LETTRE CCXV
■. LOVBUCBy ▲ ■• BEIFOKT.
Mardi, 30 DaL J'ai reçu de milord M... une lettre aussi favorable que je pourrais fat
souhaiter, si j'étais' dé.eraiiné au mariage; mais, dans les ctrcoi où nous sommes , je ne puis la faire voir à ma belle.
Milord regrette «de ne pus lui servir de père à la cérémonie. De quelques couleurs que j'aie revêtu mes raisons , il parait craindre que je ne roule dans ma têto quelques mauvais dei^ens. No.i seulement il désire que mon marjuge ne soit pas différé, mais apprenant , dii-ii , que miss Harlore n'est pas sans défiance, .il m'ofire l'une ou Tauire de mes deux cousines , ou toutes deux ensemble , pour soutenir son courage. Pcitchard a reçu ses derniers ordres sur la rente perpétuelle de mille liTies sterling , dont je recevrai l'acte au même instant que ma femme aura reconnu notre mariage. Il consent que la dot soit a^ignie sur mon prupie bien. 11 est fâché que miss Harlove n'ait pas accepte son billet de banque, et il me reproche de ne l'avoir pas gardé moi*m6me par oa sentiment de fierté. Ce que le eâlé droit néglige, dit-il, peui UnmMr à l'avantage du côté gauche, il parle app^reuimonl de mes deux ooasines. De tout mon cœur. Si jo p.us nbteuir miss Clarisse Uarlove, que le diable emporte tout le reste. Le stupido pair s'étend fort au long dans le même goût. Une douzaine de lignes ne lut coûtent rien pour avoir i'o^ casion de placer un vieux proverbe.
Si tu me demandes comment jo me tirerai d'embarras lorsque ma charmante paraîtra surprise que milord ne réponde point à ma lettre , je t'appreris que je puis être informé par Pritchard que la goutte a pris milord à la main droite , et qu'il lui a donné ordre de me voir personnellement pour recevoir les miens , sur le transport de la rente. Je puis Toir Pritchard dans le premier endroit de la Tille qu'il me plaira de TMMnmer, ei tenir de sa propre bouche les articles de la tottfe de milonl»
CUBISSB iUUOTB. |aK
dont a convient que ma belle soil informée. Ensuite II d«Dendra de m«i de rendre , su^-apl l'occasion . l'asage de sa main dn, te iî Sux Sï qm pourra m'éaire dois une lettre un peu plus sensée quï lISernK
■«'i.StMi.
Notre bonheur ne fiiit qu'augmenter. On m'a fjît la plus srande fe. Teur du monde. Au lieu d'une birline, pour la DromenaL "f . permis de prendre un carrosse à deux. Noire entrPiK! ' °" " " bte partie, a tourné sur notre SreïvSu' ?«'•**' '^''*'^' mis, quoique avec un peu de cunfj»ion A mJ! sl^ ^ """■ *^P">a rôpoLdu qu'il ne seraU pwétoS Ni» «.Tfl "'"^f P*'^' «n notr7liv,^. ont w'ïîrtTde 2 déliSS.xTff 0^^^ atTr """"?' misérable qui m'a serVi d'espion da!» tafaS* ?h„„1. ^ï"* *«''* ** man. ne fût pas reçu duUi .iOlren«iSn.«Vui Si? '"'''•'' ^ U^JdUe Hannab Tût appelée. ;'. con^ïi; ^5^^ Z Zi
Elle a pîaint milord-BIIe a plaint aussi la naarr» m»<i<.m<> p . .. .» car, dans l'abondance de sa borné, eltei^l, dÎs „!In«S? ^T^"^ ' de ses nouvelles. La chère persole s'it «tonZnrà la t^^^^^^^ tout ce qui en mérite. Heureuse à présent dans s^DmnL. '""^ î, P""
mal absorbe toujours los petits, la perte do sa beautS liî £u^"ÏÏ douleur qui sera capable de diminuer l'autre et E la renr'aï;!
-.,?l.?.l* -"'/"^ *'°'"* réprimande, du tour badin que je donnais^ de. malheuresi sérieux; car quelle com.uiraison enire ta pefL detahiS et celle d'un bon mari ? Excellenie QUe ! ^ "*"*
Elle m'a parlé aussi de i'espéranco qu'elle à de se réconcilier avec i. mère de m,ss Howe , et de la satkfacrion qu'ele y tSî dïvan^ rï bonne madan.e Howe I c'est l'expression do2t elle T'es' ^ivî. Zr ± femme si avare , et si déshouoide par son avarice, qurnulte Tu,re âa monde ne la nommerait bonne. Mais cette chère flilô donne tant d'éf-n due à ses oflecions. qu'dio serait capable d'en avoir mur le 1^^ animal qu, appartiendrait à ceux qu'elle respecte. Qui\^Zu,a£l^
186 cLAAistt haulovb.
ekim ; ma soawfm-iç d*ay«ir entendu dire, à milord M^. Qui 3ai|.si quelque jour, par complaisance pour mai, eUe ne se bissera pas conduke à prendre i)onue opiiiion de toi, Bô:fûrd?
