‹ Clarisse HarlowChapitre 32 sur 62 · V. LOVBUICB, ▲ H. IBLFOBD · texte numérisé non relu

V. LOVBUICB, ▲ H. IBLFOBD

Vdd l'aventure. Macharmanteest retournée cette aprèennidi à régliae, avec madame Moore. J'avais été fort pressant pour obtenir rhonneur de dîner avec elle ; mais en vain je lui avais demandé ensuite la faveur d'une nouvelle conférence au jardin. Elle s'est obstinée dans la léiulntion d'aller à l'élise, et quelles raisons n'ai-je pas de m'en réjouir 1 Ma digne amie, madame Bevis, a jugé qu'un sermon suffisait dans un jeur i elto est demeurée pour me tenir compagnie.

n n'y avait pas un quart d'heure que ma charmante et madame Messe étaient sorties, lorsqu'un jeune paysan h cheval est venu demander k le porte madame flanrMa lâêCMi, Nous étiotts , la veuve et moi» datti le

IMffloir Toisifi, indéterminés encore ma le spjel de nolie amusement | l'ai entendu le dieooon da iftessager. ^ 0 ma chère madame Berâl aï*

)îe dit à la reave, je suis perdu, perdu sans ressource, si ? ous ne meprt» tes pas folie secours. Voilà certainement un expiés de cette implacable miss Howe, avec une-lettre. Si madame Lofelace la ie(oit, nous perdons le fruit de toutes nos peines.

—Que demandez'Tous de moîT m'a*t-eUe répondu delà meilleure grâce du monde. Je l'ai conjurée d'appeler à l'instant la senrante, pour lui don* normes instructions. Cette fille est Tenue. — Foguy, lui ai-je demandé, quelle réponse ares-foos fait k la porte t — J'ai demandé seulement, monsieur, de quel part? car TOtre Talet de chambre m'a dit de quoi II était question ; et je suis yenue à la Toiz de madame, arant que le garçon m'ait répondu. — Fort bien , ai-je repris : si vous souhaitez jamais , mon eofanl, d*êtie rous-méme heureuse eo mariage , et qu'on s'opposa aux mécbans qui Tondraient semer la discorde entre vous et Totre mari, il faut que tous tiriez de ce garçon la lettre ou son message, que Tousme Taj^rtiez ici, et que madame Lovelaoe n'en sache rien à son retour. Voilà une guinëe pour tous.

Péguy a reçu ma guinée, quoiqu'elle fdt prête à me servir pour rien, m'a-t-eUe dit, parce que M. Will l'avait assurée que j'étais un bon maître. Bile est retournée à la porte ; elle a demandé au messager quelle affaire il aTait avec madame Henriette Lucas ; et j'ai entendu ce garçon qui lui répondait : — Je veux lui parler à elle-même.

— Ma très chère tcuto, ai-je dit aussitôt à madame BeTis , je tous «d prie au nom du ciel, faites-vous passer pour madame Lovelaoe.

— Vous n'y pensez pas, m'a-t-elle répondu. Madame Lovelace est d'une blancheur éclatante; j'ai le teint brun. Elle a la laille menue, et Ji suis assez replète.

— N'importe, n'importe, madame: le messager peut ôtre un nouvein domestique ; Je Tois qu'il n'a pas de liTrée. Vraisemblablement il n'a ja* mais TU ma femme : tous tous direz malade, menacée de l'hydropisie. Feguy, Péguy ! ai-je crié.doucement,en prenant la voix d'une femme. Péguy m'est venue parler à la porte de la chambre : je lui ai donné ordre de dire au messager que madame Lucas se portait mal, et qu'elle s'était as* souple sur un lit de repos. Tirez, ai-je ajouté, tout ce que vous pourrez do lui. Péguy n'a pas manqué de m'obéir. — A présent, ma chère veuve, étendez-vous sur le lit de repos, couvrez-vous le visage de votre mouchoir, afin que s'il s'obstine à vouloir vous parler, il ne puisse voir vos yeux ni vos cheveux. Bon, fort bien; je passerai dans le cabinet.

Péguy nous est revenue dire qu'il refusait de lui confier sa lettre, el qu'il voulait parler à madame Henriette Lucas elle-même. J'ai ouvert la cd>inet.Fai(e8-levenir; dites que voilà madame Henriette Lucas.S'ilmarque du doute, ajoutez qu'elle est assez mal, et qu'on craint pour elle une véritable hydropisie : Péguy nous a quittés. —Voyons, chère veuve, comment TOUS aliet faire une charmante madame Lovelace. Demande^lui s'il est envoyé par miss Howe ; s'il lui appartient? comment elle se porte T N'oubliez pas de la nommer, à chaque mot, votre chère miss Howe. Offrez de fargent : prenez cette demi-guinée. Plaignez-Tousd'un mal de tête, pour iTOir occasion de la tenir baissée, et couvrez d'une main la partie de votre visage qui ne sera pas cachée de votre mouchoir. Oui, fort bien , m ne taorait mieux. J'entends le coquin; hâiez-vous de le congédier.

