‹ Clarisse HarloweChapitre 9 sur 14 · XXXVJ · texte numérisé non relu

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être témoins du duel définitif , non pas un simple valet de chambre , mais les quatre amis de Lovelace , car chacun de ces hommes l'a assisté , plus ou moins dans ses désordres, comme ils ont été au scandale, il faut qu'ils soient au châtiment.

Encore une fois, laissez-moi vous dire que je n'ai rien négligé ; je me suis occupé des moindres incidents de cette habile et puissante représentation de la vie bourgeoise, que je voulais remettre en lumière; je l'ai bien étudiée, dans son ensemble , dans ses détails ; à force de recherches , j'ai fini par retrouver le nom des rues , des places publiques , des employés subalternes ; je vous dirais dans quel quartier était située la prison de Clarisse , et le texte de la loi qui la plongeait dans cet abîme ; le vrai nom du médecin qui vint en aide à l'infortunée , je le sais ; le peintre qui a fait son portrait, et la miniature de miss Howe, jel'ai retrouvé. Je n'ignore même pas à quel maquignon appartenait le cheval que monte notre héros, dans quel cabaret s'enivrait de préférence le Macdonald , quel vin buvait miss Sally , quel manteau fait exprès pour ces sortes de créatures , couvrait sans les cacher , les épaules de PoUy Horton , quels tailleurs avaient coupé les robes de lady Lawrence.

Dans les livres de la pairie anglaise , dans les cercles à la mode, dans le sport et dans les petits journaux de ce temps-là, dans la taverne et jusque dans les appartements royaux du vieux Windsor, j'ai cherché et j'ai trouvé bien des détails qui devaient

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donner une nouveauté inattendue à cette histoire déjà antique; j'ai appelé dans ces pages renouvelées, la vie , l'accent, la santé, le paysage , le soleil. On vous disait , tout à l'heure , que le roman de Richardson était semblable à la chambre d'un malade : vous trouverez que l'air de cette chambre a été renouvelé , que le grand jour et les fleurs du jardin sont entrés par la fenêtre toute grande ouverte, et qu'on a fait sa bonne part au printemps.

Mais c'est en vain que je voudrais vous donner ({uelque faible idée de toutes les peines que représente un pareil travail : celui-là seul qui a osé l'entreprendre et le poursuivre jusqu'à la fin, peut s'en rendre compte, et celui-là seul aussi, peut savoir comment, en dépit de tant de critiques, ce Samuel Richardson était le plus grand meneur d'intrigues qui ait enchanté les hommes, et quel drame admirable il a composé , dont toutes les parties se tiennent à merveille , maintenant que ce vaste et vieux monument a été dégagé des couloirs , des corridors , des chausse-trapes et autres constructions de l'art normand qui l'encombraient.

D'où il suit que si la forme épistolaire convenait parfaitement aux développements nécessaires de la première partie de cette histoire , la seconde partie de la nouvelle Clarisse Harlowe , devait nécessairement être remplie par le récit. Chose facile à comprendre ! tant que le drame n'est pas engagé , tant que chacun agit et pense de son côté , à sa guise , ou à la volonté de ses ambitions , de ses haines , de ses amours , on

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comprend , à la rigueur, que tous ces gens-là se donnent tacitement un mot d'ordre, pour s'éloigner l'un de l'autre, à une distance qui explique suffisamment cette correspondance par lettres, mais quand enfin le drame s'engage ( et dans notre livre c'est un engagement corps à corps) , quand tous ces personnages de mœurs et de passions si différentes , sont forcés enfin de se réunir pour s'aimer, pour se combattre, pour se haïr, ou pour se tuer en commun, en un mot pour remplir, chacun dans l'ordre de ses idées, la loi universelle de ce monde livré aux disputes , cette loi qui dit que la nature n'a rien engendré sans querelle et sans opposition \ l'esprit humain est ainsi fait, qu'à ce moment du drame , nous n'avons plus le temps de décacheter des lettres , de les contrôler l'une par l'autre, de faire notre choix dans ce pêle-mêle de vérités et de mensonges; à tout prix maintenant il nous faut, raconté dans tous les accents du malheur, un récit rapide , exact , complet , — le drame !