Mais à quoi ma folfô imagioatiou s*arrôle f N'est-ce pas pour tmiir mon oiMio Qir.biide? Je reconnais que je n'ai pas d*auire vue, par les Eoroords dont je le .sens giqi)é, tandis que.ma pUime rend lémoigoage à ' l^icelTence de ma chère CËrisse. Cependant' je dbis ajoiuer, sans qu*aucono considération d*lotérôlr propre m*empéfcUe jamais d6 rendre |psCioe h caiie adftiirable (monne, qaey.gar la prudence et les lumières quQ je IttB ai irouTées d^ns notre conversation, elle m'a convaincu qu'à son è^ H n'y a pas de i^mme au mondftqui régale.
Jte m'interromps nioi-mdme,spac relira quelques unes dësteurea empestées de miss Howe.
Maudites lettres , BeKèrd , que celtes de cette miss Eowe l Relis ^ toiraflOie cetiès des miennes où j^'en ai 1^ rextraiU Mais je continuamco récit.
A tout prendre,,ma cbarmanle n'a respiré que douceur, complaisance, sérénité,, dans cette délicieuse promenade. Aussi ne lui ai-je pas donné sujet de marquer d*auttes senti mens. Comme c'est la première fois q^e j'ai eu riiouneur dQ.me promener seul avec elle, j'étais résolu de l'enoonrager; par mon respect, à m'âccorder librement la môme faveur.
A notre retour, j'ai trouvé le secrétaire du conseiller Wdtiams^.qui m'attendait avec la minute du contrai; les articles ne sonlpiopremeat qa'iine copie d\i contrat de ma mère , avec les cbangemens nécessaires. L'briginal m'étant renvoyé en mêiue temps par le conseiller, je l'ai rais antre les mains de ma belle. Cette pièce n'a seivi qu'à faciliter Touvrage. Cbstun bon modèle, puisqu'il a été adressé par le célèbre milord S..., jt Al prière des pofrens de ma mère, et l'^inique différence , entre les deux contrats ,. consiste dans cent livres sterling, de plus,, que j'ajput&à la p^sion annuelle.
J*ai offert à ma charmante de Fui Dire la lecture du vieil acte, tandis qu'elle jetterait les yeux sur le nouveau. Mais. elle s'en est excusée. Comme elle avait refusé dl^ire présente, lorsque j'avais cQliat1i)ntté cas ilanx actes avee te secrétaire, je suppose qu'elle ne s'est pas souciée d'en.- .tendre parler de tant d'«nfan€i ; le premier , le second, le troisième.» lé quatrième et lô cinquième fils, etc., et d'autant des filles, qui doivent sor* dt'dB ladite Clarisse Harlove.Cbarmansdclailsl quoiqu'ils soient toujpurs accompagnés dn mot de UgitivMr'f comme s'il pouvait arriver qu'un mari tHit de sa fômme des cnLns q/ii ne fussent pas légitimes. IBais crois-tii que par là ces arcbi-f^ipoos de gens de robe n'aient pas en vue d*insi- Doer qu'Un homme peut devenir père avant le mariage ? C'est apparemment leur intention. Pourquoi ces g.ens-là font-ils natire des idéea db isettb nature dans l'esprit d*un Honnête hommef Cet exemple, comme une inflbité d'dutres, nous montra q/ie la jurisprudence et TEvangild sont 4eiix choses différentes..
Dans noire absence -, Dbrcas s^ëst ellbrcée de parvenir à la cassette do cabinet. Mois elle ne* l'aurait pu sans violence; et^s'exposer par un mor Uf de curiosité pure à des dangers de cette conséquence , ce serait maa*iper dé discrétion.
filadtime Sinclair et ses nymphes sont toutcs.d'avis que je suis à pré^nt 81 bien dans l'esprit de ma belle, et que j'ai si visiblement part à ^ con-
qLàmiWR HAILOVI. iSJ
flanoe et mène k mb affecUont qae je pais entieprendre œ que jp fvuK , aa risqpe (Tàpporter la riolenoe de mapassbo pour excuse. Ptùs^ <jaoi nouT disent-elles. Ifà-t-elle pas passé pour ma ièmme aux yeux dé toute la maison Tel le diemin de la réconcUlation arec ses amis n*e$t-3 pas ouvert 7 prétexte Q|ii a retardé la consommation. Biles me pressent aussi de tenter mon euireorise pendhnt le jour, puisque est si difficSIt de mettre la nnft dans mes intérêts. Biles me représentent que hr situvtioD de noire logement ne doii pas me Cadre appréhender que les crik soient entendus dti dehors. Jen*ai pas toujours été si timide, m'a dit effrontément Salljt^en me jetant son mouchoir au ?isage» .
leube axyr.