:&MlMlnib «virQi^hiMi lQ|>liwiiair 4e «e» iiif.4mim9, ^tiwn|i,(Ni dMKlBaîflS 80» clM^eMi Asvwitf iuL M«i« U Sm^f BqVqvA , qino Ml ept^a-

TOUS de moi, mon enfant? — Je suppose que vou^^te» iMAduine Hon^ie^ Lntef '«HCMUffioD^eirfMit; «o wiezr-i^ijis pas de te part 4^ mû)9 Howa? «*ikii| niftdivifi» mr %y«s-v<M)i9 mon atw wnsa? -*^ Jle^'j» doute «issç^; i9iteûeA'6st:{tts uiça «fiaife« '— Quelle e9tdoi]C voire 4^(oi$$Âoii? Ma ctÉmdois» ilt>w« «at**eU^ 'enlK>ia9 sAnié? -^Fojr^ bo^oe^» îpadamct, pto9 àlDÎMi { ie soubditerais ««ue la vôUe le fût iii^^i. ^ J'ai Urop de ^bagrjin pwr ma Inuiij portée* ^ C'est ce que j>i entend^ dire k mi$s Bowe. -* M^itAtfl eM dans MD Ujste éta^ ; i>i pûoe h U 90iMeiiir. ^e me faites pcis. tmp^tead» 19 a^iet de Tou^e Gommission.-^J ^ai bjentOttûni. C'est unf). lettis que je suis chaqgé de tous 4QniKir en maia propre ; la voici. ^ (teBsot la lettre.) De ma chère mi$s Howe ? Ab l maiete-m- Oui, madame: mais jo suis lâûhé de fohs ¥Ojr ei mal* -^ AppAi'ieoez.'rous ii ma ch^ miss Howe? — Non madame; je suis fils d^un de sos.iermars. Sa mère. na4oit pas aaveir qu'elle m'ait chargé de ce message ; inois je suppose qua la lÀtre vous dira tout. -«- Comment y>ous récompeuserai-je de ce secrâe? '^ Point du tout, madame ; ce que je fais e^t j>our ohli|;er miss Bore; mais vous paraisse? ^i mal, que peut^^re aurgs-yous peiue à lui faire réponse. — Avez -vous ordre de l'attendre ï Npot pasateelumept; fMîs j'ai ordre d'câ)8erver votreaaatié et voira siiuatiop i si vous faites un mot de répoBse, de me gacder Inea de ia pardr«^ et de la rendre eu seciBt à autre Jeune mdtresse* ^ Vous voye^ que je a'aipasle vjsoye fprt hOD, iet tal que je iai ocdioaireNiealt. *<-» Je ae me rappeUo pas de voua, avoir jamais vue plus d'une fois ; c'était au passage d'uae b9M^j;ièrav o& jaiFous nencontrai arec notre jaune maîtresse : «Htis j'ai trop de savoirvme pour regarder las dames jm face, surtout «ui pfissage d'une barriez. -«* Avex-^vous besoin de vi»tts rafraldiir , mon ea(ant ? •»»• Ce qu*ii vou» plaîra, aMidame. -^ Péguy, ooaduises; ce jeuoeJhomma.à Ja cuisine ; pré* aeateE'lui ce qui se trouvera daua la meisou-^— Votre serviteur^ madame» je nie suis arrêté en cheiBio « anr ia bautfur $ sans quoi je serajs arrivé fias ttt.^floe à mqn «tcâla, jrirje peasé<)i i'y ei fort bien dîné, à Teosei^ fae4u Cbâteau^'Or, o& je ma siMSÂQfpriiié ^e cette maisou. Aioei» je ma oanteniarai 4e bdca wi coup t parce que lu viande que j'Ai iusugén élalt fort salée.

Il est sorti, entrsGammeBQsiit ^ réfémeei. f*^ diebIe.Veo)pDrlei M<^ jé^ peasé, maudit babiilaalt ai sortant du esbinet* j'ai retenu «un momept Pegay, pour lai oMfiommMider de mousi^âaice 4» cet tmppctun, avant, qa^ les deux ÛKaffkfmiwM^ «eiveuiies 4» l'égiisa» Il paraU que Jb» aaqiutt'atekrgQRNaU Péguy» lui trpuveat yinoljuariftp k parler. /l'e peu. Manqué <e toi au fearoir rocoasiûo. IlIttia.KeeQ«nuiandé, à l'oreille, de ee déAer d'un aarlain M. tevelaoe $ qui , peiinr Aui-^imer.la «éiiiA, n'étuii qtt'sin frane vauriaa. -<*• fibl pourquoi? taû a.dniuandé l^^guy* pr6iae*4 fMii l*M jenaist, à lui jeter «on yenre ià la 0W. -* fwfxgmt a^H-âl^ poadtt : pamaqu'U disUibne^les baiieru'k-tautee.t^s ;feuiinee4pnt a ej^ proobe ; et pasMUt les bms au¥>ar .de Pegpiyi le «isé payyau lui en 4 donné un fort pniwtamé. AeoennaiaTttt binetuie Juvnej^e» 4nû Mted .t él]a<iÉDi^4inalntttaa JesimditMnn» €'eit ëNiiiv^

C9I1X Qui sont au dessoa d*eux , pratiquent ce.qjjk*fli$ cottmrent ^t qqik; surent ce qu'ils pratiquent. Un autre paysan , qui l'aurait tu, sans pé»; nétrer plus tein, te trmtûiait de Taurien, ounme te çofuin ea a traité Wn ami LoYerace.

