W. M. MORDEN
(*) Cette lettre contient en substance des remerdmens à cette digne femme , des soins qu'elle a pris fie son eiifince , des s:iges instructions et Aes bons exemples qu'elle lui a donnés. Elle renferme des accusations cc.itre elle-même , où elle se blâme d'une présomption er d'une vanitc qu'elle n'avoit pas d'abord su découvrir dans les replis de son cœur ; mais que ses malheurs , en la forçant de tourner ses regards sur elle-même, lui avoient fait appercevoir.
Elle s'étend sur 1 utilité des afflictions pour les esprits modestes et qui ont d'eux-mêmes une juste défiance.
Elle ia console sur sa mort- prématurée, a Mes » épreuves, dit-elle, sont finies au commence- » ment de ma vie , tandis que d'autres ne sont » mûris par les rayons de la grâce céleste pour » uns meilleure vie, qu'après cinquante, soixante » et soixante-dix années.
» J'espère que mon père m'accordera la de- )} mande que je lui ai faite de vous laisser passer )) le reste de vos jours dans celle de mes fermes , » que nous appelions ma laiterie ; j'espérois jadis » y vivre heureuse avec vous ! Votre discrétion >
DE Clarisse Harlowe. 17