‹ Clarisse Harlowe. Traduction nouvelle et seule complèteChapitre 15 sur 47 · LETTRE X · texte numérisé non relu

LETTRE X

Miss HowE à Miss Clarisse Harlowe.

ly Février,

xf '-J'^I- y 3 psr îe monde des têtes bien étranges et bien bizarres î Miss Clarisse Harlowe sacrifiée en mariage à M. Roger Soîmes ! Je ne reviens pas de mon étonnement.

Je dois songer , dites-vous , à ne pas donner mon avis en faveur de cet hommelà. Me voilà convpJncue , ma chère , que vous tenez beaucoup plus que je ne peusois de la famille qui a pu former l'idée d'un mariage si bien assorti , sans quoi il ne vous seroit jamais entré dans l'esprit que je pusse vous parler en sa faveur.

Demandez- moi son portrait. Vous savez que j'ai la main bonne pour tirer des res-

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semblances hideuses. Mais je venx voir encore et attendre ; car qui sait ce qui peut arriver , puisque l'affaire est en si bon train, et que vous n'avez pas le courage de vous opposer au torrent qui vous entraîne?

Vous nie priez de vous communiquer un peu de mon esprit. Parlez- vous sérieusement ? Mais je crains bien qu'il ne vous fût déjà très-inutile. Vous ères la fille de votre mère , pensez- en ce qu'il vous plaira ^ et vous avez à combatte des esprits violens. Hélas î ma chère , il faîloit m'emprunter du mien un peu plutôt ; c'est-àdire , avant que vous eussiez abandonné la gestion de votre bien à ceux qui croyoient y avoir droit avant vous. Qu'importe que ce soit à votre père ? Le père n'a-t-il pas deux autres aînés ? Et ne portent-ils pas plus que vous son empreinte et son image ? De grâce , ma chère , ne me demandez pas compte d'une question si libre , de peur qu'à l'examen , votre application de mon idée ne fût aussi libre et aussi sévère que la question même.

A présent que je me suis un peu échappée , passez -moi un mot- de phis sur le même ton. Je serai décente , je vous le promets. J'aurois cru que vous n'ignoriez pas que l'avarice et l'envie sont deux passions qu'il est impossible de satisfaire , l'une k force de donner , l'autre en continuant d'exceller et de mériter de l'admiration. Huile au feu , huile au feu , qui allume sur

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toute la face de la terre des flammes dévo* rantes et insatiables.

Mais , puisque vous me demandez mes avis , vous devez m'apprendre tout ce que vous savez , ou tout ce que vous imaginez de leurs motifs. Si vous ne me défendez pas de faire des extraits de vos lettres , pour l'amusement de ma tante et de ma cousine , qui meurent d'envie d'être mieux informées de vos affaires dans leur petite île {*) , on vous sera fort obligé de cette x:omplaisance. Vous êtes si tendre sur les intérêts de certaines personnes qui n'ont de tendresse que pour eux-mêmes , qu'il faut vous conjurer de parler librement.

Souvenez- vous qu'une amitié telle que la nôtre n'admet aucune réserve. Vous pouvez vous fier à mon impartialité. Ce seroit faire injure à votre jugement que d'en douter : car ne me demandez-vous pas mon avis ? et ne m'avez-vous pas appris vousmême que l'amitié ne doit jamais inspirer de prévention contre la justice ? Justifiez donc vos parens , si vous le pouvez. Voyons s'il y a du bon sens dans leur choix , du moins quelque apparence de raison. A présent , quoique je connoisse assez bien votre famille , je ne puis concevoir comment tous tant qu'ils sont , et en particulier comment votre mère et votre tante Hervey peuvent

(*) Dans l'île de Wight, comme on le verrsi plus bas.

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se joindre avec le reste contre des jugemens arrêtés. A l'égard de quelqiies-ims des autres , rien ne peut me surprendre de leur part , dans tout ce qui concerne leur incérét personnel.

Vous demandez pourquoi votre frère ne s'engage pas le premier dans les liens du mariage ? Je vais vous le dire , pourquoi ; son caractère et son arrogance trop connus n'invitent aucune des fem.mes auxquelles il pourroit aspirer y à recevoir ses soins ; inalgré ses grandes acquisitions indépendantes et ses espérances encore plus considérables. Souffrez que je vous le dise , ma chère , ces acquisitions lui ont donné plus d'orgueil que de réputation. A mes yeux c'est la plus insupportable créature que j'aie jamais connue. Le traitement dont vous me blâmez , il le méritoit de la part d'une personne qu'il recherchoit d'un air à faire croire qu'il lui faisoit une, grâce, plutôt qu'il n'en recevoir une. J'ai toujours aimé à mortifier les orgueilleux et les insoîens. Que croyez- vous qui me fait souffrir Hickman k mes côtés ? c'est qu'il est humble , qu'il connoît sa place , et qu'il sait se tenir à la distance qui convient.

