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^ tons tes assistattts^ le sénaîenr, doat l*oeil est. goiiieret.
La foule s'enfièvre autour de cette baionaette. La jcuœ ûUe, qui est belle et épanouie, ne peut pas s'en détacher; enfin elle la touche du doigt et" vibre..
Hlle ne dissimule pas l'émalixHL àtmt elle 300x1 :
— Moi je suis chauvine, je L^Tsme; I j^ezagèse pltit&t ! Je sais chaavia» et cecaréiè]» t
AcftovT d'isile tourtes les têtes sepproBreat. Ce geiixe de parûtes ]i>\fcpfttniit jaoais^ excessif,, cas: il toudae- a»» eiuiBes saetées.
Bt moi, je vois, dans . la nuit cpti se fait lia instant, et la tempête de ntcwrants qui s'apazse à temer es monstre: à iavEOB^ d'homme et à firame de vaErtonc, sâkusf, qpi tend vers cette jeune fille sa tête horrible scalpée de cotrnHSBc; et. lui dit ; t Tu ne me: c(»nais pas,, ta ne sais pasv mas; tu me Tessemblies: r »
Le rire si> vivant die . ht jeane fille, qui s/en. va. avecna jeune oôleier, xsie. rappelle aux eontiiBgences.
Tous ceuix qui se succâdeszt devaot la baïonnette pariient paieiUeme&t, et ont: ks mêsoess^ yeux dlargueil.
— l's sont pas plus locts qne msua,, va f C'est. Ottus^^ qui sommes, les plus fortSi !
— Nos-aliiùés sont bienx gentils; maÀ ils ent de la chance que nous so^inons lât pour un conpw,
— Ah fei la r
—> Eh oui, JA n^y 9, qae les Français. Le mâmld esut tteir les admnre. Seulen^ient, voilà,, nonar âsson» toujtniin du mal de BOUS r
Quand on voit cet enfièvrement, ce spectacle d'ivresse, ces geras' qui se' jettent sur ia-moind» cccaslon de glonfier la force physique de levT psys et. la dnxeté d^ ses poings,, on entend réseraser les paroles des oiateizis et des pohtteiena officiels: «Nous n'avons dans le cœur que la réprobation de la barbarie- et l'ïiiDonr de. l'humanité h- ctjon Sf. demande s'il y a une seuie opinion^ pttbliqneaa anmdcripii sojtcapalie de supporter dignement la victoire.
Je me tiens à Técart. Je fais tadie oomme ua mauvais prophète. Je porte cette conatatatios gni me ploie c(»Bme
un iardean infernal : Il n'y a que la défaite qui puisse ouvrir les millions d'yeux !
Quelqu'un dit avec exécration :
— Le militarisme allemand...
C'est l'argument suprême, c'est la formule. Oui, le militarisme allemand est odieux et doit disparaître. Tout le monde est d'accord là-dessus : La botte des hobereaux, des kronprinz, du kaiser, et leurs cours d'inteUectuels et d'hommes d'afiaires, et le pangermanisme qui veut teindre l'Europe en noir et en rouge, et la servilité quasi-animale du peuple allemand. L'Allemagne est la forteresse la pins âtehamée du militarisme. Oui, tout le monde est d'accord là-d^sus.
Mais ceux qui gouvernent la pensée abusent de cet accord, car ils savent bien que lorsque les simples ont dit : « Le militarisme allemand », ils ont tout dit. Ils s'arrêb^it là. Ils amalgament les deux mots, ils confondent le militarisme avec l'Allemagne : une fois l'Allemagne abattue, tout sera dit. Ainsi, on attache le mensonge à la vérité et on nous empêche de voir que le militarisme est en réalité partout, plus ou moins hypocrite et inconscient, mais prêt à tout prendre, s'il le peut. On force l'opinion à ajouter : « C'est un crime de penser à autre chose qu'à abattre l'ennemi allemand. » Mais le juste doit répondre que c'est un crime de ne penser qu'à cela, parce que l'ennemi, c'est le militarisme et non pas l'Allemagne. Je sais ; je ne me laisse plus prendre par les mots qu'on cache l'un derrière l'autre.
Le sénateur libéral dit assez haut pour qu'on l'entende, que le peuple s'est bien comporté, car, après tout, il nous a sauvé la mise, et qu'il faudra lui tenir compte de sa bonne conduite.
Un autre personnage du même groupe — un manufacturier fournisseur aux armées •— a parlé du « bon populo des tranchées », et il a ajouté, plus bas :
— Tant qu'il nous protège, ça va bien.
*— On les récompensera quand ils reviendront, répond