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qu'on ait jamais ev6 pour cet état, quelle Soire ferai-je dans le» annales des libertins? Il sera donc Trai que j'auna pris inutilement tant de pcane , ou que » pour iNii|ii8 fruit , je me Iroiurerai le seigneur d*une femme que j'aurais pu obtenir avec moins de difûculté et moins d'honneur ; d'une femme excellente à la yérité : mais y en a-t-il une que je • mià pidtee rendi* bomiB, nwi qm ai le ddnU» iale^i de me faÎM craindre «I de me ftiro ùmd t D'aiMaon» n'a»-ttt pas tu que celte fiUe iMutaine ne «lit pas ce quae'est qae paféoaner de bonne gàoe T Sat-il visai nôme qvMlB m'ait ^ardomé? Bi ne me tient-elle pas en suspens avec nne iSgQâer dont je sois, peranadé qu'elle souffre la première. Dans ce moment de flUenoe , je .fais «ne réflexkm , que si je r^enais mon système» . et la fdsalntùn d'opraaper si ie ne pub pas liaire servir une plus grande faute à lui en faire oublier noe petite, en remettant ensoile à trouver les 'ffleyene de me .faire pardoimer laderniète, je pourrais faddemant me '- fmUtkr à mon iHvprelfiiwml ; et suivant les maximes de la Ittlle imfiBBable» e'eat l'essentiel « c'est d'avoir tout obtenu»
Quoique fêtait de la question n'ait pas beaucoup varié, mon desscân, dans tontes mes réflexions, est de ne pas me rdpéler, on du moins de ne pas ra'arrêtec txnpsur les points que je crois avoir dsià traités. Ainsi je veoArais qoe tm prisas In peine de relire mes nnoiens inisooneraenSy serleut ceux par lesquels j'ai (deinemcot répondu à tes dornières absvdilés. JoluB^y ceux que tn vasdire* à mesuce qu'ils tomberont de ma plume; et je me croirai invindble, dn moins dans une dispute de libertin à libertin, lo sepposeqim la conquête de celte beauté est essentielle à mon bonheur. K'est^l pas nalorel^ peur tons les hommes, d'aspirer à la peseessien de ce qui peui les* rendre heureux, quelfuo idée qu'aient les antres de i'ebjet de* lencs désirs? 4 L'égard des moyens de l'obtenir, par de ûrax sermens et des weax frivoies, les poêles ne nous appcennent^Is pas, depuis deux raille ans, ^ue Juf^r rU de$ pmrfurfs d'un amami ? Réponds, si tu peos, li deux ou trob questions, l^es mères, les tantes, to pand^fflàRs^ les gouvernantes cessent-elles depuis le berceau, de pi^ôdber è lenie jeunes innocenles que les heimnes sont des trompeurs, Vk et qn'ils n'ont «ucun égard à leurs plus saintes promesses ? Quelle qp i- '^ moa fÉednil4l prendre de la benne Coi do toutes ces révérendes ma- I ftones,. si ide temps en temps leurs pcédicalions n'étaient vériûées par I l>sxwple de qadqae pelile féHe, qui sert de preuve )i cette doctrine pour I rutUlté des «utMS f He ra^aveeeras^tu pas que plus une jeune péckerêMie I 'Oil dittinguëe par les grêoes de sa personne et par les avantages du mé- '. tus et de ta fortvne, plus l'exemple a d'éclat et de force? Ces demandes, une Ibie eeconlées, dis-mot , je te prie, si, par tous ces avantages» ce sexe M quelque cbose d^égai h ma charmante? Dis-moi, par oanséquent, q^le fomiM est pins penpvepourlftxempte} Au pis-aller, j'aurBi pemé, avec mon ami MandeviUe, çue les tnces partieuliert sotU un (tenjHpir laimlBe.
