‹ Clarisse HarlowChapitre 23 sur 62 · LETTRE CCXI · texte numérisé non relu

LETTRE CCXI

■• LOVBLACB, 4 ■• BBLFOnD.

Ce capitaine Tomlînson est tout h la fois un des plus heureux et des meilleurs hommes du monde. Que ne donnerais- je pas pour être aussi bien que lui dans l'opinion de ma charmanle I Cependant, si j'avais la liberté de raconter ma propre histoire, et si l'on y ajoutait la même foi, je serais aussi bonhomme que lui. Mais le diablu Teût pluiôt emporté que je n'eusse consenti à le voir pour le sujet qui Ta fait venir, si j*eu8se cru n*en pas tirer plus de fruit pour mon principal but, tel que je te l'ai fait entendre dans ma lettre précédente.

Il faut l'apprendre les particularités d*une conférence entre ma belle et moi, h l'occasion da ses impatiens messages. C*esi à regret que j*en suis venu à des explications là-dessus, parce qu*au fond elle avait remporté sur moi un d( mi-triomphe.

Après avoir conduit le capitaine jusqu'à la porte , je suis retourné à la salle à manger , et j'ai piis un air joyeux, lorsque j'y ai vu entrer la divinité de mon cœur.— 0 très chère Clarisse 1 quelles félicitations ne vous dois-je pas sur la perspeciive qui s'ouvre pour vus débirs? Là-dessus, j'ai saisi sa main que j'ai pressée par mille baisers.

l'allais continuer, mais elle m'a interrompu. —Vous voyez, monsieur Lovelac^, ro*a*t-elle dit, que vous vous êies jeté dans l'embarras par vos propres «détours. Vous voyez que vous o'avtz pu satisfaire directement à une question simple et honnête, quoiquo de là dépende toute cette pers^ pective de bonheur dont vous me félicitez.

Je lui ai répondu qu'elle n'ignorait pas quelles avaient été mes vues, en déclarant que nous étions mariés. —Vous savez, lui ai-je dit, que je n'en ai pris aucun avantage, et qu'il n'en est arrivé aucun inconvénient. Vous voyez que votre onde demande seulement d'en être assuré par nous-mêmes.

—Pas un mot dans cette vue, monsieur Lovelace. le risquerais, j'abandonnerais même la réconciliation que j'ai tant à omur, piiitAt que de donner le moindre crédit à une fausseté.

fH CLAHISSB nABLOVB.

— Ma très chère âine..«yoH(]riez-vous que je pan:^s30.v

•^ le voudrais, monsieur, que vous parussiez ce que vous èles : et je suis résolue de paraître ce gue je suis, aux yeu]^ de l'aipi de mon onde et aux siens.

•^ttttlt jour^ seulement, ma très chère vie: ne pouvez-^ouç p^yidant huit joMr$, jusqu'à œ que les articles...

— H^ une minute avec mon consentement. Vous ne comprenez peSy monsieur, combien j*ai ressenti de chagrin d'avoir paru \ci ce que je ne Mis pas. Ifpp onde n'aura Jamais à me reprocher de lui en avoir imposé Volontairement,

«-Que vooiez'vous, ma chère, que je disedemai|iatt capttainet le lui

donné 'Heu de penser...

«- Metiez-le sincèrement au fait, meneienrLeTeleee. Mes-lof ta jétHÊt. Gommnniquez^i ce ^ue vous voudrez des intentions de votre famille en ma faveur. Bites-lui ce qu'ti vous plâtra par rapport aux articles ; et, lorsqu'ile seront dressés, si vous les soumettiez à son jugement et à son approbation, ce seiait lui laire voir oomhien 41 y a de sincérité dans vos dispositions.

— Ma très chère vie, cro^^.vpus-fja'U pi^sse désapprouver les articles que j*ai offerts ?

— Non.

I— Que je .sois donc maudit du ciel, si je çoe soumets xolontALre^ejit à me voir foulé aux pieds par mes ennemis I

— El moi, monsieur Loveldce, que je n'aie jamais de bcoheur ^ans œ mobde, si je me soumets àXaire passer aux yeux démon oncle un mensonge volontaire pour la vérité l l'ai trop long-temps gémi dans yat/jlO' tioii dç me voir rejetée de tous mes pàrens, pour acheter ma réconciliation au prix 46 ma candeur et de ma bonne foi.

—Les femmes de C6tte maison, ma chère...

— .Que m'importent 1^ lemme$ de cette maison,? leur opinion vifoi indifférente. D'ailleurs, est-ii besoin qu'ellQ3 saobent tput ce qui ;^pi^s9 ^tre m^ parens, vqus et moit

— Leur opinion ne me touche pas plus que vous, mademoi^tle. SM^ ment, comme je leur ai fait croire gue nous sommes mariés, pou^ p^ venir les malheurs qui pouvaient naitre du complot de voire frère^ i^ i^ voudrais pas qu'elles prissent de moi une idée qui vous paraît cbojuant^ i Tous-mème. Par ma foi, mademoiselle, j'aimerais mieux mourir que d^ merétrscler ouvertement, aprèç leur avoir raconté tant de circonstance de notre mariage.

— Eh bien'! monsieur, Il faut leur laisser croire tout ce qu'il leur plaira, l'espèce de consentement que j'ai donné à ce que vous leur avez dit est une erreur ^ue J'ai commise. Toutes oes drconstances, dans le rédt desquelles une première fausseté a pu vous engager, justifient eUesmêmes le refus auquel je. me crois obtigée.

