‹ Clarisse HarlowChapitre 46 sur 62 · LETTRE CCCIX · texte numérisé non relu

LETTRE CCCIX

la. BELFOnn, a ■• lotelagi.

k Edgware, lundt^SIJalllet

Quelle peine ta prends pour te persuader que la mauvaise santé de uûm Harlove vient de sa dernière disgrâce et de rimplacable ressentiment de sa famille I L'un et l'autre ne viennent-ils pas de toi dans l'origine? QvuA embarras pour une bonne tète qui entreprend d'excuser les effets d'un mauvais cœnr I

En vain tu rejettes sur l'orgueil et Fobstiaatien la nécessité où tu Paa réduite de se défaire de ses habits. Quel autre parti prendrait-elle, avee la noblesse deses sentimens? Ses impLicables parens lui refusent les petites vonnnes qu'elle a laissées derrière elle, et souhaiieraioni, commosa smsr le déclare aToc audace, d6 la voir dans le dernier besoin. Ils ne 6e« renl donc pas affligés de son embarras, et pettt«-êire prendront-ils plaisir à le publier, oomme uie justification du ciel pour la duveté de leuora' cœurs. Tu ne saurais supposer qu'elle voulAt recevoir de toi les moindres secours, fin accepter de moi, ce serait, dans son opinion, les recevoir de toi*>môme. La mère de miss Howe est une femme avare, et je doute que sa fille puisse rien sans sa participatiGai.^ D'ailleurs, miss Harlove estabstw mem persuodée qoe tes effots dont elle' veur disposer ne lui seront jamais, tfaucon usage;

N'a^paflt viea appris de la vitts qhi m'oUige d'7 Détourner aujourd'hui, je ferai le plaisir aa pauvve Belloode lui teair compagnie jusqi/â demaûH elpevl*ètvûJa«|«i*À mereredi.Ce malheureux homme voudrait me voirsana cessa àsoftcMk Que je le pteîBsl II est dons un ahattemeat qui feit pitiés Hais quel sormoe* puis^je la» readte? Quelle oonseialioA suis-jeoafaàle daiM peéeeDler» soit dans sa vâe passée^ scil dans la parspociive de rar> venir? Tu cnû voify dis-tuv que je pense de henné heure à laréforoBK tioa. Je souhaite que tu devines joeie. LS' diflérence eatrèmo qf» je re-* marque entve la oonduike de cette admirable iHMae dana lo eou» de sa maladie et celle du pauvre Belion daae k aienoe» me fsit eonnal^De avea la dernière clarté qoe les libertins sont des poltronavédst ût qae les geaa dabiaq sont, les véiilables hères*

CLABIS8B BARLOVB. 447

Miss HarloYe s^enferma hier à six heures du soir, dans le dessein de ne Toir persormé aujôatJ*tti}i JtTsqu'à la même betife. C*edt dttioortiPbûi le le jour de sa naissance, et elle le veut célébrer ptr dè^ei^rclcftsde^pfété. Le jour de sa naissance f tJne fkrxt qui ne ftiit qti9 s^t^ontifj tt qdi dé^ cline déjà vers sa fin ! Tous des autres joufs de ilaisMnce Mri> Mn» dooto été plus heureux. Quelles doivent ôtter ses réfietiaiis-r qaeHe^ doiV6iil> être les tiennes !

ta railleiio s^exeroe sur mes aspiralfons^, stlt c6 qod fti appeRêS métr piDsternemens, ei sur la manière donf je niî ai pf ésenté Ib billet' de bcn^ que. Le respect, dans Cette occasion , agi-sûi( trop fortement' sur moi. J'appréhendais tcop de lui déplaire , pour lui foire cette' offre* atviccte' grâces plus convenafiles à mes intentions. Si ractionr ét&it grosffiète; elle était modeste. Ifais je conçois qu*elIo n*ert esi qtfê^ pitiS^ rldAioler oat yeux d'un homme qui n'entend pas mieux la déHcacesser et lâr modestie dans Ia manière d'otliger, qu'en amour. Mais comment une âm&, qui a pU' traitsji bruialemoQt k déiicaiesse même, seralt-clte oapatde* itî de m'en<^ teodie?

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