Qot^ esl donc in (niclnsienf C'eslque ai la chute deûiUe ehéie iUe Ml étreuiile à teetaeloi jolies fiDlles do son «ne, tUa doit Plomber. Ainsi là dispute me pavait llnia^ Bique trouffeimt^Qde^si aanedans rhventnre, si l'tm excepte le lengucov dn tempnmie j'y emploie? <]»'il ne soit donc plue q nevtmn de raisonneo^ns et d^aiscttasion sur un g/Àni ai dair. Je tln^pese Uniemna un silaaoe<élerneL dansées leUces.
331 CLàlil96B I1AIIW>VB.
LETTRE CCXUV.
■• LOTELAfX, ▲ M. BBLFOID.
Dimuiche, Il Juin» à quatre he«tef da natia.
Quelques roots sur la noarelle que ta me donnas, hier au soirt di départ de ton malade ; et je quitte aussitôt mon fauteuil, je me secoue, je me rafraîchis, je renouvelle ma parure, et je Tofe aux pieds de m charmante, que j'espère en^ger, malgré toutes ses réserTCs, à faùe ua tour de promenade arec moi sur la colline, pour goûter la fraîcheur d'une si belle matinée. Les oiseaux doivent déjii l'avoir éveillée. J'entends leun concerts. Elle fait gloire de s'être accoutumée à voir lever le soleil, qu'elle appelle le plus beau spectacle de la nature*
Mais il me semble que cette préface est bien gaie, pour le sujet sombre auquel je reviens. Ma joie est extrême de voir enfin tes errances remplies par la mort du vieillard. Ton laquais ne laisse pas de me dire que tu en es fort affligé. Je m'imagine, en effet, que tu dms avoir l'air assex triste, c'est-à-dire, harassé d'avoir passé tant de jours et de nuits près d'un mourant, pour attendre sa dernière heure ; obligé, par décence, de t'attendrir sur ses maux ; de répondre à cent questions impertinentes, sur la santé d'un homme que tu souhaitais de voir mort; de prier à son côté, car je me souviens que tu me l'as écrit ;' de lire près de lui ; de te joindre en consultation aveo un tas de graves docteurs, d'ofûdeux apothicaires, et de chirurgiens carnassiers, tous réunis pour jouer leur farce, c'esl-à-dire, pour emporter des lambeaux de sa chair et de son bien ; troublé d'ailleurs par la crainte de voir passer une partie de la succession à d'autres parens avides, qui l'ont obsédé avant toi; et qui peuvent avoir influé sur son testament : au milieu de ces circonstances, je ne suis pas surpris que tu paraisses aussi consterné que s'il t'était arrivé quelque malheur considérable; surtout aux yeux dos domestiques, qui ne sont pas plus affligés que loi dans leur cœur, et qui attendent un legs aussi impatiemment que tu désires un héritage. J'ai souvent pensé aussi, qu'à la vue d*un objet aussi mortifiant que la mort d'un homme avec qui l'on a vécu, et que les douleurs et les grimaces dont elle est accompagnée, il est difficile de ne pas faire réflexion qu'on se trouvera quelque jour dans le môme cas; ce qui sufQt pour répandre du moins sur le visage une apparence de tristesse. Cette raison explique fort bien l'air sincère des veuves, des héritiers et des légataires de toutes les espèces, dans leurs regrets et leurs gémissemens passagers, puisque avec un peu d'effort pour renfermer leur jme dans leur cœur, ces intéressantes râlexions doivent rendre leur contenance triste, et leur faire joindre assez naturellement le masque de la douleur à celui d'un habit noir et des omemens lugubres.
Mais enfin, à présent que tu es parvenu à la récompense de (es veilles, de tes inquiétudes et de tes soins empressés, apprends-moi de quoi il est question, et s'il te revient, pour ta peine, une compensation qui réponde à ton attente? Pour moi, tu dois voir, h la gravité de mon style, combien le sujet m'attriste. Cependant la nécessité où je snb de me déterminer promptement entre le viol et le mariage n*a pas laissé de changer quelque chose à ma gatté naturelle, et contribue plus que ton accident à me faire partager ta joyeuse tristesse. Adieu, Belford. Nous serons bien-
GLAUaSI BAliOVB. 3SS
lAft hm 4e peine, isa QMîiae et moi; car il n*y a plus rien ^ se piomeiUe dn délai*