VEAU DU MIROIR
Kûsmos...
" Un monde est endormi sons mon cristal sans âme. Mon songe évanouit^ en ses ondes ^ le tien. Froide^ je multiplie en moi V éclair des flammes.., et peut-être pour toi, passant^ ne suis-je rien, moi, la Révélatrice ?
0 frivole, qui viens incliner ton ennui sur le silence de mon vide, regarde : je suis f incorruptible matrice oii le désir viril enfante son image.
VEau du Miroir. 31
En ce vertige radieux que la nue enrichit d'un million de feux, rires et pleurs, la vie et la mort alternées, la douleur défaillante et la joie qui la suit, ce qui vient et qui passe, au long des années, propage sa forme évasive.
Les signes que tu vois errer dans mes yeux, je les ignore, et rien de vivant n'a séduit ma froideur immobile à jamais, et passive. 'Pai des sœurs aux lointains célestes de la nuit : ce que fai reflété, les étoiles V écrivent, et le monde apparie à ma vérité son mirage.
0 vagabond de la destinée,
être fuyant, frère du nuage,
toi qui poursuis de mer en mer, de plage en plage,
Vombre toujours nouvelle à tes pieds dessillée,
arrête-ioi!
et comme on penche sur la rive
un front que rafraîchit Vonde persuasive,
arrête-toi, plonge les yeux
sous les secrets d'une eau interdite au mensonge.
Cristal.
Et peut-être dans cet abîme impartial, sans âme, où tonte Vâme éparse se prolonge^ ton effroi verra-t-il se fixer peu à 2)eu, — belle cVêtre future en VétJier glacial et comme une ombre sous ton image, — la face éperdument diaphane de Dieu... „
le Lied de VEaii courante. 33