-

a^oire* Onsenl' le mérite lùrequU fi^éêiipkiê li^toanm euJDwd'balle

«en, -et si j'^iais parti: le prewifff)' elle <4in^ pettt^tteMfe'ftaiaiéalliiB

^do-moi.

n'y a beaucoup de «^i^e ôwês faite *«rimila atwttmit^ <0»mpf iia

nCenvoyerun ami pour m' avertir de met.fûu$tt^ en 4iiMiifaaaifi<aiiiiBMPil;

•^èmedhê^rade lAéme* Ce D^t^8sque:ie'BaiB^oi0e'««ii«li«î,(at'^us

iesavi^z tort bt^n.'F<u« oHatfelieMiafVy ^^Êt»tm a*d'lMmtiMé,^S(MÊCti

'4oRC Aies avis , si vous vo«iIez qu'on *<fiMis lHaîesieflitBur'TMile. Weaadaijb

'^9 voire onele ? N'articpas dessein 'de fixàte'ffkm fKnir vMe^pa»

ftt'aHrieE'pu aHendre de votre )pèref lerfC0asens««)dMe^ ^puisque

désirez, à vous servir db père loreqve^'vmiytseKZfàiiQlHnreax.jiMvJRaMb

mes complimens l^-dessus k ma chère nièce, et dites-lui que je m'étonne

beaucoup qu'elle diffère si loiig4eiiipsm>tre bonheur.

Je vous prie de lui apprendre que mon dessein est de lui offrir (h elle

et non è vous) monseMi(eâuidtftLaftica8bi«e<ottWlid de Médian , dans le

comté d'Hor^ord , et de meiire sur sa tête mille livres sterling de rente

annudie , pour lui faire voir que notre famille n'est pas capable de pren-

*dflB^ vfl^QfM*»te^(«s. Vo>is aureï les^ertrfttHiti^eti bmmi^dMe.n^MJttard

Wtf M^ies ^mes affaires sAr le bout «u «loSgt ; &f>&\ un b(m ^ vimn âè^

-dSMiqlieqire je recionmiando^ Faff^toli deV6tfe<^ffie. fe VA ^à'eott^

aMM^-U'VûasdlrQ'^^^i est le^fflos availtttgcrtifc foifr «^us'ei -to^i^

*l|p^fe>podr ittôk

^le st^ er.cof 0 très mal de ma gouHe;*mals îeme'ttt(Atrii^ten!rtlll#!^i• ^flèyeûujl^ At'^fae^ôôs aurez ifiié le jour. ^e-Sérfl&Haits la joie deinM cœur si je puis joindre vos mate,' et ttbuvez'liôti que je YdU3% AS- ^te : ïi'vtjfïts rfêtes pas le meflleur de tous 'les maris, avec^ine' jrtme Y^lrseniM» qui a' montré pour vous tarit de Ctmfage^t ^ 'bonté, jb^'^Me Yvdbnee d'avance, et}e mMifai "aUr ellaMrt'MrHesr*étfftitl9^<ia^HeauwM

etAnSBB UARLOVB. f ^7

vD|}9-ioat ce <pii dépend.de màyoTonté; s^ûs <}if il s^t plus ^pesiiQp de i^Q8 que si tous n*ètiez pa3 au monde.

-^mandez-vous quelque chose dp plus ppur yotre sûretétiPârte^hanmivént; jîp suis pré. à le faire, q4|oiqâ»3 ma parole, comme tqus cavez, 9pit iraa^i ucrëe qu'un écrit. Lorsque les Hârlove sauront mes inientionsy nous verrons &'iis sont capables de rougir, et de prendre ^ hoiit(9|POur «axHtfftmos^

'Vos deiix tantes ne demandent que de s^^ofr le jour ppur mettre t^at la pays en 4eu autour d'elles, et pour faire tourper la léip de joie à t||U8 't^'Tassaux.'Si quelqu'un des miens é(ait sobre ce jour-id, Pritchar^ a ^vnlre de le chasser. A la naissance de votre premier enfant, si, c'est iin jprjon, je ferai quelque chose de plus pour tous, et toutes les r^ui^s- "Moees seipni renouvelées.