ll^lgré ma politesse etmes complaisances étudiées, et quoique jusqu'il présent l'aie manqué de courage peur lever li> masque, il m'est arrivé plus d'une fois; depuis quelques jours, d'obliger ma charmante à regar*» der autour d'elle^ par les ardens témoignages de ma passion. Je Tai réT* dnile à confesser q^e je ne lui suis lien moins quindifférent. Biais lorsque je Tai presséede reoonnaîlrede Tamour : quel besoin de cet aveu, m'ar t-ellê dit, de la part d*une femme qui consent à se marier ? Et me repoussant une fois avec chagrin, elle ni*a prié de faire attention que la preuve du véritable amour était lot respect. J'ai entrepris de me défendre ; elle m*a réfModuqwiti^idée qu'elle avait été capable de se former d*une pas- MD mieuse seasemblait-àce qpe iia lut faisais^ voie de k mienne*
Je ne me suis pas. moins efforcé de jnsiifier mes seniimens, en Taci» enainieUa^roéme d*ua excès de délicatesse. Ce n'était pas mon défaul» m'a-t-elle répliqué 9 si c'était le ùea. Làdessua elle m'a reproché queli» qp» libertés innocentei, que je me suis au. en droit de prendre aux |»ux.de nos hûteàses, parce qWelles nous supposent mariés. J'ai soo^ tertasses imfatiemment eette leçon, et j'ai souhaité de voir arriva l'heuseux ipur où ]e n'aurais plus à oombattce une réserve qui n'a jamais •ft d'exemple.
BU(i; m'4^ segir^é avec uaa sorte de confusion qui m'a paru accom^^ pagnée d'un air de mépriSr Je lui en ai demandé la raison , lorsque, j^ lil^avejsaucuneotfsoeeà me reprocher» — Ce n'est pas la première ibis, nfa^rdleMponda, ^uei'ai ei» sv^ de me plaindre de vous, tandis gie-vons VOUA êtes cru peut-é^e au dessus des reproches. Mais je veps dédale qu'à mes yeux l'état du mariage est un état de pureté* Je ne sait alkeUe ne. nà!a pns dk : n'est pas im^loi dli (tcmtca* C'est du moins, œ pie j.*ai ^tt recueillir de ses expressions.
.M'Buseté dm macian^, Belfordt Bien de si comicpie. Sexe délicat I ù^ pendant fat moitià du monde femelle est prôte à s'enfuir avec un lihecw. tîn^ sans autre raison que jyisee qu'il est un liberiia* et souvent airee toutea sodeade raisons centre leur choix. Toi et moi , m'avons'-nous pas fudeajeuoeafemiaeaqui voulaitnt passer pour modestes, et qui auraient ét4 4'une> séserve iaAnie dans l'état de iUle , permettre en public, à leurs Sividee- marie , des libertés cpA faisaient, cwodce qu'elles n'ensseni piUîé4ou» les (leveiis de ia. pndfiur et de la medestie ? tandis que toiis
I8B CLABI88B HÂUdDTI*
lesspectafearsimièSéies tenaient les yeuxbaissis et rougissaient pour ceax qui n^élaient pas capables de rougir. Un jour, dans une occasion de celte nature, je proposai à une douzaine de personnes, qui composaient rassemblée, de laisser le champ libre, parce que lout le monde devait s*apereeyoir que la dame, comme le mari, souhaitaient de demeurer lête-à-lête. Ce langage produisit son effet sur Tamoureui couple , et je fus applaudi d*aToir mis une barrière au désordre.
Tu peux conclure que j'approuve les idées de ma charmante sur les amours publics.
C'est le seul frein , je m'imagine , qu'elle yeut ra'imposer par ce qu'elle nommé la pureté du mariage.
Recueille de tout ce que tu viens de lire , que je n*ai pas perdu mon temps, et que ces derniers jqprs je n'ai pas été un benôt, un Hickman, quoique moins actif peut-être qu'il ne convient à Lovelace.
La chère personne se considère à présent comme ma femme choisie. Son cœur, délivré de la tristesse , cessera d'être prude, et ne donnera plus d'interprétation lugubre à chaque action de l'homme qu'il ce hait point. Cependant elle doit garder assez de réserve pour jusiifler son inflexibilité passée. Combien de jolies personnes se défendraient mal, sans la crainte qu'elles ont de donner mauvaise opinion d'elles à l'homme qu'elles voudraient favoriser? C'est encore un ariicle du symbole des libertins. Mais de quelque ressentiment qu'elle soit capable , elle ne peut rompre désormais avec moi. Ce serait abandonner toute espérance de ré- Gondllation avec sa famille, et par une voie qui lui ferait peu d*honneur.
StnedI, 3 Juin.
Je reviens de l'ofOcialité , où j*étais allé demander 1rs permissions ecclésiastiques. A la vérité, Belford , j*ai eu la mortification d'y trouver des difQcultés. La demoiselle est d'un rang et d'une forluno qui exigent le consentement d'un père ou de quelque ami qui le représente.