11 a dit à la serrante, qi^'aiitant qu'il avaîiyu découyrir le yisage de la jeune dame, il l'avait fiigée plus haute en couleurs qu'il ne se sou- ▼enait de l'avoir vue ; etqu'U luijtropvaii 9U9$ivPlu||| d'embonpoint, et la taille plus courte. Toute femme,* Belford, est née ipour l'intrigue. Cette gçsfss»0i virecpéaluie a oommeaté à aa jiode, e«r lea^wverittw que je lui avais /doQoées : rembooppioitappareoit daioadaine Lucas venait d'«iM' diipqsiiioa à Thydropisie; sa ciNiie«r eoflaniDée, d'wliirieiK mal daî daBteyi et aa taiUe aetaMoÂt raocoiixQia,parce.qiie, «dans la ^uatioD oii,ell»« é^iiy aeinme H devait la%w observét son inal-dd deala lui taisait retinav les pieds. Il s'eât reproché do n'avoir pas fait cette dernière réflQXÎoai'! ipia il jetait fofit £a(ià(Ai^ 4*«avoir roodo UlaHce M J»aiji piQ|ir.e, et 4a lavoir en asauner inias Uovra»

A?ant son départ, il a souhaité absolument de voir encore une fois la bonne amie de sa jeune maîtresse. I:a veute a repris la même posture. Il lui a demandé ses ordres particuliers. £Ue n'en avait poiiU h lui donner» lui ai-t-elle dit ; et sou chagrin était de se trouver si mal , qu'il lui étaUt iînppssible d'écrire. U a oli&rtde repa^r iB'jour suivant, parce qu'il a]r, laU voir, à Landres , un de ses oousios, qui demeurait dan3 Fetterlane» Ella dit q^ii'elle oltendrait, pguf écrire» qu*eUe fat un peu mieux, e$ aa . l^UfQ pariirait par la poste.

; Xoat micta pour lui, s'il n'était 4^hargé de rien» Il pourrait s'arrêienm. , jQpr 4^u deux k Londres» parce qu'il n'aïuiit jamais vu les lioiaa delà Toiv^t > n| Pôdlam, ni les tombes de Westminster. Il prendrait un ou deux îoura; de congé, comme on lui en avait donné la permi^OB, supposé qu^il net, rffifttaahcnn QKssage. 11 a refusé la demi'-gMinée, avec de grandes prutegtaUona dedésiolért^ssamept » et de rtle|iour.mi6a Uowei dont la voicmté le. temJA aller au bout du mende, et néme jusqu^À Conslantiaople» Eofia l'iaaNpporiable coquin est parti ; et i'ai étéiart soulagé en le veyantdiaF* . paraître, daaa la crainte où jetais qu'il ne dama urfit iufi|u'att retenir .daa

daaeB*

GM aiaai, Belford , que je me sois aaiai d'ooe lettee qui ma laad la ; oœur tranquille, et par une suite d'inoideni fai «ne font dire que l'étpila-, dainaitoriiiaaleoombatcoiitre elle. Cef«Bdaoi|B dois attnbueriiney^ ti|Bfda aueees iikàustaaaede mesraesureB«Si je neaa'éiais pasassurédab/. vMirefMr mea caoeasefi, et de la aervante par celios de aiea valet, ikqwA i ntétaôarfa P^b expoaé ? U ne m'en a^softlô^u'ame guioée pour ruoa; aft > powr l'aulM, une demie-douzaine de baiser^ qoii joioiaà l'aiveraioa qu*el* . les ont toutes deux pour les méchans esprits dont toute la joie QQa$iB|e.k : lUttratotraiMe dans w loéaage, tes ont attachées k mes iatéstei jptqa'à oae fcaMiettre nue ni madame Meoee, ai mias tBaiviogs, «anadasa ^ Uvalace Btisauroat fMia de buitioufaïQefuâa-estiMseé.iU'KaiM aUi' zéjaiMo (de «ûkiBateaBeajmaiM ia laycedostiLy afaittautidemalà' redmiler, JeiDeaniacelîfléfMur laliit»iatî^ieaH>taféaiiaflitAtma|dflaa'> àtMonar 4e a» baui0:fo«tuQe.Lie)ilaa|cafriVMiiâaisaé1ooalatempa . dent j^aiM te6(iki.H»% aa/iieii^xavenir a^iaiaarvîaB, èttsa aeaool amUéeB clHgjnsaJia¥«n«vfiMifla iai»aiaat>anpniff àiraafc ymHia

839 CLAKIMB BABLOtB.

le thé arec eUes; et celte fille affairée les a lutattendre asset longtemps* liais je les entends toutes trois, et je me hftte de lesrejoindre*

LETTRE GCXLVm.