Vous voulez savoir aussi pourquoi votre ^sœur ainée ne seroit pas pourvue la première ? Je réponds , parce qu'elle n'épousera jamais qu'un homme dont la fortune soit bien riche et bien claire. Première raison : la seconde ^ c'est qu^'elle a une sœur

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cadette. Faites-moi la grâce de me dire , ma clière , ôii est l'homme fort riche qui voulût penser à cette sœur aînée , tant que la cadette sera à marier ?

Vous êtes trop riches tous , mon enfant , pour être heureux. Car ne faut -il pas que chacun de vous , par les maximes fondamentales de votre famille , se marie pour devenir encore plus riche ? ( 5 ) ^'^s gens qui connoissent en quoi consiste leur principal mérite ne sont pas à blâmer , n'estce pas ? de cultiver et d'améliorer sans cesse ce qu^ils regardent comm.e leur souverain bien. Le vrai bonheur entra-t-il jamais dans les vues de votre famille ? Tant s'en faut , qu'il n'y en a pas un d'eux tous , excepté vous , qui pût être heureux s'ii n'étoit pas riche ( t ). Laissez-les s'agiter^ gronder , se chagriner et accumuler , s'étonner de ce qu'ils n'ont pas le bonheur lorsqu'ils ont les richesses , croire que leur mal-aise vient de ce qu'ils n'en ont pas encore assez , et continuer d'aller ainsi entassant jusqu'à ce que la mort qui entasse et qui accumule avec autant d'avidité qu'eux , vienne les moissonner pour grossir son magasin.

Ma chère , encore une fois , apprenezmoi ce que vous savez de leurs motifs généraux et avoués ; et je vous donnerai plus de lumières sur leurs fautes que je nVn puis recevoir de vous. Votre tante Hervey ^ dites-vous , ne vous les a pas cachés. Pour-

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quoi faut-il que je vous demande de m'instruire lorsque vous daignez me presser de vous en dire mon avis ?

Qu'ils veuillent s'opposer à notre correspondance , c^est un acte de prudence , qui ne me surprend point , et dont je suis loin de les blâmer. J'en conclus qu'ils connoissent leur folie ; et s'ils la connoissent , est-il étrange qu'ils craignent de l'exposer au jugement d 'autrui ?

Je suis fort aise que vous ayez trouvé un moyen d'entretenir notre commerce.

Je l'approuve beaucoup , et je l'approuverai encore plus , si ce premier essai est heureux; mais dût-il ne pas l'être , et ma lettre tombât - elle entre leurs mains , je n'en serois fâchée que par rapport à vous.

Nous avions entendu dire , avant que vous m'eussiez écrit , qu'il y avoit eu quelque mésintelligence entre votre famille et vous à votre arrivée , et que M. Solmes vous rendoit des visites avec l'espérance de réussir. Mais j'avois jugé que l'erreur tomboit sur les personnes , et que ses prétentions étoient pour Miss Arabelle. Et vraiment , si elle étoit d'un aussi bon naturel que le sont ordinairement nos joufflues , je Faurois crue trop bonne de moitié pour lui. Voilà sûrement le mystère , pensois-je en moi-même , et l'on aura fait revenir ma chère amie pour aider et conseiller sa sœur dans ses apprêts de noce. Qui sait, disois-je à ma mère ^ si cet homme-là , lorsqu'il

aura

DE Clarisse Harlowe. 14^ aura mis à l'écart sa perruque jaune , toute en petites boucles , et son grand chapeau boi-dé , que je suppose avoir été du meilleur goût du temps de sir Olivier , ne fera pas une figure supportable à l'église, pendu au côté de Miss Arabelle ? La femme , suivant l'observation de ma mère , doit avoir quelque avantage sur le mari du côté de la figure. Et quel choix pourroit-elle faire plus propre à lui servir d'ombre qui l'embellisse ?

Je m'étois attachée k cette conjecture , en dépit des bruits publics : parce que je ne pouvois me persuader que les plus sottes gens d' Angleterre îefussent au point desouger à un homme de cette trempe pour vous. On nous avoit dit aussi que vous ne receviez aucune visite. Cela , je ne pouvois Texpliquer , à moins de supposer que les préparatifs pour la noce de votre sœur dévoient être secrets , et qu'on vouloit brusquer la cérémonie , ( ^ ) de crainte que celui-ci n'allât encore s'aviser de changer d'avis comme un autre a fait (t). Miss Loyd et Miss Bidulph vinrent me demander ce que j'en savois , et pourquoi vous n'aviez pas paru à l'église , ni le matin , ni le soir du dimanche qui a suivi votre retour ; au grand chagrin, pour répéter leurs expressions , d\\Tie centaine de vos admirateurs. Sur ce point , il me fut aisé de discerner que la raison étoit celle que vous me confirmez ; c'est-à-dire , la crainte qu'on avoit Tome J,. G

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que Lovelace ne s'y trouvât , et qu'il n'entreprît de vous reconduire chez vous.