' "le conviens que j'aurais dû vous écrire plus (At ; mais je me suis imaginé que si vous trouviez ipa réponse trop lente, et si vous étiez pressé jppur le jour, vous m'en donneriez avis par un second exprès. Ma gogtte .Af a : furieusement tourmenté; d'ailleurs, comme vous savez, je ne sois plus un prompt écrivain quand je veux faire une bonne lettre. La comjposition est un exercice que j'entendais autrefois fort bien ; et mil^ ^xij^on me louait souvent là-dessus; mais l'ayant interrompue depuis "foog-temps, j'avoue que je ne suis plus le mê^ie. Ajoutez que, dans ^ eircoDslances, j'ai voulu' tout écrire de ma propre main et sur ma ee^e mémoirç, pour vous donner les meilleurs avis dont Je suis capable, parce jmje n'en aurai peut-être jamais la même occasion. Vous avez toujours ea'5^^nge méthode de tourner le dos à tout ce qu/e je vous ai dit; ifïpB ^fvs^^ qu'aujourd'hui vous ferez plus d'attentiou au conseil que J^ vQiis tienne pour voire propre bien.

*i>viiis une autre vue, j'en avais ipème deux : l'une, ii présent qpe tons êtes comme $ur le 6onf du mariage, et que vous, avez jeté enfin voire jivmrme^ée vqus donner quelques instructions sur voire conduite publiqpe :etj»rivée9 dans le cours de cette vie mortelle. Me connaissant les bonjo^ iillentions que j'ai pour vous, votre devoir est dé m'en tendre; peut-ê)^o oe Pauriez-voiis jamais fait dans une occasion moins extraordinaire.

La seconde est de faire connaître h votre chère dame, qui écrit file* .01^910. si bien et si sentendeujementy que si vous n'avez pas mieuxf^a ^jpaqif à. présent, ce n'tst pas notre faute ni manque d*excellens avis. ' ' Je commence en peu de mots par la cpnduiie que vqus devçz. tç.QÎr en nstiHifi et en particulier ; si vous me croyez capable de vous doni^^ Qt- ]{|(l08us quelques Uimières, je serai court, n'ayez pas d'inqni^tude*

'i)ans la vie privée, ayez pour votre femme Taffection qu'elle mérit^. ih§0 voê ftelions Jassent votre éloge. Soyez un bon mari, et donnez 9^^fÀ 'Je démenti h tous ceux qui ne vous aiment point : faites-les rougir^njki leurs propres scandales, et donnez-nous sujet de nous glorifier que miss 'Âarlove ne s'est pas fait déshonneur à elle juéme, ni à sa fapriiljle^ en 4ti(|>irt tlans la nôtre. Faiifs cela, cher neveu et vous êtes jsûr à jamâs ide. mon .açiitlé et de oçlle de vos tantes.

: A f égard fie votre conduite publique, vplci ce que j'auriris^^ soohaite^.

«Ifiils je compte que la sagesse de votre fen^ne nous çervirade gu^e.'à

Ipus deux. Point de hauteur, inonsie.ur, car vous savez que jusqu'à pré*

^nt votre sagesse «'a pas fart éclaté.

' '' Entrez au parlement le plus têt qu'il vous sera possible.^ousaves ûm

148 CLABISSB HAALOVB.

lalens qai doivent voas faire espérer tVj faire une grande figure. Si quelqu'un est propre à iaire des lois capables de subsister, ce sont ceux k qui les anciennes n'ont pu servir de frein* Soyez assidu aux assemblâe. Tandis que vous serez dans la chambre du parlement, tous n^aurez pas l'occasion de commettre le mal , ou du moins aucun mal qu'on puisse reprocher à vous seul.