■• LOTBLAŒi A 11* BBUOBD*

Je tVais commeneé une autre lettre qui devait contenir la suite de na narration ; mais celle-ci partira, suivant toute apparence, avant que je puisse finir l'autre. Celle de miss Howe, que j'y joins, t'oMigera de convenir qu'aucune des deux correspondantes ne mérite ma pitié. Aussi suis-je résolu de finir avec 4\uie et de commencer sérieusement avec Tautre.

Lis ici, si tu veux, cette mémorable pièce. Tu n'es pas mon ami, si tn plaides pour l'une on Tautro des deux impertinentes filles, après l'avoir lue.

A VADAKS BBHUETTB LUCAS.

« Après les découvertes que je vous ai communiquées dans ma longue lettre de mercredi dernier sur lea inlâmes pratiques du plus abandonné de tous les hommes, vous jugerez facilement, ma très chère amie, que ma surprise, en lisant votre billet de Haiostead, n'a pas été si grande que mon indignation. Si le misérable avait entrepris de brûler une vifle au lieu d*nne maison, je n*en serais point étonnée. Ce que j*admire, c'est qu'il n'ait pas découvert plus tAt ses griffes, et je ne treuve pas moins étrange qu'après l'avantage qu'il s'était procuré sur vous et dans cette horrible maison, vous ayez trouvé le moyen de sauver votre honneur el de vous dérober à cette troupe infernale.

» Je vous ai donné dans la même lettre plusieure raisons qui doivent vous inspirer de la défiance de ce Tomlinson. Il n'y a que trop d'apparence, ma chère, que cet homme est un autre vilain. Puisse la foudre écraser le scélérat qui a suscité, et lui et tout le reste de sa détestable bande, pour (M)nspirer la ^uine de la vertu la plus consommée I Le dû soit loué t vous êtes échappée à leurs pièges et je vous vois hora de dan* ger. Ainsi, je ne vous troublerai point h présent par de nouveaux détails que j'ai recueillis sur cette abominable imposture.

' » La même raison méfait remettre à d'autres tempa quelques nouvelles aventures de votre misérable, qui sont venues depuis peu jusqu'il moi; une en particulier qui est d'une nature si choquante* En vérité* ma dière, cet homme est un diable. Toute Thistoiro de madame FretchviU et de 9a maison, je l'assure hardiment, n'est qu'une fable. L'inilme caraotèrel Quelle horreur j'ai pour luil

9 n vous est venu à l'esprit de quitter l'Angleterre, et les raisons qua TOUS en apportez m'ont touchée sensiblement; mais prenez courage» ma chère. J'espère que vous ne serez pas dans la nécessité de renoncer è ▼être patrie. S'il arrivait que vous y fussiez cruellement forcée , j'abandomierais toutes mes espérances et vous me verriez bientôt près de vous. Je TOUS aMompagneiais dans quelque tieu du .monde que vous choisiB* sisB pour asile. Je partagerais votre fortune avec vous. Il me serait im* passible d'être heunose si je vous savais exposée, non seulement aux périls de la naeri mais encore aux entreprises de ce dangereux sexe. Vos

grâces penonnéiles attiraont tovjooiB les ymti sur rois et fous jette- Tont dans mille dangers que d'autres éTiteraieot ayac moins de ces Matantes faveurs de la nature. Cest à quoi sert presque uniquement la beauté, cet ayantage si désiré, si Tanlé.

»0 ma chèrel si jeprenais jamais le parti du raanageyetsije devenais mère d*nne Clarisse (car pour peu qu'unsr flile promit , éUe n'aurait pas d'autre nom), combien de fois mon cœur mesaigncrait-il pas en la voyant crottre, lorsque je fersia réflexion qu'une prudence et une discrétion sans exemple dai» une femme n'ont pas été dans vous une protectien suffisante pour cette beauté, qui exdte tant de regards et d'admiration 1 Que j'appréhenderais peu les attaques de cette maladie, qu'on nomme émette, parce qu'elle est l'ennemie des beaux

Saaodl.aprésaadL

» Madame Townsend me quitte à ce moment. Je croyais me sonrenir que TOUS l'aviez vue anciennement avec moi; mais elle m'assure qu'elle n'a jamais eu l'honneur de vous connaître personnellement.

» Elle a l'espri; mAle. Elle sait le monde : et ses deux frères étant ac* tudlement au port de Londres, elle garantit leurs services pour une si bonne cause, et ceux mêmes des deux équipages, s'ils deviennent nécessaires. Consentez-y, ma chère. Votre infâme aura du moios les bras cassés, pour récompense de toutes ses bassesses. Ce qu'il y a de fâcheux, c'est que madame Townsend ne peut être a vous avant jeudi prochain, ou mercredi au plus tdt. Etes-vous sûre de votre retraite jusqu'à Tun ou l'autre de ces deux jours t Je vous crois trop près de Londres. Vous seriez mieux dans la ville même. Si vous changez de lieu, faites-le-moi savoir au même inslant.

