‹ Clarisse HarlowChapitre 47 sur 62 · LETTRE CCCX · texte numérisé non relu

LETTRE CCCX

Xercredi, 2G Joinet.

Jb nt; suis k h v!lfd qtto de ce mtttii^. ICsë ^mnf«p» j^s mroati condalti cfte:^ Smith. Le Comptt* q^'on m'a* rendu de la danié'donite Hârlow m> me rassure pa^ pour ràrettir. Je lui ai ftrit» présenter mes reBpeoi0&.Bttor ]n*a fbir prier de rem^ttte iHtt visité' à Kapi^ès^midi. Madame Laviuk. m*» dit que samtdf, après rrmtï départ, elle avait pria le pani d9sf déCahr» d'une de ses plus belles n)bed; et que^ dans la crainte que ratgeot ne^ vflit dé vous ou d^ moi, elle avait votriu falr la personne qur a'ea* ptéseâtce pour l*acheier. Cest tine* dame k qui madame Le viek a quelques* obligaticms, et qui l^achète pour sa propre fille, qu'alla est prête à: marier» QUbiqu*él1lr soit capable de prolher de FhtfovtinM drancnii;, arn pnenani cette robe au dt?ssous de ce qu'elle vani, on' la* peint €om«ia «m ibrta honnête femme, qui a marqué beaucnup d^admiranloa pour aiîss Hai^ love, et qui s'est même attemffîe jusqu'aaiL laraiies^auv q«al^ea> oircoiir stances qu'on lui a racontées de- son hisCoit«.

Vers trois heures ,. je suib retourtié chesr tSmilH'. fflss- HHilove afait ai> plume à la main. Gépertdatrt elfô a ctmsenti'à'fedeveir m» visite» J?ai tn^ marqué une fâcheuse altératloir sut soti vfstfge^ IffadUraeLovIak, mil est: entrée avec moi, éli acCuse son assiduité conthMiellè ISt écii¥e^ «t feîlt!^ d'application qu'elle apporle à ses ex^fdce^ dé'plA^. ra^i^if^ltf liberté de M dire qMe le fie fa croyais pus exempte dé f^pfoehtT) etqan la'déaespok de la santé augmentait les ditficoltés éa la itiétMtft BÊ& vn^véh pouda qu'elle était également éloignée du tféséspo^ èv âé'l%^péi«tieo«^ Ensuite, s'approchant de sônmlroir s — HbU' Visage , IN-Mllè'difi astanof hennôi» peinture dé mon cœur ; Tâme e^ pr^tl k ^fufvrer, anafi^ qaia»l« corps aura fini ses fonctions. L*écrituire, a-t-dle lïomfinuév ^ itian<aSul amusement ; et j'ai plusieurs sujets qai me paraissent IMRspeliSÉMss. Il l'égard du matin, que j'y emplbie , je n'ai juttims aimé & W 'dbnmer M sommeil ; maisi à présent» )'èû ai moins Ib pvuvolf %W junass^ H a Ml

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divorce avec moi depuis loog-tenips ; et je ne puis (aire ma paix arec lui^ ([uoique j'aie fait quelquefois des avances. '

Elle est passée alors dans son cabinet , d'où elle est revenue avec un L paquet de papiers, fermé de trois sceaux. — Ayez la bonté, mVt-elledit, v de remettre ces écrits à votre ami. C'est un présent qu'il doit recevoir avec joie, car ce paquet contient toutes les lettres qu'il m'a écrites. Comparées avec ses actions , elles ne feraient point honneur à son sexe, si quelque hasard les faisait tomber dans d'autres mains. A l'égard des miennes, elles ne sont point oq grand nombre» et je lui laisse la liberté de les garder ou de les jeter au feu.

J'ai cru devoir saisir l'occasion de plaider pour vous. Elle m'a écouté avec plus d'attention que je n'avais osé m'en promettre, après ses déclarations. -* Je n'ai pas voulu vous interrompre, m'a-t-elle dit, quoique le sujet de votre discours soit fort éloigné de me faire plaisir. Vos motifs sont généreux; mais j'ai achevé d'expliquer mes sentimensà missHowe, qui ne manquera point de les communiquer à la famille de M. Lovelaoe. Ainsi, c'en est assez sur une matière qui peut conduire à des récrimina^ tions désagréables.

Son médecin, qui est arrivé , lui a conseillé de prendre l'air , et l'a biflmée de s'appliquer trop. —Il ne doutait pas, lui a-t«il dit, qu'elle pût se rétablir, pourvu qu'elle en prît les moyens.

Mais quoiqu'ils reconnaissent tous beaucoup de noblesse dans ses sentimens , ils n'en découvrent pas la moitié, ni combien sa blessure est profonde. Ils font trop de fond sur sa jeunesse, dont je n'espère pas dans cette occasion les effets ordinaires , et sur le temps, qui n'aura pas sur une Ame de cette trempe le pouvoir qu'on lui attribue. Sa douleur, en un mot, me paraît d'une nature que le temps, C3 médecin général de toutes sortes d'afflictions, ne fera qu'augmenter, plutôt que de l'affaiblir.

Le médecin est sorti, et j^allais le suivre , lorsqu'on est venu avertir cette divine ûlle qu'un homme de fort bonne apparence, après s'être informé très curieusement de sa santé, demandait à la voir. On a nommé M. Hickman. Elle a paru transportée de joie ; et sans aucune explication» elle a donné ordre qu'on le fît monter. Je voulais me retirer ; mais supposant, sans doute, que je ne manquerais pas de le rencontrer sur l'escalier, elle m'a prié de ne pas quitter sa chambre. Aussitôt elle est allée au devant de lui, elle l'a pris par la main ; et lui ayant fait une douzaine de questions sur la santé de miss Howe, sans lui laisser le temps de répondre, elle s'est félicitée de l'obligeante attention de son amie, qui lui procurait cette visite avant que de s'engager dans son petit voyage. M. Hickman lui a remis une lettre de miss Howe, qu'elle a déposée dans son sein, en disant qu'elle la lirait à loisir.

Vous paraissez étonné, lui a-t-elle dit, de me trouver un peu changée. 0 monsieur Hickman ! quel changement, en effet, depuis la dernière fois que je vous ai vu chez ma chère miss Howe I Que j'étais gaie alors I J'avais le cœur tranquille: l'avenir ne m'offrait qu'une perspective charmante. J'étais chérie de tout le monde. Mais je ne veux pas vous attrister.

H n'a pas dissimiUé qu'il était touché jusqu'au fond de l'âme. Bile n'a pu retenir quelques larmes; mais, s'adressant à tous deux, elle nous a présentés l'un à l'autre ; lui, comme un honnête homme, qui méritait véritablement ce nom ; moi, comme votre ami, à la vérité, mais comme un homme qui, détestant les vils procédés de son ami, cherchait à les lép»*

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nr par toutes aortes de bons offices. M. Hickman a reça mes civilités arec voe frmdear qae j'ai mis sur yotre compte plus que sur le mien. Elle nous a priés tous deux à déjeûner demain avec elle, parce qu*il doit partir le môme jour.

J*ai pris ce moment pour leur laisser la liberté de s'entretenir; je me fins retiré chez mot, où j*ai touIu te préparer, par ce récit, à ce qui peut «triferdans la visite à laquelle je sub engagé pour demain.

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