— I<fe voyez-vouç pas, mademoiselle, que votre oncle souhaite 4|D||cn]s trouver manésY La cérémonie ne pourrait-elle pas être exécutée sedrète^ ment^ avant qu0 sa .Qiédiation ne soit commencée Y

—Cessez de me presser ià-^essus, monsieur Lovelace. ai ^pu^ ne vovilez pas déplarçr la yéril^, je me charge de la dire moi-même 4il tapitdine Tpmtîiisoir, iors^U Teviendra demain. Oïd, je la dirai.

— Oonsentts-'votts, madenieiacVe» que les choses demeurent sur I?

CL^JliSSf: JBARLOVp, 'î»

mta)0^j|ie(jL4W OPU^ .Wi^oo ? li peut arriver gue pelU n^igliîîQidn Qi|^ilK^^^pdi|i$id^uaia fiUit^ Yolre frère peut Quniinuer se$,prp|ç|^^ 4'AMÛ^QAft}u^W*i^ ^^^^ l>iiep40t, et pcut-éire de votre oncle même;, guiÇ^ lo^s ii*âiiB$t|^fiycm^.l9pi;ciiQC.iiQQ.d<^ lois. Vous devez conseo0r ^ ^(^iig^f à ce que les choses demeurent ici sur le même pied.

<— jÇQ^<¥lUf à G^ ^ vous désirez^ monsieur Lovclace, c*q3t pejrsi^r dvia JUUQ f4wijç gÏMî ;e condatune. Cependant, comme l'occasion (sj veu3 Cfiff^q}i*tiY aU'gu^ue accasiop ^ui puisse justifier une fausseté) ne W^rftit durer ji^ng-lemps, j^eii sms qioins portée à vous disputer ce poiill^ JUi^is j.e lie i^ç x^ndrai g^ coupable fi une nouvelle erreur, ai fp puis Téviter.

— B|e souj)çonnez-ypus^ mademoise^e, de quelque rue Indice âm la (fômarche dopt j'ai suppose que vouis ne vous feriee pas im scrafxmëf pour obt^tr une solide réqoncrtiation avec vos pruehet^ filon fuoiif, vous fe^vez^ n*est-ce pas mon Intérêt' propret Que nlimporte, à inoi,«l^M jamais réconcilié invec eux 1 Je ne demande d'ecnL-aùeunefaveUf. '

— 11 me semble, monsieur Loveluce, que,d»n3 noIreiSittiflrtîon-fiirëSQiile^

Si n'est pas absolumeut désagréable, il n'y a lieaqui m'oblige de rëponeàjcettequeslion.tl*ajoute que je trouverai eocort»|fliis d'agiém^tidons ma perspective, si, demain uu matin, vous déclarez an eapii«ifm,'n6e seulement le fond de la vérité, mais tous les -pas ^méme^que vous avec faits et que vous devez faire, dans la vue de soutenir les favorables in* tentions de mon oncle. C'eal une ouverture que vous pouvez faire sous le secret, et sous toutes les restrictions. M. Tomlinson est un homme prudent qui a le repos de ma femilto à eœur, «i doui j ose dire qu'on peut se fsûrp.un qirpi.

rai jugé qu'il n'y avait rien à me promettre d'elle. J'ai vu l'inflexible •Bprii'dee'UefloT^qui agiasaif dans toute «a iorcQ. iiiie fMiitQ «batinâe » une... Pardonne , amour, si je lui donne des noms injurieux. t\Kûtt m

.««>tNfKis oions eiu «MdcaMiaeHe, âQs4ân)61és trop faéqiMil^» p^^i «ne Mm déiicer ëm.mveir japaia d'auire&.J<? «tsta voiu» atmc ssé§ 'é^ WBtm. €i je'd'avais paiera vette oÉiliger.par iVfOiïv» luédtPdft, 9MitMA)t<^ pneiaïuile p«i«i«de (h^ker Mi oéiébtatiûDytiiMiiiiKHis 3umi <Û^#l9li^ld• poroieier'dansjUBe fiuiâae^é^ jo tue veuS'entikur^iiS }m\ju^ jfoit h. PWPff^ lion. Mais ne vousim^giAec p^s» MOsm.aàûfM»I^JPm^9qw nç^^iox^ Sie^rieBi iceMlilMi .dit UruamjfttK^que "H^i^.rMmj^te^ ^lar m^n juf^eox^t.

iBt, teieniiniaeJ^s oMtoitr d*q|iQ» j'Mpci^i .^^aj^^ a<HUe $^ jt^îsiIaaçi^»

.wr iVetoe pardonipoar iceit^.littejté j[ en <bù fei«aiU .unp ^piÔ9l{9i^ K^i^ •BMe ) ealtriMii%u0'aondiàion<queie itoii# pcopmw*

(BieiD^ ffs» IMurn poDtaUewefit pffe^i^é<uill.f^«t ^ présent ipe'j^ lîj^ fÊÊêkêÊkïs^\gu }^m^ ne ite Mcb^i»^ f^fm^ çi^ads^of^phe^'^t-Mf diminué mon Mowa^^mi à^^m^f^tlim uji^fn^MV^^vUWo i^e «i^j^

^gtnmy 41.^ }iifm.i^ÂimJmw ivhhj wk^ ^\ d^ ffiptpim (w4^ o^-

lhiit»!tiNr iMifiiriftMpni» ilie^ j^ii§ d« jtaK^ eQpJK^ i^ei^^ee t.xin|;l. Iqj^ •toëie>piQiliedP>«ir.4Ail» Ji»iN«â)^r4iMb4[u'U^i9 f^ tP<(¥vX(erigâ^ pfytMT <tor Mnir4Û#iiiiftteftjti^j^i.:MMipi»^r dels^^p^i«i#.alMa^çU ÔP^A^xpois^»