A peine sommes-nous arrivés sur le bord de l'abîme où va tomber la victime , que nous avons hâte de savoir enfin cette tragédie dans son ensemble, et non pas de la deviner par ses détails. Cela est si vrai, que la moitié des lecteurs de la première Clarisse Harloice , qui étaient assez courageux pour patienter jusque-là, s'avouaient vaincus, à l'instant même où plus patients, ils allaient entrer dans les angoisses réelles

• Omnia secundum litein flunt.

du plus terrible récit qui soit sorti de la tête d'un poëte tragique. Ainsi, fatalement, on fermait le livre , à l'endroit oii on eût dû l'ouvrir, tant ces lettres écrites dans des situations mortelles, paraissaient, non-seulement longues et diffuses , mais encore impossibles. En effet, c'est la volonté, c'est la toutepuissance de l'art dramatique, de pousser violemment au fait, ad eventum, les divers personnages d'une histoire , aussitôt que cette histoire approche du dénouement. Au départ, à la bonne heure ! Vous êtes le maître d'hésiter, d'aller à tâtons, de revenir sur vos pas , sans fin et sans cesse , les trois premiers actes ne sont pas faits pour autre chose ; mais une fois au beau milieu de la course , si vous voulez toucher le but , ce n'est pas trop de toutes vos forces ; cette fois vous y allez bon jeu et bon argent ; hâtez-vous donc , et sachez que plus vous avez été touchant et vrai, jusque-là , et plus les âmes , plus les cœurs , plus les passions courent après vous. Quel malheur cependant pour le poëte, quand il se laisse devancer dans cette course des âmes en peine , et quand le lecteur désappointé tourne, d'une main impatiente, le feuillet inutile qui le sépare d'une catastrophe attendue avec transissement !

Une autre explication que je vous dois, car vous êtes de ces esprits sévères et pleins d'objections , c'est-à-dire pleins de justice, qui veulent savoir toutes les raisons, bonnes ou mauvaises, de l'homme mis en cause, c'est la façon dont j'ai rempli les lacunes

que j'ai faites dans le livre de Richardson. Disposer le drame dans un ordre plus vif et plus simple , retrancher les inutilités d'une action qui, à tout prendre, est moins compliquée , plus claire et plus rapide qu'on ne pouvait le supposer par une lecture pleine d'impatience et d'ennui , mettre ici, des lettres, et là-bas un récit, agrandir l'espace et les caractères, jeter dans ces pages écrites avec amour, quelquesuns de ces vastes horizons , de ces doux aspects , de ces frais caprices , de ces inspirations riantes que le mécontent Coleridge eût voulu découvrir de temps à autre, dans la sagesse de Richardson, et qu'il signalait avec tant de joie, dans l'ivresse de Fielding, c'était déjà beaucoup faire, mais cette comédie, remaniée avec un zèle féroce, de quel esprit l'animer, la récréer, la réjouir ?

C'est qu'en effet, avec ces longueurs , avec ces lettres qui se répétaient l'une l'autre , comme le refrain monotone d'une complainte de cachot , étaient parties, sans que nul les regrettât, les minutieuses leçons d'une minutieuse morale que notre poëte avait cousues à son livre, comme on pique avec une épingle, sur la manche de son habit , un souvenir ; à la longue , cet indice banal finit par faire partie même de l'habit , sans réveiller une seule idée ! Plus l'espace affranchi de ces ronces , était vaste . splendide, bien exposé au beau soleil levant , riant et clair, et plus il fallait de verve, de gaieté, de bon sens, d'imprévu, pour remplir dignement cette place magni-

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fique. La tâche devenait très-difficile, pour ne pas dire impossible, à une imagination rebelle, à un esprit peu habitué à faire agir, à faire parler les hommes de la vie dramatique ! J'étais embarrassé des ruines que j'avais faites ! J'étais mal à l'aise dans l'espace que j'avais conquis ! J'étais comme un architecte malencontreux qui aurait renversé un vieil édifice pour faire table rase ; quand l'édifice jonche.le sol, il se trouve un emplacement admirable , et à cette place imposante, il faut reconstruire dans les dimensions les plus exactes , un palais à la fois nouveau et gothique ; le programme est donné , vous obéirez à tous les plans du premier architecte, et rien ne sera changé à l'aspect général de l'œuvre qui se dressait en ce lieu solennel , seulement votre maison sera plus logeable, mieux éclairée ; elle sera placée dans un jour plus limpide ; au milieu d'un gazon plus frais et plus jeune ! On y laissera entrer l'air, le soleil, les bruits extérieurs ! même l'ameublement de ce palais du siècle passé , sera renouvelé, en ce sens que l'on conservera la forme des meubles dont le damas seul sera changé ; ce sont les mêmes jardins, mais quelques fleurs nouvellement écloses , éphémère éternité du mois de mai , montrent leur fraîche parure dans ces plates-bandes entourées du buis taillé par les jardiniers d'un autre âge ; ce sont les mêmes fenêtres donnant dans la même campagne , mais on a essayé de remplacer, par des glaces brillantes , le reflet verdâtre des vitraux.