Lorsque le temps de réleclion sera yenu, vous n'ignorez pas que vous aurez deux uu trois bourgs è choisir; mais j'aimerais mieux que vous fussiez pour le comté. La faveur ne vous manquera pas, j'en suis sAr* Étant si bel homme, toutes les femmes obtiendront pour vous les voix de leurs maris. J'attendrai vos harangues avec une extrême impatience; je souhaiterais que vous parlassiez dès le premier jour, si l'occasion s'en présente. Vous ne manquez pas de courage, vous avez assez bonne opinloQ de vous-même et assez mauvaise des autres , pour ne pas demeurer en arrière dans ces occasions.

Pour ce qui regarde les méthodes de la chambre, je vous connais assez d'élévation d'espiit pour me faire craindre que vous les jugiez trop au dessus de vous. Prenez garde à ce point. Je redoute bien moins, de votre part, un défaut de bonnes manières. Avec les hommes, vous ne manquez point de décence lorsqu'ils ne vous irritent pas .mal à propos; sur cet article , je vous donne pour règle de souffrir les contradictions d'autrui avec autant de patience que vous* en demanderiez pour les vôtres.

Quoique je ne souhaite pas de vous voir un partisan outré de la cour, je serais fâché que vous fussiez du parti des méconteos. Je me souviens (et je crois même l'avoir jeté par écrit) d'un bon mot de mon vieil ami, sir Ârchibald Hulcheson, à M. Craggs, le secrétaire d'état ; oui, je crois que c'était h. lui-même : « Je regarde une administration, d Siil-il, comme en droit d'attendre de moi tous les suffrages que je puis lui accorder en bonne conscience. Une chambre des communes ne doit pas jeter mal à propos de l'embarras dans les roues du gouvernement. Lorsquo je n*aî pas donné ma voix au ministre, c'est avec regret^ et pour le bien de mon pays, j'ai toujours souhaité de tout mon cœur que les mesures fussent telles que je pusse les approuver.

Il avait une autre maxime, que je n'ai pas moins retenue; c'est « Qu'un ministère et des opposans ne peuvent avoir toujours tort. Ainsi, dire toujours oui pour l'un ou pour l'autre, c'est une marque infaillible de quelque mauvaise intention qu'on n*oseraii avouer. »

Ces sentences, monsieur, sont-elles si mauvaises ? Les croycz-voos méprisables? Pourquoi donc me blâmeriez -vous de les conserver dans ma mémoire et de les citer, comme j'y prends plaisir T Je ne ferai pas dildculté de vous dire que si vous aviez un peu plus de goût pour ma compagnie, vous n'en vaudriez pas moins* Je puis vous le faire remarquer sans vanité, puisque c'est do la sagesse d'autrui, et non de la mienne, que je fais tant de cas. Mais, pour ajouter un mot ou deux dans une occasion qui ne reviendra peut-êire jamais (car je veux que vous lisiez cette lettre d'un bout à l'autre), aimez les honnêtes gens et fréquentezles, de quelque condition qu'ils puissent être. Dis-moi qui tu fréquenUê, je te dirai qui iu es. Ai-je ou n'ai-je pas déjà cité ce proverbe? Dans une si longue lettre, et reprise tant de fois, on n'a pas toujours la mémoire présente.

CLiRISSI EABLOTB. 119

Vous pouyes espérer d'élre reyôiu de mon titre après moi ; Dieu Teaillo alors avoir mon âme ! Ainsi je souhaiterais de tous voir garder réqttilibre. Si vous tous faites une fois la répataUon de bien parier, il 11*7 a rien à quoi tous ne puissiez prétendre. Il est certain que tous aTei un grand fonds d'éloquence naturelle; une langue qui séduirait un ange, comme disent les femmes, et quelques unes à leur grand chagrin « les pauvres créatures 1 Un chef d'opinion, dans la' chambre des commnoes, est un homme d'importance, parce que le droit de cette cham- ]M6 est de donner l'argent, et que V argent fait mouvoir le monde; et qœ, pour ne tous rien cacher, il fait quelquefois aller les reines et les rois même tout autrement qu'ils ne se l'étaient proposé.