» Que mon coeur est déchiré , lorsque je pense k la nécessité oili vous êtes de suivre le torrent qui vous pousse, ei de cacher jusqu'à votre nom et vos charmes 1 Le diabolique personnage 1 11 faut qu'il se aoit lait un amusement de ses inventions. Cependant ce cruel et berbère amusement est ce qui vous a sauvée des violences subites, auxquelles il n'a eu que trop souvent recours avec de jeunes personnes de fort bonne famille ; car c'est dans cet ordre que le malheureux fait gloire de tendre ses pièges. * » La bassesse de ce spécieux monstre a plus servi que tout autre considération à mettre Hickman en crédit auprès de moi. Il est le seul qu'il sache de moi votre fuite, et les raisons qui vous y ont déterminée. Si je ne les lui avais pas expliquées, il aurait pu juger encore plus mal de l'inflime entreprise. Je lui ai communiqué votre billet de Harostead. Il a tremblé, en le lisant, et son visage s'est couvert de rougeur* Après cette lecture, il s'est jeté à mes pieds, il m'a demandé la permission de se renéte auprès de vous, et de vous offrir un asile darâ sa maison. Il avait les larmes aux yeux, et ses instances ne finissaient pas. Je mettrai six chevaux à mon carrosse, me disait-il, et je ferai gloire , à la face du monde entier, d'aller servir de protecteur è l'innocence opprimée*

» Son ardeur m'a plu et je ne le lui ai pas caché. Je.ne m'attendais paa k lui trouver tant de vivacité ; mais la soumission d'un hommOf pour une fsmme qu'il aime, n'est peut-être pas une preuve qu'il manque de courage. J'ai cru qu'en retour je devais quelqueaégarda à sa sûreté; car une démarche ouverte ne manquerait pas d'attirer suc. lut la veugeanœ du plus hardi de tous les brigandsi qui a toiles k ses ordres une troupe

.. fkrSQéUwit Miip»ittupiièt»à «awjiÉwiir niirfmilItOiiÉ'dwtiwii^nis . MtesUtti Cipo»Âtai» BMimie M^MMOêàm ourMi pit; ott forUfietrilii «e^ 1 OMM de iii jiMlm» jeiw^ im seUiis fas.cpptiét h 90 desseiai^ ftfils

avaieut pu s'exécuter sans un é/àtt scaadèkBt.<]ai «irait po faire d«Mler ; >» ?ii<a»af tMog» 4ft<iKpiicWi«i9 choipiatalea.pewi vette écticatesBB» et â

je i^«mi criè ydr^afec foule isorie de misettblaaDe» que paele mofen .. de nadaeie ToiraMid^ teetpeul éloe ttéeagé avee moins debriÉi«i^us

•IkdaneTeweseiidoe Bêndredle^MtoeeHprèe de vous^ dè^neicndi, : fluiffe»! eei eepdrenoes. Ses frères el quelipies uns de kios pso» a«>nt : diffenéseiix enfireos, œmnie s'ils oe tees cooiiaiaMieDt.peSf non s#ulement pour yoils cscerter à LoadreS|.flwis poar «eirs ceodittDe eoMiite jusqu'à sa maison de Depford : c'est l'arrangement que nous avons pris ensemble. Elle a dans le même bourg une proche parente qui recevra «oe^ofdTCB, si! aniire qefidie sdt^forœe de voiis qukier. Veos pourrez attendre dans eette* Mratieqtie la prraitôrre lune de votre inisérabCe se soit ralentie ei qolt erl fini ses t^cherches. Il ne tardera point àse rendre eoepafele de quelque Boarelle infemie qui eoitiblera peeMtre la mosuro ei qui le fera oondamner au supplice. Ofi pourra puDlier que ipoqs êtes aUée réclamer la pit^teeâon de votre cousin Morden, à Floreiice, et s'il peut se le persuader, il nra tapabh de prendre le chemin de llMlie pour suivie tos traces. Ensuile je n'aérai pas de peiiie à vous proeurcr «in logement dans qoelqa'un d9 noe villages roisios, oè j'aérai le henheor de voee voir tous les jours; ei etcetHicàman continue d'être moins ibsupportahley ou ei ma mèm ne fait pas des choses étonnasitesy Je penseni tfaetaot plus têt eo mariage) que je serai libre alois de reûevoir et d'entretenir à mon aise les délices de mon coBur. Que de jours heureux vouepasBeroBsememMet El je ne illitte amri que sera «eotre coesdlation* T$ A l'égard de TOreteieeipaisqiievousêtes résolue de ue pasempiojer rsiMDiiiàdei leisi nous pc^idroos patienœ ju^n'à fâonvée du osleuel Mosien, o« jusqu'à es que la koBte leppeUe cenaînesgeBs à la jusltee. uToot cenaidM^ je sais portée h vous croiœ beanoou^ph» iKureuse danstoe maireUes Tues» que reus s'aoriei jamais pu Tétre en'épsumnt mtnuHDBire. Ainsi je vous féticite d'être éoiuq>péey non seuhuieDt àvn hotriMe hlnstin, nab an phs vit des maris, tel qu'il le sers pour toute taune au monde ;.eartottt pour une persouoe de votre déboatesBeet de vutrerertv. Vouele hitees è préseuty et diiiood du csrur; je n*en deute plust on cbère^ii senit bien étiunge qu'un e«r aussi pur que k vêlre ' afaMwftfti point œquî lui est le plu^oppoaé.