Je lui ai rendu compte de cet obstacle. Elle le juge bien fondé. Cependant, B .'Iford, ce n'est pas avec un homme tel que moi qu'on s'aviserait de cette mauvaise chicane , quand il serait question de la fille d'un duc*
Je lui ai demandé si le contrat lui avait plu. E le m*a dit qu'elle l'avait comparé avec celui de ma mère , et qu'elle n'y trouvait aucun sujet d'objection. Elle n'a pas manqué d*écrirc là-dessus à miss Hovre, pour l'informer, m'a-l-elle dit , de notre situation*
lia charmante vient de me remettre le contrat , dont j'ai envoyé une copie au capitaine Tomlinson. Elle était d'une humeur charmante. Jamais, s'il faut Ten croire, elle n*a douté de mon honneur dans les cas de cette nature. D'homme è homme, tu sais qu'effectivement je n'ai jamais donné lieu au moindre doute. 11 faut bien , diras-tu, que j'aie de bonnes qualités. Les grandes vertus et les grands vices se trouvent souvent réunis dans le même caractère. Je ne suis fort méchant qu'à l'égard des femmes ; mais n'est-ce pas ce sexe qui a commencé avec moif
Nous avons quelquefois soutenu que les femmes n'ont pas d'ftmes. Ji suis un vrai mahométan sur ce point; c'est-à-dire porté à croire qu'elles ne sont qu'un agréable composé de matière. Si cette doctrine est vraie, à qui rendrai -je compte du mal que je leur fais? Mais quand elles auraient une âme, il parati a*rtain que la distinction des sexes est inconnue eatre les substances spirituelles. A quel propos une âme de lemmese
eUBIStt HAILOVB. I89
&m tejoras qu'elle a reçues dans un état qui ne subsiste plutt
LETTRE CCXVU.
■• LOTELACB, k H. BELFORD.
LakK,5jQiii«
le perds l'espérance de réassir par la douceur ou par Tamour avec celle charmante pièce déglace. Tu te souviens que j'ai envoyé une copte du contrat au capitaine Tomlinsoo (I), et cela par uo exprès. On travaille à la grosse; je suis retourné à l'ofUcialiié. où vraisemblablement j'aurais obtenu les permissions par rentremise du notaire Malory , ami de l'ofûcial et le mien , si Malory n'avait été obligé de partir subitement pour Chersnunt. Priichard m'a dit de bouche tout ce que ma chanuante doit savoir de la leltra que je ne lui ai pas montrée ; et je lui ai fait connaître mes intentions sur ce qui lui reste h faire en notre faveur. Cependant j avec de si belles apparences , jo np trouve pas Theureux moment , et je n'aperçois n'en qui me le promette.
A la vérité, je l'ai embrassée deux fois avec transport; et quoique le ressentiment de celte liberté Tai portée sur-le-champ h se retirer, elle n'en est pas moins revenue, sur ma simpln prière , sans entrer dans aucune explication du motif qui l'avait obligée de me quitter. Quelle mauvaise politique de s*oftenser d'une liberté innocente, que sa situation foblige aussitôt de pardonner I Je conviens néanmoins qu*une femme est perdue lorsqu'elle ne se ressent point des premières hardiesses d'un amant; car l'amour est un usurpateur ; il ne retourne jamais en arrière ; il aspire toujours à de nouveaux progrès; il n'est satisfait que par les conquêtes qui éteignent ses désira; et quel n'est pas l'avantage d*un amant qui craint peu de rompre la paix, sur une maîtresse qui est intéressée à la conserver?
Je viens de me fortifier pour la douzième fois, dans une demi-résolu* lion. J*ai mille choses agréables à lui dire; elle est dans la salie à manger. Tentons quelque chose aujourd'hui.
Tout est danâ le plus grand désordre. On m*a quitté brusquement, avec les marques d'une vive colère.
J'avais commencé par m'asseoir près d'elle; j'avais pris ses deux mains dans les miennes. Ma voix était la douceur même ; j'ai parlé avec respect de son père et de sa mère ; j'ai nommé son fière d*un ton d'amitié. Je ne me serais pas cru capable, lui ai-je dit de souhaiter, aussi ardemment que je le faisais, notre réconciliation avec sa Camille.
Une douce rougeur , animée par la reconnaissance , s'est répandue alors sur son beau visage. Sa respiration, mêlée de quelques tendres soupirs, faisait soulever son fichu.
J'ai continué : mon impatience était extrême de recevoir des nouvelles du capitaine Tomlinson. Il était impossible que son oncle trouvât quelque chose à redire aux articles. Cependant il se tromperait beaucoup s'il allait croire qu'en les lui en envoyant je l'eusse rendu mattre d'apporter quelque délai à mon heureux jour. Quand ce Jour céleste arrive-
(1) llB'ett pulMfote d'aurcir «aeetqo*» 4it eoMM vfai, «st ea qn'il a laitcroin miM Gtariase.
Aft<»ilt JMtaisiMhi dB ntoanwr mooreiirMeMili.ecMe^
les permissions. Mon dessein , après la oérémoniey était de oe pas
retirer à Médian. J*ai proposé tel ou tel Jour.
Elle m'a répondu qu'il serait temps de noniffier le jour, lorsqu'on aurait fini tout ce qui appartient au contcat, et que les permissions seraient obtenues. Qu'elle se croirait heureuse, a-l-elle ajouté, si l'obligeant capitaine TomliiVAifMiiyait engager son oncle à sa trouver secrètement à la céiébralion.
'Kicellente ourertnre^ ai-je dit en moi-isôme, sur laquelle on peut tt»viliUer avec succès, soit pour ména^r des cetacdemens, soit pour faire ma paix après Tôffensel
"Êoint de nouveaux délais, n'aî-je pas laissé de répondre, en'iul bisant un tendre reproche du passé ; au nom de Dieu I .ne multiplions pas leaobgtades. Nommez le jour, que ce soit du .moins un jour de la semaine j>rodiaine.:Nommez-te, je tous en conjure, afin que je puisse bénir son appuoche et compter les heures trop lentes.