Je ne serais pas d'avis que vous prissiez jamais une place à la cour. Votre crédit et l'opinion qu'on aura de vous croîtront au double , si l'on TOUS croit au dessus des emplois. Vous ne serez point exposé à l'enviOt parce que vous ne vous trouverez sur le chemin de personne. Vous jouirrez d'une considération solide, et les deux partis vous feront également la cour. Un emploi ne vous sera pas nécessaire, comme à quelques autres, pour réparer le désordre de vos affaires. Si vous pouvez vivre aujour« d'hui fort honnêtement avec deux mille livres sterling de rente, il serait bieii étrange qu'après moi vous ne le puissiez pas avec huit mille. Vous n^urez pas moins, si vous avez un peu d'attention à m'obliger , comme TOUS 7 serez porté sans doute en épousant une personne si estimable : je ne compte pas ce que vous pouvez attendre de vos tantes. Quel démon peut avoir possédé les ûers Harlove, surtout ce fils, cet héritier de leur famille? Mais en faveur de sa sœur, je n'en dirai pas un mot de plus*

A moi-même, on n'a jamais oifert de place à la cour; et la seule que j'aurais acceptée, si on me l'avait offerte, eût été celle de grand-veneuTi parce que, dans ma jeunesse, j'ai beaucoup aimé la chasse, et que cet office est d'une fort belle apparence pour un homme de qualité qui vit dans ses terres : je me suis rappelé bien des fois cet excellent proverbe : Celmi qui mange lee oies du roi sera étouf/é par les plumes. Il serait fort à souhaiter qu'il fût connu de tous ceux qui aspirent aux emplois; ils s'ea irouveraieul mieux, eux et leurs pauvres familles. Je pourrais ajouter beaucoup d'autres réflexions, mais qui reviendraient au môme. Réellement, je commence à me sentir fatigué, et je ne doute pas que vous ne le soyez aussi. D'ailleurs, je suis bien aise de réserver quelque chose pour la conversation.

Mes nièces Montaigu et mes deux sœurs s'unissent dans leurs oompln mess à ma nièce future. S'il lui plaisait que la cérémonie fût célébrée parmi nous, ne manquez pas de lui dire que nous ne laisserions rien manquer à la solidité du nœud. Nous ferions reluire et danser tout le pays pendant une semaine entière. Mais je crois vous l'avoir déjà dit*

Si vous me croyez propre à quelque chose qui puisse avancer votre tenheur mutuel, faites-le-moi savoir, avec le jour que tous aurez fixé, et tout ce qui peut toucher vos intérêts. Le billet de mille livres, que TOUS tiouverez sous cette enveloppe, est payable à vue ; comme le sera tonte autre somme qui pourra vous être néœssaire et que vous me ferei le plaisir de me demander.

Je prie le ciel de tous bénir tous deux. Prenez des arrangemens, tes plus commodes que tous pourrez pour ma goutte. Quels qu'ib aeieni néanmoins, je me traînerai Tcrs tous du mieux qu'il me sera possible;

150 CLARISSE BARLOyK.,.. ,

car j'ai une impaliwoe «xtrême de vous Toir« et plus encore de rok um;

nièce., Dâtùi l'atteiÉlade cet tieureux jour« je suis voué oocîe (r&ailîfif .

tiondéL s ,

ne '

lETTKBCGnr.