178 clahissb hablotb.

au terme, n s'ensoU qu*on ne doit pas nous eoTier la succte» lorsque nous l'obtenons; surtout parce qu'étant bientôt rassasîéa* H ne nous resta presque rien de plus à faire Taluir. Mais c*est ce qu*on peut dire aussi é^ tous les plaisirs mondains. Cette réflexion ne te parait-elle pas asaei grafet

Quoique je n*aîe pas réussi dans le principal point, fai quelque fruit à tirer de la commission du capitaine. Mais je veux t*ayerlir que tune dois pas juger de mes inventions par de simples parties. Prends patience jusqu'à ce que tu suis informé du total. Je te jure encore que deux novices ne remportenmt pas sur moi. Cependant je suis quelquefois fort alarmé du pian oonlrjebandier de miss Howe.

Il est tard, ou plutôt de bonne heure, car les premiers rajons du jour eommenccnt à luire. Je me sens fort pesant, et tu te le figjures bien. Mais je vais prendre une heure de repos dans mon fauteuil, me secouer ensuite, me rafraîchir, et recummencor à vivre. A mon âge, et du tempérament dont je suis, il n'en faut pas davantage. Bonne nuit, Lovelabe. Je doute qu'il &oit grand jour lorsque je m'éveillerai.

A propos, ton oncle n*est-il pas mort? Qu*e8t-U arrivé au mien, qtd aa répond pas à ma dernière lettre? Je le suppose occupé à recudilir de aooveaux proverbes. Adieu. Je dors.

LETTRE GCXO.

■• MVXUCB, ▲ ■• BELIOBT.

lABdi,9iBaf. (

C'est è présent que je me crois établi pour jamais dans le oœor de dm charmante.

Le capiuiine est venu k sept heures, comme il Tavait promis, et dans Péquipage d'un homme prêt k partir. Ma charmante n'a pas jugé à propos de nous honorer de sa présence avant que les premiers éciaircisao* mens fussent achevés : confuse, apparemment, de retomber par mon aveu dans la condition virginale, aprà avoir passé pour femme dm» Te^ prit de son oncle. Cependant elle ne s'en est pas fiée si parfaitemeiilè BBOl, qu'elle n'ait voulu entendre tout ce qui s'est passé.

Les plus modestes personnes de ce sexe, Belford, doivent penser, et quelquefois même assez profondément. Je voudrais savoir si elles rougissent en elles-mêmes de mille choses pour lO'^qnelles on les voit rougir avec tant de grâce en compagnie. Si cela n'est point, si la rougeur n'est qu*un signe extérieur de modestie, les femmes n'ont-elles pas la même empire sur leur rougeur qu'on prétend qu'elles ont sur leurs larmesT Cette réflexion me ft?rait faire bien du chemin dans la coonai»^ sanœ de lf?ur caractère, si j'étais disposé à la continuer.

J'ai dit au capitaine que je voulais prévenir sa question; etsur-Ia» champ» aprèâ avoir exigé de lui le plus grand secret, qu'il m'a garanti de sa part et de celle de M. Jules Harlove, j'ai reconnu ouvertement et de bonne foi toute la vérité, c'esi-è-dire que nous n*étions pas mariés. Je ne Tai pas instruit moins fidèlement des causes do ee délai : quelques unes venues d'une malheureuse mésintelligence, mab les principales du désir que ma charmante avait lo^jouis eu do commencer par miavé»

BUabb léoondlfation avec sa famille, et d'une délicatesse qui n'avait }anais eu d*e&emplc« j

Des femmes moins délicates que celle-ci, Bclford, ne sont pas fâchées» % dans le môme cas, qu'on rejette les délais sur elles. Cependant celle af- ^ féctalion de délicatesse me paraît très peu délicate; car n'est-ce pas confesser tacitement qu'elles ont plus à gagner que nous dans le maliage, ei que c'est une privation de plaisir qui fait le londement de leur orgueil ?

J'ai raconté au capitaine le^ raisons qui nous avaient déterminés h nous donner dans la maison pour des gens mariés, avec serment néanmoins de suspendre la consommation ; ce qui avait tenu les deux parties dans la plus grande réserve : l'une condamnée à souffrir, l'autre se renfermant dans les bornes d'une scrupuleuse vigilance, jusqu'à refuser ces laveurs innocentes que dos amans destinés à s'unir ne lont pas difûculté d'accorder et de prendre.

Je lui ai communiqué une copie du mémoire qui contient mes arti» des, de la réponse de ma belle, de ma lettre d'invitation à milord M... M des généreuses offres de milord. Mais j'ai ajouté que les infirmités de ce vieux siigneur, jointes au goût de ma charmante pour une célébration sans éclat, par lo motif du respect qu'elle CMi devoir è sa famille, m'avaient fait écrire à milord que nous le dispenserions de nous accorder sa présence, et que d'iieure en heure j*attendais sa réponse.

Les articles, ai-je dit encore au capitaine, étaient actuellement entre les jaaîDsdu conseiller Williams, qu'il devait connaître de réputation (le capitaine a répondu qu'il avait cet honneui-!à}, et de la bouche duquel il pouvait se le faire conûrmer avant quo de quiiler Londres. Lorsque œs articles seraient dressés dans les formes, il ne manquerait plus que dé les signer, et de fixer le jour de mon bonheur.

