‹ Clarisse HarlowChapitre 21 sur 62 · V. LOYEUCB» A H. Bil£FQ9U · texte numérisé non relu

V. LOYEUCB» A H. Bil£FQ9U

> Vm vBtà fât \e mseaz da tnand»; tl ne Rie teste rien de ma m4adle« Avec un cceur tranquille, commetrt avoir mal h restemacT

CLARISSB UABLOVS. 1^

Maïs en arrivant au lo^is, j'ai trouvé ma charmante fort alarmée d^n nottvet 'ioddeni. On était venu s'informer de nous, et d^une manière fort suspecte. Ce n'était pas par nos noms, mais pur 1j description de nos ptorsonses qu'on nous avait demandés ; et le curitux était un domesdqae en livr^ Ueue, doublée et galonnée de jaune.

6orcas et la ^lle de cuisine , qu'il avait fait appeler à la porte, ajan^ reiusé de répondre h ses questions s'il n'expliquait «^cs motifs, et parquel oitlre.il était si pressant , il avait répondu , aussi laconiquement qu'eues, que si elles faisiiient dificulté de s'expliquer avec lui^ peui-étro en lé' raient-elles moins avec une autre personne ; là-dessus, il s'était retiré de mauvaise humeur.

^rcas était montée t)ru8quement chez sa maîtresse, qu'elle avait alarmée i^on seulement par le récit de révénemenr, mais encore plus p^ sfis propres conjectures; en ajoutant que c'éuit un homnio de ijrt ma{ivaise mine^et qu'çilç éuut sûre qu'il ne pouvait êiru veuu avec de .lionnes intentions.

La livrée et les traits du domestique ont donné li^u à do grandes recherches, qui n'ont pas été moiqs détaillées que ios informations.

— Mon Dieu^ mon Dieut s'est écriée ma chajriuante, Ic^ alarmeçae Uniront donc pas ? et son imagination lui a représenté tous Içs maux qu'elle pçul redouter. EUe a souhaité que Al. tovuli^çe revint pro#pJf$» ment.

M* Lovelace est revenu» plein de jrivaciié, de reconnaissance» de respect et d'amour, poux remercier sa chère Clarisse;, et la féliciter .du jj^i* racle qu'elle avait opéré dans une guéridon si piouipie. £ile lui a fait Jlia récit de Tavcnturc, avec toutes ces circonstances. Dorcas, i^our augmenta la frayeur de ^.maîtresse, nous a dit que le domestique avait le.vis^e brûlé du soleily et parai^t être homme de mer.

On a conclu que ce devait être le matelot du capitaine S!ng]eton. Ia première scène à laq^^e il fiiUlait s'attendre^ était do voir noire mai^n eniirooné^ de tout .«in é^quipajge de vaisseau ; ^autant plus, que, siU^^t une lettre do miss Uowe, le navire du capitaine n'était pas plus .loin qii'vt^ 1^ jl^inta de JjU^erhiib*

--Impos^iUc, ai-je dit. Une entreprise de cette nature neserait pas pi^ cédée (l'une information si mal entqodu^. Pourquoi nesecait-ce pasplp* tôt un des gens de votre cousin Mordea,qui venait vpu^ apporter j^n^- ▼OUe ifi kS^^TÏn^fii^m^ préparer à sa visite?

JÇfi^ OKBÙc^iQA ^ pacu iw^plaire. .Ses.craîAiiQs se .sçni .dissipés. fS»^ eu le temps de me féliciter sur lOipjï^ropt'réiablifbQin^i d» m^J^^^^êê qp,'4(ej» AiÂ^ de i'm ^ P^^bMi^t,

MM9 ftoM^e ^Uetifon i^'^^ip^<^télong, 4<)ii9qHe,I)orças^t««x^)i^

àM |»rt^ »^^«u'4 d^fP^ndiJiAf «i M- et^A^^m hoyi^iM^ sfi'pjtomi ^ logés dans ç^i^ JSmm^ fU j^^ AU^HiV^iMCWi^è^»? Me» #!{ait:il#.^ Qqrqw. )llm^^ ^9t>9^^m .«n^ iéW^t W9 d«Rop«ti:Mi(^,;popr jpa

164 CLAEISSB HAELOVB«

parloir, d*où tods pourrez entendrei sans être Vue» tout ce (juifasepa»aer k le porte.