Sla mère est fort sensible aux remercimens de votre lettre obligeante. Miss Clarisse Harlowe , m'a-t-elle dit après l'avoir lue , est une jeune personne qui mérite l'admiration de tout le monde. Va-t-elle quelque part ? elle fait une faveur. Sort-elle d'une maison ? elle y laisse le regret. Et puis un petit mot de comparaison : ô ma Nancy î (*) que vous eussiez un peu de son obligeante douceur !

N'importe, l'éloge s'adressoit à vous ; et j'en ai joui , d'autant plus joui , t^ue vous êtes moi... vous dirai-je la vérité ? que je me trouve aussi bien comme je suis , ne fût-ce que par cette raison , que si j'avois vingt frères James , vingt sœurs Arabelles, aucun d'eux, et tous ensem.ble ligués, n'oseroient me traiter comme vous êtes traitée par les vôtres. Celui qui a la patience de souffrir beaucoup , doit s'attendre à beaucoup souffrir par toute terre. C'est votre propre maxime , fondée sur le plus grand exemple qu'on en puisse don^ îier , dans le sein même de votre famille , quoique vous en ayez tiré si peu de profit.

Le résultat , ma chère , c'est que je suis plus propre que vous pour ce bas monde , et vous plus que moi pour l'autre. Voilà la différence qui est entre nous. Maispuissiez-

(*) Diminutif du nom Anne,

DE Clarisse Harlowe. 147 vous bien , bien long-temps encore y pour mon bonheur et pour celui de miile autres y différer à nous quitter pour joindre une société de votre espèce et plus digne de vous !

J'ai communiqué à ma mère le récit que vous me faites de votre étrange réception. Je lui ai dit aussi quel horrible magot ils ont été chercher pour vous , et le traitement qu'on emploie pour vous forcer de le prendre. Elle s'est mise uniquement à exalter son indulgence pour ma conduite tyrannique ( c'est le nom qu'elle lui donne ^ et comme vous savez, ma chère, il faut laisser parler les mères ) à l'égard de l'homme qu'elle me recommande avec tant de chaleur , et contre lequel il semble qu'il n'y a point de juste objection. De là elle s'est étendue sur la complaisance que je lui dois pour tant de bonté. En sorte que je crois qu'il faut ne lui rien communiquer de plus , sur-tout parce que je sais qu'elle condamneroit notre correspondance , et la vôtre avec Lovelace , comme clandestines et contraires au devoir ; car obéissance implicite est son cri. Et puis elle divulgueroit notre secret. D'ailleurs , elle ne prête que trop volontiers l'oreille aux ser« mons de ce vieux garçon empesé , votre :)ncle Antonin ; et pour donner un exemple à sa fille , elle se feroit bien plus de jicnipule de prendre votre parti , eussiez- 'ous la cause la plus juste du monde. C'est

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pourtant une assez mauvaise politique ;

car on refuse tout à ceux cui n'accordent

rien. En d'autres termes , ceux qui demandent trop de choses à la fois n'en obtiennent aucune.

Mais pourriez- vous deviner, ma chère, ce que ce vieux prêcheur , au cœur emparé d'embonpoint , votre oncle Antonin, se propose dans ses courses fréquentes chez TiOus ? Je remarque tant de mystères et de sourires entre ma mère et lui î Ce sont des louanges mutuelles de leur économie ! tant de petits propos ! Et voilà ma méthode. . . . et voilà ce que je fais toujours. Et je suis bien aise , Monsieur , d'avoir votre anpro^ baticn. Et vous avez l'œil à tout , Madame. Hélas ! Monsieur , rien ne se feroit si je ne le fàisois moi-raeme. Ce sont des louanges d'eux-mêmes ! âes exclamations contre les domestiques î Et des hélas con-» tinuels , et mon cher cœur , et mon cher enfant ! quelquefois le ton de leur entretien baisse jusqu'à ne pouvoir plus être entendu , si je viens par hasard les troubler. Je vous dirai , m^a chère , que tout cela ne me plaît qu'à demi. Si je ne savois pas que l'usage de ces vieux garçons est de prendre autant d'années pour se résoudre au mariage qu'ils peuvent espérer raisonnablement d'en avoir à vivre , je serois prête à prendre feu sur ces visites, et je recommanderois M. Hickmanàlamain de ma mère comme un homme beaucoup