J'ai déclaré au c «pitaine que ma Herié me faisait trouver beaucoup de satisfaction à rendre volontairement justice k une femme qui m'était si chère, et sans l'intervention d'une famille do qui j'avais reçu les pluç grandes insultes; et que, notre situation étant telle que je venai^de la xeprésenter, je consentirais avec plaisir que M. Jules Harlove suspendit ses ouvertures de réconciliation jusque api èi la célébration de notre mariage.

Le capitaine a paru charmé de tout ce qu'il avait entendu. Cepândant il a confi'Ssé que son cher ami, M. Jules Harlove, lui ayanl témoigné qu'il apprendrait notre mariago avec une joie extrême, il aurait souhaité de jK>uvoir lui porter cette heiurouse nouvelle; ce qui n'empêchait pas qu'il n'espérât toute sorte de bons effets de mon récit et de mts intentions. . Il avait compris mes motifs, a-l-il dit, pour faire croire aux femmes de la maison, qui lui paraissaient des gens d'un fori'bon caractère, que nous étions véritablement mariés. 11 approuvait mes raisons. Etles expliquaient fort bien la réponse de la femme de chambre à l'ami de M. Harlove.. On ne pouvait douter, a-t-il remarqué, que M. James n'eût ses vues pour tenir la brèche ouverte, et qu'il n'eût formé le dessein de m'enlever sa sœur ; d*où je devais conclure qu*il paraîtrait aussi important à M. Jules mi'à moi, de leiiir notre traité secret; du moins, jusqu'à ce qu'il eût formé son parti, et qu'il eût arrangé ses mesures. La mauvaise volonté et la passion se loimaient des (auiômcs terribles. H lui paraissait étonnant qu'on eût poussé si loin l'animosi lé contre un homme capable de tues si pacifiques et si honnêtes, qui avait montré d'ailleurs tant d'em^

fito^iir ses iKiemiincns daiisaout.te ^mima^Ctt^mW'MfmÊÊMi^^ÊÊtm

Il TOjait bien, comme il Tarait entendu dire, que, dans tous les'vastilt Mmour de rinrngiie(je)deniis1fiiparilMPii0rc(»cerme)'tte TempotiUt^ sar mes bonnes inclinations, la générosité iiMalt le fond de mon caMdèni*

Il n^aurait pas cesHÔ de parler, si, ledéyeûner étant déjà prêt, la '<livi« nhé de mon cœar notait entrée, eu répaiMlant un^déluge de lunv^èretav* tatrr dMle. Tmire sa figure offrait un atr^de bonté etde douoeur i^i'^oi arait éié banni long-temps, quoique ce soit son cortège naturel.

Le capitaino a f«Mt une référcnoe si prefoiide,^que je Fèi eru prtt à • se frrctsterner. Qiivl charmant sourire ce témoignage de respect et cPadmifatio» a produit sur le risagede ma belle! Le respect, dans «n h'»inme» ptodtril le méme*senttmentdans un autre.'f^ous sommes plus singes qne fkoos ne le^cro^nons, par !e penchant qui nous porte à suivre Vtfiemfiê B'ftutrut. Un moufen'^nt comme involontaire m^a idii pHer ies gen^mr. Ma très chèie vie... ( en baissant humblement la tête ) et je Iniai UAmm diSOotfis fort golmtt, f our lui présenter le capitaine. Quoique je n'eusse pas plus de droit qne lui «uf ce vissge, 'Sur ces lèvres, il a fort bien Ml ie ne rien entreprendre témérairement (I). Mans il panrissaii bien plus pméh l'adorer.

•^ J'ai dit au caf^itarne, ma très diëre âme, ce qu'il a désiré de sa?ofar« Et reprenant en peu de mot^ tout ce qne )*avBisdit en effet, )*aî faitié même récit, conime si j^'avais supf osé qii^eHe^nc TèAt poini'eniendv.

liO cap^atno a paru extrêmement étonné qufi 7 «ât -qnelqirun «a monde à qui unu personne si angetiquepètoanser le plos léger uiôcw» «BMlenvent. Il a témoigné, dans des termes ^vès «lîfs, qu'il aHaitMMia Iftns grand boiiheurde^a ^lie d*embrasB6r so^oanse.

Jamais, il faut que je le dise, jamais eelte dirme fille n'a pris^onalf plus diviir. Tout respirait en eKe la majeslé; Jes gfftees, la sérénMj'Ia noble borrfiaice. Qne oimable lougeur, veleiranl FécIat<vdintfiro de ton leiflt, ajoutait miHe «charmes à^cs perfëetssnsnatureHes, et'semUaUla fffe(freTayY>r.ner de glo^.

Après nousêtro »*sis, TagréaUe snjét «st*veveMi en prenant 'leiâuiCfK fut. ^ Ou'olle*se fniftfcfiaii d^iro lieuaisney iorsqu'élleseiemit rétaUia dttisles bonnes giftees de son oncle!

'Le câf.iiaineVctt engagé à f re«ser cet^agréaWe évéttc«€fkt. Maisihne flillaât phjs que do sa part elle Itt <m*ttro4e «noindre^délai. 'L'benrenx^jndr mefois fasse, Knit prendrait bienldt'im6'face^ttMnquille.'SeraH^'m«Mt propos de demand*'r une cfrpio de mes aMioto '«t de sa réponaei pouHSi faire voir b sim éhlr armi?

' ^ Comme il pluirait à monsieur Lovdlnc^^oi*a répeÂâarhueottpnidUa

mie.

