VITRE
Libre et pure de tout réseau^ la Vitre., en U7i léger prestige^ éphémère et limpide érige le rêve transparent des eaux.
Une double clarté de jour unie à cette onde sans ride enivre et dîçoil tour à tour sa fragilité pellucide.
Vitre. 27
Car toute la flamme d^iurore^ fille sauvage du soleil^ en vain suscite du sommeil les dômes ardents qu^elle dore :
nul reflet des hautes dérives nliabite le trop clair miroir, et les feux d'étoiles déclives percent ses ondes sans les voir.
Or là-bas, Vétang sous les arbres en so:i impure profondeur étreint la céleste lueur qiie poursuit le geste des marbres.
Selon le gré fmjant de V heure, le fleuve au limon vil épars recueille encore en ses regards le message ardent qui Veffleure...
Mais la Vitre, vers la lumière ouvre son baiser de cristal sans garder le don nuptial qui la pénètre tout entière;
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et la diaiihane attentive, âme enfant qui ne sait vouloir.
laisse les ailes de V espoir glisser entre ses mains naïves.
Hélas, n'' était-ce pas ton réve^ vierge amante de la clarté, quand le jour rayonnant se lève de lui révêler sa beauté?
Ainsi, fiancée iiigéime, pale de vœux inépuiséfi, tes lèvres tendaient leur baiser au lointain amant de la nue...
Tu sentis frémir sur ta bouche des flammes et des langues d'or; mais ta lèvre a vu fuir encor le rayonnement qui Vattouche.
Oh délices d'un mal subtil !
grappe de feu jamais épreinte!
et la nuit, de tous ses sciritils, irrite V invisible étreinte...
Vitre. 2^J
Car en vain tout ton souffle aqnre les souffles épars de Véiher; nul astre errant n^est venu lire au fond de ton silence clair;
et fiancée ivre de mal tu gardes ton secret candide^ quand le baiser des deux sple^idides jaillit du matin nuptial.
Sœur^ ainsi, de Vauhe trémière, ce fut ion mensonger destin d^être V Inconnue au festin magnifique de la lumière.
Mais si ramant céleste élève ses mains de feu vers ta beauté, — 71^ était-ce pas encor ton rêve de disparaître en sa clarté?...
3U Cristal.