jiDMBiroue hillety TOUS un parlez d'un antre, que voas ne n'aveséoit

que par fetetUè Je ne- Fui pes nqa ; d'oà uoe» deves oondnre qu'il est

' tombé eniiue» uMÉst: ei s'il «feu eit saîsly nouseoaunes fort iMureuses

- fH'ilnUipsu kitennilÉde mêanun» longueletitedenieieeedi. fieoHr-

i«lsusle'ei8i4l»ee4|uMe est allée si heiareoienumtjafu^ :

s Vous reesfiup eelie-^ par les maias d'te jeunuhonime, itts.d'ttS'de : MPSiiÉWikw»> k^fà y^à uwrefnumié de ne la rsmettte qu'à UDus^Jà doit lurwde neu' le diwnpy wt tuus le dMvea de quebiue chose jisnrsié: uliKNi ilfWMSU parljoudius, gaTii n'a jamais vue. GtsX uÉ^uipn anuple, enisfoi hmlSB,à qui.ens ponfeu patfer libiemenf. 6i veus'ue peueeatm'êctiie pereèttr occMien» ne lanles peitttè me donner de ve» nou- TUlto .fsr furifue^uoli» u^ M» nèie ifuarufne p tous unereîs ce

liBdrli afeouoe wlréoM im|iMiMioe» e^mtMÊkiroiÊBycmwePUzmtm^ ivfe^iaidiMBo Idrnseod* Voim toos.poniMdarai «Mnittil qu'il n*tt pts 4tffes<lii éè moi de Toot rtoroxav frtu» 161»^ Je me lepoee sur eUe 4e l^u^ o» que je ^rrai» ^OHs direotiTOiM oomeûieff depliift;.elîefl#» fermée voiuitideB* pow k sAtelé préMote el lie iMoheur iotut 4e «e ttèeebèteamte.»

. Ne menqpe pmmU Belford* de ne renvoyer eette lettre «oisilél que m |'«iiiekie* Gonfaneà pvéeenique je siua dette le ehemiii 4e la Jueliee*.

I£TTHEaXUX.

■• lOtËLAtty 1 II. É6tlt)Vb.

Biamiclw to s«ir| alJandi malle»

' Rtpiièlle^oi ke eiroonitiMee. Je enSe éesoendo aveo la ven^noa dm^ ie tCKUff imiqMMeiit vempU de la Mre de mie» iib#e$ mato le visage «ÉtEmaeiii» auesi deux, aussi tranquillév aeasi mMu que futaie po le fireiidredaM anea mirair, et leemaaièret aeaai polieaqo*ea Invente avsii taj^U que nei, oomme on me Va eoufenl reproché» «at «apaMe de k^ ceoin

Oa dtaîi tenu reppeler Miss Rawl^igef praaque tuMltâl qu'éHè était arriTée, peur qoelqnes prrsonnet qai loi leodaiaait ùbaa elle une vMie iaepréyae* J'ai renaarqeé dans lea^tucde ma elMmaote etdaot ieeetene que ce cootretempa leur déplaisait^ et j'ai eO' qe^elbctifeiiieot ellea ef^ laisat proposé d'aller prendre Tair sur la ooliîMy ai je partais pour Len»* éNAf comme j'en arais marqué le dcaseirH et Dieu sait qaal attrait dié le fruit de cette promenade» si la curiosité de l'une s'était tenoontiée avee feaprii communicatif de l'autre* Miss RitfvrliAgs a promis de revisHir piORiptemeiit^ mais ensuite elle a lait faire asa eoususos, parœ^pie la vl* skeélait peur toute la seiréè» J'ai ragenlé es iN^âSage, comme uo coup tie fortuae pliur tneii et j'ai toonaé' toeé mes soi ne à me ména^ar qiaal*qoes memena de ocmeoieaileai avee ma déeiee»

Quoique je l'aie trourée inébranlaUe dans saa résolvtiona) ^ qu'elle nrait seuYdyé «mstamment à la réponse de wss HoeUf je n'ai pee tiré pau d'avantagée 4e eette ooeiérencCi EUe a consenti du moins à voie ma tante etCharlotte, si cee deux dame» arrivaient dans un jour ou deun^ e^ésMi^dire avant i& lettre dent eHe fait dépendre son aort et le metL l'en afciRiHDerflié le cld» A préeeati ai- je dit en moi-même, je puis aller è Imidree avéo IVe^rancev ma chèrei de te retrouver oil 40 te iaiese. Cependant je me fierai d'autant moins à ta parole, qu'il pourrait l'entver en oooD aèsenee quelque bonae mlson d'y uMMMiuer. WilU qui ne quittera pas la maisea, u qui sera informé de tea moindrea déaiareliae par la^érauae imnté de madame Bevis» aana l'àonnête Andi4 et «1 cimeal |M pour me donner euMcobamp les avis némMinéi el de qualqpae a^té que t» pusMcn tauaner, je l'aasure qu'il feeapertie du 4oii certes eamifaein eaclM«.k la vérité l'iMMNiiVfue je lui p«Mwre« Voiièf'peur 4eut*fav«ur«<ceque.ifai pt^lérerdemon îaeiMaUe^iloie^ie m'en jé^wir «ijn!en affliger V

Ma foi^ je m'eu réioaiâk <fepaadani.men oigueil edi aérieusaient lui»> arilié» loreqne je seage teenèimi jrai.9e« pan k. l'allmtiettde ûeltelUleém llarkMt

nS CUftMB RAlLOtl.