^ Ah tqtfe mrdh-élMmijnais demtaif

-'^Ce doit "être soos lo'i^us gfiknd«enbt,^cn «v-Jerépliqné.'Miiisvn HJMMitHl pas mleuiHdo «làiie -<vuirii fon^'oiiMe^l^'eoQmtf même, lonqifl imm'it dressé?

'•^- Auri< rivons «et lé^onlé. monsieai^l.fvëlaf^ ^is,Di'lfoid tnonn étions amiefois dtenHMnans'querelleutt;tà ptéttHI 4iMn sommes polis.

•<-^ ATsufément, ma très clière Glatisse, j^ «(rnsentivai, srtoQafUedê^

(1) l'tif a(;p, CB Asikacite, est 4e btber les kmmm «a «ifage en la lalvant, èti bavnif»

CLMSSSE BftBfiOTS* lT9

w.^ et ^ le oopHaineToroHnson s'engage m wMt pour M. Harlor^

iftii qae je ne sois point exposé aux véflexJDQS ffone miilto qui nfa loti

nal traité.

— C*est h présent, montdeor, nl'a-tH>n dit, que yeusttesfort oMigettit» fiRNs-tu» B^Iford, que mon visage ne soit pas derenu tr^ rayonntat

ieoDlour? Tai avancé ma main, après Tayolr consacrée d'abord par uit

Miser, pour lui demander la sienne, qu'elle' n*a pas fait difficulté de tûé

fnmer. 3o Tai pressée de mes lèvres.

— "Vous ne savez pas, monsieur (en m*adrossant au ta|Ataine aTecml

4lir de transport), quel henreux liomme...

— Charmant couplet e-t-îl interrompu, les mains levées d*adsiini«' lion. Quelle joie pour mon cher ami1 Ah! qodii'e&t-ll présenti Vous,De vrez pasp mademoiselle, que vous êtes plus chère que jamais à rotre oiicle larbve.

— Je û*eti sais pas moins malheureuse a dit na telle» de l!avoir dé^ #|%é.

«—Doucement, ma cbarmantq, ai-;;^edit en moi -m&ne» Avalions ]i# la>p toin là-dessus.

kl^eapitaine a promis, encore une Cois, de ne |mis ménager ses aertiflai^ei dans des termes si agréables, ^ue la (Àèce penooae apiié Je mt JQUBlui et les .siens puissent toujours trouver des amis UUs que lui» lUa a oomprie les siens dans cette prière, paixe.gue le capitaine jivail laissé échapper qu'il était père de cinq eniians, par une dfi^ jneilkumi iMMiesjat des jMeilleuQesjnères du muede, dont l'jeMeUanie .conduite le iMiait aussi Jieuieux avec huit cents livres si/brUi)g, jguj faisaient 4001 anv!enu, , qu'un autre Téiait avec deux^imUa.

^— wfiaos éconemiç, a répondu mon char oracle» lil n'j arait ^oiaMi ui pAt aufflce. Avec «eue qualité» te j4iia inédieGvireKenMjMti»

«SSikmoe» iileace» impertaoeJ Ce iàstqpiTà ina,cowcieiwaB» JUIfimC^ que ee reproche ^'adressait.

^m^xêt^iïtm qee îe veiiadeaaade, *m*a>dUJeeipilaûie»iat«ioîns par eenlMne»tde.défiaaiae fue pour-éiaklir aeeaeervioaseur.des ùm^ o«âf tains, -si voufréissiésolAi de flesinbeacavep uurnàm 9mim auvngeii'iiw léconeiliatien géséosle f «** Je fféfMHida, eapitaioe, qd'en faisant ebierver fqne mm. imirmi * >paiir(totte .lécuneilialien avec «oe HMmUe^deiit ie diteiyea sHjal» 4e jMsaoeiipia^nérQBité, vient uniqueoitntilei'ailime.qiie j^a^pent eMa^adiraUa parâone, non seolemeat je jcesinlweiai'attx étamclMS de M. Jules Hariove, mais je me présenterai dans laatta ^paeilien M m lihiliiiii lu |ifiii ai il madame flaiioiie. Je ienaiplus : foor >aBaflre epjiepesJIL AMWsuft aaias Juabeile, »ie reaonceiai à .tentes préliniiii des trois frères et k tout autre bien que<cal«i;ioiit«ia hUié iehligalionÀ aatt>giaiid-pèfB..Je.nie4Uiirl9ttdMi»:^iagé» ensciMa fiarniM .pnéseaie .«i mes espéa«a«.4aflarBwt ptepie ihmiUai aMjMÉssmpeeiét JOfttehise^Clarisge:<eiro'ii|»Bate»<to éMet, per le tethsMrdMtamr iiaetfefliaNMM^U%inéQUei«at,tt à^Ms les hieasrde la tetune.

mv^iààmm, Belford, est «Mi nêxf^/m UtkmÊtUtins^aÊàium

180 CURI8SB HABLOVB.

La divine fille m'a témoigné sa reconnaissance par ses yeux, a?ani qof ses lèvres aient pu lui servir à iVxprimer.

— 0 monsieur Lovelace 1 m'a-t-elle dit, que vous savez bien...

Elle sVst arrêtée. Le capitaine ne m*a pas épargné les louanges ; il était réellement touché. Pourquoi la vengeance, me suis-je dit à moi* môme, est-elle mAiéc dans mon cœur avec Tamour? Mais, revinanlk ma vieille excuse : Ne suis* je pas le nuitire, ai-je ajouté, do luifaija en tout temps une ample réparation ? N'est-ce pas à piéseut b saison de répreuve? Si je pouvais seulement lui faire abandunncr ses défiances t Si je la voyais disposée à s'abandonner à moi pour quinze jours 1 quinze jours seulement d^une vie telle que je Taime! Qu*arriverait-ii? Eh bien! quoi?... Je ne le sais trop bien. Mais enfln...