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Eh bien ! voilà tout ce livre qui portera à son frontispice votre nom glorieux ! Le fond de mon drame , le dialogue , la pensée , la folie et la sagesse de toutes les pages nombreuses que j'ai substituées aux quatorze volumes de la Clarisse primitive, j'ai pris tout cela , non pas dans mon esprit , qui n'aurait pas suffi à réaliser la millième partie de mon idée , mais j'ai pris tout cela partout où je l'ai pu prendre; tout ce qui était beau , vif , magique , amoureux , railleur, dans l'histoire et dans la poésie des Anglais, je l'ai pris, pour en faire la parure de ce chef-d'œuvre de mon adoption. J'ai parcouru , pendant des années entières , les vieilles comédies des vieux poëtes, j'ai lu , la plume à la main , tout Shakspeare , le maître absolu de tout ce qui est le drame , le roman , la philosophie , l'histoire en Angleterre, et chaque fois que j'ai trouvé un mot vif, ou vrai, ou ingénu, une description rapide et claire , un trait énergique , un caractère, une moralité, une flamme, un éclair, une lueur, un coup de foudre , et , ce qui vaut mieux , une souffrance, une douleur, une larme, un cri du cœur, quelque chose enfin qui rentrât dans notre comédie, ce quelque chose-là, qu'il vînt du ciel , ou de la terre, ou de l'enfer, je l'ai pris hardiment, comme une proie à ma portée , et j'en ai fait , non pas ma chose , mais celle du drame que je représentais ! ]\Ion seul orgueil en tout ceci , c'est d'avoir bien choisi d'admirables matériaux et de les avoir bien placés , dans un monument plein de génie.

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Il y a dans Shakspeare * un certain original qui s'écrie sérieusement : " J'ai une mélancolie à moi , formée de plusieurs ingrédients; d'une tristesse, vraiment originale, extraite de plusieurs objets ! •» Je suis dans la même position que ce brave homme ; mais je n'ai guère envie de crier à l'originalité, et de dire : ceci est à moi!

Pourtant si vous saviez quel labeur ! J'ai dépouillé de leur caractère , tant de héros , et des atours de leur toilette, tant de belles dames, et de leur sagesse , tant de philosophes , et de leur bon sens , tant de pauvres diables qui n'avaient avec leur bon sens, que la cape et l'épée, et de leur manteau d'emprunt tant de vertus, et de leur gentillesse, savante ou puérile, j'ai dépouillé tant de gentilshommes de tous les âges , qu'en vérité un pareil dépouillement ne pouvait être permis que dans un livre comme celui-ci, 011 il s'agissait de refaire, non-seulement avec l'aide des matériaux qu'il avait empruntés luimême , mais encore avec les pierres détachées de son monument , le chef-d'œuvre de Richardson. Si en effet vous admettez qu'il nous était permis de remonter aux sources limpides où notre poète a puisé , d'une main trop timide , vous admettrez qu'il était de toute justice de reprendre aux disciples, les emprunts qu'ils avaient faits à leur maître ! Quand, par exemple, dans \eDon Juan de Byron , je prends une tirade entière pour achever le portrait de l'un de

' Comme il vous plaira.

nos héros , je suis tout à fait dans mon droit , car ce portrait avait été emprunté au maître Richardson , par ce Lovelace de la poésie anglaise, lord Byron.

Pour tout vous dire, et pour me servir d'une comparaison qui sera peut-être une raison auprès de votre indulgence, j'ai été dix ans de ma vie, le Caleb de Clarisse , de Lovelace , de miss Howe et de tous les Harlowe ! Caleb , pris au dépourvu dans une tour démantelée , à peine tapissée des lambeaux de quelques portraits antiques , s'en va quêtant , de côté et d'autre, de quoi servir au dîner de son maître, le propriétaire dépossédé de tous ces beaux domaines que vous voyez là-bas ! Pauvre Caleb ! serviteur fidèle et dévoué , quelle a été sa récompense P — Ne le plaignez pas , il a fait dîner humblement son jeune maître , ses hôtes et les valets de ses hôtes ; quant à lui , il s'est contenté dé quelque mie de pain trempé dans un peu de lait froid ! Oh ! que je serais heureux , en grignotant mon pain sec , de savoir que mes hôtes sont repus.