Ne me dis pas que dans cette maison la Tertn est son guide. Ceei For» loeil qai la gonverne, et je te garantis qaMl surpasse la mien. De T*iiour, il est clair qu'elle n'en a pas et qu'elle n'en a jamais eu, du moins fans un degré supérieur. Jamais l'amour n'a reconnu l'empire de la prudence ou du raisonnement. Elle ne peut souffrir, ras-tu, qu'on la prenne pour une femme. Qr, si, dans la dernière épreuve, je trouve es effet qu'elle n'en soit pas une, cessera-t-elle d'être ce qu'elle est réellement? Qui la blâmera d'avoir souffert un mal dont elle n'aura pu se défendre? Un général d'arméot qui» dans une rencontre inégale, aurait été dépouillé par un voleur de grand chemin, en serait-il moins propre à commander? A la vérité, si ce générai, prétendant à la plus grande valeur, et s'étant vanté de ne pas redouter les brigands, n'avait fait dans cette occasion qu'une résistance faible, ou s'il avait donné sa bourse tandis qu'il était maître de son épée, le voleur qui l'aurait dépouillé passerait avec raison pour le plus brave. Ces dernières conférences avec la belle m'ont fourni, en faveur de mon dessein, un argument que je n'a» vais pas encore employé. Ahl BelfordI qull est difficile de vaincre une passion dominante, lorsqu'on a le pouvoir de la satisfaire I Commence par l'aveu de cette vérité ; fais-y bien réflexion, et tu seras alors en état, je ne dis pas d'excuser, mais de t'expliquer à toi-même ce que c'est qu'un crime projeté, qui a Thàbitude pour lui dans un cœur impatient, orageux, ennemi de la contradiction. Voici mon nouvel arguments . Suppose qu'elle succombe dans l'épreuve, que je sorte vainqueur, qu'elle refuse ensuite de me laisser jouir de mes droits ou même de se marier (ce qui n'a pas une ombre de vraisemblance), et qu'elle dédaigne l'établissement que je me ferais gloire de lui assurer, jusqu'à la moitié de mon bien; dans cette supposition même, elle ne peut jamais être al>solument malheureuse. N'est-elle pas sûre d'une fortune indépendante? et la qualité du curateur n'obligera-t«eUe pas le colonel Morden de l'en mettre en possession? Ne m'a-t-elle pas expliqué, dans notre première conférence, un plan de vie qu'elle a toujours préféré à l'état de mariage? « C'est de prendre sa bonne Norton pour guide et de vivre dans sa terrât suivant Hutenlion de son grand-père. »

Considère encore que, suivant ses propres idées, quand elle prendrait ï présent le parti de m'épouser, elle ne rétablirait jamais plus d'une moUié de sa répntation, tant elle croit en avoir perdu en prenant la fuite avec moi. Ne passera-t-elle pas le reste de sa vie à regretter, à pleurer l'autre moitié? et s'il faut que ses jours se passent strictement dans le regret de eeUe moUiéi no Taut-il pas autant qu'elle ait à pleurer, à regretter le tout?

Ajoute que, dans la supposition qu'elle résistée l'épreuve, son propre système de pénitence ne sera pas aussi parfait de la moitié que si sa vertu succombe. Plaisante pénitence , que celle d'une personne qui n'a tien à se reprocher 1 Elle se vante (tu le sais, elle m'en a fait un sujet de reproche), elle se vante de n'avoir pas fui volontairement avec moi, et d'avoir été trompée par mes inventions. Et ne me fûtes pas un fantôme de la violation de mes sermons. Tu vms qu'elle m'Ate le pouvoir de les remphr. Je puis dire en ma faveur que si elle l'avait voulu, j'en aurais exécuté le plus solennel, au moment que je l'ai prononcé. Quel est le prince qui se croit obligé è l'observation des traités les plus saints, lors» que flOB intérêt ou son inclination change avec les circonstances? Le lé-

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soIUt de cette grande affoire, n'esl-il donc pas qu'après répreoTe» miss Qarisse, ou ce sera sa faute» peut demeurer aussi vertueuse qu'elle l'ait ja* mais élé; qu'elle peut devenir un exemple plus éminent pour son sexe; et que si elle succombe, pour peu même qu'elle succombe, il dépendra d*elle de passer pour un modèle de pénitence? A l'égard de la fortune» elle n'en peut manquer que par un effet de sa mauvaise volonlé. Ainsi , je ne vois pas d'autre risque pour elle, que de mener, elle et sa vieUlt nourrice , une vie conforme à son inclination, avec un weuœ cocher, et une paire de tfi$ux chevaux de carrosse, deux on trois vieiUes servantes, et peut-être deux ou trois vUux laquais (car tout doit être vieux et sentir la pénitence autour d'elle); lisant de VMud; sermons et de vieux livres de prières; soulageant les vieux hommes et les vieillu femmes; donnant de vieiUee leçons et de vieux conseils, sur de nouveaux sujets comme sur les vieux^ aux jeunes personnes de son voisinage, pour arriver ainsi an bùn vieil âge, en r^wndant ses bienfaits et l'odeur de ses vertus dans toute sa génération.