fil VtJë; fibflbi^, dbtfifnë rioû^" faisons f oUe avaUt le vent. La ctihé^ pefSttrffië vient h préseht, {irctMiu'du premlôf mot, chaque fois que je Ihi' fais demander rhorinëur dé sa compagnie. Je lui dis hier au soir qu^apr préBëildatit léâ lenteurs dé Pi*i(chard, j*étaîs déterminé à ldi^ser la hbertf a iffildrtf de iioils faire ses cômpliiuens dans la forme qu'il souhaiterait^ et 4|\ié j'avais déposé actuellement, dans Paprès-midi, mes papiers enlee^ les mains d*un habile jurisconsulte (le conseiller Williams), avec ôrdn^ de dresser les articles sur Téldt de mon i)ien. Ce n^cst pas un» peike paftië dé moti chagrin, lui ai-je dit, que ses fréquens mécontenteiueag. et Déë rtialenleiidus codiinuels mVient 6lé jusque aujourd'hui lepOOfoir de délibérée I^nfessus^avec elle. Assurément, ma chère vie, ai-je i^joiitA^ TO]^ lA'avez fait faire un cours da galanterie bien épiaeux.

Elle gardait le silence, mais d'un air de boulé; car je sais foti bîèii^ qo^lt'e aurait pu récriminer avec justice. Mais je voulais voir si dlfe n'aurait pas à présent quelque peine à me désobliger. Ma consolation ai-)ë Repris, était d^espërer qiie tous les obstacles seraient bientdi leviéér et tout\9S Ibs peines abîmée dans Toubli.

tl est rrai, Belford, que j*ai déposé mes papiers ciiez le conseitl^r WMiaitlâ, et ((Ue j'en espère réxtrail dans huit jours au plus tard. Alors |e st!rat doùbltsment armé. Si je tcnie qucli^ue chose sans sudcôs» ces noàVéUes afmes serviront tr me rétablir dans son esprit, jusqu'à Tpcça^, flioir tf une autre tentative.

^ai d*a\!itré3 fuvemiov)^ éb té^tH. te (leurrais fen apprendlfe cenà et if^efi àVcnï piis moins 6cn( de reste, pour Tes employer au besoin, pour exdteV Xt sttrprisé et soutenir ton attention. No l'en^pôrte pas contre jDÔii Ctfsï tu és it)ôri ami, souvieils-toi des lettrés demiss Howô et dei aod'sy^-^e de contrebande. C'est ma belle capiiv e qui l'informe de tout» CeM étte ([tri reïcite. Ne ^u1s-je pas déjà, pour c6s deux filles, un vilain» un (ou, un Belzébuih? Cependant quel mal leur ai-je fait? Qu*dî-jd niSolé.

fat dière piirsontie ft)'& fépbndSir, le6 yôut laissés et Itf t^u^t flQ yiaSÎf^^ <{ii'elle iit'alMndonnAft téus les sofns de cette iiatnre. Je fùitfï pn^^, péttY la éélébvalïoti, la chnpette de milord M..., oi^ nous pôtt^rions- tfH)hi la j^i^Hds dé mtss di^ut tatites et de mes deux cnu^ines. tlli^ iieWé^ ptt» marq^ de pêitchatit ^làt ïsé céréwiOHies publiques, el |v m'iNA^îM; étr éflét, ^U'éRo n^eii h pas pfns qn^ iDol. La* voyant paiSâter léc^newlÏMieâsMsV je iMesiKé hkn gtttdé die h preâ«er djrvaniagtf. ^

■m jl» M M éé|2^ «ïïdrr de^ mcdëleaf d'étoffés, et ftfi dontié ditii^ f à ifmftm j/éémm é& m apporter atyfourdiitti d^Aéreme^ gatnitnttSir

dé diamans à choisir. Elle c'a pas voulu dévelepper l^fnodèM. É^ii't poieié w»mft9fif è cette ^Me^ «Ce&MeOnde, m a^t^le dit, qui M uni été prâMMet iiBll««iéfttfié«tt6lde «oir M jeettliers i et la pteyeitftlDtfd»

ilMt— — BMM*** IM ^

jTftewre, BeltonI, que toales «aient téneaa» *» ma p«t. Tout mw lifenii*œt rien pwwBMJ, «» «omp«f«i«m 4»aon «wp.

