‹ Clarisse Harlowe. Traduction nouvelle et seule complète (volume 2)Chapitre 6 sur 37 · Tome XIL C · texte numérisé non relu

Tome XIL C

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ble , en exceptant la pièce principale , comme on la nommoit , et dont j'ai disposé ci- dessus , je retranche du legs univerFel celle qu'elle daignera choisir , et je prie mon exécuteur testamentaire de la lui présenter : bien entendu pourtant que son choix ne pourra tomber sur la pièce qu'on nom.me principale , laquelle a été Tobjet d'une première exception.

Si mia mère ne juge pas à propos de prendre pour elle mon portrait de grandeur naturelle (*) dans le goût de Vandyk , je le donne à ma tante Hervey. C'est le même qui étoit précédemment dans la salle , qu'on me donnoit la permission d'appeler mon pjirloir.

Je lègue au digne Charles Hickman le portrait en miniature de la femme qu'il aime le mieux: je le portois constamment près de mon cœur , et je l'y porterai jusqu'à l'approche de ma dernière heure (t). C'est après la main de l'original , le plus beau présent qu'on puisse lui faire. (* Ma )) chère Miss Howe , ne lui faites pas )) attendre ce bonheur plus long-tem.ps. )) Vous ne connoissez pas tout le prix » de la vertu chez les hommes , et comi- » bien une amiC comme la sienne eet Y) préférable aux esprits brillans qui se » laissent empoiter par les saillies et les

(*) Voyez Lettre cxLvii.

et) Voy«z Lettre CDLXXVi,

DE Clarisse Harl owe. $i- » vivacités d'une imagination déréglée , » lors même que ces vains avantages sont » joints aux grâces extérieures qui atti- » rent les regards , et trop souvent sédui- » sent le cœur. )>

Excuse^, mes chers parens , le sérieux avertissement que je viens d'insérer , dans eet acte solemnel , en faveur d'une amie é^ui a tant de droits sur mon cœur.

Je prie instamment ma chère Misis Howe de ne point prendre le deuil pour moi ; mais M. Hickman et elle m^e feront plaisir d'accepter une bague de mes cheveux, du prix de vingt cinq guinées.

Je lègue à Lady Betty Lawrance , à sa

sœur Sara Sadieir, à Milord M et à

leurs nièces , Miss Charlotte et Miss Marthe Montaigu , à chacune une bague d'émail avec mon chiffre Ci. H. L'année, le mois et le jour de ma mort seront marqués sur Tintérieur de l'anneau , il sera surmonté d'un cristal rempli de mes cheveux avec une garniture de briilans ; cnsorte que le prix de la bague emière soit de vingt guinées. Je prie les susdites personnes d'accepter ce gage léger de ma reconnoissance , pour la bonne opinion dont elles m'ont honorée, les souhaits généreux qu'elles ont faits en ma faveur et l'offre plus généreuse encore de me faire une pension annuelle considérable , lorsqu'elles ont craint que je ne fusse absolument dénuée de secours.

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Je donne vingt guinées pour une bague au révérend docteur Arthnr Lev/eH, dont les leçons et instructions m'ont été également utiles et agréables. Que s'il piaisoit à Dieu de le rappeler à lui avant qu^il reçût de moi cette foible marque d'attention , je veux que sa fille en ait l'émolument.

Par reconnoissance pour les services que m'ont rendu les domestiques- de madame et de Miss Howe , pendant les divers séjours que j'ai fait chez elles ; je lègue trente guinées pour leur être partagées au gré et selon la discrétion de leur jeune maîtresse.

Je donne cinq guinées pour une bague à chacune de mes chères compagnes Miss Biddy Lloyd , Miss Fanny Alston , Miss Rachel Biddulph, Miss Cartwright Campbell.

Je donne et lègue à Hannah Burton, ci" devant ma fille- de- chambre (sage et fidelle domestique , qui m'aimoit , respectoit ma mère , avoit les égards dus à ma j soeur, et qui ne songea jamais à faire rien ' d'indigne d'un honnête caractère ) , cinquante livres , payables un mois après ma mort , parce que sa santé est fort altérée : et si l'état fâcheux dans lequel elle se trouve , continue , je la recommande à Madame Norton , pour être assistée du fonds que je destine à mes pauvres ;, et ëont je parlerai dans la suite.

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Je donne au cocher, au palfrenier, et aux cinq filles du château d'Harlowe, à chacune dix livres. J'en donne cinq à leur aide.

Je lègue dix livfes à Betty Barnes , fille-de-chambre de ma sœur , afin de montrer que je n'ai aucun ressentiment de ses anciens procédés, que j'attribue moins à mauvaise volonté de sa part , qu'à une insolence occasionnée par sa charge auprès de moi , et à tin fond de pétulance et d'indiscrétion.

Je prie Madame Norton d'accepter, ( à la réserve de mon linge ) toutes les hardes dont je n'ai pas été obligée de me défaire , ou dont je n'ai pas disposé de quelqu'autre manière.

Je lègue ^ par égale part et portion, tout mon linge , et les dentelle» que je n'ai pas vendues , à Madame Lovick , de qui j'ai reçu d« grandes civilités , et qui a eu pour moi les bontés d'une mère, et à Madame Smith , avec qui je loge , et qui m'a rendu aussi toutes sortes de bons offices. Si le partage qui se fera à leur discrétion occasionnoit quelque difficulté , le tout d«vroit être vendu , et le produit partagé entr'elles également.

Je lègue encore à chacune de ces deuK méritantes et dignes femmes , la somme de vingt guinées , comme une marque ultérieure de ma reconnoissance et de ma

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