Tavaisie visage appuyé sur son épaule, baisant ses mains tour à tour, nie s'efforçait à la vérité de les retire]^, par un sentiment de modestie pbitdt que de colère ; et quoiqu'elle tâchât d'éviter aussi mon visage» qui suivait son épaule à mesure qu'elle se déroibait.« je crojrais m'apercevoir qu'elle était lasse , et plus que lasse do me querellera Ses jeux baisaéi lA'en apprenaient plus fpie ses lèvres ne .pouvaient exprimer. — Ycicile moment, ai- je. dit en moiTmême ; c*esi à présent qu'il faut ess^iyer A j'obtiendrai le panion de quelle hardiesse, À Ifl^uelle jene me sins pas encore échappé. J'ai laissé alors ses mains nn hberté,» et pjssaniun de mestbras autour d'elle p j'ai imprimé jun ardent haiser sur ses livres.
—Laissez-moi, nu»nsieur I c'est tout oà qu'elle m'a dit, en détournant IftTis^ge. comme dans UjCEainte d'être surprise une. seconde ibis.
Bucouragé par tant de douceur, je.luL^ dit mille chosBs^^onnées.; mais pendant qu*elle paraissait leseniendre sans t$hagrin,^e Lirais dpucernent de mon autre main le ilcbu qui cachait .sea trésorsj et (pot d!uA coup.jJai pressé de mes lèvres hriUBmes.]e pluslieau si;in que ià nature ait jamais formé.
JJjDB passion fbcL dittérenleite celle quille faisai t rddiicîeuaement soulever, a pris place aussitôt dans son cœur.et dans ses, jeux. ElleLS'est aosachée de mcs.hcas.aTeo indi9naLjon*J!ai voulu la retenir par laniain : —Xaùtfx -moi, mVl-eJJeiiiid*mi ten qui ne cesaemblai^int.au premier, le.yois quil nj. a pas iSejcoadiiions. gai, puissent éiraiineioi,pour vous, vîLséducteuc 1 Est-ce. Jà le but de vos flatteuses expression^? U n!est pas trop tard; je reoonosraià vous^pourJaauud/XoiisAve^jiocodurhaï^ablea loissez-rmoi, je rexigftabaoluqaenu
Il ne me restait que le parti .d'obéir* Slb A^ns.UMtÇy. en répétant : — Til, méprisable /foiltfur.
Sn vam i'ai^e &it pGessertpar Dorca8L3em!aoootaerniQnneurqu'élle eni^yait promis de dîner a«bc eUe.J'ai xeçit poiff t^hwwCj ^'dle notvoih lait^pas dîner, etqu'ièlle.nele^pouMitjias.
JE^oui^quoi.faire ainsi regarder xonupeuMiie ichiffQA ligne, de a» per«* sonme? Si pcodiet-suriout^ du ten^ps^ii^iel lout diâUm^wP^^^ 9^ contrat? Elle a sans doute appris, dans ses lectures l'art des monarques emniattx, fû. »ÉÉrihent iinnin>toMiée iMtviiqnenr>iWiiÉanMiHiietif<tos la vue d'exciter leurs adorations, lorsqu'aux jours 60lennels*ftoëeigaent
•îonla cavalcaëe'et k» %filtaii8 «éqviptges <«qei)f téeMenCi«e:piépiraMi fis 'fèr tegrés le «peeiitoar éiooné ii soolevir lléelat^ Tnajetiioux MiRt«i«în, dont la pniwmiie tirait '^eiqvefiois^pitun •'▼Millanl dîfibiia»» c|«riq«e orné de Contes les riehesses de son Tsste «npiie? Aia chsraianie ovéêrraii^llepâs/poiir son propre iniéftt, descendie par degré» de lâHSbnâiHOD angéKqueèl'kuinaiiitéTSî e^t IVgveil ^iraraête, cetor*gaëQ*ne iiiérite^-4lp«'d^tre'p«nit Si rart, ceiiiiiiejilans.les enpeiMit d*Orient , n'y entre pas moins que l'orgueil, n'est-^He pas 'de teatei tarYemmes eplle à qiii /art est le plos inuiUot Sietal^pudeur, cettfuaiso, fm ilBque^t^He à eommnmquer la ^?«e de> seschBines am ywut àmm adorateur, qu'elle regarde déjà comme son mari T ^^e^ périsse, Belford,' si je ne préférais au'^lii^bffllaift'diéd^eiln monde le plaisir de voir deux petits Loretaee , pendant-de ehaque têiê in «éin de ma charmante, -poaren tirer lenr première siibaistaoee ; èrnondMon néanmoins que ce pieux office ne durât pas plus de ^inzo jeun. I^^eteprésente 'cette éhère -personne, pressant de* sear beaux doigte iei deux sources d'une noble liqueur, pour en 'fiiire'cenier deux-niisseanx diMla'boudie yermeille du petit couple èitéré; ses jeux baissés aller-' diâtement sur Tun et sur Vautre, avec^nn mélange deconfiisîoffet'de tiikiresse maternelle, se levant lensn^e'^ers-moi ayec un langage Mm* dhnt, et me suppliant, dans oe doux langage, pour «es >petli3 «alhen watt pour elfe^même, dédaigner JégitTffler lesficrils'ée ëliBQttdBscendre à me chargerde la cfaetov ootijugàle.