Voilà à peu près tout ce que je voulais vous dire à propos de ce travail que je place sous vos auspices ; dansV infroduction, j'explique, de mon mieux, la vie entière et l'œuvre de Samuel Richardson ; vous lirez, je l'espère, ces pages que j'aurais voulu faire plus savantes et plus complètes, mais telles qu'elles sont, vous y verrez, qu'en dépit de tant d'imitations, de tant de souvenirs , le livre que voici . et dans lequel 7'ien, absolument rien ne m'appartient, est peut-être

en fin de compte , un vrai livre ! Assis sous le péristyle de ce monument dont les plus rares génies du roman et du drame nous ont fourni l'idée, l'emplacement , les matériaux , le plan , le modèle , le dessin , et surtout les âmes et les passions qui l'habitent, " des yeux de fantômes , qui rencontrent les nôtres , comme dans un rêve! » il me semble, est-ce trop d'orgueil? que j'ai fait là une restauration que n'auraient pas dédaignée les plus habiles architectes. Il est vrai que ce travail vous était destiné , il devait porter votre nom que j'honore et que j'aime, et c'est un honneur que j'aurais à peine osé vous demander pour un livre sorti tout entier de mon cerveau.

Acceptez celui-ci , je vous prie , avec votre bienveillance accoutumée ; vous le lirez , je l'espère , entre l'une de ces journées, déjà si nombreuses dans votre vie, encore si jeune , quand vous rentrez dans votre famille , épuisé de fatigue , mais bien heureux , après avoir sauvé la fortune, la liberté, ou l'honneur de votre client, par la toute -puissante éloquence d'une âme ferme, d'un cœur généreux, d'un esprit convaincu. Hélas ! qui mieux que moi peut rendre témoignage de votre loyale et sympathique éloquence , et de votre ardeur intrépide à prendre en main les intérêts les plus chers des gens que vous croyez dignes de votre appui ? Avez-vous été assez bon pour moi ! m'avezvous assez bien défendu , et d'une ardeur inouïe , et d'un tact si exquis , et avec une si délicate intelligence de toutes les colères et de toutes les cruautés

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qui surgissent de temps à autre , dans cette superbe république des lettres , exposée à tant de haines et de fureurs !

Il y eut un jour, à Rome, quelque temps avant les Césars , oii l'un des poètes les plus inconnus de cette république peu attentive encore à l'invasion du bel esprit, s'en vint attendre à la porte du sénat, son patron et celui de bien d'autres, Cicéron, le grand orateur. — Cet humble client d'un si grand homme, il s'appelait, d'un nom peu connu, le poëte Archias ; le triste poëte devait comparaître le lendemain devant ses juges, et répondre , accusation par accusation, à quelque faiseur de colères publiques qui, par oisiveté, lui disputait son droit de citoyen romain. Cicéron écouta patiemment la réclamation de son client, et soudain il voulut prendre sa défense en personne, car cette cause touchait à la dignité des lettres ! Dans un discours merveilleux , cet homme illustre , la gloire du sénat , appela sur la tête de cet enfant des Muses, toutes les sympathies de la justice romaine. Vous savez par cœur ce plaidoyer enchanteur, pro Archia poeta, il renferme le plus touchant éloge des belles-lettres qui jamais ait été porté à la tribune d'un grand peuple , louange renouvelée depuis Cicéron, par M. de Lamartine, celui-ci et celuilà également remplis de leur sujet. Ah ! ce fut un beau moment dans la vie du poëte Archias , quand à la voix du grand orateur, il vit s'enfuir, dissipées comme une vaine fumée , ces vaines clameurs ; il était venu

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honorable, il s'en revint honorable et honoré; son droit de cité fut reconnu d'une voix unanime, et s'il n'eiit pas été déjà citoyen de Rome, à l'instant même on lui eût décerné le droit de cité , par déférence pour son illustre défenseur. Heureuse journée dans la vie du poëte , et la journée était encore plus belle qu'il ne le pensait lui-même , car son nom , ce nom inconnu que l'oubli attendait au sortir de l'audience, il devait rester éternellement attaché au souvenir de l'éloquence, sous laquelle il s'était abrité un instant! Trois jours après ce procès, que le nom seul de l'orateur recommandait à l'attention publique, pas un citoyen de Rome ne se souvenait ni de l'accusation , m de l'accusateur ; on eût également oublié le poëte accusé, mais Cicéron l'avait fait immortel , et à cette heure encore , quand c'est à peine si deux ou trois de ses épigrammes, qui n'ont tué personne, sont enfouies dans les anthologies à côté des anciens inconnus, le nom triomphant d'Archias s'abrite fièrement dans ce manteau triomphal d'éloquence , de génie et de vertu.

Vous accepterez ce livre de votre humble Archias , et votre client sera trop heureux s'il peut dire à son tour, ce que disait Cicéron à son frère Quintus qui présidait le tribunal : — ab eo qui judicium exercet , certe scio , « quant au magistrat qui préside ici, je suis sûr de son approbation. »

20 mars 1846.

SAMUEL RTCHARDSON

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