BUe m'» dil alo» qu'eUe avait jelé par écrit ce qu'elle peiaait 4» «ttehs. et au'eUe y e«» «ifilqué se» mtmmi sut Iw fcaWt»^

^^S^i^ ayeeelle sans v^eUe pèl AKintf P*o«i«ol , ell» a«ait dé^ «n écTft JePùr pwssét tertHMlammenld» ■» fait^ fW ee pafi»r, tw^

diiié ouniétaît. Après avoir nii peu Mai4é,eHe^e8l seri», eiie popitr nfail ymu par Dorcçs. JePaliehi- le Fai Ifwné comme nwfea», qywqqfjlj^. eût sipeu de temps que j© ma» lu 5 ei, sur ma damealiofil f^^^^ ODOD dte peine à me renAre maître de ma coBicnatice. L adiwnibU ct^ ttuel ai-ie répété tii*gt fo»e« mei-méme. Itaieje tVeitis, » lu M» TOixdabicD,dene pas m'dcriie «n «01 en sa tiveurjcàrsi Jeta^l* srtoe, ce d»>it être de mo» propre «leeveœmt.

Tki supposes crlsémeot qn'ausâl^ que je Pal refw je wiesursllfré m iihîsir de h louer, et que fat renouvelé tous mes scrmens de reconmfeM. wioeet d'amour éternel. Mais voici feéitfWc. Elle nçoit encore toal m mm ie lui dis, avec réserve, elle le reçoii comme un tribot si juste, qii>» rfen parrtt pas flattée. Leofcmanges et la flatterie perdent quaiftîté* Jèmmes. Moi-même, je me sensenflfer le cewr lorsqu on me loue Tu tm diras peut-être que ceux qui s'enflent des louanges «ont enfinadrenreni ceux qui les méritent le moins, comme on voit s enfler de leurs richess» on de leur grandeur ceux qui ne sont pas nés pour ces diux avantiffes. T^voue qu'il faut avoir une âme èien trempée , pour être supérreur » ce ftdWe. Maissuis-je donc sans âme? Non , j'en sois sôf. Hegarde-mel

donc comme une exception à la règle commune. ^

le suis fondé maintenant à tenir ferme dans mes résolutioi» MiToroV dans rexcès de sa généresiW , parle de céder mille iifvres, steillng dl» rente, le suis persuadé que si j'épousâs ma belle , il mollraft sur elto^ phrt^quesur roof, tout ce qtfSl a dessein de céder ; et ne m'a-4-il pm déiH menacé qu'à sa mort, sr je nesui» pas un btin mari , il lui lal-se» tout ce quIF pourra m'dter 1 Cependant fli ne considère pas qu?une femm^ A parfaite ne peut jamais être méconierte de 5on mort sans se déshone^ xerTcar personne ne lacioîr» blimaWe^ Nouvelle raison, comme lu tels, m ne permet pas l un Lovelïwe d'épouser une Oarisse. Mais quel orig^- Bal que mon cher ondte , de pensera remire une femme'indépeodante^ aon eouverain, et parcooséquent wbèfle... CepenAint, il ne sdt pas txmné trop «en lui-même d'avoir commis une folie de celte nature.

Dans son écrit déchiré, ma charmante ne parle que do deux centslivres sterUnr pour sa pension annuelfe. Je l'ai pressée dte fixer une plW flome somme. Elle m'a dft qu'efleœnsentaii donc à trois cents, et mo^ tels la crainte de me rendre suspect par de trop grandes offires , j ardW dnq cents , avec rtentièie dispo&îtîon de ton les arrérages qui sont enttv 19 mains de son père , pour en favoriser madanw Norton ou tout autt» mi%lfe iucera digne de ses bfenfcits; ^

Bile m'rrépondlt-xïue s» bonne Norton ne seuhaîteratt pas qn>Ilè MX peur eHe au deBtdes bomts'cantenables. Elle avait soin , nfù-'trfm dit, que ces dispositions de ortiemture lussent toujours pw.poriionnéHr è 11 posiïîmr d6s peisonnsa. Las pousser loin , c'était exposer ceux •n'«M5ig»irll^«wrtaifeI^<^ftww^^^^ txttwwittiaim>«r#

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