Ne prends pas droit, B.'lford, de rinconslance de mes idées pour me. mépriser. Peut-être ne t*ai-je pas écrit deux lettres où tu m*aies trouvé d'accord avec moi-même. Quello constance demandes-tu à des gens de notre caractère? Mais Tamour me rend fou; la vengeance m*aiguilloone; mes propres inventions m'embarrassent; mon orgueil fait ma punition. le suis tiré do cinq ou six côtés tout à la fois. Il est impossible que Clarisse soit aussi malheureuse que moi. Ah ! pourquoi, pourquoi est-elle la plus excellente de toutes les femmes? Cependant suis-je sûr qu'elle le soit? Quelles ont été ses épreuves? Âi-jo eu le courage d'en faire une seule sur sa personne, quoique j'en aie fait cinquante bur son humeur? Assez de celle-ci, je crois, pour lui faire croindre à Tavenir de me dés^ obliger jamais.

Loin, loin les réflexions, ou je suis un homme perdu. Dcpn's deux heures, mes inventions me rendent odieux à mes propres yeux; non seulem'Ut par rapport h ce que je i*ai déjà raconté, mais pour mille dioses dont il me reste h te rendre compte. Cfpendcmt je suis parvenu encore une fois à m'endurcir le cœur. Ma vengeance est aussi enflammée qu'elle puisse l'être. Je viens de relire quniquis unes des injurieuses tettres do miss Howe. Jo no puis soutenir le mépris avec lequel ces deux filles m*ont traité. ^

' Ma charmante a confessé qae notre d<^jeûnef était le plu? heureux qu'elle ait connu, depuis qu'f le a quitté la maison de son père. Btlea»* rait pu s*épargner cette réflexion. Le capitaine a renouvelé toutes ses pn^» testaliors de services. Il m-a promis de m'écrîro comment son cher ami aura reçu la descript'ron qu*il lui fera de l'heureux état dç nos affaires^et ee qu*il aura pemé des articles, aussitôt que j'aurai pris la peine de tes envoyer. Nous nous sommes quittés avec de vifs témoignages d'une mi^ toélle estime ; et ma belle a fait des vœux ardens pour le succès d'une, si généreuse médiation. >-

' Lorsque j'ai reparu devant elle, après avoir conduit le capitaine au«i Mil qu'il l'a voulu souffrir, j'ai vu régner la complaisanoe dans chacun de'ses aimables traits.

—Vous mevoyeidéjk toute autre, m'a-t-elle dit. Âhl monsiourLe' velaco f vous ne savez pas combien j'ai cette réconciliatioD è. cœur» Je veux effacer jusqu'à la moindre irace de fâcheux souvenirs. Il m'esMa»possible de vous dire combien vous m'avez obligée. Que je serai. hao«> reuse lorsque j'aurai le cœur soulagé du fardeau insupportable de la '-malédiction d'un pèrel lorsquo ma tendie jnèoe ( vous .ne coimaisseï {laa, monsieur^ la moitié du mérite de ma micef et quelle esl la bonté ^e wom

GLARISBC lUBLOrSé 181

cœur, vlVfé^ lui-même, avec la liberté de suivre srs propres mouvcmens} lorsque cette chèie mère prendra plaisir encore à me serrer contre son sein ï lorsque j*aurai trouvé des oncles, des (antcs, un ftèrc, uiih sœur, tous emprésséi à me combler des caresses» I ei vous-même, monsieur Lovelace, témoin de ce doux spectacles reçu, vu de bon œil dans une faaille qui m*est &i chère.», quoique d*aburd, peut*êire, avec un peu do fcoî- «leur... Mais lorsqu'ils vous conitattront mitux, qu'ils vous verront plus sotnreot, qu'ils u'iiuront plus aucun sujet de plainte, et que vous aurei pris, comme j o. e re.*péier, un nouvel oitire de ciinduiie , do jour en jour l'affection ne fera que s'ccbauffer mutuellement, jusqu'à ce qu'à la fin tout le monde sera étonné d'avoir pu concevoir d'auties sentimeos pour ¥ous.

. BnsQîte, essuyant ses yeux de son mouchoir, elle s'est arrêtée un moment; et, tout d*un coup, faisant réflexion sans doute que sa joie l'avait oondaite à m'esprimer des sentiraens qu*elle n*avaii pas eu dessein de me laisser voir, ei!e s'est retirée dans sa chambre avec précipiiatioDy tandis ji|ue je suis resté dans un désordre presque égal au sien. • En un mot, j*eiais... Je ne trouve point de termes pour t'exprimer ce que j*éiiiis. Je me buis déji senti fort ému ddris une autre oocasion. Cette beauté tou^e-puissante avait déjà rendu mes yeux humides. Mais de ma vie je n'ai été si vivement touché ; car en mVfiorçant de vaincre ce mouvement de sensibilité, je ne m'en duis pas trouvé b force. Je n'ai pu même retenir un sanglot. Oui, je le l'avoue, il m'en est échappé un, un qu'elle doit avoir entendu; et j'ai été forcé de tourner le visage avant qu'elle eût fini cet attendrissant discours.

A piéienl que je l'ai fait Taveu de cette bizarre sensation, je voudrais pouvoir te la dr crire. C'était quelque chose de si nouveau pour moi... quelque chose d'étouffant, qui me seiruii le gosier... Je ne sais comment cela m'est arrivé; mais quoique je me le rapfielle avec un peu de confusion, je dois convenir que cette situation n'était pas désagréable; et je souhaiterais de l'éprouver encore une fois, pour être capable de t'en donner une idée plu^ juste.