XETinECCXTin.
■• DOTSULC^, À H. ttLrWD .
•J)n0^>lettce du digne capitaîBe JIomIiBaan,a«ern,plns4dlque je .n'^iBais f^iV^^^et dane G«Si4Ciceflnataiie09,.à.mHiiUoduiie4Mipti& domina cIm»
rllko«8t entiéeid'uB airriORdMadina'leiatte«iiCt^piétuBte.fltt)a lait demander quelques rooroens d'audience. Il ne m'est pas échi^pé un nwl. «mttaireiitire du malÉa. Suim wmuwmBomÊi j> ieièiQ*atosLdi^îp6a d^elle-même.
ifjaaoapHaîfia , n« «ppis MÊ»M<At. déotadé «ifO^îl ■i'teirait ^mbc plns^e joie s'il avait reçu la copie des articles que je teioai .laii espérer ^(0» ■iaqni qon.sonxbce anâril^ Jutas BailsweadMs Ifi-psandèee eonfénace qu*ils ont eue depuis son tient f/ea fnmmUUèmMtÈit^mpws -et mânm Miiglynnnne.il a'a4git lippnélMBéé vd^appqwdestqwoBnflnn^e: nowcs poÉnurnieoracnniriés* Oeusi^frXonnaiasetfmnanrciiiÎBiàsi^ dittfii. intaa»' nnnaénaprainitqBs^lMn^eananre^idliistienipyt bmanorqnitnons'atQns »iiuimîiloqg^taMfeiJibnejleao<imeHi.Él laiani.éefniariigff «ifnelqui édat fMonnusrpuîsBîflOBldaïuttr déiOMnaîsiàfaaiQiW»afkiu. :n4M:douliifti qnnix>tt ne^eouliitescwtftttaraWvneÉtetnfaiealinDainilDnleiM lome, toClhftioavennnijâetrtaiitttilen ;«ffae dhaÉaiit^ipina.dCinnirfti peut* êttn»4|iiU nfy nvail .pasiéns . le i sijinMB dil iMninamini iéliMedMr ilionneur iMiiullnidiiiiilMiunm»»
192 ClAtlSSK BABumu-
C'est la Térité, Beifflrd. On les en a nommés le$ fUn Harlof^ J*ai toujours observé que Vkonneur nouveau est fier et délicat.
liais ne vois-tu pas combien j*avais rairon de lairo tous mes efforla pour persuader à nia belle qu*il fallait laisser penser à l'ami de son oncle quo nous riions mariés , suri ont lorsqu'il était venu disposé à le croirOf et lorsque l'uncle s*en éiait flatié? En vérité» ce bas roondo n'a rien d» si pervers qu*une femme qui s'est mis dans la tôie de remporter sur quelque punt , et qui n'a pour la contrarier qa*un homme doux et ami de son propre repos.
Ma cl.arnionte souffrait pendant cette lecture. Elle a tiré son moiH choir ; mais elle était plus portée à faire tomber le blâme sur moi que sar elle- môme.
— Si vous aviez oto Adèle à vos promesses , monsieur Lovelaoe , et si vous m'aviez quittée en arrivant h Londres...
Elle s*est artêiée en fo rappelant ^ans doute que c'était sa faute si notre mariage ne s'eiait pas fait avant que nous eussions quitté la com* pagne. Et comment aurais-jo pu m^éloigncr ensuite > taudis que son frère formait des com. lots pour Tenlevcr?
Il n'est pas même certain quM ait renoncé b ses projets; car , suivant la lettre , « M. Jules a dit au c;<pitaine ( en confldence , remarque l'éciivain) que son neveu s'occupe actuellement ù découvrir où nous sommes, dans l'opinion que, ayant quille la campagne et ne donnant plus de mes nouvelles à la famille, nous sommes quelque part ensemble. D*un autre côté, il Odt clair pour lui que nous ne sommes pas mariés , n'en eût-il pour preuve que la démarche récente de M. Hickman aupiès de son oncle, et cille de madame Norton auprès de sa mère. » Or, M. James ne peut supporter quo je jouisse paisiblement de mon triomphe.
Un (irûftnd soupir a suivi ce fâcheux détail , et lo mouchoir a repris son chemin vers ses yeux. Mais la chère Ame n*a-i-clle pas mérité ce petit letour pour la perfide intention qu'elle a eue de se dérober à moi?
J'di continué de lire dans la même vue :
c Pourquoi donc, a redemandé M. Jules, s'est-on hAté de répondre an premier ami qu*il avait envoyé, que nous étions mariés? Et de qui celt6 réponse? De la femme do chambre de sa nièce. Cette fille ne devait-elle pas être bien informée? N'aurait-elle pas pu donner des raisons convainquantes?... »
Ici ma charmante a recommencé à pleurer. Bile a fait un tour dans la chambre, et, revenant à moi, elle m'a prié de continuer.