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plus sortable pour elle. Ce qui lui manque en années est suppléé par sa gravité. Et si vous voulez ne pas me gronder, je vous dirai qu'il y a entre ma mère et lui ^ surtout lorsque cet homme s'est un peu émancipé avec moi, par la confiance que lui inspire la faveur de m.a mère , et que je le tiens en bride à cette occasion , un air de minauderie qui me fait trouver beaucoup d'affinité entr'eux deux. Alors tombant comme dans l'admiration , de mon arrogance , et de ce qu^ils en ont tous deux à souflrir, ils se mettent à soupirer; et leur compassion paroît si vive l\in pour l'autre , que si la pitié n'est qu'un échelon à Tamour y ]e ne suis pas moi fort en danger , tandis qu'ils y sont beaucoup sans le savoir.

Je vous vois , ma chère ; vous allez tomber sur moi , avec vos airs graves. Songez' au proverbe : ( f ) Si j'agneau passe , la brebis suivra. Tenez-vous bien j car je pourrai vous coudoyer , en feignant de vouloir passer devant vous (^). Annibal , ai-je lu quelque part , conseilloit toujours d'attaquer les Romains sur leur territoire.

Vous avez bien voulu me dire 5 et même avec le serment , en vérité ^ " que vcs « attentions (joli mot, et bien expressif » pour celui d'^^f^^f/a^5 ) ne sont pas aussi » engagées pour une autre personne , que >> quelques-uns de vos parens le snppoyi sent. >> Qu'étoiî-ïl besoin , ma chère , de me donner à penser que le dernier, ouïes

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deux derniers mois ont été une époque extrêmement favorable pour cette autre personne , en mettant la nièce dans le cas de lui avoir quelques obligations pour sa patience avec les oncles.

Mais passons là-dessus. Aussi engagées l Et à quel degré , ma chère ? suis-ieen droit de demander. Quelques-uns de vos parens supposent qu'elles le sont beaucoup ; vous avouez , ce me semble , qu'elles le sont un peu. Allons , ne vous fâchez point , vous n'avez rien à vous reprocher ; car vous ne m'avez point encore avoué ce peu. Je vous ai entendu dire , qu'en affectant des secrets on excitoit toujours la curiosité.

Vous continuez , néanmoins , avec une espèce d'atténuation de votre en vérité ^ comme si un retour sur vous-même vous avoit donné quelque doute ; vous-même , vous ne savez pas si elles le sont ; autant qu'on le suppose , voulez-vous dire. Quelle nécessité de me dire cela à moi ^ et d'y joindre encore la caution en vérité ? Mais vous en savez plus que vous ne dites ; ou plutôt , je m'imagine en effet , que vous ne le savez pas ; car l'amour commence et se glisse dans un cœur en esprit subtil ; et il se découvre souvent aux yeux du spectateur voisin , tandis que la personne jx)s- %iàiie ne fait pas encore qu'elle a ce démon dans son sein.

Mais vous ajoutez que ^' si vous aviez w effectivement quelque préférence pour

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>5 lui , il la devroit moins à des considéra- >y tions personnelles qu'an traitement qu'il >' a reçu et qu'il a souffert par rapport à *^ vous, yy

Rien de plus généreux. Cela est dans votre caractère. Mais, ô chère amie!

comptez , comptez que vous êtes en danger. Que vous vous en apperceviez ou non , comptez que vous n'y êtes pas moins. C'est votre générosité naturelle , et la grandeur de votre ame qui vous y jettent. Tous vos parens sont de mauvais politiques ; en l'attaquant avec cette violence, ils combattent réellement pour lui ; et j'engage ma vie que Lovelace , malgré toute sa vénération et ses assiduités , a vu plus loin que ces assiduités et cette vénération , si bien calculées à votre méridien , ne lui permettent de Tavouer. En un mot , il a vu que son ouvrage opère seul plus efficacement pour lui , qu^il ne pourroit le faire personnellement lui-même. Ne m'avez-vous pas dit autrefois que rien n'est si pénétrant que l'œil d'un amant qui a de 1 a vanité ? Et qwî accuse Lovelace de manquer de vanité ?

Enfin , ma chère , c'est mon opinion ,* fondée sur l'air dégagé que j'apperçois dans ses manières et dans ses sentimens , qu'il a vu plus loin que moi , plus loin que vous n'imaginez qu'on puisse voir , et plus loin , je crois , que vous ne voyez vous-même ; car vous n'auriez pas manqué de me le dire.

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