Mais l'effet de sa joie, dans cette occasion, me* fait prendre une hante idée du fouvor de Ii vertu (quel autre nom puis-je lui donner?) qui, dans une âme si capable d'un transport dé.icat, a la iurce de rendre une fille de cet flge aubsi froide que la neige et la gisce, pour toutes les avances d'un homme qu'elle ne hait pas. Ce doit être un effet de l'éduca* tien. Qu'en penses-tu, fielford? L'éducation peut-elle avoir plus de farce que la nature dans le cœur d*une femme? Non, je ne saurais le croire. Mais c'est une vérité néanmoins que les parens ont raison de cultiver Tftme de leurs filles, et de leur inspirer des principes de réserve et de défiance pour notre sexe. Qu'il y a de sagesse même à leur dconer une haute idée du leur! car Torgueil, je te l'apprends, est un excelleat substitut dans une Am*.* uù la venu ne brille pas, comme le soleil» de son éclat propre et non emprunté.

Ifll «AUBE OAKOVK

LETTRE CCXin.

•; IX>TEtACB, A H. BELFORD.

n «t temps de t'aveoer, quoSqve tes eonjectofet dent peaMtiipiti cédé mes expUeationey qm ce capiUiDe Tonlinaon', qui a feil laatlito fMgrès dans les beonee grâco» de ma charmanle, eC qui prend tant dl plaisir à réconcilier les coBttCs diviséâ, n'est autre cpia i'hooDéCe F&lnee Maodonald» suivi d?u» ^et hors de oondituNiv qpll arail loué peumt iour. Ta sais de quelle Tariéié d'aveotoms sa tî» est coBipasée, qiinipi m naissaDoe et son éducation eossant donné de lui de meilleures' espé** rances. Mais les ingénieuses friponneries qui Tont fait chasser de I'Qiqi* versilé de Dublin sonC détenues la source de sa ruine. Aptes luâaMoir fftit quitter son pays» elles l'oai engagé dans un train de vie qui toBOU» dnii trèspropreâ se lier par le mariage aifec la madame Tawosené de gliss Howe, pour Taider dans sa oontrebande. Tu connais ses admiiahlas qualités pour toules les eotrepatses qjui iemaodent beaucoup d'adrena^ avec un ai? imposant. Crois-tu qii'il y ait rien de plus juste au mflsde flie d*employw uo coDirebandier contre un autre?

Ta curiosité va te faire demander comment j'ai pu hasarder une m^ lestieu de cette nature, lorsque je n'ignore pas, comme je le l'ai ditu^pie la belle Clarisse passait souvent un mois entier chez son onde, et fpe pyr conséquent elle devail savoir qu'il n'y a personne dans le voisinaga^ ik moins des amis pmieuliecs de Jules Hailove, qui se nomme lecsy^ taine Tomlinson.

Cette objection est si natorellSi Belford, que je n'ai pu man(|u«r de foira observer à ma charmante : qu'elle devait «voir eaiendu parler de cet ami de son oncle. Elle m'a répondu qu'eilene s'en souvenait^pis^ qpe depuis près de dix moi^ella n'avait pas été chezson oncle Jules ^u fond, c'est oa que je lui avais entendu dire auparavant) , et qii'i^'fS Irouvait au j^u de boules d'autres personnes qu'elle ne eeiinaissait pM^ D'ailleurs, notre penchant ne nous porte-t-il pas à croire ce^ nousilaUaf

lHais tu me demanderas- encore s'il n'est pas à craindre que miss Ueuve ne prenne des informations, et que ne trouvant point... io t'entends. Me i^nse, c'est que Wilson» si y» le désire^ ne fera pas difficulté de metlit fUre mes mains toutes les lettres q^*!! recevra par celles de CoUin^.al l'espèce à présent ^'il ne te restera plus do scrupule.

Émo, Belford, je suis sCLr d'avoir causé plus de joie a ma chaonanli gp'elle ne s'attendait d'en avoir si lôt; et comme elle n'ignore pas qpals ik humaine est un mélange da bien et de mal , il ne faut pu deolat fu'une flUe si prudente n'entende l'art des compensatione, pour leniv la galaace dans un juste équilibre»

LETIHE CCXIV.

HISS CLiniSSB BABLOVB, A WBS'mffT.

Was Qarisse communique à son amie, dans trois différentes lettres, les

Srincipaux incidens et les conversations qu*on vient de lire dans celles e H. Lovelace. Voici ses idées sur la commission du capiiaioe Tomhn* son , après les alarmes qu'elle avait eues de ses premières recherches.

c Heureusement, ma chère, toutes ces défiances et ces craintes^ont

M'dMifieB {Nr*fittséf4Mniiiiitrqi|i ne mo laîwa li lent piflum i|u*inie 6A^ ptrsp«oltrfl^ IljtiUNMiytiqtta oel ofDcier lo^^ôtait «nvQyé par umia * ^flBMtaiii.llieB iiniigifié<qii-il ne pouvait Ê^îi.iàch(i pour touipursk et que tout est ieQUi<to rjonlnHien que ie cher ^«.Hickmeii &'cst prociui «r)eftM&.QaeifOft l««inîeileiitotM..Hirkina nJaii p«»élô re^ue ifop foyo* nblement, flicii]0iMle*B*«AMft>pi^iDp6Gher d*y faire plus do céfli^Kioa^ eftiiiMigrtniensquâl auMi rcéetéad'abordrloi^ront rev^enus. avec: plus 4p>ftiaito.Uairefu&^|)a9ÛMii&doU-4l i«Hnais bm dés^pécei du sucfiMi 4i«ie4eaMode>iiaisQnaei)lfi?t » ■•