<~ Voulez-vous lire, ma très chère vie? Lisez, lui ai-je dit ; prenez la peine de lire vous-même.
Elle m'a répondu qu'elle* prendrait la lettre en me quittant ; qa'eUa n'était point en état de lire (essuyant ses yeux).
— Continuez , a-t-il.e repris; allez jusqu'à la fin* Vous pourrez mt donner votre sentiment sur cette lettre , comme je vous dirai le mie».
a Le capitaine a donc appris au cher M. iules les raisons qui m'ont porté à déclarer que nous étions mariés , et les conditions auxquelles aito charmante s'est laissé engagera ne me pas contredire, ce qui nous a tenus dans le plus scrupuleux étoignemeol. Il&b on n'a paa ««issé à*m^ nstér sur mon caractère, ei M. Jules est parti fort méconttmi. 1^ cap^ taine était si peu satisbii lui-même, qu'il n'avait pas eu beaucoop d'en^ precsement à m'écrire le résultat de cette première confévenot.
CLABI8SB RAHLOVB. ' ISS
» liais dans ceïïe d'après « qui s'élait (enae immédiatement après b récepiion desariicles (ei, comme la premièrOf dans la maison du capi* taine » pour être plus sûrs du secret), M. Jules, après les avoir lus et s'être foriiûé par Tavisdu capitaine, avait paru beaucoup plus tranquille. Cependant il avait répété que si l'on apprenait dans la Lniillo un si long délai à noire mariage , il ne serait ai^é à persoime d*en juger aussi fa- Torablement que lui. Alors le capitaine dit que son cher «mi lui a ûdt les deux propositions suivantes : premièrement, que noire mariage se lofise le plus lôi qu'il sera possible, et le plus secrèiemeiii; comme il remarque h la vériié, que c'est notre dessein. En second lieu, que, pour ne loi en laisser aucun doute, un de ses plus fidèles amis ait la liberté d'assister à lu célébration. »
rai cessé de lire ici , avec quelque dessein de paraître un peu lâché. On m*a pressé do continuer, et je n*ai pu me dispenser d*obéir.
c Mais qu*è Texo-ption de ce témoin do confiance, du capitaine Tomlinson et de iui-uiêiue, tout le monde demeure persuadé que nous étions mariés au momi^nt que nous avons commence à vivre dans la même maison , et que ce temps s'accorde avec celui de lu démarche que M. Hkkman a faite auprès de lui , de la part de miss ilowe. »
— Il me semble, lrÔ3 chère Clarisse , lui ai-jo dit, que a>s propositions sontextiêmemenl raisonnables. Ce que nous avons à laite uniquemenl» c'est de prévenir là-dessus nos bôiteses. Je n'aurais pas cru voire onde iules capable d*un tel expédient. Mais vous voyez combien il s'alfectionno à celle réconciliation.
Voici le retour qu'elle a cru devoir à rocs réflexions :
— > Vous avez toujours fait consister avec moi une partie de votre politesse à me laisser voir la mauvaise opinion que vous avez de ma iamille.
Crois-tu , Bciford , que je puisse lui pardonner ce reproche?
« Le capitaine ajoute qu'il ignora si nous approuverons l'idée de son ami; mais que, si nous comptons son propre sentiment |0ur quelque diose, il regarde cette ouverture comme uu heureux exigeaient qui fera évanouir un grand nombre de difficultés, et qui couptira peut-être court à tous le» projets de M. James. Sur ce principe , ut de i*avis da très cher oncle, il a déjà déclaré a deux ou trois per^ounei, qui peuvent l6 redire à M^ Jan.es, que lui , capitaine Tomtinson , a de loties raisons 4d croira que notre mariage a sutvi de près l'infructueuse démarche de M. Uickman.
» Et cette circonstance, me dit le capitaine, peut vous mettre en droil de faire à la famille un coaiphment fort bien placé, qui répondra parfaîtement à quelques déclarations généreuses que je vous ai entendu faire è votre chère dame, et dont M. Jules pourra titer quelque avantage pour la réconciliation : c'est que vous n'avez pas demuuUô le bien de sa nièce auBsiiôt que vous y étiez autorisé par les lois. »
Ma belte doit avoir pris aesurémont une très haute idée de la prodenoe da capitaine Tumlinsou.
Mais il no manque point de faire observer « que si ma chère dame on moi nous désapprouvons le récit qu'il a fait de notre mariage , il est prêt à le rétracter. Cependant il se crcit obligé de m'avertir que M. Jules paraît foit attaché à cette méthode, comme la seule qu'il croit capable de
1,94. CUmiSSB BARLOVB.
.produire une solide réconciliation. Si nous prenons ce parti, II conjiii^ noa dière dame de ne pas suspendre >e jour, afin qu'il puisse être Aatolise à tenir ce* langage par la térité du fait essentiel. (Que cet hoimbe est consciencieui, Beiford 1 ) « Elle ne doit pas s'attendre non plus , 41t- 11 , que son oncle fasse le moindre pas vers la téconciliaiion désii^a , avant la célébration réelle de la cérémonie. 11 conclut en me promettioit d'^re bientôt à la ville, où d'autres affaires rappellent, et de nous rendre une vfsite pour nous expliquer plus particulièrement ce qui s'est passé et ce qui pourra se passer encore entre M. Jules et lui. »
— Eh bien 1 ma chère vie , que dites-vous de l'expédient de vofre oncle? Êcrirai-je au capitaine pour rassurer que de notre part il n^ a point d'objection 7
Elle est demeuiée en silence pendant quelques minutes. Enfin, pou»» sant un soupir :
— Voyez, monsieur Lovelace, mVt-elle dit, dans quels embarras tons m*a?ez jetée, en me faisant marcher après tous par vos chemins tortueux. Voyez à quelle humiliation je me trouve exposée! Assurément votre conduite n*a pas été celle d'un homme sage.