Et dira-t-on qu'une femme , qui peut mener une vie si douce, avec la liberté d'y faire entrer tout ce qui est conforme à son propre plan, est perdue, ruinée, ou d'autres misérables propos de celte nature? Je perds patience , lorsque j'entends, dans la bouche de ces jolies personnes, des expressions si fortes, pour décrire un mal passager, qui cesse d'en être un avec quelques formalités ecclésiastiques. Mais , après m'ôlre satisfait moi-même sur ce qui peut arriver de pis à cette charmante fille, et t'avoir fort bien prouvé qu'elle ne peut ôtre malheureuse que par sa faute, je fais réflexion que je n'ai jamais pensé qu'elle sera vraisemblablement mon propre partage. Quoique miss Howe nous juge indignes de femmes de mérite, et que ce qu'il y a de pire dans son sexe lui paraisse trop bon pour nous , j'ai toujours eu pour principe que la femme d'un libertin doit être pure et sans reproche. Que nous reviendrait-il d'avoir mené une vie hbre , si nous n'avions pas appris à connaître le monde et les moyens d'en tirer avantage? Mais, pour être tout k fait sérieux, ce aecail un malheur pour le public, que deux personnes, à la tête d'une famille, fussent également livrées au mal ; parce qu'il ne pourrait sortir d'eux qu'une méchante race, des Lovelace, et des Belford, si tu veux, qui commettraient des désordres affreux daiisle monde. Tu vois qu'au fond je ne suis pas aussi abandonne qu'on le pense, et qu'il y a dans mon caractère on mélange de gravité. Cette bonne semence pourra fructifier avec l'âge; et je ne désespère pas, lorsque ma chaleur active aura commencé à se ralentir, qu'on ne m'entende dire, avec Salomon, de tous les plaisirs, dont il ne me restera plus que le souvenir : Vanilé de$ vaniiéi!

Ce qui est certain, c'est que je ne trouverai jamais une femme aussi conforme à mon goût que miss Clarisse Harlove. Je souhaite seulement, si je vis assez pour voir mes vœux remplis, d'avoir une compagne comme elle pour la consolation et l'honneur de mon couchant. U m'esl venu quelquefois à l'esprit qu'il est fort malheureux pour l'un et l'autre qu'une si excellente fille ait paru dans le monde un peu trop tard pour mon lever, et un peu trop têt pour le temps de mon cours. Cependant, comme j'ai trouvé dans mon chemin cette charmante péieriney je voudrais qu'elle me itnt compagnie pendant le reste de mon voyage, dûtdie se détourner de sa propre route pour m'obliger. Peut-être arriva rions-nous ensemble au même logementi et trouverions-nous notre boor

T.'B. fj

33i OMÙSm il4*ftOir«,

hear dans Tentrotien rua de l'autre, en nous racoilmt h» àUùcvM$-fii les périls que nous aurians essuyés. Parle de bonœ foi, Belford ; ie mV ma^ne que tu soupçonnes quelques endroits 4o celle leltre d'être écriU à Londres. Je ne désa?oue pas que l'air de la ville ne soit un peu plus épais que celui de Hamstead, et la conTersatioa de madame Sinclair et dd ses nyinpbes mmns inaocenles que celle de madam3 Moore et de miss Rawlings. Il me semble, au fond du coBur, que je puis écrire el parler dans une des deux maisons, comme je n'ea serais pas capable dans Fautie. Je suis arrivé à Londres ce «atin vers sept heures, et j'ai commenoé par distribuer mes ordres et mes iaslnicticms. Avant que de quit* ter Hamstead, j'avais fait demander la faveur d'un moment d'audience. J'étais curieux de voir laquelle doses aimables contenances ma ohannsAle aurait prise, après avoir passé tranqoillemeoi une seconde nuit; mais j^ Tai trouvée résolue de demeurer en qnerdle ourerte. Elle ne m'a pas même accordé le pouvoir de soliciter encore une fois ma grdoe, avant l'arrivée de milady Lawrence et de ma cousine. Cepeadaiitv j'avais reçu avis de mon procureur, par un homme à cheval, que tous les obstacles étaient levés depuis deux jours, et que je pouvais aller prendre la par* mission ecclésiastique. J'ai envoyé sa leUre k ma cbfl^mantepar madame Bevis. Celte nouvelle n'a pu me faire ouvrir l'entrée de sa chambre* U est temps, Belforl, de mettre en mouvement toutes mes machines*

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