EU8t«e|tréMRAelefliipilftine''BMiilinsoii, pendaut ledéjcûner qu'elIoN^ ttttepQBuWla^QeBiBa'Uii! bMuaieginve etd'an eju»Ueni caracièoreK 4huNi-ferilMUip phjvioQOOiia^ dii-^e dens un aulre.endrou, ûgô d'oa^fn mk*em^faàniQtmXÊm GUft.cyenie qo'eUe a fMris^ du goA( pouc Lui à la psat

Gomme l'avenir lui présente des apparences plus favorables que jamsiii^ dia ttoiil» aussi qoer respéranoe da la. réforroation de M» LovelaGQ.'est nkaftfondéa qu'^lan'avaitenooia osé s*en flaUec«

«Nous avons eu, continue-t-olle^ beaucoup d.'embarmS'à'coiMiUai quelques parties du caractère de M. Lovebce avec d'autres, c*esl*àdire les bonnes qualités avec Ics^ mauvaises; par exemple, sa bonié pdur ses fermiers, sa générosité pour la petite fille do l'iiôiellerio, son empressement à m'olfrir la compagnie da ma bonite. Nunan, et plusieurs autres traits : mélange inexplicable, lui ai-je dit quelquefois h lui-même; car il est certain qull a le cœur dur, comme j ui eu raison de lui eu faire mffepnsQbe» eo.me nppelaotsa'Ooadoiie avec moi dans vingts oceasions. ■MÉEÎIév ma chène^ j*aiipensé>phi8 d'une fois qu'il prend plus de plaint à me voir en pleurs^ qufà me donner sujet d'éirecont^mo de lui* &L M(x» ilHD^madiEati denasa;iellrequeies libetiins ne coanoiasaiani poinl:de aMMBÉs. Ja tjTomraila'védié.ddiCBtta'iéllDiion dau^la oature môniedp 4a«Dasiacièoe»-

a M. Loatlacd est ub hiMuna iac ; c'est uni «bsocvaÉioD que noua iMlis laite il: y a loag-tampsi. learains, do bonne fui ,. que sa. g< iiéroaièi itttaeae» vienne^ (dutèfe daaa ûacté ei do son orgueil que d'uiv véortuUa irpmK les otéatures^desoQ espèce , sentiaiwMit qui disiingMulaàâmia (» ft ne faii oaa.des naÉesaes <iu!auAant qu*olles peuvent, saa^ «icà saeteniffsa fierté eà soa indépendaDce. J'ai souvent pen^é qu!ilea| «6éF<l» soumettre une passioa da second, oadro à lasatLCucllDu d!uoa facaïaB énoMoantav

' aiLa^saniae da mal.aa sauâtf alla- pas quelque défaut dans son édu^ aitiattl Je n'imagiDa qu'oa ne s<'est poiat assez attaché à cofUBakiia Jaiooë.Mtuael de ses inaiinaliooa» D«ius L'opulence (»ii il qst né, ooitfa finMUB inalKMit à iaktb des adâooa g.ônéi!eusos ; mais je doute qa^'aa U m aiA( fiel sentir lea vrais matifs^ autremunt sa générodité n*aurai| pas les mêmes bornes que son orgueil. U'hiuminiié ea serait le prinaipi»f JkDarQp^eont/aoAanii^ pas 4a fmra4ea choses buaUes , conune p.ic accès » ,m Qanuna ai» saiBepoaaataar la dooannedus acfioaj mériloireâ^ ilcrxijj^ J^m rawMNÔca d'une varia est uœ espiatioa sufU»anto pour un vico. U mBMknoUa W9ù^ pjUia d'uaiferiatté t. ci porté au bien pour l'amour 4lP .Mm même*.

* a» Abil oMicbèca, qaalesl naan Baatoge? Uo hommo dookla vcctit cm^ .tiHPidjipib «MiOrgpajyi ^^Aw^Uk mmutew^mtk dQnimwUaoCst>J4k mit

184 cLàEisn BàMVon.

geance I H me Kste néanmoins une eonsDialîon : ce n'est pas uti înfl» dèle , un incrédule. S*il était de C3tte malheureuse classe , il faudrait désespérer de lui. Faisant gloire de ses fertiles inventions, œ serait mt homme abandonné , incapable de retour, un sauf âge. »

A l'occasion des circonstances où M. Lovelace confesse à son ami qu'il 8*est senii vivement touché, elle s'exprime dans ces termes :

c II s'est efforcé , comme il avait fait une autre fois , de me cacher son émoiion. Mais pourquoi , ma chère , la plupart de ces hommes ( car M. Lovelace n*est pas le seul ) croient-ils que ces belles marques d'an cœur sensible soieut au dessous d'eux? Si je me retrouvais libre do ehoiïir ou de refuser, je rejetterais avec mépris ceux qui combattent oa qui désavouent le pouvoir naturel d*étre affectés par ce qui a droit de toucher le cœur, comme des monstres féroces qui ignorent la principale gloire do h nature humaine , jusqu'à la mettre dans une barbare insen* sibilité. »

Elle remarque , à l'avantage de ses hôtesses , qu'un aassi honnête homme que le capiiaine Tumlinson a parlé d'elles en termes lioooiablee, après s'ôire informé de leur caractère.

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