— Ma très chère Clarisse, ne vous souvenez- vous pasuvec quelles Instances je vous ai suppliée de consentir à la célébration avant notre départ pour LondresT Si vous m'aviez accordé ators cette laveur.t.
^ Fort bien, fort bien, monsieur, le mal vient sans doute de quelque e6té : c'est tout ce que je puis répondre à présent. Hais puisque lepessé n^t plus en notre pouvoir, je crois que mon onde doit être obéi.
Charmante disposition à l'obéissance ! 11 ne me restait, BiHfoid) peur ne pas demeurer au dessous du digne capitaine et du cher oncle, que de presser encore pour le jour. C'est ce que j'ai fait meo beaucoup de i±a-* leur. Mais on m'a répété, comme je ponvais m'y attendre, que, letsqae le contrat serait achevé et les permissions obtenues, il serait temps do nommer un jour. Ensuite, détournant le visage aveo un m do tendresse tooxprimabie, et portant son mouchoir à les jeux :
— Quel bonheur, m'a-t--elle dit, si son cher eadepourvait oonseatir, 4aAs cette occasion, à faire l'offloe de père pour k poiivrs or^idmÊl
Que signifie le mouvement qui s'élève dans mon coeur? D*où vient cette goutte d'eau qui est tombée sur mon papier Y Une larmel par ma foi, Beiford, c'est une larme; diras- tu quo je ne m^ttendris pas faoiement? Au simple souvenir, au seul récit.- mais j*ai deviMit ies yeux son aimable image, dans la même attitude où je l'ai vue prononcer ces pa* rôles ; et je t'avouerai qu'au moment qu'elle les prononçant oe fera de flhakespeare m'est venu h l'esprit :
« Ton cœur est plein ; retire-toi, et pleure à ta» aise.» le suis sorti, et j'ai pris la plume pour écrire au capitaine. Je l'ai prié « de dire h son cher ami que nous acquiescions à UNilas ses volootéii et que nous avions déjà pris les masures convenables du côlé de oealtôtesses et de nos domestiquas; que s'il était dispeaé à me donner 4a sa priptn main celle de aa obère nièce, noua serions tous deux aa ^mble de nos désirs; quo le jour qu'il lui plairait de nommer serait le nMre, mo flaliant qu'U ne le reniettcait.pas lort leiiH non seulement pour répondre aux sagas vues qu'il s'était proposées lui«4n6me* mais parce q^'il était à souhaiter que milord M.., nVéût pas sujet de se croire obligé, après l'iatention qu*ii STait eue, contme je l'avais dit au capîtaloe, do nous
CIL4HISSB RABIiOTB. 195
servir de père à la cérémonie ; et ce projet if ayant manqué que sur nos ^présentations, pour érfter f éclat <f une célébration publique, h laqvMlte m dièro nièee avait eu paine à consentir pendant qu'elle était dans la Agitée de sa famîHe ; mais que s*il avait quelque raison 4e ne pas imhib accorder cette faveur, }e souhaitais que le ea^tatne Tomtinson fSt nieHiffie de confiance qu'il lui plût d'employer dans celte heureuse «te* casioR. »
i*«i fait v^ir celteleMre à ma charmante. 1\i juges qii^câle ne lut a pas causé de chagrin. Ainsi, Belford, nous ne saurions tèirs trop de diiifenee à présent pour le contrat et pour la permission. Le jour sera celui de IVmcle, ou peat-être du capitaine Tomlinseo, suivant Tordre que je roet^ trai dans les événemens. Voilà des précautions pour toutes sortes de ooiftfa-temps. Le système contrebandier demissHowenete paraîtra plus f»rt dangereux. Il serait inutile de t'expliquer d^avance tous les avait- 4ages que je puis recueillir d*une invention à laquelle je n*ai rien épargné. Pourquoi ces deux petites créatures m*obligent«eiles d'employer mes coups 4emattfet
Je m^occfipe actuelleroent d\ine petite mine que Je veux tenir prèle à jover dans foccasion. C'est la première que j'ai employée de son espèce, et dtt'pas dont j'avance, peut-être sera-t-elle la dernière. Je la namme petHe, mais elle peut produire de grands effets, quoique je ne compte pas si absolument sur le succès que je n'en aie de |àus sûres en réserve. Cependant les grandes machines sont son vent remuées par de petits ressorts. Une étincelle, tombée par accident sur un magasin de poudi^^ fait quelquefois plus de ravage que cent pièces d'artillerie.
Mettons les choses au pis : le flambeau de l'hyménëect la ehaifneeonjugale seront mon amende honorable.