Elle y consentit. Nous sommes descendus : Dercas a fait ayanoer le domestique. Je lui ai demandé ce qu*il désirait, et ce qu*il avait à dicek monsieur ou à madame Lovelace? Âpres qu mtilé de révérences : — Jesuis sûr, m*a-til dit, que j'ai Thonneur de parler à M. Lovelaco même. Ce que j*ai à demander, monsieur, c'est si vous demeurez ici et si l'on peut TOUS y parler, ou si vous y êtes du moins pour quelque temps t

— De quelle part, mou garçon ?

— De la part d'un gentilhomme qui m'adonne ordre de répondre nnîquement à celte demande, qu*il est ami de M. Jules Hariove , oncle atné de madame Lovelace.

La chère personne a pensé s'évanouir à ce nom. Elle s'est piocnré depuis peu desseU et elle les a tirés aussitôt. -* Dites-moi, mon ami, connaissez-vous le colonel Mordent ^ Non, monsieur ; je n'ai jamais entendu ce nom-là.

— Ni le capitaine Singleton?

«—Non, monsieur. Mais mon mattre est aussi capitaine.

— Comment se nomme-t-ii?

•— Je ne sais pas si jo dois le dire*

-^ Il ne saurait y avoir de mal à me dire son nom, si vous Tenez avec des vues honnêtes.

— Très honnêtes, monsieur, car mon mattre me l'a dit, et sur la face de la terre il n'y a pas de plus honnête gentilhomme que mon maître. Son nom, monsieur, est le capitaine Tomlinson.

'— Je ne connais point ce nom-là.

-* C'est ce que je m'imugine, monsieur. Il m'a dit qu'il n'avait point l'honneur d'être connu de vous; mais que malgré cela sa visite ne vous serait pas désagréable.

Ici, faisant deux pas pour m'approcher du parloir :

— Connaissez-vous ma très chère vie, un capitaine Tomlinson , ami de votre oncle?

— Non, a répondu ma charmante, mais mon oncl peut avoir des amis que je ne connais pas. Et paraissant tremblante, die m'a demandé ai J'avais bonne opinion de cette aventure.

Il fallait achever avec le messager.

»Si votre mattre, lui ai-je dit, a quelque chose à démôlrr avec M.Le* Tdace, vous pouvez l'assurer que M. Lovelace est ici, et se trouvera volontiers au rendez-vous qiii lui sera marqué.

La chère personne à paru craindre que, poor ma propre sûreté, je ne me fusse engagé trop légèrement. Le messager est parti ; tandis que, pour prévenir l'étonnement de ma belle, j'ai feint de m'étonner qoe le capitaine Tomlinson, qui avait de justes raisons de me croire au logis, n'eût ])as écrit deux mots en y envoyant ponr la seconde fois.

En même temps , dans la crainte que ce ne fût quelque invention de James Hariove, qui aime les complots, ai-je remarqué, quoiqu'il n'y ait pas la tête fort propre , j'ai donné quelques instructions pi^liminaires aux femmes et aux domestiques de la maison ; après arotr eu soin, pour rendre la scène plus éclatante, de faire assembler tout le monde : et ma charmante a pris la résolution de ne pas sortir jusqu'à ce moelle ail vu la fin de cette affaire.

CLABI8SB BABLOVB. 165

le siris obligé de finir ici , quoiqu'au mUieu d'une nanulion si intéressante* J'ajoute seulement que le pauvre Boiton a besoin de toi; car, pour tout au monde , je n*ose m'écarter. Mawbray et Touirili se (ourmenteni beaucoup, comme des vagabonds sans chef, sans mains et sans âme, depuis qu'ils n'ont plus ni toi ni moi pour les conduire. Apprendinoi €omiiient se porte ton onde.

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